Gilets jaunes : revue de presse du 13-14 mai

Grèves d’hôpitaux, Molières, Ultimatum, carnaval pour la biodiversité, manifestations...

par Auteurs divers.
Mis à jour le mardi 14 mai 2019

Articles, posts, images, vidéos, témoignages... autour du soulèvement en gilets jaunes qui dure depuis 6 mois !

Manifestations, résistances et actions

# APPEL VIDÉO 25 MAI PARIS - Nouveau teaser vidéo, en mode blockbuster, pour l’ultimatum 3 !

# VIDEO : ULTIMATUM 3 : PARIS / AMIENS / BRUXELLES (25 et 26 MAI)
Appel vidéo de la team Ultimatum GJ officiel pour faire changer le monde dans les rues. Parce que les urnes ne suffiront pas.
Trois rdv décisifs :

  • Acte 28 Ultimatum 3 Appel Mondial A Paris !
  • 25 mai : On prend la ville à Macron
  • 26 mai : Toute l’Europe à Bruxelles !

# Malfaiteurs associons-nous - appel à soutien - Depuis plus de six mois, les manifestations des gilets jaunes commencent bien avant l’heure de rendez-vous : contrôles d’identité, arrestations préventives, communication anxiogène et arrêtés municipaux préparent leurs terrains répressifs.
- et le blog dédié

# Tous et toutes devant l’IGPN en solidarité avec les jeunes de Mantes-la-Jolie - Le 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie, 152 lycéens ont été violemment interpelés. La violence des forces de l’ordre a choqué l’opinion publique et a eu un retentissement international. Les enfants ont été parqués, humiliés et insultés ; certains ont été frappés. Un policier a diffusé une vidéo les montrant alignés et mis à genoux pendant plusieurs heures. La grande majorité d’entre eux a ensuite été placée en garde à vue où, là encore, ils ont subi des humiliations, des violences verbales et physiques.

# L’Assemblée des Assemblées des Gilets Jaunes épisode 3 aura lieu à Montceau-les-Mines les 29 et 30 juin ! L’inscription sera ouverte très bientôt. Pour toutes questions, vous pouvez écrire à l’adresse : inscriptionassemblee riseup.net
Vous pouvez soutenir le groupe qui l’organise via cette cagnotte.

# Post : AMIS GJ : Les marches du SAMEDI dans les centres villes ce n’est plus mon combat ! Il Faut absolument s’attaquer à l’économie des GROSSES ENSEIGNES qui génèrent d’énormes bénéfices reversés aux actionnaires et qui licencient à tour de bras !!!! MANIFESTONS dans les ZONES COMMERCIALES ! Bloquons leur économie ! Car soyons honnêtes : Qu’avons nous obtenus ??? De plus en plus de Forces de l’ordre , pour qui nous sommes de la chair à canon ! Il faut TAPER PLUS FORT ! Je vous propose pour l’ ACTE XXVIII de prendre les ZONES COMMERCIALES SANS RIEN déclarer ! Force et Honneur à tous les GJ ! 💛🖤

Nantes 11 mai : des CRS sortent leurs pistolets durant la manif

# 11 MAIRETOUR SUR LA MANIFESTATION NANTAISE - 8000 manifestants. Cortège pluriel et joyeux. Le préfet dicte son scénario répressif. -
Tout commence il y a un mois. Le 7 avril, la police inonde la fête foraine de gaz lacrymogène. Des enfants suffoquent, des passants sont pris de malaise : un scandale de plus. Le même jour, des Gilets Jaunes sont bloqués dans une impasse, frappés et humiliés par les forces de l’ordre. Quelques jours plus tard, toujours à Nantes, d’autres sont arrêtés et jetés en cellule alors qu’ils peignent une banderole. Des appels émergent pour réagir à ces abus de pouvoir répétés : l’idée d’une grande manifestation à Nantes, le 11 mai, circule.
Acte 26 : Nantes est l’une des capitales de la contestation. La mobilisation n’est pas nationale, il y a des manifestation dans de nombreuses villes. Mais des Gilets Jaunes affluent de tout l’Ouest pour cette date importante. Les jours précédents, les autorités ont tout fait pour terroriser et empêcher l’événement, en inventant des « centaines d’ultras » qui allaient saccager la ville avec des armes. Il est interdit de manifester dans tout le centre-ville. Le préfet annonce un dispositif de répression « jamais vu ». Il sera d’une violence inouïe.
Des contrôles ont lieu partout à Nantes, sur les routes, et dans les gares dès le vendredi. Des centaines de fouilles sont organisées. Le centre-ville est militarisé. Autour de 1000 forces de l’ordre sont mobilisées. Des agents de la BRI, cagoulés, font une descente dans un bar pour fouiller les clients. Plusieurs personnes, visiblement suivies, sont arrêtées avant midi.
Le préfet choisit d’entrée de jeu l’épreuve de force : la Place Bretagne, où était fixé le point de départ, est interdite d’accès par une compagnie de CRS. Une vraie provocation. La tactique de la peur fonctionne, car les premiers manifestants se retrouvent, contraints, à la croisée des trams. Le piège se met en place.
La mobilisation est très importante. Des milliers de personnes sont présentes dès 13H, et le cortège n’arrêtera pas de grossir. Sur le Cours des 50 Otages, la foule est compacte, sur toute la largeur de l’artère. Elle est hétérogène, multicolore, animée. Il y a des déguisements, de la musique, des fumées colorées, de belles banderoles … Au moins 8000 personnes, dans une bonne ambiance.
Mais les autorités décident de faire monter la tension. Plusieurs lignes de gendarmes enserrent le cortège. Un hélicoptère vole à très basse altitude. Alors que la manifestation est calme, quelques grenades lacrymogènes seront tirées sur le Cours Saint-Pierre. Devant le château, sous un grand soleil, c’est la foule des grands jours. Il est à peine 15H, et le défilé est déjà revenu à son point de départ, après avoir fait un tour sur les deux seules artères autorisées. La violence d’Etat se déchaîne. La foule, compressée à la croisée des trams, reçoit un déluge ininterrompu de grenades lacrymogènes. Le Préfet a donné l’ordre de faire exploser la manifestation. Les premières charges ont lieu. Il est impossible pour les manifestants d’avancer, ni de reculer. Il y a de nombreux tirs. Un journaliste de CNews tombe, touché par une balle en caoutchouc aux parties génitales. L’ambiance se tend. On entend résonner « Révolution, Révolution » !
C’est le mauvais scénario écrit par la préfecture. Un scénario qui s’est répété trop souvent depuis 6 mois : un défilé verrouillé sur deux grands axes déserts, suivi d’une grande nasse noyée dans les gaz après une marche trop courte. Les médias passent déjà en boucle les images des « incidents » à Nantes.
Des milliers de Gilets Jaunes sont alors repoussés, comme prévu par le préfet, vers la Loire. Sur la Place Gloriette, quelques affrontements ont lieu. Petit à petit, le gros du cortège est repoussé vers l’ouest. Sur le Quai de la Fosse, des centaines de gendarmes pourchassent les manifestants en tirant des grenades. Des agences d’intérim sont brisées au passage. C’est dans cette confusion, alors que des lacrymogènes tombent au milieu de véhicules en mouvement, qu’un automobiliste s’énerve. Sa femme et son enfant ont du sortir de la voiture à cause des gaz. Il avance vers les gendarmes, puis s’arrête. Trois militaires braquent leurs armes à feu vers le véhicule et les manifestants, qui sont alors juste à côté. Un gendarme jette une grenade. Heureusement, la tension retombe, et les armes sont rangées.
La chasse à l’homme continue après Gare Maritime, loin du centre-ville. Des dizaines de vitres de la Chambre de Commerce et d’Industrie, siège du patronat nantais, et de l’école privée de management Audencia sont défoncées. Mais aussi des voitures de luxe, et des agences immobilières. Le gros des dégâts a lieu lors de cette manifestation sauvage, qui continuera jusque dans le quartier Mellinet, en course poursuite dans les petites rues.
Pendant ce temps, des centaines de Gilets Jaunes tentent de tenir la rue dans le centre. Un départ en manifestation sauvage à Bouffay est empêché. Un sitting est chargé, avec un canon à eau et du gaz. Le scénario se reproduit : la foule qui se réunit à peine est à nouveau repoussée vers le fleuve. Des nasses ont lieu aux abords du mémorial de l’esclavage. Des manifestants sont gazés sur le pont Anne de Bretagne, ce qui est particulièrement dangereux. Autour de 19H, la police quadrille toutes les rues, la manifestation est terminée. 26 personnes sont en Garde à Vue.
Ce 11 mai aura été la plus forte mobilisation des Gilets Jaunes à Nantes. Cette belle manifestation, plurielle et joyeuse a été anéantie par la répression. Les Gilets Jaunes n’ont su déjouer les pièges tendus par les autorités qu’en fin de journée. Avec au moins 8000 personnes à Nantes, presque autant à Lyon, et des milliers de personnes à Toulouse, Lille ou Montpellier, le mouvement fait preuve d’une ténacité hors norme. Mais les médias s’empressent de l’occulter, et relaient les dernières fake news gouvernementale. Visiblement, tant que les quartiers riches de la capitale ne sont pas dévastés, l’élite ne craint rien.
A suivre !

# 24 mai : carnaval masqué pour la biodiversité
Cortège de tête pour le 24 mai

Le 24 mai, c’est la grève internationale pour le climat et la biodiversité à l’initiative de la jeunesse ; celle-la même qui est condamnée à vivre sur une planète gangrénée par le capitalisme vert et soutenue par une répression de plus en plus ferme envers ceux qui ont choisi de se battre contre ce système.

Lors cette marche où nous serons plusieurs dizaines voire centaines de milliers à marcher sur Paris. Profitons de cette occasion pour alerter sur la disparition ou le risque de disparition de milliers d’espèces !

80% des insectes disparus en 30ans en Europe, 60% des vertébrés disparus en 40ans. Le constat est alarmant, pourtant la disparition de ces espèces ne semble pas préoccuper plus que cela nos sociétés. Dommage car en exterminant ces espèces, nous creusons NOTRE propre tombe.

Sensibilisons sur la disparition des espèces en rejoignant la manifestation de Paris avec des masques d’animaux, mais aussi de carnaval ou tout ce que vous trouverez d’autres !

Il y a quelques semaines, une loi interdisant aux manifestants de dissimuler leur visage a été votée. Cette loi, contrevenant à nos libertés fondamentales est à l’image de la condition dans laquelle plonge notre pays actuellement. Comme on a pu le lire sur les murs du boulevard de l’hôpital le premier Mai : "Lallement à Paris, comme un air d’occupation".
Pour le soutien aux citoyen.ne.s qui n’ont d’autre choix que de manifester anonymement sous peine de subir encore plus de violences, masquons-nous pour ce 24 mai.
Pour faire entendre nos voix, refusons de nous voiler la face, avançons masqué.e.s !

# Texte intégral de notre tribune dans Le Monde.
« Ce n’est pas en faisant chauffer nos cartes d’électeur et de crédit que l’on arrêtera le réchauffement climatique »

Tribune. Mauvaise nouvelle pour la biodiversité : « Un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction » , selon un énième rapport alarmiste. Pourquoi ces cris d’orfraie pour quelques espèces en moins ? C’est que, voyez-vous, « nos activités humaines » - comprendre : nos activités économiques - « sont très dépendantes de la biodiversité dont nous retirons des services irremplaçables ou à coût très faible » .
Et on ne sait quels malheurs imprédictibles pourraient advenir si les récifs coralliens, les insectes ou les rhinocéros blancs d’Afrique australe disparaissaient, et cessaient donc de travailler à la bonne poursuite du commerce mondial, qui, pour les remercier, livre à la destruction l’entièreté de la biosphère, opportunément transformée en « ressource naturelle » .
Pour disperser les doutes qui ne manqueraient pas de s’élever dans les consciences effarées par cette situation contradictoire, Le Monde a récemment convoqué l’auteur d’une Écologie pour les Nuls . Une certaine Lulu demande à ce chercheur en écologie : « Je suis dévastée par ce genre de nouvelle. Que puis-je faire, de ma place de citoyenne, face à l’inaction coupable des dirigeants du monde ? »
Les déclarations de bonne intention
Comme beaucoup de ses collègues scientifiques chez qui l’érudition savante côtoie la plus lucide clairvoyance politique, notre expert n’entend pas le moins du monde changer ou supprimer le système politique qui rend les dirigeants si inactifs : il rappelle à Lulu qu’il ne faut pas désespérer car, somme toute, nous sommes en démocratie, et une démocratie, c’est bien connu, fournit des cartes électorales à tous ceux qui veulent changer le monde.
L’efficacité politique du vote, qui ne fait aucun doute, est démontrée avec un certain brio syllogistique : « Les politiciens font ce que les électeurs veulent s’ils veulent être élus. [Donc] votez pour ceux qui mettent l’environnement en premier lieu. » Au fond, il importe peu que les politiciens ne manquent jamais de nous rappeler à quel point ils sont impuissants devant le désastre.
Certes, les déclarations de bonne intention ont rythmé les sommets, les COP et autres cérémonies d’apparat des Etats, depuis une cinquantaine d’années d’inaction. Certes, tout indique que les Etats ont voulu leur « paralysie » , et qu’ils sont les créateurs de ce qu’ils brandissent comme des obstacles aux politiques écologiques (traités internationaux, dette, objectifs de croissance économique, etc).
L’enjeu du vote
Mais de si petits aléas ne sauraient ébranler la confiance de notre scientifique en la tranquille rationalité des élections. Après tout, même le désespérant GIEC attend le salut des « policy makers » , qui devraient bien trouver les moyens de nous sortir de là, après avoir organisé depuis deux siècles la dévastation durable !
Mais admettons : vous n’êtes pas convaincus de l’efficacité du vote, ou pire, vous pensez que la démocratie représentative limite l’expression du peuple. Qu’à cela ne tienne, on sera heureux de vous apprendre que vous n’avez pas une, mais deux cartes en main pour agir : en bon citoyen, c’est-à-dire en bon consommateur, vous disposez forcément d’une « carte de crédit » .
Or « vos choix de consommation font une différence énorme (moins de viande, moins d’emballages, moins d’huile de palme, etc.) » , nous explique l’expert. Passons, là encore, sur le fait que la jeunesse n’accorde plus aucun crédit, justement, à cette vieille rhétorique culpabilisante et individualisante des choix de consommation.
Continuer sa petite vie
Car ce fameux « choix », somme toute, est assez limité : au fond Lulu a-t-elle choisi de se loger si loin de cette grande ville où les prix sont si chers, et de ne pouvoir s’y rendre qu’en voiture (malheur, elle a acheté une diesel à l’époque où c’était la mode !) ? A-t-elle choisi d’implanter ces panneaux publicitaires dans les rues et les gares, qui consomment autant que « trois familles » à l’année ?
A-t-elle même choisi ses pensées, ses désirs, ses craintes, à une époque qui laisse bien peu le temps d’y réfléchir sereinement et collectivement ? Peu importe, au fond, que des zadistes aient plus d’impact - y compris sur la reprise en main de leur consommation - en bloquant la construction d’un aéroport que Lulu avec sa carte de crédit. Il suffit d’attendre que, dans un élan général de « bonne volonté », tout le monde continue sa petite vie en ajustant sa consommation de viande ou de chaussures. Et tout ira bien !
Si on résume donc ce que recommande l’écologie « pour les Nuls », voici le mode d’emploi pour agir contre la catastrophe : il suffit à Lulu de voter pour des candidats qui se prétendent écolo aux prochaines élections, et de n’acheter que du « made in France » pour enrayer une extinction de masse « made by capitalism » . Sans droit de vote ni argent, désolé, vous ne servez à rien.
La véritable catastrophe
Bien que nous soyons pleinement convaincus par tant de verve et de lucidité scientifiques, un souci minimal des bonnes pratiques démocratiques nous incline cependant à laisser la parole à un contradicteur. Nous avons donc écrit à notre expert, Sablo Pervigne [allusion à l’essayiste Pablo Servigne, auteur de Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2015)] , que d’aucuns qualifieraient sans doute d’« ultravert », pour lui demander ce qu’il répondrait, lui, à Lulu :
« Chère Lulu, il y a toutes les raisons d’être "dévasté", mais ce n’est pas en faisant chauffer tes cartes d’électeur et de crédit que tu arrêteras le réchauffement climatique. Les scénarios catastrophistes et les appels alarmants des scientifiques, de décennie en décennie, ne produisent rien d’autre que de l’impuissance et de l’attente. Depuis cinquante ans, les gouvernements successifs nous promettent le pire "dans un futur proche", et nous voilent ce faisant la catastrophe qui est déjà là.
La véritable catastrophe, c’est que nous ne sommes plus sensibles à la laideur du monde dans lequel nous vivons, et que nous attendons notre salut de ceux qui ont présidé à la destruction de la planète. Nous ne devons plus rien attendre que de nous-mêmes.
L’Etat nous infantilise, la science nous rend insensible. Plutôt que de compter les espèces, il nous faut réapprendre à nouer des relations intuitives avec les animaux, les plantes et les milieux. Au lieu d’évaluer les services rendus par les "écosystèmes", il nous faut les habiter et les défendre.
Allons donc, Lulu ! Ne reste pas à ta "place de citoyenne". Lève-toi et rejoins les autres : ceux et celles qui marchent, qui s’organisent, qui développent d’autres rapports au vivant et mettent en oeuvre de nouvelles manières de produire, de vivre ensemble et de régler leurs problèmes. Qui ont compris que dresser des éoliennes et promouvoir les "greentech" ne ferait qu’enrichir les entreprises et prolonger le désastre en cours.
Qui pensent que leur action, pour être efficace, ne peut pas se contenter d’être seulement constructrice, et qui donc démontent des chantiers, bloquent des grands projets inutiles et détruisent ce qui ravage nos lieux de vie. L’avenir est aux ZAD et aux ronds-points. Il s’agit de reprendre en main nos vies et nos conditions matérielles d’existence, depuis la base.
A trop considérer les piteuses cartes qu’on a en main, on en viendrait presque à oublier qu’on a des mains. Or, a-t-on jamais fini d’explorer les infinies possibilités que recèle la main, cet "instrument des instruments", qui se verrait bien sous-employé à ne manier que la carte électorale et la carte de crédit, quand il y a tant d’outils et d’armes à disposition ? A la piètre alternative des deux cartes, nous préférons la maxime d’Aristote : "L’être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d’outils". »

# GRENOBLE : UNE TRÈS BELLE VICTOIRE !.
Soutenu par le Front contre les Expulsions et le DAL 38, la mobilisation des locataires, mal-logéEs et sans-logis paie !
Après des dizaines de manifs, de rassemblements, de diffusions de tracts sur les marchés, de permanences juridiques, de débats, d’interventions devant les conseils municipaux, devant le conseil métropolitain, d’organisation de piquets anti-expulsion, de soupes des mal-logéEs, d’occupations pour loger des migrantEs, des sans-logis, etc....poussé par cette dynamique militante le conseil municipal a voté aujourd’hui lundi 13 mai 2019 un arrêté de non remise à la rue en cas d’expulsion sur l’ensemble de la ville de Grenoble....Ce qui paraissait impossible il y a encore quelques semaines devient POSSIBLE grâce à la mobilisation des locataires, mal-logéEs et sans logis....
Un dicton l’enseigne : SEULE LA LUTTE PAIE !
Reste maintenant à étendre cet arrêté sur l’ensemble de la métropole grenobloise. C’est dorénavant l’objectif des militantEs du Front contre les Expulsions et du DAL 38. On ne lâchera rien. UN TOIT C’EST UN DROIT !

Analyses, idées

  • Des Gilets Jaunes de Saint Nazaire ont souhaité répondre en vidéo à l’appel des artistes !
  • GJ, vous êtes si beaux ! (...) Et bien sûr, que c’est surprenant et vivifiant de voir qu’autant de GJ ne lâchent pas, malgré 6 mois de mobilisation et un pouvoir toujours aussi muet et méprisant. Une telle endurance dépasse tous les schémas connus des luttes sociales “classiques”. Et c’est déjà une victoire extrêmement importante. Une victoire qui ne se voit pas et qui portera ses fruits dans quelques mois, et ce, pour plusieurs années. Des dizaines de milliers de citoyens se sont éveillés et ont construit de nouveaux modes de pensée, de luttes et d’existence. Qu’importe comment se terminera ce mouvement, il ne se terminera finalement pas vraiment. Pas de retour à la normale possible pour ceux qui se sont réveillés et qui voient désormais le pouvoir politique comme l’instrument de domination des plus riches, et la police comme un instrument de contrôle de ce pouvoir. (...)
  • Qui est l’élite au pouvoir ? – Montrer le vrai visage des puissants (...) L’opportunisme de ces politiciens est sans limite. Ils savent que les populations des grands pays capitalistes comme le nôtre sont vent debout contre la concentration des richesses entre quelques mains, l’augmentation des inégalités et la déconnexion croissante entre les dirigeants et le reste de la société. Mais les Sarkozy, Macron et autres Le Pen feignent de croire que cette colère n’est pas tournée contre eux. Ils se travestissent en membres du peuple et donnent une définition de l’élite qui les en exclut de fait : l’élite ce serait « les bobos des centres-villes », ou bien « les journalistes » ou encore « les fonctionnaires » (enseignants, cheminots) et les membres de professions réglementées comme les taxis, régulièrement taxés de « rentiers », rien que ça. D’autres choisissent, comme le candidat François Hollande en 2012, de blâmer « les marchés » ou « la finance », celle qui n’a « pas de nom, pas de visage, pas de parti », façon de s’excuser d’avance de ne rien faire contre cet ennemi imaginaire qui compte pourtant au Parti socialiste de nombreux alliés
  • Éléments pour une théorie du fauscisme - Frédéric Neyrat - « Dans la fauscisme, le faux est un moment du faux. »
  • « Téma le ciel » - C’est là que le cauchemar commence. Nous sommes alors sur le boulevard de l’Hôpital. Face à nous, plusieurs rangées de CRS, mais surtout, le canon à eau.
  • Contre Euralille - Une critique de l’utopie métropolitaine
  • Ce qu’il y a d’indécidable - « Il n’y a ni plan ni point de vue pour un Etat démasqué, réduit à sa fonction de police, il n’y a que des scénarios, et des déploiements et déferlements de force qui tentent de s’ajuster. » (...) Si le scénario policier est plus ou moins prévisible, tandis que le déchaînement de haine répressive nous effare toujours autant, le ou les scénarios insurrectionnels sont beaucoup plus aléatoires et difficiles à anticiper. A vrai dire, ils ne correspondent à aucun scénario, les déjouant plutôt un par un. La police, livrée à l’inconnu des émeutes, ne pouvant plus compter vraiment sur les corps intermédiaires pour les encadrer, frappe alors littéralement à l’aveugle. Sa violence n’en est que redoublée. Force ou faiblesse, maîtrise ou panique ? Qu’importe, le résultat est là.

Ecocide, destructions écologiques et climatiques catastrophiques provoquées par le capitalisme, le productivisme et les civilisations industrielles

  • Une marche mondiale contre Bayer, Monsanto & co pour « exiger un changement radical du système agricole » - Un jury californien a condamné le 13 mai le groupe allemand Bayer, propriétaire du Roundup, à verser plus de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) de dommages à un couple, reconnaissant ainsi que l’herbicide est à l’origine de leur cancer. C’est le troisième jugement d’affilée aux États-Unis que perd Bayer. Le groupe allemand, qui a racheté Monsanto l’an dernier, doit faire face à plus de 13 400 actions en justice outre-Atlantique. Une marche mondiale contre Bayer-Monsanto est prévue ce 18 mai. Des actions sont déjà annoncées dans une trentaine de villes en France. Basta ! relaie l’appel.
  • A Rennes le mouvement climat a décidé de se donner des objectifs concrets pour faire reculer les entreprises, les pouvoirs publics, les promoteurs immobiliers.
    Nous ne nous contenterons plus de marcher pour le climat. Nous ne voulons plus que les médias et les politiciens puissent instrumentaliser notre mouvement en opposant les "gentils écolos" aux méchants "gilets jaunes". Nous bloquerons l’économie et l’aménagement capitaliste du territoire ensemble.
    Le vendredi 24 mai, nous appelons tout le monde à rejoindre la Grève mondiale pour le climat acte 2 !

Répression policière et terrorisme d’Etat

https://www.youtube.com/watch?v=5aFcS1ShCOc

Magouilles, violences et mensonges du régime et de son monde

Nantes 11 mai

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