Vidéo une année 2019 de répression brutale par le gouvernement macroniste - Discours d’apaisement ?!

RETRO 2019 : UNE ANNEE EN MACRONIE - Rétrospective Tags - Finie l’indifférence, toustes concerné.e.s !

lundi 30 décembre 2019, par Camille Z.

🛑 RETRO 2019 : UNE ANNEE EN MACRONIE 🛑

Macron remet tristement au goût du jour la notion de banalité du mal. En l’espace de 12 mois, les dérives autoritaires et ultra violentes ont été tellement nombreuses qu’on aurait tendance à les oublier. Chaque mois, la France a connu des blessés ou des morts liés à une violence d’Etat de plus en plus folle. Voici un résumé, malheureusement très loin d’être exhaustif. Ne doutons pas que 2020 sera dans la lignée de l’année écoulée. Mais ne doutons pas non plus qu’il y aura toujours des citoyens pour se lever et résister. Des Genevieve Legay qui auront cette forme de sagesse de ne pas se mettre à genoux face à la barbarie d’état.

(post et vidéo de Cerveaux non disponibles)

https://www.youtube.com/watch?v=IiSsCjP1JlM

Une vidéo à montrer à tous les politiciens du régime macron, aux éditorialistes larbins du gouvernement et du capitalisme, à toutes celles et ceux qui sont encore dans le déni et s’imaginent vivre dans une démocratie, à toutes celles et ceux qui se réfugient dans l’autruche et l’indifférence.
Faudrait leur montrer de force, à l’aide d’un dispositif similaire à celui employé dans le film « Orange Mécanique », où les yeux du « patient » étaient forcés de rester ouverts devant l’écran... ;-)
Hélas, ce dispositif astucieux risque de ne pas suffire pour dessiller les derniers carrés de macronistes indécrottables, tant ils sont endoctrinés ou se réjouissent des barbaries policières à l’instar de leurs maîtres Castaner, Macron et Philippe.

Député macroniste regardant les flics aux ordres de son gouvernement en train de réprimer

Rétrospective 2019 de tags

Rétrospective Tags 2019 {JPEG}Rétrospective Tags 2019 {JPEG}

- 2019, année du tag - Quelques graffitis aperçus cette année sur les murs de quelques villes françaises.
Depuis 2016 et la loi travail sous état d’urgence, les français ont certes de moins en moins le droit de manifester comme ils le souhaitent (et sans être blessés), mais de plus en plus d’occasions de le faire. Cette année on marcha beaucoup en gilets jaunes, mais encore, on marcha climat, on marcha contre les violences policières, contre la réforme des retraites et patati et patata. Parce qu’il n’est pas toujours facile de crier avec un masque à gaz, et parce qu’on ne fait pas souvent confiance aux médias (même ceux des internets) pour reproduire ce qu’on a sur le coeur, hé bien ce sont les murs qui, depuis 3 ans, portent les paroles des manifestants. Cette année encore, à défaut de rétrospective (de l’année et de la décennie), nous livrons une non-sélection pas du tout exhaustive de tags de manifs, croisés ici et là. Si vous en avez d’autres en stock, ne nous les envoyez pas, car nous n’aurons pas le temps de les collecter cette semaine. Si vous les trouvez tout pourris, n’hésitez pas à faire mieux en 2020 : l’année commence le 9 janvier.

Rétrospective Tags 2019

🔥 UN DISCOURS D’EMBRASEMENT 🔥

Nous allons inévitablement vers une division dangereuse et guerrière entre le pouvoir, ses relais et le reste de la société. Il est vital de se saisir du mouvement social en cours pour les faire reculer sur tous les sujets.

En cette fin d’année, la déconnexion est totale entre le pouvoir et les aspirations de la population à l’heure ou le président nous annonce un discours d’apaisement au soir du 31. Les souhaits d’une société privatisée, atomisée et surveillée ne font vibrer que les espérances bourgeoises et une vision à court terme d’un capitalisme qui exige une rentabilité immédiate et ce, quelles qu’en soient les conséquences désastreuses.

Tout est en train de passer avec une brutalité déconcertante. Le gouvernement détricote tout le passé d’un système social et solidaire construit par le Conseil National de la Résistance au sortir de la 2e Guerre Mondiale. Et en même temps il donne les pleins pouvoirs à une surveillance et une répression en roue libre.

C’est tout un arsenal totalitaire qui est en train de se mettre en place rapidement. Rien que les exemples récents sont effarants :

- Le FISC peut maintenant faire de la surveillance de masse sur les réseaux sociaux (art. 154, ex-57, de la loi de finances pour 2020)
- Le gouvernement veut expérimenter la reconnaissance faciale dans les lieux publics comme en Chine
- Par un arrêté, le gouvernement a confié à la Police nationale la mission d’exploiter les « données de voyage » des Français comme des étrangers, trains, hôtel, réservations, etc. (JORF n°0296 du 21 décembre 2019, texte n° 45)

Dès demain, il ne s’agit plus seulement de se battre contre un système de retraites injuste. On voit bien que cette réforme n’est qu’un exemple de toute la politique de Macron.

Nous sommes des millions à nous dire que le monde marche sur la tête. Il est l’heure que tout le monde sorte dans la rue et s’organise à sa manière, même petite, pour s’opposer à un présent et un futur désastreux et construire un monde meilleur.

Ne restez pas chez vous. Rejoignez la révolte, comme vous êtes !

La prochaine grosse date est le jeudi 9 janvier. Plus d’infos à venir...

(post de Cerveaux non disponibles)

31 décembre 2019, un discours d’apaisement ?!

- Voir aussi le post suivant, pour secouer un peu toutes celles et ceux qui ne font rien et se plaignent des grèves, des blocages, des manifs et des émeutes, qui sont prêts à taper des bloqueurs pour aller consommer/travailler, qui pleureront plus tard face à la destruction du vivant, du climat et à leur précarité extrême....

JE HAIS LES INDIFFÉRENTS, PAR ANTONIO GRAMSCI.

Je hais les indifférents. Je crois comme Friedrich Hebbel que « vivre signifie être partisans ». Il ne peut exister seulement des hommes, des étrangers à la cité. Celui qui vit vraiment ne peut qu’être citoyen, et prendre parti. L’indifférence c’est l’aboulie, le parasitisme, la lâcheté, ce n’est pas la vie. C’est pourquoi je hais les indifférents.

L’indifférence est le poids mort de l’histoire. C’est le boulet de plomb pour le novateur, c’est la matière inerte où se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants, c’est l’étang qui entoure la vieille ville et la défend mieux que les murs les plus solides, mieux que les poitrines de ses guerriers, parce qu’elle engloutit dans ses remous limoneux les assaillants, les décime et les décourage et quelquefois les fait renoncer à l’entreprise héroïque.

L’indifférence œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre. Elle est la fatalité ; elle est ce sur quoi on ne peut pas compter ; elle est ce qui bouleverse les programmes, ce qui renverse les plans les mieux établis ; elle est la matière brute, rebelle à l’intelligence qu’elle étouffe.

Ce qui se produit, le mal qui s’abat sur tous, le possible bien qu’un acte héroïque (de valeur universelle) peut faire naître, n’est pas tant dû à l’initiative de quelques uns qui œuvrent, qu’à l’indifférence, l’absentéisme de beaucoup.

Ce qui se produit, ne se produit pas tant parce que quelques uns veulent que cela se produise, mais parce que la masse des hommes abdique devant sa volonté, laisse faire, laisse s’accumuler les nœuds que seule l’épée pourra trancher, laisse promulguer des lois que seule la révolte fera abroger, laisse accéder au pouvoir des hommes que seule une mutinerie pourra renverser.

La fatalité qui semble dominer l’histoire n’est pas autre chose justement que l’apparence illusoire de cette indifférence, de cet absentéisme. Des faits mûrissent dans l’ombre, quelques mains, qu’aucun contrôle ne surveille, tissent la toile de la vie collective, et la masse ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas.

Les destins d’une époque sont manipulés selon des visions étriquées, des buts immédiats, des ambitions et des passions personnelles de petits groupes actifs, et la masse des hommes ignore, parce qu’elle ne s’en soucie pas.

Mais les faits qui ont mûri débouchent sur quelque chose ; mais la toile tissée dans l’ombre arrive à son accomplissement : et alors il semble que ce soit la fatalité qui emporte tous et tout sur son passage, il semble que l’histoire ne soit rien d’autre qu’un énorme phénomène naturel, une éruption, un tremblement de terre dont nous tous serions les victimes, celui qui l’a voulu et celui qui ne l’a pas voulu, celui qui savait et celui qui ne le savait pas, qui avait agi et celui qui était indifférent.

Et ce dernier se met en colère, il voudrait se soustraire aux conséquences, il voudrait qu’il apparaisse clairement qu’il n’a pas voulu lui, qu’il n’est pas responsable. Certains pleurnichent pitoyablement, d’autres jurent avec obscénité, mais personne ou presque ne se demande : et si j’avais fait moi aussi mon devoir, si j’avais essayé de faire valoir ma volonté, mon conseil, serait-il arrivé ce qui est arrivé ?

Mais personne ou presque ne se sent coupable de son indifférence, de son scepticisme, de ne pas avoir donné ses bras et son activité à ces groupes de citoyens qui, précisément pour éviter un tel mal, combattaient, et se proposaient de procurer un tel bien.

La plupart d’entre eux, au contraire, devant les faits accomplis, préfèrent parler d’idéaux qui s’effondrent, de programmes qui s’écroulent définitivement et autres plaisanteries du même genre. Ils recommencent ainsi à s’absenter de toute responsabilité. Non bien sûr qu’ils ne voient pas clairement les choses, et qu’ils ne soient pas quelquefois capables de présenter de très belles solutions aux problèmes les plus urgents, y compris ceux qui requièrent une vaste préparation et du temps.

Mais pour être très belles, ces solutions demeurent tout aussi infécondes, et cette contribution à la vie collective n’est animée d’aucune lueur morale ; il est le produit d’une curiosité intellectuelle, non d’un sens aigu d’une responsabilité historique qui veut l’activité de tous dans la vie, qui n’admet aucune forme d’agnosticisme et aucune forme d’indifférence.

Je hais les indifférents aussi parce que leurs pleurnicheries d’éternels innocents me fatiguent. Je demande à chacun d’eux de rendre compte de la façon dont il a rempli le devoir que la vie lui a donné et lui donne chaque jour, de ce qu’il a fait et spécialement de ce qu’il n’a pas fait. Et je sens que je peux être inexorable, que je n’ai pas à gaspiller ma pitié, que je n’ai pas à partager mes larmes.

Je suis partisan, je vis, je sens dans les consciences viriles de mon bord battre déjà l’activité de la cité future que mon bord est en train de construire. Et en elle la chaîne sociale ne pèse pas sur quelques uns, en elle chaque chose qui se produit n’est pas due au hasard, à la fatalité, mais elle est l’œuvre intelligente des citoyens.

Il n’y a en elle personne pour rester à la fenêtre à regarder alors que quelques uns se sacrifient, disparaissent dans le sacrifice ; et celui qui reste à la fenêtre, à guetter, veut profiter du peu de bien que procure l’activité de peu de gens et passe sa déception en s’en prenant à celui qui s’est sacrifié, à celui qui a disparu parce qu’il n’a pas réussi ce qu’il s’était donné pour but.

Je vis, je suis partisan. C’est pourquoi je hais qui ne prend pas parti. Je hais les indifférents.

11 février 1917
(post de Désobéissance Ecolo Paris)

« Je hais les indifférents », qui restent passifs, laissent faire le régime et laissent seuls les révoltés

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