Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser - Témoignages et décryptages

Sous l’Etat français, même la fête ne doit pas être libre, la vie doit être gérée technocratiquement et militairement

samedi 19 juin 2021, par Camille Z.

Une rave party en hommage à Steve Maïa Caniço assassiné par la police le 21 Juin 2019 réprimée brutalement, plusieurs communiqués par ordre chronologique (màj lundi 21-06 à 18h30) :

🔴 REDON : LA MAIN ARRACHÉE PAR UNE GRENADE POUR AVOIR VOULU DANSER

- La police a attaqué la Free party en hommage à Steve -

Une rave party devait se tenir tout le week-end à Redon en Ille et Vilaine pour rendre hommage à Steve Maïa Caniço assassiné par la police le 21 Juin 2019 à Nantes lors de la fête de la musique. Un énorme dispositif policier a attaqué avec une extrême violence les teufeurs. Des affrontements sont toujours en cours.

➡️ Des centaines de personnes étaient rassemblées dans la commune de Redon dans l’intention de faire la fête après une longue période de privation. Hier soir, peu après l’heure du couvre-feu, le lieu de la free Party est donné mais les 300 gendarmes mobiles engagés sur place par la préfecture D’ille et Vilaine empêchent toutes tentatives de rassemblement à caractère festif.

➡️ Dans l’impossibilité de poser le son, un second lieu de rendez-vous circule. Les teufeurs convergent alors vers les marais au sud.

➡️ À l’arrivée des fêtards, les forces de l’ordre les attendent déjà sur le nouveau point de repli qui se trouve du côté de l’Hippodrome de la Rive à Redon. Des affrontements éclatent. Dans la nuit noire, les gendarmes n’hésitent pas à utiliser massivement des grenades lacrymogènes. Des tirs de LBD à l’aveugle sont signalés par des témoins présents sur place Exactement comme il y a deux ans, à la fête de la musique de Nantes. Un jeune homme d’une vingtaine d’années aura la main déchiquetée par une grenade. Très vraisemblablement par la tristement célèbre grenade GM2L.

➡️ Sur place la situation est toujours extrêmement tendue. Des centaines de personnes sont toujours présentes sur les lieux. Bien décidées à faire la fête et ne pas céder à la terreur policière.
On se souviendra que presque deux ans jour pour jour après la mort de Steve, la seule réponse de la préfecture d’Ille et Vilaine aura été d’envoyer une armada de gendarmes surarmés pour réprimer la fête et la jeunesse. Qu’elle aura marqué dans sa chair un jeune homme puni pour avoir voulu danser. Chaque jour qui passe en France nous entraîne toujours plus loin dans l’obscurité. Il est temps de réagir.

(post de Nantes Révoltée)

Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser
Free party en hommage à Steve brutalement réprimée à Redon

UNE MAIN ARRACHÉE POUR AVOIR VOULU DANSER

COMMUNIQUÉ DU TEKNIVAL DES MUSIQUES INTERDITES
(A relayer - Après une nuit d’attaques brutales de la police contre la fête en hommage à Steve en Loire-Atlantique)

Encore une fois, les autorités ont choisi la violence en lieu et place de dialogue. Des pluies de lacrymos et de grenades se sont abattues sur une foule qui ne désirait que faire la fête. De nombreux blessés sont à déplorer. Un jeune homme a eu la main arrachée, ce n’est malheureusement pas la première fois. Tout cela pour avoir voulu danser...

La fête de la musique, depuis sa naissance en 1982 est une date chère au coeur de la population. Elle permet de célébrer le premier jour de l’été en musique tous.tes ensemble.
L’année précédente, le gouvernement a tout bonnement interdit cette date symbolique. Cette année, il transforme une fête de rue, populaire et spontanée, en format parqué, où les seuls évènements auront lieu dans des espaces aménagés et contrôlés.

Après un an et demi de sacrifices et de restrictions et à l’heure de l’annonce d’une levée de la plupart des restrictions, nous nous attendions à ce que cette date soit rendue à celles et ceux qui la font exister. Seuls quelques encravatés dans les bureaux peuvent penser que la fête se vit assis et finit tôt, que la musique s’écoute en contenant ses émotions. La fête et la musqiue sont parmi les principaux vecteurs de cohésion sociale, un besoin essentiel de relâchement et de joie, surtout en ces temps sombres dont nombre n’en sortent pas indemnes et dont toute une génération à le sentiment de s’être fait voler sa jeunesse !

Malheureusement, comme depuis le début de la crise sanitaire, la culture artistique est reléguée à la cave. Nous n’acceptons pas ce traitement d’exception, à l’heure où les bars et terrasses sont pleines à craquer de fêtard.e.s et où les stades ont rouvert, disposant même de la clémence étatique pour pouvoir rentrer après le couvre feu. Il s’agit, une fois de plus de la part de la start-up nation, de consommation, de relance économique. Sortez de chez vous malgré les risques énoncés, mais à la seule condition que vous vidiez votre portefeuille. Avec ces méthodes, la seule croissance que nous connaîtrons c’est celle de la destruction de la planète sur laquelle nous vivons.

Nous ne croyons plus aux attitudes démagogiques des personnes de pouvoir dont nous savons - la crise sanitaire l’a ouvertement prouvé - qu’elles mentent et manipulent les foules afin d’obtenir une adhésion massive de la population. Une étude récente démontre même l’hégémonie de la droite et l’extrême droite à la télévision avec près de 80% des temps d’antenne par rapport à la gauche. C’est ainsi qu’une grande partie de la population française se retrouve à adhérer aux attitudes ouvertement racistes et discriminatoires qui remplissent les plateaux de télévision ou à l’idéologie gouvernementale, très largement diffusée.

C’est dans ce contexte qu’a eu lieu le battage médiatique à propos de la rave party du nouvel an à Lieuron, avec un débat politiquement orienté sur le sécuritaire et non sur le mal-être de la jeunesse. C’est aussi de cette manière qu’il y a maintenant deux ans, l’affaire Steve a été traitée. Pourtant un être humain est mort ce soir de la fête de la musique 2019 à Nantes, des suites d’une charge policière disproportionnée, alors qu’aucune inculpation n’a été faite pour sa mort à l’heure actuelle. Pire, on nous présente aujourd’hui, à la veille de l’anniversaire des deux ans de sa mort, les résultats de l’étude du bornage téléphonique pour faire croire que l’enquête avance. Quand le fils de Sarkozy s’était fait voler son scooter, il avait fallu moins d’une heure pour produire cette analyse et arrêter le dit « coupable ». C’est une insulte à sa mémoire et à notre colère !

Loin des stratégies individuelles et invisibles permettant à la population d’échapper aux restrictions, nous, les organisatrices et organisateurs du Teknival des Musiques Interdites, voulions à notre tour proposer un espace de musicalité et de sociabilité pour les personnes qui en ressentiraient le besoin. Nous avons décidé, à contrario de ce qu’il est désormais coutume d’appeler des fêtes clandestines, de ne pas nous cacher dans un gîte ou une salle des fêtes en location, mais d’exposer au grand jour ce que nous considérons comme l’essence de la vie humaine : la joie, les rencontres et la sociabilité.

Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser
Et si on transformait la vie quotidienne en une grande fête dansée, un grand feu de joie et de vie libérateur ?

Car ces fêtes clandestines en intérieur ne sont que le résultat de la prohibition. Une politique qui pousse les gens à se cacher dans des pièces mal-aérées où le risque de contamination est important. Cette même répression qui pousse toute une partie de la jeunesse dans les champs chaque week-end depuis 30 ans malgré les rapports permanents de scientifiques, d’analystes, de politiques ou même des services de renseignement dont la conclusion est toujours la même : le phénomène Free Party est avant tout le résultat des politiques de stigmatisation et de répression de la fête et de la jeunesse.

Pour toutes ces raisons, nous avions choisi de nous installer dans la circonscription de Rennes dont le procureur, Philippe Astruc, est à l’heure actuelle le plus représentatif de ces politiques de répression et de stigmatisation. Sa gestion des dossiers de l’affaire Steve ou de la rave du nouvel an est l’exemple même d’une politique anti-jeunes et anti-fête. Une vision d’une société orwelienne que nous combattrons toujours avec cette même soif de vie, de joie et de liberté. Nous ne sommes pas la cause du probléme, seulement une réaction à l’injustice et nous n’existerions pas si le choix avait été fait d’accompagner au lieu de réprimer et de mutiler !

Loin des complotismes, nous invitons l’ensemble des participant.e.s à se faire tester avant (ou après) l’évènement et à faire attention aux personnes vulnérables autour d’elles. Le COVID est une réalité et si la stratégie gouvernementale « vivre avec le virus » consiste désormais à responsabiliser les personnes, nous ne pouvons qu’encourager les fêtard.e.s à prendre soin les un.e.s des autres face à cette pandémie.

Sachant cela, ainsi que les chiffres des contaminations en baisse, nous avons appelé toutes celles et ceux qui le souhaitent à rejoindre cette grande fête libre, puisque les évènements de l’année passée nous ont prouvé qu’aucune rave party n’avait provoqué de cluster et que les contaminations sont principalement le fait de la vie quotidienne.

A la mémoire de Steve Maia Caniço, en soutien aux inculpés de la Maskarade de Lieuron et pour toutes les victimes de la répression, notre seule volonté était de brandir haut et fort la musique comme étendard et comme élément indissociable de nos vies.

Nous ne nous laisserons ni assassiner, ni emprisonner, ni mutiler et nous continuerons de danser. Nous sommes toujours là après 30 ans de répression et nous serons encore là tant que la seule réponse qu’on nous apportera sera celle de la violence !

Les organisateurs et organisatrices du Teknival des Musiques Interdites

🛑FREEPARTY : LA POLICE MUTILE🚨

Carnage en cours à Redon, aux environs de Nantes !
Une personne a eu la main arrachée et on parle d’au moins deux autres blessés graves.
Alors qu’une free party était organisée en hommage à Steve Maia Caniço, mort il y a deux ans lors de la Fête de la musique après une charge policière, cette même police a réprimé violemment ce rassemblement.
Dès le début, des centaines de grenades lacrymos ont été lancées sur la foule.
Les affrontements ont duré plus de 6h...
Au petit matin, les milliers de personnes présentes ont réussi à lancer la freeparty en hommage à Steve.
Mais la police a continué de gazer à intervalles réguliers.
Images Remy Buisine, Clément Lanot et Charles Baudry

(post et Vidéo sur Cerveaux non disponibles)

Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser
L’Etat, le gouvernement et leurs flics sont prêts à tuer juste pour empêcher quelques personnes de faire une fête libre en plein air

🔴 ATTAQUE DE LATE DE REDON : TÉMOIGNAGE

L’Etat a donc déployé 400 gendarmes armés pour empêcher des jeunes de faire la fête dans un champ, près de la petite ville de Redon. Comble de l’ignominie, cette attaque d’une fête en zone rurale visait un hommage à Steve, tué il y a deux ans, lors d’une charge policière contre la fête de la musique de Nantes. Des dizaines de grenades explosives ont été tirées. Plusieurs blessés graves sont déjà recensés, dont un jeune de 22 ans mutilé à vie : la main arrachée. Alors que les médias construisent déjà un récit totalement mensonger, voici le témoignage d’une personne présente :

« On est arrivés vers 1H/1H30. On a réussi à rentrer dans le champ, et là les gendarmes ont commencé à nous gazer vénère. D’abord juste les grenades incandescentes [les grenades lacrymogènes classiques]. Après ils ont commencé à tirer avec les LBD [balles en caoutchouc] et lancer des grenades explosives [les grenades GM2L] dans le tas. Ils tiraient partout, sur tout le monde. Il y a eu plein de blessés, j’en ai vu 5 de mes propres yeux : jambe, main, visage et bras. Un ami a été gravement blessé.

Les gendarmes nous ont gazé de partout, on n’avait aucune échappatoire. C’était la panique, tout le monde courait partout. Et ils ont envoyé des lacrymo explosives à côté des voitures et tout ! Ils étaient prévenus des blessés. On leur a demandé d’arrêter les tirs pour évacuer mais rien à faire ils ont continué. Même pas de prise en charge de la plupart des blessés, et quand les gens de la fête s’approchaient pour demander, ils se faisait chasser à coup de grenades désencerclement. Les forces de l’ordre ont poussé le mur de son pour qu’il tombe.

Ce matin, ils confinent les gens sur place, plus personne ne peut sortir. Il y a des chiens dans les voitures, il y a des gens qui ont besoin d’insuline, ils ne laissent sortir personne. Même l’eau et la nourriture, on ne peut plus aller en chercher ».
A midi, même les journalistes ne pouvaient plus aller sur zone pour couvrir les événements. Le mutilé, agé de 22 ans, a du se rendre à l’hôpital par ses propres moyens.

Le fascisme, c’est quand un Etat est obsédé par le contrôle au point qu’il ne supporte même plus qu’une simple fête lui échappe. Et qu’il est prêt à tuer pour cela.

(post de Nantes Révoltée)

Les gendarmes détruisent de manière délibérée du matériel de sonorisation lors de l’évacuation de la Rave party à Redon en hommage à Steve !

(post et Vidéo sur Cerveaux non disponibles)

🔴 Communiqué des organisateurs.trices du Teknival des Musiques Interdites, Redon, juin 2021

- Ce communiqué fait suite aux à la répression sanglante du teknival se tenant à Redon (Bretagne) par la police. Ce teknival se tient en hommage à Steve, jeune homme tué par la police lors de la fête de la musique 2019, il y a 2 ans à Nantes. -

Après une nuit sanglante, rythmée par les assauts des forces de l’ordre, dans un champ jonché de palets de lacrymogènes, la tekno se met à vibrer, enfin. Les murs de sons sont montés, les artistes sont prêt.es à s’exprimer. L’adversité des teffeur.euses n’est plus à démontrer.

La préfecture, commence alors à mener l’attaque médiatique, malgré les images flagrantes des journalistes présents sur site, montrant David contre Goliath, ou les teuffeurs face aux forces de l’ordre. Elle annonce que ceux –ci ont été visés par des projectiles divers et variés. Pour rappel, plus de 400 gendarmes étaient mobilisés, avec un ravitaillement continu en lacrymogènes et grenades assourdissantes. Le journaliste Rémi Buisine affirme que des milliers de palets de lacrymogènes ont été lancés dans la nuit. Face à ce surarmement, les teufeur.euses ne pouvaient se défendre qu’avec le peu de matériel qu’ils avaient amené pour faire la fête. Les fêtard.es étaient tout.es en short et tee-shirt face à des militaires entraînés et équipés. La disproportion devient indéniable lorsque cette nuit, un jeune homme perdit sa main.

Malgré l’enfer de la nuit et les propos déformés par la préfecture, la fête est enfin là ! Ce moment de relâchement semble miraculeux après ces longues heures de résistance face à des forces de l’ordre déchaînées. Chacun.e reprend des forces, la musique enchante de nouveau les cœurs. La présence des gendarmes mobiles et CRS ne décroît par pour autant. Une nasse géante est en place autour du site, deux hélicoptères repèrent les lieux, des dizaines de camions et de voiture attendent, moteur tournant.

Le ratio s’élève à un militaire pour trois fêtard.es. La plupart ont entre 18 et 30 ans, viennent tout.es pour faire la fête, uniquement la fête. Comment peut-on arriver à un dispositif si démesuré ? Comment peut-on débourser des centaines de milliers d’euros d’argent public pour réprimer une jeunesse qui pense pouvoir enfin exprimer ses talents artistiques et son amour de la fête après plus d’un an de pandémie ?
Alors que le beau temps reprenait ses droits, aux alentours de 16h, des centaines de gendarmes mobiles fondent sur les fêtard.es. Les lacrymogènes fusent pour disperser le public, les forces de l’ordre foncent alors sur les personnes qui ne se sont pas échappées et usent de tout leur arsenal possible, LBD, coups de matraques, coups de poings etc. Alors que le chaos s’installe à nouveau par l’intervention brutale des gendarmes mobiles, ceux là même décident de s’en prendre au matériel des teffeur.euses. Des dizaines d’hommes se mettent alors à défoncer absolument tout ce qu’ils trouvent sur leur passage : enceintes, amplificateurs, tables de mixage, lumières, décorations etc. Des bruits sordides de coups de matraques et de marteaux emplissent le paysage sonore. Des milliers d’euros de matériel, investis par des particuliers dans le but de partager un mode d’expression artistique, sont perdus définitivement en quelques minutes, en toute illégalité. Après ce déchaînement de violence, les forces de l’ordre repartent, comme si rien ne s’était passé.
La folie vengeresse des forces de l’ordre, la volonté par la préfecture de nous montrer comme des gangsters et le désintéressement du gouvernement à notre scène n’a-t-elle donc pas de limite ? Après avoir tué Steve il y a deux ans, après avoir emprisonné Tristan au nouvel an, ils arrachent la main d’un fêtard de 22 ans et détruisent les moyens d’expression artistique de sa jeunesse.

Voici un lien vers un second communiqué, donnant plus de précisions sur les positions défendu par les orgas : « Une main arrachée pour avoir voulu danser » | https://www.facebook.com/1117912911655658/posts/4078968512216735/
Par ailleurs, L.I. apporte son soutien au personnes blessées ainsi qu’au sound system et orgas.

(post de Lille Insurgée)

Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser - Témoignages et décryptages
Les gentils gendarmes à la tv pour relayer la propagande et défendre leurs répressions proto-fascistes

🔴 ATTAQUE SANGUINAIRE D’UNE FREE PARTY : LA GENDARMERIE DÉJÀ SUR LES PLATEAUX TÉLÉ

- Cas d’école de propagande : justifier l’attaque armée d’une fête dans un champ -
Il s’agit d’une véritable guerre psychologique, pensée, organisée, préparée. Alors que la gendarmerie vient de tirer des dizaines de grenades explosives mortelles sur une Free party à Redon, entre Rennes et Nantes, et d’arracher la main d’un jeune, la « porte-parole de la gendarmerie » est déjà sur les plateaux télé. Cela veut dire que le bras armé de l’Etat dispose de professionnels de la communication, prêts à tout moment, en cas de répression gravissime qu’il faudrait « défendre ». Et comme toujours, les forces de répression ont le monopole médiatique
Au lendemain du meurtre de Rémi Fraisse à Sivens en 2014, seules les forces de l’ordre et leurs représentants ont eu la parole dans les médias, pour répandre des mensonges. Pour défendre l’indéfendable. Un jeune écologiste avait eu la moelle épinière arrachée par une arme de guerre, mais on n’entendait que le version des meurtriers ! Même scénario après la mort de Steve : pendant des jours, seule la « version policière ».
Ce matin, à nouveau, un jeune est mutilé à vie, beaucoup d’autres blessés, pour avoir voulu danser. Qui peut accepter que deux ans après la charge mortelle de la fête de la musique, une Free party soit attaquée de nuit à coups de grenades ? Personne.
Médias et gendarmerie déploient donc immédiatement une contre-propagande. On entend que des gendarmes auraient été « blessés », que des « combats » auraient eu lieu. Mais il s’agit de jeunes sans armes venus avec du matériel musical face à des agents entraînés, armés et protégés !
Il s’agit, lorsque les forces de l’ordre sont coupables d’actes indéfendables, d’une guerre de vitesse. La vérité importe peu. En 2014, les gendarmes insinuaient que Rémi avait été tué par une « bombe artisanale » dans son sac. En 2019 que Steve était tombé tout seul dans la Loire. Aujourd’hui tout le monde sait que c’est faux. Que l’Etat a menti. Mais à chaque fois il faut gagner du temps. Étouffer le réel. Anesthésier la colère légitime.

🔉GENDARMERIE : SACCAGE EN BANDE ORGANISÉE

Ce samedi à Redon, après avoir tiré des dizaines de grenades lacrymogènes et explosives sur des jeunes venus danser dans un champ, et après avoir mutilé à tout jamais un jeune de 22 ans, les forces de l’ordre ont méthodiquement saccagé le matériel sonore amené sur place.
Un destruction rageuse, parfaitement illégale, d’enceintes, de platines, de barnums. De véritables soudards ivres de violence.

Qui sont les casseurs ? Où sont les association de malfaiteurs. Qui commet des destructions avec armes en bande organisée ?

(deux posts de Nantes Révoltée)

Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser - Témoignages et décryptages
Des colonnes militaires montent au front ...pour mutiler des jeunes danseurs et détruire des platines

La guerre militaire contre la musique

Nous sommes en guerre.
Contre la jeunesse. Contre la musique.

#Redon #raveparty #freeparty #Nantes #ViolencesPolicieres #steve

REDON
Gaz lacrymogène utilisé sur des teufeurs à genoux face aux gendarmes.

(posts de Cerveaux non disponibles)

Soirée techno sanglante à Redon : défête de la musique sous le régime violent de la République française

- Soirée techno sanglante à Redon : défête de la musique sous le régime violent de la République française

Jusqu’à présent, c’était les régimes islamistes qui interdisaient la fête et la musique, et qui pratiquaient des mutilations punitives en guise de “justice”. Maintenant, c’est le régime républicain, sous la dictature de La République en Marche, qui tue et mutile sa jeunesse quand elle fait la fête. En effet, le 20 juin 2021 à Redon, lors d’un week-end de fête de la musique, des centaines de CRS ont brutalisé à coups de grenades lacrymogènes et de grenades militaires explosives (GM2L) des jeunes venus écouter de la musique et commémorer la mort de Steve Maia Maiço, un jeune teufeur tué par la police il y a un an. Il y a eu de nombreux blessés à Redon, dont certains graves (au moins une main arrachée) laissés sans soin, et le matériel musical a été violemment détruit par la police (ce qui est illégal, s’agissant de propriété privée).

C’est le genre de soirée que j’affectionne, et j’ai fréquemment participé à ce genre d’événement artistique, en tant que musicien ou comme simple spectateur. Je me sens donc particulièrement concerné, et scandalisé. J’exprime ici ma solidarité totale et entière avec les personnes et les sound systems victimes de ces exactions policières indignes d’une démocratie. J’en profite pour dire que ces rassemblements festifs sont loin de ne concerner que des “jeunes”, puisque des vieux crabes dans mon genre s’y impliquent fréquemment. Et j’en profite également pour signaler que la sociologie de ces événements est très diversifiée : des universitaires, des cadres et des artistes y côtoient des ouvrier.es, des employé.es ou des chômeur.es. Cela signifie que les solidarités qui s’exercent à l’égard des sound systems sont également diversifiées. C’est toute la France qui est violentée quand un sound system est détruit ou quand un teufeur perd sa main. Et c’est toute la France, celle qui vit, agit et crée, et pas seulement celle – inutile et laide – des politiciens réactionnaires ou des éditocrates paresseux et condescendants, qui peut témoigner en faveur de ces pratiques festives.

Dans quel monde vivons nous, si en pleine fête de la musique, alors que l’on sort d’une période terrible de confinement, un gouvernement ne cesse de violenter sa jeunesse et les artistes sans aucune raison autre que le plaisir sadique de la violence à l’égard de tout ce qui ne rentre pas dans sa grille de lecture réactionnaire du monde ? Nous ne sommes pas en Iran sous le régime des mollahs, non, nous sommes dans la France de 2021 sous le régime de la République En Marche, et une violence policière structurelle, disproportionnée et illégale, s’abat sans cesse sur la jeunesse, sur les artistes, sur les personnes racisées, sur les pauvres et les précaires.

J’invite chaque artiste musicien.ne à boycotter la (dé)fête de la musique, et à prendre position fermement contre ces exactions inacceptables.
(...)

🛑ON VIENT DE COMPRENDRE : LEUR PROBLÈME, C’EST LA VIE❤️

Via Désarmons-les
#Freeparty pour la fête de la #musique à Nantes en 2019, #Steve Maia Caniço est poussé dans l’eau avec une dizaine d’autres personnes et y meurt noyé.
Freeparty de nouvel an à #Lieuron, les organisateurs sont poursuivis pour organisation illicite d’une #manifestation et mise en danger de la vie d’autrui, risquant jusqu’à 10 ans de prison.
Freeparty en hommage à Steve à #Redon, une main est arrachée par une #grenade à effet de souffle (GM2L ou fond de stock GLI F4 ?), des dizaines de personnes sont blessées et les #gendarmes démolissent à coups de pieds de biche l’ensemble du matériel de sonorisation.
Dans la foulée, une farandole de cerveaux déliquescents zemmourisés inondent les réseaux sociaux pour saluer cette main arrachée en invoquant la loi et le code (quel article du code pénal punit de mort et de mutilation ?), s’abaissant bien volontairement au niveau de déchéance morale des romains antiques qui allaient assister aux jeux de gladiateurs pour voir des esclaves se couper la tête et les mains à coups d’épée.
Dans le même temps, quelque part loin du peuple, une notoire raclure de fond de bidet raconte sur CNews que le rock est une histoire de défoulement masculin post guerre mondiale, mais quand même un peu gay et féminisé, tandis que le rap est un truc de noirs islamisés...
Aussitôt, vient une série de questions :
Comment peut-on encore trouver logique et justifié d’arracher des vies et des mains juste pour des pas de danse interdits ?
Quel est le sens de cette répression féroce et acharnée contre des gens qui ne font que danser ?
C’est quoi leur problème avec la musique et la liberté à tous ces bas-du-front qui hantent les bancs du pouvoir, les plateaux de télé et les réseaux sociaux ?
Une seule réponse nous vient, et qui donne des maux de tête : le monde n’a pas tant changé depuis 1933.
C’est dur à admettre, mais en fait ils veulent du sang. Ils n’ont rien à envier à ceux qui organisent ou assistent ailleurs à des exécutions publiques. Les pogroms, ce seront eux.

J’ai la rage. Et combien sommes nous d’enragés ?

Ah non, ca ne suffit pas de mutiler des jeunes innocents, il fallait aussi casser le matos de la sono, au mépris de la loi.

Cette haine de la population, cette non justice érigée en norme protectrice de la corruption, c’est insupportable.

Une haine officielle, une absence de justice, qui rendent fou. Quoi de plus pratique pour ensuite accuser les justes d’ « enragés » et les punir.

Ce qu’est devenu mon pays aux mains de cette clique inculte et malfaisante me fait gerber.

Il y a deux ans, nous étions une poignée à hurler dans le vide médiatique « où est Steve ? » quand les bourgeois hypocrites qui gouvernent, faisaient semblant de ne pas savoir !

Aujourd’hui à Redon, la violence « autorisée » s’est de nouveau déchaînée sur les innocents, avec le plaisir des cerbères en armures, sourire carnassier aux lèvres, punissant les jeunes effrontés.

Ce n’est plus la police, ce n’est plus la République, arrêtons de faire semblant d’y croire, même si tout va bien dans les dîners privés, aux terrasses des cafés des beaux quartiers.

Il n’aura fallu que 4 petites années et une équipe de décérébrés vendus aux lobbies pour enterrer l’idée même du pays des libertés, pour soumettre tout un peuple, sans peine.
N’y a-t-il donc rien pour arrêter cette descente aux enfers ?
J’ai la rage. Et combien sommes nous d’enragés ?

(post de Alexis Poulin )

Des bandes armées détruisent du matériel en réunion

Nouvelles images de la "neutralisation" du matériel musical par la gendarmerie lors de la Free party hommage à Steve, mort il y a deux ans suite à une charge policière...

Mais les sauvages, ce sont les jeunes ?

(post et vidéo sur Cerveaux non disponibles

TE DE LA MUSIQUE : UNE RAVE PARTY ORGANISÉE À L’ÉLYSÉE

- Macron veut « rendre hommage à la musique électronique » après avoir mutilé à vie un homme de 22 ans -

Non ce n’est pas une blague. Après avoir gazé, matraqué et tiré sur des centaines de jeunes venus danser dans un champ à Redon. Après avoir écrase, broyé et déchiqueté les os et les chairs d’une foule venue écouter de la musique électronique. Après avoir le 21 juin 2019 à Nantes fait chuter une quinzaine de personnes dans la Loire le soir de la fête de la musique à Nantes. Après avoir noyé Steve Maïa Caniço, le pouvoir organise une rave party au cœur de L’Élysée ce soir.

Pour « rendre hommage aux musiques électroniques », Macron invite les DJ Jean-Michel Jarre et Cerrone. Sur France Info, l’un des DJ invités au palais présidentiel explique : « Je suis heureux que le locataire de l’Élysée nous convie à faire du bruit dans sa cour et de célébrer ainsi les musiques électroniques qui ont spécialement souffert pendant cette période. »

Ceux-là même qui ordonnaient aux gendarmes la destruction du matériel sonore et envoyaient des dizaines de grenades explosives sur des fêtards « célèbrent l’électro ». C’est un crachat à la figure de tout le mouvement free que lance le président. Et les artistes qui participent à cette mascarade, à cet exercice de propagande se mettent au service du capital et d’un pouvoir autoritaire. Un gouvernement qui récupère cette culture underground et libre au point de la vider de tout son contenu subversif pour en faire un objet commercial.

L’indécence et l’arrogance du pouvoir, c’est ça. C’est organiser une « Rave Party » alors qu’un jeune de 22 ans est à l’hôpital avec une main en moins pour avoir fait la fête hors de vos cadres, vos normes et votre obsession du contrôle.

(post de Nantes Révoltée)

🔕FÊTE DE LA MUSIQUE 🔕

Communiqué de Casual Gabberz

Le 21 juin 2019 disparaissait Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, noyé dans la Loire à Nantes après une violente charge de police sur le quai Wilson où se tenait un rassemblement festif et gratuit. Deux ans plus tard, l’enquête vient seulement d’établir que Steve était tombé à l’eau dans le même temps que l’intervention des forces de l’ordre.

Après un an de restrictions de libertés, de stigmatisation exacerbée de la jeunesse et de la fête libre et gratuite, la rave party du Nouvel An de Lieuron fut le point d’orgue de la politique de répression orchestrée par le gouvernement. 9 personnes mises en examen, pour certaines avec 16 qualifications pénales, 18 jours de détention et désormais sous contrôle judiciaire.
Ce week-end à Redon lors d’une free party organisée en hommage à Steve, un jeune homme a eu la main arrachée par une grenade de type GM2L, arme de catégorie 2 classée comme “matériel de guerre”, contenant 43g d’Hexocire. Un journaliste indépendant à reçu un tir délibéré de LBD dans le bras. Le matériel sonore a été détruit sur place par les gendarmes à coup de haches et de pioches. Des centaines de gendarmes mobilisés et une opération de communication nauséabonde sur les réseaux sociaux, voilà à quoi la fête de la musique, libre et populaire, en est réduite cette année.

Pendant ce temps-là...
L’Elysée a décidé d’inviter ce soir des artistes à se produire au Palais.
Dans ce qui nous apparaît comme le plus grand des cynisme, c’est la musique électronique qui sera mise à “l’honneur” cette année. Nous appelons donc solennellement, au nom des valeurs défendues par notre condition d’artiste, de label indépendant et plus largement dans le respect de la mémoire des victimes de la politique répressive du gouvernement d’Emmanuel Macron, les artistes invités ce soir à ne pas se produire et ne pas faire résonner leur musique au coeur du pouvoir.

Jean-Michel Jarre - CERRONE - NSDOS - IRENE DRESEL - Crystal Murray - ڭليثرGlitter٥٥
Refusez la récupération de votre art, ne tombez pas dans les manœuvres de communication qui portent atteintes aux valeurs portées par l’héritage d’une musique qui aura été un symbole d’entraide, de débrouillardise, de solidarité, d’indépendance & d’amour sincère.

Peuple de France & d’Ailleurs :
Ce gouvernement meurtrier ne mérite pas vos danses.

CG

P.-S.

Sous l’Etat français et ses gouvernements, même la fête ne doit pas être libre, la vie doit être gérée technocratiquement et militairement par l’Etat et le Capital, la vie doit être rentable, une marchandise comme une autre dans le marché mondialisé voué à se digitaliser pour le profit des déjà riches et en ravageant ce qui reste de planète vivante.
Si l’existence même du capitalisme ne détruisait pas le vivant automatiquement, le capitalisme détruirait volontairement le vivant pour ouvrir à la place de nouveaux marchés indispensables à la valorisation du capital.

Ces répressions révèlent ce qu’est en réalité cette république, ce que sont toujours l’Etat, la police et les gouvernements, une machine à soumettre afin de perdurer, une machine de guerre au service des riches et des puissants, une machine de mort au service du capitalisme.

Et si partout dans toutes les fêtes de la musique, on s’exprimait « bruyamment » ?

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Redon : une grenade policière arrache la main d'un jeune qui voulait (...)

3 Messages

  • Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser - Témoignages et décryptages Le 21 juin à 16:52, par michel galy

    Salut à toi , donc
    malheureux danseur téméraire ;
    désormais manchot royal.
    L’âme de Steeve
    déborde des limbes humides
    pour te serrer une paluche fantôme.
    Les poissons de Nantes
    l’avaient annoncé :
    on ne peux plus danser.

    Répondre à ce message

  • Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser Le 19 juin à 19:31, par Tinchant Dan

    Dégouté de cette répression. Plus aucune liberté en France. Les jeunes n’ont même plus le droit de faire la fête, c’est une honte. Où est la liberté dans la soit disant devise française !? 😡😠😡 Et ne parlons pas non plus de l’égalité (heureusement encore un peu de fraterni
    té entre les gens du bas étage comme je me considère)

    Répondre à ce message

  • Redon : une grenade policière arrache la main d’un jeune qui voulait danser Le 19 juin à 12:20, par Heska

    Des jeunes se réunissent en hommage à Steve, précipité dans la Loire, et il faut maintenant ajouter à la liste des victimes le jeune homme à la main arrachée. Ca me fout en colère ! Les teufeurs auraient mieux fait de s’acheter un billet pour la demi-finale de Roland-Garros ou se payer un clandé dans le XVe pour 200 balles le repas.

    Quand le fils de Sarkozy s’était fait voler son scooter, il avait fallu moins d’une heure pour produire cette analyse et arrêter le dit « coupable ». dit l’article. Je me rappelle que en Belgique dans les années 80, alors même que les petites Julie et Mélissa, enlevées par Dutroux, étaient introuvables, Anthony, 10 ans a été kidnappé. Les ravisseurs demandaient aux parents, de riches industriels du textile, une rançon de 250 millions de francs belges (soit aujourd’hui entre 10 et 15 millions d’euros). Alors le gouvernement belge mit sur pied la grande opération de police de l’histoire de la Belgique : 5.000 enquêteurs et membres des forces de l’ordre (pour 10 millions d’habitants !!!) se mirent en chasse. 24 heures plus tard, Anthony était chez lui, sain et sauf. Le destin de Julie et Mélissa, puis d’Ann et Eefje, filles de prolos, fut lui abandonné à une poignée d’incompétents, qui mirent des années à retrouver le coupable.

    Société de classes, justice de classes, oppression de classes ! Tout gouvernant ne mérite que le feu de la révolte contre le mépris qu’ils témoigne pour ceux-là même qu’il met, par la loi et la contrainte, à la disposition des patrons pour engraisser les possédants et les financiers.

    Répondre à ce message

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