Crest 2021 : Mr Mariton et son équipe veulent encore ajouter des caméras de vidéosurveillance

Un documentaire casse les mythes : la vidéosurveillance est coûteuse et inutile, mais elle est partout

dimanche 7 février 2021, par Camille Pierrette.

Trois ans plus tard, rebelote, même maire et même projet d’extension de la vidéosurveillance.

La majorité municipale de Mr Mariton annonce vouloir étendre à nouveau la vidéosurveillance à Crest, avec davantage de caméras, et un remplacement de certaines caméras par d’autres plus performantes. (selon le site web de la mairie, 21 caméras municipales sont déjà installées)
On ne sait ni les lieux visés ni les quantités concernées, si vous avez des infos merci de faire remonter.

La mairie actuelle annonce : « L’équipe municipale en a fait une de ses priorités et continue dans cette voie en réfléchissant à de nouvelles installations ».

Un documentaire très critique sur la vidéosurveillance

- « Fliquez-vous les uns les autres », sous haute surveillance - Un documentaire qui nous invite à ouvrir le débat sur ce sentiment d’insécurité qui nous pousse, petit à petit, à accepter le recul de nos libertés individuelles.
(voir aussi plus bas le parapagraphe "ancien article de 2018)

La vidéosurveillance est devenue presque banale aujourd’hui et fait partie du quotidien des Français. Dans les rues, à l’entrée des agglomérations, et même à l’intérieur des smartphones, les caméras sont partout et le phénomène est global. La promesse d’une vie plus sûre et plus confortable a empêché une grande partie des Français de remettre en question ce système susceptible de supprimer les libertés individuelles et collectives. Alors que la vidéosurveillance, emblème des « smart cities » est censée protéger les citoyens, elle révèle surtout un nouvel aspect de la société qui est en train de se construire.

Partout en France, petites et grandes villes s’équipent de caméras pour mieux surveiller les citoyens ou les protéger, selon que l’on soit pour ou contre ce type d’installation. Grâce à de nombreuses séquences inédites, ce documentaire révèle comment cette surveillance s’impose sans véritable débat ni évaluation de son efficacité. Si, il y a vingt ans, l’installation de caméras faisait polémique, aujourd’hui rien de tel, les citoyens en redemandent. Le réalisateur a interrogé des installateurs, des gendarmes, des policiers municipaux, des élus, des sociologues, des citoyens concernés, ainsi que des voix critiques.
(soure)

https://www.youtube.com/watch?v=9NedvGuKoVs

Ces dispositifs ne permettraient de résoudre que de 1 % à 3 % des enquêtes

La vidéosurveillance sert d’attrape électeurs à la communication municipale, mais ne sert pas aux gens

Les fantasmes sécuritaires et les discours électoralistes opportunistes font dépenser notre argent public, pour satisfaire les ambitions carriéristes de quelques uns.

Est-ce que la prétendue demande de toujours plus de caméras par quelques personnes affolées par les discours sécuritaires, les chiffres de la gendarmerie ou les séries télés orientées justifie cette dépense conséquente et cette mise sous surveillance de l’espace public ?
Est-ce que certains lobbys privés exploitent ces failles pour placer leurs produits et s’enrichir sans vergogne ?

L’extension de caméras de vidéosurveillance signent l’échec d’une mairie à construire une vie sociale apaisée, l’échec d’une mairie à trouver de meilleures solutions de cohabitations, l’échec à contribuer aux transformations sociales et politiques.
La vidéosurveillance c’est le machin facile utilisé pour endormir et rassurer des électeurs potentiels, mais ça ne règle rien et c’est coûteux.
- Déjà en 2012, des critiques de bon sens s’étaient faites.

- A la Bégude de Mazenc, les mêmes problèmes de vidéo-surveillance se posent avec les élus issus de la majorité électorale.
Un collectif organise un rassemblement samedi 6 février 2021 pour demander un débat public sur l’insécurité et la vidéosurveillance.
- Ils ont reccueillis des documents intéressants dans le chapitre « Résumé de leur travail sur la vidéosurveillance »

A Crest comme dans la plupart des villes et villages, il n’y a pas de véritable débat, les habitants n’ont pas de voix prépondérantes pour les prises de décisions, ils n’ont même pas de voix tout court. Les élus les considèrent juste comme du « bétail » à impôts, des pigeons et des clients à flatter en vue des élections.
C’est « cause toujours », les éventuels avis parfois reccueillis sont traités en toute opacité par l’équipe maritonienne, qui ensuite fait part de ses décisions impériales concues selon ses intérêts et lubbies.

A Crest, avec Mr Mariton et les siens, il n’y a même pas de dialogue la plupart du temps. La moindre opposition, le moindre désaccord, le moindre refus d’obéissance subit l’intimidation et/ou l’opprobre de la part de la mairie, et se « règle » par le conflit, le rapport de force.
(Mariton en substance dernièrement : « on dialogue et c’est moi qui décide », MOI MOI MOI MOI MOI).

Que de pertes de temps et d’énergies à cause de cette équipe autoritaire, qui s’accroche à son pouvoir exclusif (un pouvoir malheureusement permis par les institutions non-démocratiques en place) depuis bien trop longtemps.

Complément informatif

Autrement dit, un leader psychopathe génère en moyenne dix fois plus de problèmes qu’ils n’apportent de solutions.

L’étude des personnalités autoritaires et de la pathologie du pouvoir peut aider à mieux saisir les ressorts délétères qui animent bon nombre des élus qui s’affirment dans la jungle électorale et qui combattent sans pitié pour garder leur place à tout prix.

« Les ostensibles qualités enjôleuses du leader narcissique camouflent une dynamique psychologique à maints égards socialement dysfonctionnelle. L’engouement collectif suscité par l’étalage d’une saisissante prestance de la part du leader narcissique fait rapidement place à la dérive organisationnelle et à la souffrance humaine. »

Un ancien article de 2018 pour mémoire

Voici un article très bien fait sur un livre qui semble très intéressant sur l’inutilité, l’arnaque et la faillite de l’idéologie coûteuse de la vidéosurveillance de nos rues.

A Crest, le tyran local, toujours imbibé des idéologies rances du siècle passé qui ont déjà montré leur nocivité, veut installer de nouvelles caméras en ville.
Faites lui donc lire cet article, ça permettra peut-être d’éviter une ponction inutile et néfaste de l’argent du contribuable pour des lubies sécuritaires à visée électoraliste ?

- Extraits :

Son déploiement est tout entier lié à la montée de l’idéologie sécuritaire. Ses phases de progression sont d’ailleurs liées à la fois à l’essor des politiques conservatrices et au développement de crises sécuritaires, notamment les attentats de 2001 aux États-Unis ou de 2015 en France. Les dispositifs mis en place n’auront pourtant pas réellement d’impacts ni pour prévenir, ni pour dissuader, ni pour résoudre les actes de terrorisme.
(...)
La principale raison du succès de la vidéosurveillance n’est pas à chercher du côté de son efficacité, mais tient purement d’un couplage entre une injonction politique et des incitations financières. Depuis 2007 notamment, l’État et les collectivités locales ont développé des modalités de financement public pour aider les communes à s’équiper.
(...)
Comment expliquer aux gens que la vidéosurveillance ne marche pas quand on la leur a tant vendue ? Comment expliquer qu’elle n’est pas la réponse qu’ils attendaient ? Tout discours d’opposition à la vidéosurveillance semble toujours plus inaudible, même étayé de chiffres. Même en pointer les limites en terme d’utilité ou de performance semble n’être audible par personne, tant nous sommes sur des questions où le discours est disjoint des faits.
(...)
Mais la vidéosurveillance est d’autant plus difficile à arrêter que la démagogie et le marketing ont conditionné l’opinion publique et fabriqué une revendication à la sécurité, où chacun estime avoir droit à sa caméra. C’est là un engrenage infernal dans lequel les élus sont de plus en plus piégés.
(...)
Après des années de développement, la vidéosurveillance, rapportée à son coût, ne sert toujours à rien et pourtant, elle s’est imposée partout. Elle est devenue si banale désormais, qu’on s’étonne plutôt quand une collectivité locale n’en est pas équipée. Pourtant, ces années d’équipements, ces ces centaines de millions d’euros dépensés, n’ont pas changé le constat initial, celui pointé depuis très longtemps par les chercheurs : à savoir que la vidéosurveillance sur la voie publique ne produit rien. Le retour sur investissement de cette technologie est scandaleux. Le taux « d’utilité » aux enquêtes comme le taux de « participation » à l’élucidation de voies de fait est quasiment inexistant. Elle ne parvient même pas à combattre le sentiment d’insécurité que les caméras promettaient de résoudre comme par mag
(...)
Nous voyons bien que la surveillance n’est pas une bonne réponse, mais nous ne savons pas pour autant nous en défaire et ce d’autant qu’elle est bien souvent intrinsèque au fait technologique. Au contraire, aux errements des technologies de contrôle, nous avons tendance à répondre par encore plus de technologies de contrôle. Le risque est de les rendre de moins en moins soutenables à mesure qu’elles ne se développent sous couvert d’une efficacité absente, en tout cas ni démontrée ni démontrable.


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