« Brûler » le capitalisme, ou le laisser brûler la planète ?! L’équation est simple

Il n’y aura ni passe sanitaire ni restaurants ni fusées spatiales sur une planète morte

samedi 7 août 2021, par Les Indiens du Futur.

🔥🔥La Grèce brûle toujours. 🔥🔥

Mais aussi l’Angola, la Zambie, le Malawi, la Tanzanie, le Zimbabwe, Madagascar, l’Afrique du Sud sont actuellement en feu. Ils n’ont pas juste de fronts de feu, les pays entiers brûlent.

C’est le résultat des politiques climatiques du capitalisme, des politiques neolibérales et de la guerre contre la nature.
Renversons le capitalisme et sauvons la planète, nous-mêmes, nos enfants et les enfants de nos enfants de l’offensive capitaliste et de ses représentants."
Yannis Androulidakis

Cette vidéo absolument effrayante montre l’évacuation de l’île d’Eubée. 118 incendies actuellement sont en cours dans tout le pays, aggravés par une canicule historique, et des effectifs réduits de pompiers, dont le budget a été drastiquement réduit par le gouvernement de Mitsotakis.
Détresse, vies détruites, villages évacués, air toxique, la Grèce a besoin de l’aide de la communauté internationale.

Allons nous continuer à regarder mourir notre terre, sans prendre enfin à pleines mains la question du climat détruit par le système ?
Il est plus que temps.

- Voir la VIDEO

post de Cerveaux non disponibles

« Brûler » le capitalisme, ou le laisser brûler la planète ?! L’équation est simple
En Grèce, une évacuation en catastrophe d’une partie des résidents d’une île face aux indendies

Se donner d’autres coups de couteau pour soigner l’hémorragie ?!

En Grèce et ailleurs, on peut encore fuir les incendies, par bateau ou à pied, mais les désastres sont globaux et c’est toute la planète qui est affectée, on ne peut pas fuir sur d’autres planètes malgré les délires malsains et destructeurs de certains sociopathes milliardaires qui s’envoient en l’air en fusée.

On n’en finit pas de dérouler déjà la litanie des destructions écologiques et des desastres climatiques produits par le capitalisme, les Etats et la civilisation industrielle.

Les anciens maux de l’aliénation, du colonialisme, de l’exploitation du travail, de l’autoritarisme ne sont pas du tout résolus, et s’aggravent même, et à présent s’amplifient comme prévu les désastres climato-écologiques (qui eux mêmes aggravent les carnages sociaux).
Et les puissants et leurs valets voudraient encore nous faire gober les vertus de leur « progrès », de leur fuite avant dans le techno-capitalisme (vaguement verdit ou rendu plus humain, la belle blague), de la continuation du même système pour résoudre les problèmes du dit-système.
C’est comme si on voudrait se donner d’autres coups de couteau pour soigner une grosse hémorragie !
S’administrer en parallèle des perfusions ou des cataplasmes d’argile (ici du greewashing, du conso-bio, de la mobilité « douce », des yachts de luxe avec récupération d’eau, des énergies dites « vertes » industrielles...) ne va pas sauver le patient (ici le monde vivant, la plupart des espèces dont la nôtre).

C’est chouette ces grosses manifs inattendues en plein été contre le passe sanitaire et son monde autoritaire de fichage numérique total, mais si on laisse faire le capitalisme et son monde (la civilisation version industrielle en résumé), c’est tout qui sera détruit, il n’y aura donc plus de passe sanitaire, ni d’hôpitaux, ni de flics, ni même de Macrons, ni d’entreprises, de chômeurs en quête d’emplois, d’actionnaires en quête de fric, de patrons en guerre pour des parts de marché, il n’y aura plus de vacances ni de chômage, plus de fin de mois difficilie ni de caviar à la louche...
Il y aura surtout des ruines fumantes car tout sera détruit, cramé, effondré, volatilisé, enterré, enseveli, innondé, crashé, éventré, carbonisé, éparpillé façon puzzle, dévoré, pollué, asséché, pulvérisé, atomisé...
Et au milieu quelques rats, quelques insectes, et peut-être quelques humains affamés qui chercheront pitance dans les ruines des centres commerciaux ou qui glaneront quelques racines au pied des arbres desséchés.
Entre deux coups de chaleur, ils regarderont d’un oeil mauvais les vestiges d’autoroutes, les écrans plats en miette, les paquebots échoués parmi les containers vides depuis longtemps et les squelettes de mammifères marins.

Super de contester certaines des prévisibles menées antisociales et policières du régime, mais il serait temps de comprendre qu’il faudrait produire des efforts 100 fois plus costauds contre les causes des ravages écologiques et climatiques.

« Brûler » le capitalisme et son monde jusqu’à la racine ou se résigner à tous bouffer les pissenlits par la racine dans un monde invivable et ultra-autoritaire, c’est l’alternative simple qui se pose à nous. Résoudre cette équation est en revanche plus compliqué bien sûr.
Détruire et stopper radicalement la civilisation industrielle (et la remplacer par des sociétés vivables) ou s’attaquer gentiment à certaines de ses conséquences (comme le passe sanitaire, la privatisation des communs, le chômage de masse...), c’est l’alternative historique qui s’impose.
Ca paraît immense, impossible, mais nous ne pouvons plus fuir devant la responsabilité.

Les occasions de contester des lois du régime en place, de critiquer sa gestion, de s’énerver légitimement contre son administration des désastres ne manqueront pas. Qui sait si d’ailleurs, le régime n’agitera pas parfois quelques chiffons rouges plus ou moins volontairement pour occuper les masses et les détourner de lui-même et surtout des structures et des institutions qui produisent les désastres ?

Il faudrait donc au plus vite arrêter de foncer sur les chiffons rouges, et même ne pas foncer seulement contre le matador qui agite la cape écarlate pour mieux nous tuer, mais attaquer le système qui fabrique les jeux, l’arène, qui élèvent des taureaux et forme des matadors.
Donc, en transposant, ne pas s’attaquer au passe sanitaire, ni même tellement à Macron et aux gouvernements, mais plutôt à la forme Etat, aux institutions antidémocratiques, aux structures matérielles et théoriques du capitalisme et du système techno-industriel.

On est comme sur un gros bateau blindé et destructeur qui prend l’eau de toute part. Plus on colmate les trous, plus le navire a du sursi pour détruire tout, et plus violent sera le naufrage. Donc il faut en même temps détruire le bateau, le couler, et construire parallèlement un navire de secours non destructeur.

Peut-être qu’il faut bouffer des chiffons rouges, en piétiner un certain nombre, pour s’apercevoir que ce sont des leurres, des cibles défoulatoires et dérivatives, des questions somme toute secondaires, et qu’il y a quelque chose derrière, des mondes à détruire et à construire, mais le temps presse, et il serait temps de brûler les étapes et de s’appuyer sur les acquis et connaissances passées.

P.-S.

Perspectives et pistes de résistance active

La situation écologique, climatique, sociale est terrible.
Mais tant qu’il y a des résistances, rien n’est complètement perdu.
Et puis la civilisation industrielle, ce système techno-capitaliste et étatique, n’est peut-être pas si solide que ça, elle sans doute plus attaquable qu’on ne pense.

Il existe quantité de moyens de se battre, de lutter pour abattre/détruire/démolir/stopper/effondrer les structures matérielles et idéologiques de la civilisation industrielle. Et quantité de moyens pour construire à la place des mondes vivables et soutenables.
Soutien financier, action directe, information, soutien aux personnes engagées, actions publiques ou clandestines, communication, refuges...
Il y en a pour tous les goûts, toutes les disponibilités et « niveaux » d’engagement.

Il y a des places pour chacun.e dans cette vaste culture de résistance à construire.

- Liens utiles pour aller plus loin :


3 Messages

  • « Brûler » le capitalisme, ou le laisser brûler la planète ?! L’équation est simple Le 13 août à 17:54, par Indiens du Futur

    Une tribune qui parle aussi de "brûler" le capitalisme sur CND :

    🔥🔥TOUT CRAMER🔥🔥

    - Tribune radicale et salutaire du Gilet Jaune polytechnicien Régis Portalez, parue sur X Alternative -

    Nous voilà de nouveau enfermés dans un choix binaire : être pour le passe sanitaire ou contre le contrôle épidémique. Cette absurdité de plus nous est évidemment imposée par Macron et son gouvernement : le passe sanitaire, c’est la panacée alors si vous n’êtes pas pour, c’est que vous êtes un fichu complotiste réfractaire. Voire un antisémite.

    Pourtant la réalité est plus nuancée. Quelques anti passe sont antivaccins, d’autres sont contre la société de contrôle, certains sont de droite, d’autres de gauche. Bref un peu de tout, et là-dedans quelques cinglés, quelques horribles racistes, comme partout.

    Quelques pro passe sont d’horribles macronnards, d’autres pensent que la mesure est acceptable parce qu’elle est temporaire, d’autres l’acceptent par résignation (il faut bien faire quelque chose). Quid de la démocratie là dedans ? Elle n’existe pas, les gilets jaunes ou les communards nous l’ont bien prouvé, elle n’existe que lorsqu’il s’agit de faire respecter l’ordre propriétaire.

    Un pouvoir ça n’aime pas la nuance, surtout un Macron absolutiste. Ça aime isoler les gens pour les contrôler. Et pas pour rien. Pour garder son pouvoir ou le faire garder à son vrai maître : l’argent.
    Souvenons-nous de 1984 et de son commentaire de Noam Chomsky « Le truc, c’est de ne pas rester isolé. Si on est isolé, comme Winston Smith dans 1984, alors tôt ou tard on lâche prise, comme il le fait à la fin. Voilà en un mot ce que racontait le roman d’Orwell. En fait, toute l’histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens des uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi. »

    Pour cet objectif, rien de mieux que les couper en deux : les gentils commerçants contre les méchants gilets jaunes, ceux qui réussissent contre ceux qui qui ne sont rien, les gentils manifestants contre les méchants casseurs, les gentils qui veulent du passe contre les méchants réfractaires antivaccins.

    Ensuite il n’y a plus qu’à laisser faire la machine.

    D’une part les médias vont rentrer à fond dans cette logique à coup de micro-trottoir et d’experts de plateau à la Michel Cymes.
    D’autre part, face à la communication de plus en plus brouillonne du gouvernement (à la fois par incompétence et à dessein, sans qu’on ne sache jamais où est la frontière) les réseaux sociaux vont s’enflammer pendant que les administrations vont se noyer sous les directives et déclarations contradictoires.

    La polémique va enfler et s’auto entretenir, créant autant de lignes de fractures chez l’opposition qu’elle crée de résignation chez la majorité : les gilets jaunes, oui, mais pas les Black bloc ; les anti passe oui, mais pas les antivaccins.

    Enfin, les brevets en pureté idéologique caractérisant le pandémonium vont entrer en jeu pour finir de faire éclater le front. Impossible de manifester avec l’extrême droite (laquelle ?). Impossible de manifester avec l’extrême gauche (laquelle ?). Untel est pour ? Je suis donc contre.
    Il existe pourtant une ligne politique viable : être pour la vaccination obligatoire et contre le passe sanitaire. C’est même la seule ligne tenable. Le virus tue ET macron s’en sert pour imposer un modèle autoritaire à la chinoise qui n’a rien de sanitaire. D’autres pays en font autant ? Mêmes causes, mêmes effets. Mais plus rien de la raison n’atteint beaucoup de gens, ils sont sidérés entre haine de Macron, peur du virus, peur du vaccin, angoisse économique, dépression structurelle et tremblements militants pour les plus politisés.

    Même les plus grosses évidences ne feront pas réagir. Untel gifle Macron et se retrouve condamné à 18 mois de prison, dont 4 fermes avec mandat de dépôt, le tout en quelques jours ? Bien fait pour sa gueule, dirons certains, c’était un vilain d’extrême droite. D’autres en disaient autant d’Antoine Boudinet (c’était un vilain d’extrême gauche) ramassant une grenade avant que sa main explose. Les gerbes de sang, c’est comme les gerbes de prison, c’est joli de loin. Ça a son esthétique militante, on s’en réjouit, on s’en contente, c’est charmant. C’est comme le réchauffement climatique, ça brûle, c’est triste mais c’est beau. Mais impossible de voir le fond : elles viennent des structures qui elles, arrachent des mains, des pieds, mettent des gens en prison pour rien, détruisent des cœurs de boxeurs.

    Ces structures ont des noms : ce sont celles qui nous gouvernent, en un mot le capitalisme. On pourrait le réduire à son expression libérale acceptable, un bon vieux fordisme avec actionnariat familial. Mais l’actionnariat familial accepterait-il le protectionnisme, les droits sociaux, les normes environnementales, et tout ce qui est nécessaire à une vraie démocratie écologique ? Non il nous chierait dans les bottes comme nous chie sur le nez le néolibéralisme (avec moins d’élégance il faut le reconnaitre). Le pouvoir est là : aux mains de l’argent, et l’argent ne se laissera d’autant moins faire qu’il a infiltré les classes intermédiaires via la capitalisation des retraites aux USA ou la participation en Allemagne.
    Le changement à venir impose de changer complètement de modèle, nous disait déjà le rapport Meadows en 1972. Barbara Pompili ne dit pas autre chose mais avec beaucoup plus de mauvaise foi électorale. Pourtant changer de modèle suppose de changer la nature des structures, à savoir démolir le capitalisme.

    Et si c’était nous tous qui étions les robots de Blade Runner ? On retire d’autres robots, on se bat pour le système alors que notre intérêt objectif est de le faire brûler. On gère des gens, on obéit à d’autres, on vit dans un système qui n’a plus le moindre sens mais on le fait pour continuer d’être. La planète brûle, la Sibérie, le Canada, la Turquie, l’Algérie, Madagascar, le Pakistan, la Californie, la Grèce, tout brûle. Tout crame pendant qu’on devise de nos responsabilités individuelles. Le Covid fait brûler l’économie et tue des gens par millions ? On discute de notre responsabilité individuelle pendant que Macron se lave les pieds au numéro 5.

    La responsabilité de tout ça, des incendies, des morts du covid, des rivières sèches, etc, appartient aux ordures qui nous gouvernent et aux structures qui leur ordonnent de le faire.

    Comment envisager une autre solution que tout brûler ? Tout cramer comme disent les anarchistes ?

    La part du capitalisme dans la mort de l’écosystème est totale, leur part dans la souffrance sociale est absolue, ils se gavent de dividendes en niant les effets de leurs propres méfaits. Et on y croit. Enfin assez de gens y croient pour se retrouver liquidateurs d’un système qui en enrichit d’autres en nous faisant tous mourir. Brûler nos maitres, voila ce qui doit nous guider. Brûler l’actionnariat, brûler le capitalisme, brûler la finance, brûler les structures politiques, en un mot, tout cramer.

    Rien d’autre ne pourra nous sauver. C’est eux ou nous : cramer le capitalisme ou tout regarder cramer.

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  • « Brûler » le capitalisme, ou le laisser brûler la planète ?! L’équation est simple Le 8 août à 09:31, par Christian Debruille

    N’oublions pas que le réchauffement climatique est une des causes des dégâts environnementaux:agriculture intensive, bétonnage des sols, industrie en continuelle expansion produisant de tout et de n’importe quoi etc...Et tout cela parce que ces psychopathes de capitalistes aidé moyennent finances par leur petit copains politiques nous font croire que la croissance est la seule solution. A leurs yeux nous ne sommes pas des citoyens mais des consommateurs du tout et du n’importe quoi. Nous vendant des produits non seulement de qualité de plus en plus médiocre (obsolescence programmée) mais aussi nous faisant croire à leurs utilités alors que pour la plupart de ces produit ne sont que des créations d’envies et non de besoins réels. Leurs prochaine étape c’est le tout électrique avec des dégâts environnementaux jamais atteints puisant dans la nature les produit nécessaires (terres rares, lithium,nickel...)Quelle est la solution : le réveil des peuples par un boycott généralisé, s’attaquer aux fous que sont ces sociopathes et donc mettre au banc ceux qui leur permettent ces actions destructives c’est à dire les politiques que nous mettons en place. Je pense que sans le réveil des peuples la destruction généralisée n’est pas prêt de s’arrêter

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