Drôme et ailleurs : les couvre-feux ne sont pas une mesure sanitaire, mais sécuritaire

Valence, Romans sur Isère, Montélimar, Die, Pierrelatte, Malissard, Bourg-lès-Valence, Portes-lès-Valence, Allex...

vendredi 27 mars 2020, par Camille Z.

En Drôme, des villes ont imposé des couvre-feux :

  • Loriol-sur-Drôme - entre 21 heures et 6 heures
  • Montélimar - entre 21 heures et 6 heures
  • Pierrelatte - entre 21 heures et 6 heures
  • Valence - entre 21 heures et 6 heures
  • Romans-sur-Isère - entre 21 heures et 6 heures
  • Malissard - entre 20 heures et 5 heures
  • Portes-lès-Valence - entre 21 heures et 6 heures
  • Bourg-lès-Valence - entre 21 heures et 6 heures
  • Allex - entre 21 heures et 6 heures
  • Die - entre 21 heures et 6 heures
  • Etoile-sur-Rhône

D’après cet article, ces mesures liberticides de couvre-feux sont inadaptées et dangereuses :
- Les couvre-feux ne sont évidemment pas une mesure sanitaire, mais sécuritaire. - Les communes d’Asnières, Puteaux, Suresnes, Aubervilliers, mais aussi de Nice, Poitiers ont décrété un couvre-feu. Il convient de démasquer ce simulacre : en aucun cas il ne s’agit d’une mesure efficace contre l’épidémie, mais bien d’une mesure sécuritaire visant à nous faire courber l’échine.

Extrait :

Il ne faut pas être un épidémiologiste pour savoir qu’il y a assez peu de contact physique entre les gens dans la rue par 7 degrés à 1h du matin. C’est donc en interdisant à un grand-père de promener son chien à 23h qu’on va freiner l’épidémie ? C’est donc en interdisant à un jogger de se balader après 10 heures du soir qu’on freine l’épidémie ? Ce n’est sûrement pas les milliers de salarié·e·s de la grande distribution envoyé·e·s au charbon, les 1,7 million d’ouvriers qui bossent sur des chantiers de BTP, les employés d’Amazon qui distribuent le virus un peu partout par livraison. Non, plutôt que d’arrêter la production ou du moins la restreindre drastiquement (on pourrait très bien imaginer les commerces types Franprix ouverts uniquement en matinée), les pouvoirs publics décident d’imposer un couvre-feu, avec tout ce passé que l’on connaît.

Ne nous y trompons pas : cette mesure n’est pas une mesure sanitaire. Il s’agit d’une « dérive », d’un usage typique de la « stratégie du choc »

- Voir aussi : Le monde qui vient n’a rien d’une utopie, c’est un cauchemar - « Ce qui est en train de se passer est une expérimentation totalitaire dans laquelle la fin affichée – "sauver des vies" – justifie tous les moyens », écrit l’auteur de cette tribune. Alors que le confinement dure et que la pandémie perdure, ce qui vient n’est « ni l’insurrection ni la grève générale, c’est une dystopie ».

Comme Macron qui gesticule avec le "nous sommes en guerre" et les postures martiales pour tenter de masquer sa politique criminelle et irresponsable (il a par exemple été incapable d’anticiper un peu le besoin de masques, de tests, de matériel médical...), certaines communes veulent faire croire à une action efficace en posant des couvre-feux.
A présent, quasi tout le monde a bien compris la nécessité de la distance sociale et du non-rassemblement, les couvre-feux sont inutiles et ne font que rajouter des couches d’anxiété et d’état policier autoritaire.

Le gouvernement et les communes veulent contrôler et fliquer les gens qui circuleraient sans mettre en danger personne, mais en revanche l’Etat et les lobbys capitalistes ne sont pas du tout gênés par le fait d’obliger des salariés à travailler dans des conditions de promiscuité et sans mesures de protections sérieuses, ce qui là met vraiment en danger des gens.

Le flicage forcené et les couvre-feux servent à faire croire que les autorités agissent, sont efficaces, en cadrant les pauvres gens qui essaient de supporter leur confinement en sortant se promener, alors qu’on constate que les gouvernements ont détruit les services publics, privatisés à tout va, n’ont rien prévu en cas de crise sanitaire, sont en dessous de tout.
Les couvre-feux et les contrôles policiers (ils sortent même des drones !) servent à montrer que l’Etat est là, pour tenter de faire croire qu’il s’occupe bien de nous, alors qu’on sait qu’il a failli depuis longtemps, qu’il est fusionné et inféodé aux doctrines ultra-capitalistes et à aux lobbys qui les portent.

L’armée, les drones, les flics partout qui tabassent les personnes des quartiers populaires, les couvre-feux... sont là pour faire diversion, pour essayer de faire oublier la pénurie criante de masques, de combinaisons de protection, de tests covid-19, de respirateurs, de lits, de personnels soignants, de logistique efficace, etc.

Mais plus personne n’est dupe.

Les gouvernements français ayant surtout investi dans les moyens policiers autoritaires, ils utilisent les outils disponibles qu’ils ont priorisés, à savoir : la répression, la surveillance, le flicage, les lois liberticides....

Si on ajoute le fait que gouvernements et capitalistes n’ont aucun scrupule à « sacrifier » les travailleurs et ouvriers qui sont en première ligne dans les fonctions vraiment utiles (encore une foi sans moyen de protection suffisants, et sans outils à la hauteur concernant les soignant.e.s), mais aussi à envoyer au charbon des salariés pour que les Amazon and cie s’enrichissent davantage, on est obligé de conclure que le macronisme s’installe pour de bon dans le néo-fascisme.

Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront.
Quand tous les pauvres s’y mettront.

2 Messages

  • Drôme et ailleurs : les couvre-feux ne sont pas une mesure sanitaire, mais sécuritaire Le 11 avril à 15:53, par Camille Z

    Interpellation mortelle à Béziers pour non respect du couvre-feu - Un homme de 33 ans est mort au commissariat de Béziers vers 23h30 ce mercredi 8 avril, après son interpellation par la police municipale pour “non respect du couvre-feu”.

    Répondre à ce message

  • Drôme et ailleurs : les couvre-feux ne sont pas une mesure sanitaire, mais sécuritaire Le 29 mars à 16:47, par Camille Z

    🔵 CONFINEMENT & DÉLIRE TOTALITAIRE : UNLICOPTÈRE NOCTURNE AVEC VISION INFRAROUGE À NANTES

    - 3 jeunes verbalisés. Les autorités mettent des moyens illimités pour surveiller la population -

    Il n’y a pas de masques ni de tests dans les hôpitaux pour faire face à la pandémie, les autorités déploient des moyens gigantesques pour surveiller et réprimer. Des drones sont utilisés dans de nombreuses villes pour traquer les personnes qui sortent de chez elles, et les menacer avec des hauts parleurs. Des scènes qu’on croirait sorties d’un mauvais film de science fiction.

    Une étape supplémentaire est franchie localement. En plus du drone qui survole Nantes en journée, un hélicoptère sillonne le ciel de la métropole la nuit ! Ouest-France explique qu’un « hélicoptère de la gendarmerie, venu de Rennes, vole au dessus de Nantes pour repérer les contrevenants croyant passer inaperçus dans le noir. » Surveillance totale, 24H/24.

    Le journal ajoute : « la noirceur de la nuit n’est pas un obstacle. Les caméras infrarouges de l’appareil sont capables de deviner à des centaines de mètres la présence d’êtres humains ou d’animaux. Autre avantage pour les forces de l’ordre : de là où il est, l’hélico ne peut être ni vu, ni entendu, par les personnes au sol. »

    Des moyens technologiques de pointe, dignes de l’antiterrorisme, ou plus récemment utilisés pour surveiller les frontières, sont à présent déployés contre la population pour lui imposer un confinement de plus en plus absurde. Dans la nuit de vendredi à samedi, l’hélicoptère a repéré « trois jeunes gens, à bord de deux véhicules garés à Sucé-sur-Erdre », au nord de Nantes. La terrible menace a immédiatement été neutralisée avec des amendes. Le patron du MEDEF et les habitants des beaux quartiers qui violent le confinement subiront-ils de tels dispositifs ?

    Pour rappel, une seule heure de vol d’un hélicoptère coûte entre 3 et 6000 euros. Pour fliquer 3 jeunes donc. L’hôpital est exsangue, mais tous les moyens sont bons pour la répression.

    La pandémie est décidément l’occasion pour les autorités de tester in vivo leurs innovations de contrôle. Le monde de l’après-confinement s’annonce encore plus sombre que celui qui précédait la crise.

    (Nantes Révoltée)

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