Flambée des prix de l’énergie : de grosses industries bientôt à l’arrêt en France !

Bonne nouvelle pour les uns, mauvaise nouvelle pour d’autres...

mardi 19 octobre 2021, par Les Indiens du Futur.

Les productions de certaines grosses industries vont être dûrement affectées (ralenties ou stoppées) par la flambée des prix du gaz et de l’électricité.
Bonne nouvelle pour la nature et pour notre avenir sur Terre, mauvaise nouvelle pour les techno-capitalistes, les technocrates et les travailleurs des industries concernées.

- Flambée de l’énergie : « On va arrêter des usines », annonce Nicolas de Warren, président de l’Union des entreprises utilisatrices d’énergie - Les entreprises qui consomment le plus de gaz et d’électricité subissent de plein fouet l’envolée des prix. Certaines commencent à réduire leur production.

Nicolas de Warren de l’UNIDEN (Union des industries utilisatrices d’énergie) annonce qu’en Europe, en France, des industries sont déjà en difficulté ou vont bientôt l’être, par exemple pour la production de PVC, zinc, aluminium, ammoniac, engrais, la sidérurgie...
Pour ces industries de base, qui sont indispensables d’autres industries et productions, l’énergie est une « matière première » indispensable.
- Voir la liste des adhérents de l’UNIDEN

https://www.dailymotion.com/video/x84u4p0

Ces ultra-capitalistes sont très « drôles ». En temps normal, quand il s’agit de licencier ou de tirer vers le bas les salaires et les droits sociaux, ils ne jurent que par le libre marché et l’intransigeance de la concurrence « libre et non faussée », mais quand ils rencontrent des difficultés sérieuses à cause des fluctuations du dit libre marché, ils réclament de suite de fortes interventions de l’Etat et d’organismes transnationaux pour réguler le « libre marché » et ainsi servir leurs intérêts.
On sait bien en réalité que le libre marché est un mythe, il n’existe pas. Etats, finance et entreprises ne cessent d’intervenir pour contrôler et orienter le marché par tous les bouts (subventions, aides, protectionnisme, lois structurantes, ententes, infrastructures ad hoc fournies...). Si le marché capitaliste était totalement libre, alors l’économie ne tiendrait pas longtemps...

- Infos sur l’UNIDEN, l’Union des industries utilisatrices d’énergie - Association sans but lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901, fondée en 1978 au moment du deuxième choc pétrolier :
UNIDEN représente les intérêts des industries consommatrices d’énergie présentes en France, pour lesquelles la maîtrise des coûts énergétiques constitue un facteur essentiel de compétitivité permettant de maintenir et développer leurs activités en France, d’une manière durable, dans le contexte de la transition énergétique.
Les cinquante-cinq adhérents de l’UNIDEN représentent environ 70% de la consommation énergétique industrielle en France et sont présents dans l’agro-alimentaire, l’automobile, la chimie, les ciments et chaux, la construction, l’énergie, les métaux, le papier, le transport, et le verre.

- Par ailleurs, selon d’autres analyses, certaines matières premières commencent à manquer, ce qui pourrait expliquer les ruptures d’approvisionnement et les augmentation de prix de cette période (l’épidémie de Covid-19 n’expliquant pas tout) dans certains secteurs (puces électroniques, composants électroniques de base, pneus...).

Flambée des prix de l’énergie : de grosses industries à l’arrêt en France !
PVC, zinc, aluminium, ammoniac, engrais, sidérurgie... Des secteurs industriels très pertubés, bonne nouvelle

Des écologistes ont prévenu depuis très longtemps qu’une croissance infinie était impossible dans un monde fini, et que d’autre part le techno-monde était intrinsèquement destructeur, et donc que le capitalisme, la civilisation industrielle, sont une ineptie suicidaire.
Evidemment, les gouvernants politico-économiques et leurs larbins n’ont jamais voulu en tenir compte.
Avec des conséquences que l’on commence à sentir dans notre chair, même en Europe malgré sa richesse (pour certains) obtenue par la domination industrielle et commerciale et le colonialisme à l’échelle planétaire.

Ces nouvelles de mise à l’arrêt de grosses industries sont réjouissantes pour la nature et pour notre avenir, mais malheureusement ce n’est que temporaire, les capitalistes et les Etats vont s’empresser de mettre des rustines coûteuses (pour nos poches) au marché de l’énergie afin que le techno-monde puisse continuer à produire et à tout ravager le plus longtemps possible.

Ce sera donc aux mouvements de rebellion et de résistance de porter les coups de grâce à même d’en finir avec la civilisation industrielle, en profitant des périodes de crises, d’affaiblissement et de confusion du techno-monde qui vont aller en se multipliant et en s’aggravant.

# Les travailleurs qui, civilisation industrielle oblige, sont dépendants de ces industries seront peut-être à terme en difficulté. Paniqués, ils réclameront sans doute des emplois et du pouvoir d’achat au techno-monde et à l’Etat qui détruisent leur vie.
La plupart des travailleurs sont voués, dans le techno-capitalisme, a être remplacés par des logiciels et des robots. Le capitalisme se fout des emplois (comme il se fout de nos besoins réels, de la soutenabilité, du sens, de la liberté, de la démocratie...), un « revenu universel » au rabais (puisé sur la plus value générée par la robotisation) pour éviter l’extrême misère au grand nombre et permettre aux humains de consommer lui ira très bien.

La « solution » n’est donc pas de maintenir à tout prix les industries, ou de s’imaginer les rendre soi-disant « verte » ou « décarbonées », ou de se réjouir d’une hypothétique révolution industrielle numérique fournissant un petit « revenu universel » aux masse pucées, mais d’en finir avec le capitalisme et les tyrannies, de repenser complètement la définition des besoins et les manières de les satisfaire.
Ainsi, tout le monde pourrait vivre décemment, et sans détruire le climat et le vivant.

Au lieu de maintenir quoi qu’il en coûte des emplois industriels (ou en créer d’autres, supposés plus « verts ») et de la croissance économique, détruire le marché du travail et le monde de l’Economie pour que tout le monde puisse vivre. Et ainsi ouvrir des possibilités d’autonomie, d’autodétermination, de solidarité, d’épanouissement et de partage.

En réalité, malgré les peurs, les nombreuses inconnues, les difficultés énormes, les moqueries à base d’Amish-bougies et les mantras rabâchés du progrès et de la civilisation, en finir avec le techno-capitalisme, le monde de l’Economie, la Propriété, le Travail, le Marché du travail, l’Argent, la tyrannie étatique... est bien moins utopiste et irréaliste que de vouloir créer une civilisation industrielle bio-durable-éthique à coup de milliards, d’innovations startupées, de gestion numérique totalitaire, de « transition énergétique » hors sol, d’illusoires décarbonations des industries et autres verdissements fantasmagoriques de la dévastation générale.

P.-S.

Des arrêts aussi dans d’autres pays

Perspectives et pistes de résistance active

La situation écologique, climatique, sociale est terrible.
Mais tant qu’il y a des résistances, rien n’est complètement perdu.
Et puis la civilisation industrielle, ce système techno-capitaliste et étatique, n’est peut-être pas si solide que ça, elle sans doute plus attaquable qu’on ne pense.

Il existe quantité de moyens de se battre, de lutter pour abattre/détruire/démolir/désarmer/stopper/effondrer les structures matérielles et idéologiques de la civilisation industrielle. Et quantité de moyens pour construire à la place des mondes vivables et soutenables.
Soutien financier, action directe, information, soutien aux personnes engagées, actions publiques ou clandestines, communication, refuges...
Il y en a pour tous les goûts, toutes les disponibilités et « niveaux » d’engagement.

Il y a des places pour chacun.e dans cette vaste culture de résistance à construire.

- Liens utiles pour aller plus loin :


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