Perspectives prioritaires et stratégies pertinentes pour les gauches anticapitalistes

Un « contre-mouvement social » et changer d’époque définitivement à gauche

mercredi 30 décembre 2020, par Camille Pierrette.

Pour réfléchir stratégiquement à 2021 et aux années à venir, voici des analyses pertinentes à méditer, suivies de quelques remarques complémentaires et liens utiles :

"Oeuvrer à la constitution d’un contre-mouvement social et changer d’époque définitivement à gauche. Ce serait déjà énorme..."

Au vu de la condition minoritaire du camp "anticapitaliste" dans la population ; de la diversité et de l’incompatibilité en son sein des réponses apportées à la question "Qu’est’ce que le capitalisme-patriarcat ?" (hégémonie à gauche de diverses formes d’anticapitalisme tronqué) ; de l’absence à gauche à une échelle conséquente d’un véritablement renouvellement des fondements de l’anticapitalisme et donc de la théorie de la révolution ; de l’inexistence d’une "contre-société" à grande échelle faite de pratiques susceptibles de construire des contre-pouvoirs et des contre-formes de vie sociale au capitalisme/Etat/patriarcat en période non-révolutionnaire, c’est-à-dire des pratiques se réappropriant la production, la distribution, l’éducation, la culture, etc., pour commencer imparfaitement à les fonder en une autre forme de vie sociale au-delà de l’économie et de l’Etat ; de l’inexistence en amont d’une stratégie de ces contre-pouvoirs actifs qui puissent former, dans un contexte pré-révolutionnaire, l’armature d’un maillage d’organes démocratiques – qu’ils se nomment fédérations locales, Bolo, communes, conseils, comités de quartier ou d’usine, assemblées populaires – qui commencent à reprendre en main les ressources et les activités pour les enchasser dans une autre forme de vie collective au-delà des médiations capitalistes (c’est là je pense l’enjeu d’une réflexion autour du confédéralisme démocratique - communalisme - en discutant des expériences des Communes de 1871, du Chiapas, des propositions de Bookchin, etc, confédération s’affirmant comme double pouvoir en période révolutionnaire et à même de se substituer à l’Etat dans une confrontation ; cette discussion sur le confédéralisme démocratique est aussi une occasion de se positionner par rapport à l’idée de république, de "république sociale" en particulier), etc.. oui cela semble très prématuré (pour pas dire très mal barré) de souhaiter que l’Etat s’effondre.

Comme l’indiquent justement je trouve Kurz et Lohoff dans une traduction à venir, la crise de la valeur ne se concentre pas en un point dont l’atteinte entraînerait soudain, automatiquement pour ainsi dire, l’incapacité du système à se reproduire dans son ensemble et ferait exploser toutes les catégories d’intérêt ; il s’agit d’une crise qui remplit une époque entière et c’est dans ses ruptures et ses soubresauts que nous sommes tenus d’évoluer nécessairement, tant sur le plan théorique que pratique. Et un Etat ne s’effondre probablement pas, il se rétrécit, il s’affaiblit, il ne peut plus mettre en oeuvre la totalité de ses fonctions de reproduction d’ensemble de la société (son rôle de "capitaliste collectif idéel") et se restreint à certaines, il délaisse certaines parties "vitales" de son territoire pour en abandonner d’autres, son appareil de fonctionnaires se corrompt et devient dysfonctionnel, l’Etat se disloque intéreiruement en plusieurs oligarchies rivales qui accaparent de manière strictement privée son fonctionnement, mais il ne s’effondre pas comme cela de lui-même ou en laissant place nette.

Dans l’état actuel, partout où l’on voit des Etats pauvres s’affaiblir, on se trouve, en l’absence d’une force de gauche véritablement révolutionnaire, dans le scénario typique de la Centrafrique aujourd’hui et de tant de pays : un capitalisme à la Mad Max, dislocation du territoire, milices armées, armée gouvernementale défendant la seule capitale, cliques religionnistes, développement d’un capitalisme de mafia en dehors de la forme-droit étatique, etc ; mais rien à gauche qui là-dedans puisse être un acteur de l’émancipation
.

Pour ma part, sur le plan stratégique, la seule contribution que l’on puisse faire dans la situation actuelle, c’est d’un côté le renouvellement sur des nouvelles bases d’un anticapitalisme plus conséquent dans une gauche extrêmement divisée (en trois blocs) et en lambeaux sur le plan de l’horizon révolutionnaire (et le risque de la remise en scelle de vieux fétiches identitaires de la gauche : gauche populiste-patriotarde à la Mélenchon, néo-léninisme/jacobinisme des têtes coupées, rêve d’une redistibution social-démocrate à la Thomas Piketty, etc.) ; et dans la relation à ce renouvellement, oeuvrer à déployer les conditions d’émergence (une auto-constitution) d’une anti-classe révolutionnaire et d’une conscience de classe négative de celles et ceux qui sont d’ores et déjà dans une forme de non-identification à leurs rôles sociaux, et ce en opposition ouverte aussi bien avec le mouvement ouvrier traditionnel (conscience de classe positive et affirmative) qu’avec les« alternatifs » du milieu simpliste des enthousiastes du do-it-yourself et de l’auto-exploitation.

Oeuvrer à la constitution d’un contre-mouvement social et changer d’époque définitivement à gauche. Ce serait déjà énorme...

(post de Palim Psao)

Perspectives prioritaires et stratégies pertinentes pour les gauches anticapitalistes

Remarques persos

Pour se sortir de la mélasse, pour éviter les affrontements asymétriques, pour éviter de courir sans fin en réaction aux projets pourraves de l’Etat et du capitalisme, les divers contestataires « de gauche » ont effectivement tout intérêt à approfondir et préciser l’anticapitalisme.
Que critique t-on réellement du capitalisme ? Que voudrait-on créer à la place ?
Au delà du capitalisme, remet-on en cause la civilisation industrielle, la sacralité du travail et la religion du progrès par la croissance, la science et les technologies autoritaires ?

Crois-t-on encore à l’Etat comme réel rempart au capitalisme ou observons-nous qu’il en est un élément clé ?

- Ensuite, il faudrait aussi renforcer sérieusement la solidarité envers des modes d’actions habituellement réprouvés.
- Et s’attacher à déligitimer le régime et à légitimer les contestations plutôt que l’inverse, notamment en reconnaissant et affirmant publiquement que la France n’est pas une démocratie.

- Localement, les activités régulières d’autonomie, de résilience dans une culture de résistance sont dans tous les cas vitales et incontournables.

- Et puis bien sûr reste la question des stratégies et tactiques, des pistes possibles :


4 Messages

  • Perspectives prioritaires et stratégies pertinentes pour les gauches anticapitalistes Le 13 janvier à 13:52, par Camille Pierrette

    La Gauche, les deux paradigmes historiques de la critique du capitalisme et leur obsolescence (Robert Kurz)

    « On peut distinguer deux paradigmes historiques au sein de la critique du capitalisme. Du XVIe siècle au début du XIXe siècle, de la guerre des paysans aux actions des luddites, les mouvements sociaux ont lutté en s’appuyant sur les conceptions traditionnelles propres aux sociétés agraires, d’une ‘‘économie morale’’ (Edward P. Thompson) et souvent sous les oripeaux religieux, contre ce qui les faisait entrer de force dans les nouveaux rapports liés aux exigences coercitives du ‘‘ travail abstrait ’’ (Marx). Mais on n’avait aucune idée du capitalisme, qui n’était encore qu’embryonnaire, et donc pas non plus de perspective émancipatrice de la modernité productrice de marchandises.

    Vers le milieu du XIXe siècle, la critique du capitalisme commença à évoluer sur le terrain du travail abstrait (entre-temps inculqué et intériorisé) et des formes catégorielles du système moderne de production marchande : forme-valeur, forme-sujet, économie d’entreprise, forme-argent universelle, marché, Etat, nation, démocratie, politique. La philosophie des prétendues Lumières qui avait fourni sa légitimation idéologique de base à la forme-sujet bourgeoise constitua également le fondement positif des idées de la gauche. C’est en tant que sujets bourgeois que la gauche et les mouvements sociaux agirent à l’intérieur de la ‘‘ cage de fer ’’ (Max Weber) des catégories capitalistes.

    A ce processus se lia et s’adapta la ‘‘dissociation’’ sexuelle (Roswitha Scholz) de tous les moments de la vie qui ne se laissent pas réduire à la forme-valeur mais sans lesquels le rapport capital ne pourrait exister. Les femmes devinrent les Trümmerfrauen (les « femmes des ruines ») de la reproduction capitaliste et de l’histoire. Alors même qu’à travers la ‘‘ double socialisation ’’ (Regina Becker-Schmidt) les femmes étaient actives dans les formes dominantes du ‘‘ travail abstrait ’’, de la politique, etc., elles étaient maintenues dans des positions subalternes. La gauche de la modernisation reproduisit le caractère structurellement ‘‘masculin’’ des sujets de la concurrence bourgeoise.

    Dans la mesure où la critique du capitalisme accepta la totalité du mode d’existence bourgeois, la totalité de la forme-sujet bourgeoise, on peut dire qu’elle resta prisonnière de l’ontologie capitaliste. A partir de là, la ‘‘ critique ’’ ne porte plus que sur les modalités de la forme capitaliste. Ainsi la gauche occupa-t-elle certains pôles de la structure capitaliste (la politique contre l’économie, le sujet contre l’objectivation) sans voir l’identité de ces contraires. Mais surtout, la gauche devient le moteur du ‘‘progrès’’ capitaliste contre les forces de l’immobilisme. Son rôle dans la ‘‘ modernisation de rattrapage ’’ fut essentiel. A l’Ouest, pour le mouvement ouvrier luttant dans le cadre des catégories capitalistes déjà développées, il s’agissait, à côté d’améliorations sociales, d’obtenir la pleine reconnaissance du travailleur salarié en tant que sujet de droit bourgeois (liberté d’association, droit de vote, etc.). A l’Est et au Sud, les mouvements de libération nationale et socialiste luttaient pour leur autonomie et leur reconnaissance en tant que sujets nationaux du marché mondial auxquels le ‘‘ travail abstrait ’’et les formes qui en font partie devaient d’abord être imposées socialement.

    De la théorie de Marx, seuls furent utilisés les éléments compatibles avec la subjectivité bourgeoise, l’idéologie des Lumières et une compréhension positiviste de l’ ‘‘économie politique’’ (marxisme du mouvement ouvrier) rassemblés en une plate phraséologie démocratique. En firent également partie l’ontologie positive du ‘‘travail’’ et la prétendue lutte des classes qui, sur le plan conceptuel, n’est rien d’autre qu’un niveau de la concurrence à l’intérieur des catégories capitalistes (le capital et le travail comme deux états matérialisés de la valorisation de la valeur). Cette phraséologie ne prenait pas en compte tout ce qui, dans la théorie de Marx, dépasse l’ontologie capitaliste (notamment la critique du fétichisme). Les désirs émancipateurs de la gauche et des mouvements sociaux contenaient certes des ‘‘ moments de rupture ’’, mais ceux-ci ne purent échapper à la pesanteur de la forme-sujet bourgeoise intériorisée et jamais pensée »

    (Robert Kurz, Critique de la démocratie balistique, Paris, Mille et une nuits, 2004, pp. 23-26)

    (post de Palim Psao)

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  • Perspectives prioritaires et stratégies pertinentes pour les gauches anticapitalistes Le 13 janvier à 12:42, par Camille Pierrette

    La gauche va-t-elle devenir franchement anticapitaliste ?

    A première vue, une des formes de « résistance à la gestion de la crise » est aujourd’hui la gauche, au moins au sens d’un ethos cherchant à l’aveugle dans les ténèbres du capital comme système patriarcal producteur de marchandises, une porte de sortie émancipatrice à la crise et aux mutilations qu’infligent aux individus les conditions de vie présentes. A ce titre, la tension évoquée par Kurz, c’est-à-dire ce tiraillement entre l’absence de possibilité de poursuivre la valorisation et une conscience qui paradoxalement continue à intérioriser la seconde nature des conditions d’existence sous le capitalisme comme dernier des mondes possibles (la forme-sujet, son auto-conscience prisonnière et ses idéologies embarquées), est précisément la tension qui traverse la gauche mondiale elle-même.

    D’un côté de la tension, la crise structurelle du capitalisme entraîne la crise de l’anticapitalisme tronqué de gauche lui-même, qui comme forme phénoménale de cette conscience constituée par les formes sociales capitalistes, a été l’idéologie de la gauche dans toutes ses variantes (républicaine de gauche, social-démocrate, communiste, trotskyste, postmoderne). Et ici, au fur et à mesure des poussées de crise de la valorisation, d’abord dans les périphéries et désormais dans les centres, le projet de la gauche d’un traitement immanent des contradictions du capitalisme en termes de résolution des injustices sociales, de réduction des inégalités socio-économique-sympoliques, de lutte pour la reconnaissance (Axel Honneth) et d’élargissement de la forme-sujet moderne interne au capitalisme à l’ensemble des individus d’une « nation », se trouve toujours plus démonétisé par l’impossibilité de sa réalisation dans les conditions présentes du capitalisme de crise ; de l’autre, le fond de conscience assujettie de gauche qui a déjà intériorisé la seconde nature des conditions sociales capitalistes, ne peut faire et ne sait faire autre chose que d’affirmer mécaniquement à vide le projet d’une justice sociale et de réduction des inégalités à l’intérieur même du capitalisme, c’est-à-dire une gauche qui se trouve pieds et poings liés par la crise, dans sa conscience assujetie aux formes sociales modernes.

    La seule chance de survie pour l’ethos de cette gauche si elle veut garder un pied coincé dans l’embrasure des portes de l’émancipation, autrement dit si elle pense avoir encore le temps de « tirer le frein d’urgence » de W. Benjamin, est de reconnaître désormais cette tension en son sein et de trancher définitivement le noeud gordien de sa conscience embarquée, en jetant dès lors par dessus bord le ballast de son anticapitalisme tronqué. Autrement dit, « dissoudre la tension » (Kurz), pour laisser place à une conscience négative des conditions présentes c’est-à-dire une nouvelle forme d’anticapitalisme qui touche désormais sans détour aux racines mêmes de la vie mutilée. Rien de moins qu’une nouvelle « Nouvelle gauche ».

    post de Palim Psao

    Ces posts du courant de la critique de la valeur sont souvent un peu ardus à comprendre, mais si on est attentif est qu’on suit bien le sens des mots employés, ils sont très intéressants et pertinents.

    - La gauche va-t-elle continuer à s’enliser, à s’enterrer, dans des demandes (forcément de moins en moins « écoutées » par les pouvoirs) inscrites dans le champs du capitalisme et de l’étatisme, ou va-t-elle s’affirmer franchement anticapitaliste, et donc s’orienter aussi vers une critique radicale de la civilisation industrielle, de ses dogmes fondateurs, et de son étatisme ?
    - La gauche va-t-elle continuer à se tirer des obus dans le pied en répétant le mensonge que la france serait une démocratie, ce qui légitime le régime et ses actions antisociales, ou va-t-elle enfin reconnaître qu’on subit une tyrannie, une démocrature, et que des formes de démocraties directes émancipées de l’Etat sont indispensables ?? (parmi les conséquences de cette question, la gauche va-t-elle soutenir diverses formes d’actions illégales rendues indispensables et complémentaires des actions légales du fait du verrouillage du cadre existant ?)

    Des réponses qui sernt données à ces questions fondamentales dépend (en grande partie) la possibilité, ou pas, de transformations radicales vers des sociétés vivables en évitant le néo-fascisme résistible qui vient.

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  • Perspectives prioritaires et stratégies pertinentes pour les gauches anticapitalistes Le 7 janvier à 12:11, par Auteur Divers

    « Depuis la guerre d’Algérie, on n’a jamais assisté à un tel climat répressif » : Dans son dernier ouvrage On est là ! La manif en crise, l’historienne Danielle Tartakowsky, spécialiste de l’histoire des mouvements sociaux, décortique les mutations de la manifestation sur les cinquante dernières années. Entretien.
    (...)
    À partir de 2003, l’affirmation de Jean-Pierre Raffarin selon laquelle « ce n’est pas la rue qui gouverne », en usant du reste du terme « rue » qui dépolitise, a marqué un coup d’arrêt. Excepté le mouvement contre le contrat première embauche en 2006 [qui a obtenu l’abrogation de la mesure, ndlr], toutes les manifestations ultérieures, quelle qu’en soit l’ampleur, ont été mises en échec. Les interactions entre les manifestants et les gouvernements, par la négociation ou une réponse politique aux revendications, sont réduites à néant, si on excepte le maintien de l’ordre, ce qui contribue à une exaspération croissante.

    Il s’agit donc bien d’une séquence nouvelle qu’on ne saurait toutefois appréhender de manière univoque. Une manifestation peut produire des effets notables quoique indirects. Si les Gilets jaunes n’ont pas « gagné », ils n’ont pas « perdu » non plus. Ils ont contraint le gouvernement à des reculs et des contournements en contribuant à une reprise des luttes, sensible dans les mouvement dit des « colères » puis dans celui contre la réforme des retraites. Depuis, Macron ne fait que colmater les brèches. Et déplacer le débat là où il n’est pas.
    (...)
    La manifestation n’a jamais été exclusive d’autres formes d’action. Les mutations formelles des mouvements sociaux ne doivent pas tout à la répression. Les manifestations de salariés n’ont été longtemps que des appendices de la grève qui était première. Beaucoup d’entre elles le sont encore. Or il faut bien être conscient que des manifestations font d’autant plus aisément plier le gouvernement qu’elles sont sous-tendues par une grève généralisée ou déployée dans le secteur stratégique des transports, qui pèse sur l’économie, comme en 1936, 1968 ou encore en 1995. Le déclin des grèves qui s’est amorcé au tournant des années 1970 a contribué à des modifications durables qui s’expriment entre autres, depuis 1995, par des séquences de manifestations réitératives durant plusieurs semaines, plusieurs mois ou, s’agissant des Gilets jaunes dont la sociologie excluait qu’ils recourent à la grève, près de deux ans.

    La démultiplication des acteurs qui recourent à la manifestation est également à l’origine de novations. Ce que le sociologue Charles Tilly a nommé le « répertoire d’actions » s’est élargi cette dernière décennie avec l’occupation des places. Les occupations jusqu’alors essentiellement limitées aux entreprises ou universités se sont déplacées dans l’espace public dans des dizaines d’États. Avec en France les Veilleurs, en marge de la Manif pour tous, Nuit Debout, ou les ZAD. Cette modalité d’action dont les acteurs sont souvent composites s’inscrit pareillement dans la durée quoique sur un autre mode, et permet la construction d’un collectif au nom d’un changement qui se revendique en faveur d’un « ici et maintenant ». Mais la temporalité de l’occupation dépend de la maîtrise de l’espace. Qu’on excepte les ZAD où des compromis sont advenus avec les pouvoirs publics, l’évacuation signifie la disparition de ce présent recomposé. Enfin, de nombreuses manifestations se déploient à une échelle planétaire à partir de questionnements mondiaux, qu’il s’agisse de l’urgence climatique ou du racisme.

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  • Perspectives prioritaires et stratégies pertinentes pour les gauches anticapitalistes Le 1er janvier à 13:00, par Mr Thomas Boulenger

    dans la liste des bouquins qui proposent des solutions :
    Le désir de communisme de Bernard Friot et Judith Bernard

    https://www.youtube.com/watch?v=NsiBjSkjXYw&ab_channel=LeMédia

    Plutôt que d’être toujours en réaction d’opposition à la politique libérale qu’on nous impose et où on perds à chaque combat, il faut s’intéresser au « déjà là » comme la sécurité sociale, les coopératives, etc ...

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