Ce n’est pas l’humanité qui détruit le vivant et le climat, mais une certaine culture, et un modèle social ça se défait

Croissance démographique, colonisation, agriculture intensive et industrialisation ont intensifié considérablement les destructions des mondes vivants

jeudi 24 juin 2021, par Les Indiens du Futur.

Ce changement de perspective permet de dessiner une autre histoire de la crise de la biodiversité. Ainsi, celle-ci ne serait pas majoritairement due à la destruction, par les activités humaines, d’une nature sauvage. Mais plutôt à « des processus de long terme d’intensification de l’utilisation de terres déjà habitées ». La croissance démographique, la colonisation, les déplacements de populations, l’agriculture intensive et l’industrialisation sont citées comme causes de cette intensification.

- Nature : L’humanité a favorisé la biodiversité pendant des millénaires - Ce que l’on appelle la nature a été modelé par l’activité humaine des douze derniers millénaires, montre une étude. Mais l’usage intensif des terres à cause de la colonisation, de l’industrialisation et la croissance démographique, a entraîné la destruction de la biodiversité, jusqu’alors largement préservée.

Ce n’est pas l’humanité qui détruit le vivant et le climat, mais une certaine culture
Des machines industrielles à vapeur aux machines robotiques industrielles, le monde Machine continue à s’étendre

Contrairement à ce qu’on entend souvent, ce n’est pas l’humanité le problème, ce n’est pas "l’humanité" qui a fabriqué les catastrophes climatiques, écologiques et sociales, c’est plutôt certaines personnes (rois, nobles, bourgeois, industriels, présidents, startupeurs, patrons, actionnaires, banquiers, technoscientifiques, mafieux, grands propriétaires, riches marchands...), certaines structures (Etat, capitalisme, patriarcat...) et un certain modèle de société, de culture, la civilisation, et surtout sa déclinaison moderne "la civilisation industrielle".
Et un modèle de société, ça se combat, ça se défait, ce n’est pas une fatalité historique imposée par les conditions de la vie sur Terre ou les aptitudes (ou non aptitudes) du cerveau humain.
Et les désastres de cette culture ne sont pas une nécessité à laquelle on devrait s’adapter de manière résiliente.

Il serait temps que la gauche et les écologistes de gouvernement abandonnent leur attachement à l’Etat, à l’industrialisation, au progrès par l’innovation technologique, à la Croissance et à la "valeur travail", afin de pouvoir rompre avec la culture de la civilisation industrielle, et ainsi, peut-être contribuer utilement à des basculements salutaires au lieu d’enfumer, de maintenir des illusions suicidaires et d’empêcher les radicaux d’agir positivement pour l’humanité et l’ensemble du vivant.

- voir aussi :

P.-S.

Perspectives et pistes de résistance active

La situation écologique, climatique, sociale est terrible.
Mais tant qu’il y a des résistances, rien n’est complètement perdu.
Et puis la civilisation industrielle, ce système techno-capitaliste et étatique, n’est peut-être pas si solide que ça, elle sans doute plus attaquable qu’on ne pense.

Il existe quantité de moyens de se battre, de lutter pour abattre/détruire/démolir/stopper/effondrer les structures matérielles et idéologiques de la civilisation industrielle. Et quantité de moyens pour construire à la place des mondes vivables et soutenables.
Soutien financier, action directe, information, soutien aux personnes engagées, actions publiques ou clandestines, communication, refuges...
Il y en a pour tous les goûts, toutes les disponibilités et « niveaux » d’engagement.

Il y a des places pour chacun.e dans cette vaste culture de résistance à construire.

- Liens utiles pour aller plus loin :


2 Messages

  • Ce n’est pas l’humanité qui détruit le vivant et le climat, mais une certaine culture, et un modèle social ça se défait Le 25 juin à 06:43, par joe-hell

    Le capitalisme commence au Néolithique
    La néolithisation, première erreur de l’humanité ?
    Le Néolithique est certainement l’événement le plus considérable de l’histoire d’Homo sapiens. Nous existons depuis 300 000 ans, mais il y a 12 000 ans, à peu près, il n’y avait pas plus d’1 ou 2 millions d’humains sur terre qui vivaient dans des petits groupes de 30, 40 personnes, la plupart du temps nomades, avec très peu de différences sociales. 10 000 ans après, à cause de l’invention de l’agriculture sédentaire, nous sommes 7 milliards et 1% de l’humanité possède plus de la moitié des richesses de l’humanité. Avec le Néolithique, à partir du moment où les communautés sont de plus en plus nombreuses, s’ancrent dans un territoire, se sédentarisent, il y a des problèmes de contrôle du territoire, des biens, des richesses et on voit la guerre se multiplier. On voit les villages qui commencent à se fortifier. On voit des objets faits comme armes et plus seulement des outils, surtout, avec l’avènement du métal, le casque, le bouclier. Une course aux armements démarre à la fin du Néolithique et dans laquelle on est toujours.
    J-P. Demoule

    Répondre à ce message

    • Ce n’est pas l’humanité qui détruit le vivant et le climat, mais une certaine culture, et un modèle social ça se défait Le 7 juillet à 11:29, par Pascal

      Je suis à 100 % d’accord avec votre analyse des trois révolutions majeures et hélas dévastatrices du Néolithique : sédentarisation, agriculture et élevage. J’ai écrit de nombreux textes où j’évoque ce problème et ce que j’appelle la perversion de notre animalité avec s’agissant d’un texte précis que j’ai intitulé « Ecce Homo » ce qui pour moi est le propre de l’Homme...
      Je peux vous les envoyer et nous pouvons en discuter ensemble si vous le souhaitez...
      Julian PASCAL (pseudo Nemesio sur le site de Ricochet où ont publiés ces tout derniers jours deux de mes textes « Primitifs, Barbares et Homme civilisés » et un texte sur l’aliénation du travail...)

      Répondre à ce message

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