Saint-Paul-Trois-Châteaux : Non à l’échangeur Autoroutier A7 Drôme Provençale de Vinci !

Finissons-en avec ces projets anti-écologiques et TOUT le système qui les porte

jeudi 28 janvier 2021, par Les Indiens du Futur.

Avec la société Vinci, vous avez pour projet de mettre en place un échangeur autoroutier sur l’A7 à hauteur de Pierrelatte/Saint-Paul-Trois-Châteaux soit à une dizaine de kilomètres des sorties Montélimar-sud au nord et Bollène au sud.

Saint-Paul-Trois-Châteaux : Non à l’échangeur Autoroutier A7 Drôme Provençale de Vinci !
Finissons-en avec ces projets anti-cologiques et TOUT le système qui les porte (image issue du web de Vinci)

A l’heure où toutes nos énergies et nos moyens doivent être mobilisés pour soutenir le service public de Santé, favoriser la relance de l’économie et du commerce local, développer le soutien à l’emploi et la lutte contre les inégalités, préserver le foncier à usage agricole et, plus que jamais, préserver notre planète, est-il responsable et raisonnable d’investir 21 M€ (dont 10.5 M€ de fonds publics) dans un projet permettant de faire gagner au maximum 8 minutes sur des temps de trajets ?

Nous ne pouvons accepter un tel projet totalement déconnecté des réalités humaines, économiques et écologiques actuelles.

Nous vous demandons de stopper ce projet hors-sol et de prioriser les dépenses publiques en fonction des vrais enjeux du moment.

- SIGNER la PETITION portée par « Collectif Environnement en Tricastin et Collectif Citoyen AntiGaspi de Saint-Paul-3-Châteaux » : Non à l’échangeur Autoroutier A7 Drôme Provençale !

- Cette pétition est adressée à
A Monsieur le Préfet de la Drôme,
A Monsieur le Président du Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes (Laurent Wauquiez, LR, sic),
A Madame la Présidente du Conseil Départemental de la Drôme (Marie-Pierre Mouton, LR),
A Monsieur le Maire de Pierrelatte (Alain GALLU, divers Droite),
A Monsieur le Maire de Saint-Paul-Trois-Châteaux Jean-Michel Catelinois (LREM),

REMARQUES :

Ce bétonnage/goudronnage de plus pour favoriser le transport routier, la circulation automobile et les industries consommera quantité de ressources et émettra force C02 à sa création, et contribuera à étendre partout voitures et camions, entrepots logistiques et industries, pour la modique somme d’au moins 21 millions d’euros.
- Ce énième échangeur autoroutier est utilisé comme argument choc pour mieux vendre les terrains de la zone industrielle/commerciale voisine (au moins 25 ha), voir Terrains à vendre dans le Parc d’activités Drôme Sud Provence (argument massue dans l’encart publicitaire : « échangeur autoroutier prévu à 500m »)
Une nuisance en appelle une autre dans un cercle destructeur vicieux.

Saint-Paul-Trois-Châteaux : Non à l’échangeur Autoroutier A7 Drôme Provençale de Vinci !
Finissons-en avec ces projets anti-cologiques et TOUT le système qui les porte

- La propagande commerciale de VINCI parle aussi de favoriser le tourisme...
- D’après le dossier promotionnel du projet, l’échangeur veut aussi favoriser d’autres zones industriels et d’activités artisanales :
« Un nouvel accès direct à Pierrelatte et Saint-Paul-Trois-Châteaux pourrait attirer de nouvelles industries sur le territoire et dynamiser les nombreuses zones d’activités existantes : : ZI du Bois des Lots, ZAC Les Faveyrolles, ZAC Daudel, ZAC Nord, ZAIF 7, ZAC du Gardon, ZAC Sud, ZAC Les Tomples, ZI Les Malalonnes, ZAC la Croix d’or, ZAC des Serres. »
Gageons que les élus du coin en profiteront ensuite pour créer de nouvelles zones industrielles et aggrandir les existantes en détruisant les terres agricoles ou naturelles qui restent.

Ces élus dangereux et irresponsables favorisent les zones industrielles sur des terres agricoles puis veulent imposer des échangeurs autoroutiers (deux exploitations agricoles concernées) supplémentaires, pour développer ces zones d’entrepots variés, et le bétonnage, la destruction, continue.

Bien entendu, élus et entreprises justifieront tous leurs pires projets écocidaires par la formule « magique » : « LA CREATION D’EMPLOIS ».
En réalité, ils n’ont aucune imagination, ils répondent aux lobbys existants et adorent être condamnés à suivre le modèle techno-industriel.

Nous avons déjà démonté toutes ces fumisteries et fuites en avant criminelles concernant un projet similaire plus gros (zone industrielle géante et échangeurs autoroutiers) à St Rambert d’Albon :
St Rambert d’Albon, récit de l’opération Autruche contre la bétonisation de 500 ha de terres fertiles et quelques réflexions (retrouvez l’extrait concernant l’emploi en PS du présent article)

Jean-Michel Catelinois, maire de Saint-Paul-Trois-Châteaux et Alain GALLU maire de Pierrelatte, n’en sont pas à leur premier projet industriel anti-écologique (et donc également anti-sociaux) puisqu’ils réclament à l’Etat l’implantation de deux réacteurs nucléaires EPR à Tricastin.
Marie-Pierre Mouton sera sans doute là également pour les soutenir, elle semble tenir, comme tous les élus ou presque, à ne pas rater l’occation d’un projet écocidaire de plus renforçant la civilisation industrielle et ses désastres sociaux, écologiques, climatiques et politiques.
Sur le terrain de la continuation du capitalisme, de la civilisation industrielle et de leurs innombrables nuisances, LR, LREM, PS, RN sont tous d’accords. Leurs petites querelles de formes, de postes ou sur certains sujets sociétaux n’empêchent pas leur solide entente fondamentale pour continuer quoi qu’il en coûte le même système mortifère.

Ne rêvons pas, une pétition et des manifs ne suffisent pas pour stopper ce type de projet, de nombreuses actions et résistances variées sont nécessaires. Même si très défavorables, les concertations et enquêtes publiques sont quasi toujours ignorés par les préfets et élus.
Si la résistance est là, on a vu ailleurs que des projets inutiles se sont cassés les dents malgré la puissance de l’Etat et de multinationales, exemples : Center Parcs Roybon, autoroute A45 et Aéroport de Notre-Dames-les Landes portés par le même Vinci.

P.-S.

2. Se libérer du dogme de la création d’emploi qui sert de justification aux projets destructeurs du vivant et des humains

Au final, les seuls « arguments » qu’avancent sans arrêt élus et industriels pour essayer de justifier leurs projets écocidaires et antisociaux est « LA CREATION D’EMPLOI ».
A présent, préoccupations écologistes populaires oblige, ils diront toujours que c’est bien dommage de détruire des zones humides, des forêts, des terres agricoles, de vider les nappes phréatiques et de polluer les sous-sols, mais on est bien obligé de le faire pour résorber la pauvreté, créer des emplois dont vous avez tant besoin. Et puis ils parleront des compensations (une absurdité), des destructions un peu limitées...
A présent, enfumage oblige, ils parleront (voir plus haut) de développement durable, d’économies d’énergies, de mesures de protection, d’économie circulaire et d’écologie industrielle...

Comme de nombreuses personnes sont au chômage et que le marché du travail est un des seuls moyens d’obtenir de quoi payer son droit à vivre dans la norme au sein de nos sociétés marchandes, élus et industriels surfent sur ce « besoin » (que leur système inégalitaire a créé et entretient).
Mais ils mentent sur plusieurs points :

  1. Dans un pays riche et suréquipé comme le nôtre, on pourrait diminuer franchement le temps de travail et embaucher sans croissance au lieu de courir après la croissance et sa « création d’emploi ». On pourrait diminuer fortement les rémunérations scandaleuses des grands patrons et actionnaires afin de maintenir des salaires corrects.
  2. Au lieu de créer des emplois dans des secteurs polluants et industriels, on pourrait en créer plein dans la préservation de la vie, dans la petite agriculture paysanne écologique, dans l’artisanat local, dans les low tech (techniques simples, maîtrisables, nécessitant peu d’énergies et de matières premières non recyclables facilement), dans les services publics, etc. - La sortie de la pauvreté dans les pays riches est une question de justice sociale et non de croissance économique
  3. Le développement économique de cette civilisation industrielle ne peut pas être écologique, ni durable, ni démocratique (voir liens indiqués en bas de page)
  4. Il est possible de subvenir à nos besoins réels hors du capitalisme et de son marché du travail, en multipliant les coopératives autogérées à but non lucratif, les échanges non marchands, les échanges sans monnaies, la gratuité, la sobriété conviviale, la qualité de vie plutôt que la quantité d’objets, le partage, la solidarité, les Communs, en vivant des démocraties réelles locales affranchies des institutions représentatives et centralisées, en sortant des dogmes de la propriété privée de l’immobilier et des moyens de production, etc.

Mais toutes ces mesures vont à l’encontre des dogmes capitalistes et engendreraient bien moins de profits pour les classes dirigeantes, c’est pourquoi elles y sont opposées et orientent toujours les choses vers la fausse solution de la croissance et de sa supposée « création d’emplois », et tant pis pour nos vies et pour la nature et ses animaux.
Au lieu de continuer à subir, à se résigner et d’être obligé d’accepter des emplois dans des projets aberrants qui détruisent les bases de la vie et nos moyens de subsistance dans nos territoires, on doit prendre les choses en main collectivement et nous créer d’autres perspectives.

Arrêtons de faire l’autruche, les graves problèmes écologiques et climatiques que nous vivons et qui vont s’aggraver ne peuvent être atténués que par des changements radicaux dans les domaines politiques, sociaux, économiques, culturels. C’est donc aux habitants, aux travailleurs, de bien prendre la mesure des choses, de ne pas se faire avoir par les dogmes suicidaires établis et par les éternels pyromanes (qui essaient à présent de se faire passer pour pompiers) qui les perpétuent, de s’opposer fermement à ces projets destructeurs, de créer dès maintenant des sociétés vivables avec d’autres manières de produire et de distribuer.
Pour ça il faudra lutter avec acharnement et passion, destituer les tyrans et les promoteurs du désastre, pour ça il faudra créer dans chaque territoire des cultures de résistance déterminées, solidaires et efficaces.

On doit non seulement empêcher à tout prix tous ces projets criminels, mais aussi construire localement, dans chaque territoire, d’autres manières de vivre, créer, s’organiser, de prendre les décisions collectives.

Les Indiens du futur
(extrait de l’article St Rambert d’Albon, récit de l’opération Autruche contre la bétonisation de 500 ha de terres fertiles et quelques réflexions)


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