Que veulent les « puissants » de ce monde pour l’après pandémie ?

mardi 7 avril 2020, par collignon gilles.

Que veulent les "importants" de ce monde pour l’après pandémie ?

Rien ! Surtout ne rien changer, tout refaire de la même façon. Bruno Lemaire s’interroge : " Comment fait-on pour redémarrer notre au lendemain de cette crise ? " Sa recette, très simple, il faut que l’économie redémarre très vite, très fort, les mesures que nous prenons actuellement et celles que nous prendrons demain vont toutes dans ce sens. Dès la sortie de la crise sanitaire, l’économie devra rebondir avec un plan de relance jamais égalé !

Redémarrer, relancer, rebondir … Mais pour aller où ? Vers où amener le pays ? Retendre les lacets du trampoline ou les détendre ? Repartir dans la même direction, celle qui nous a amené là où nous en sommes ? Cette question n’est pas posée, comme si la réponse était évidente. Aller vers un mieux vivre pour tous les hommes ? Vers une société solidaire et de partage ? Mettre la machine au service de la lutte contre le réchauffement climatique ou continuer vers la destruction et le chaos ?… Questions iconoclastes... ne pas les poser c’est un peu y répondre "On fera tout comme avant !" Les médias serviles nous martèlent à longueur d’ondes : "c’est un choc violent ... il faudra des efforts pour se remettre à niveau et regagner tous ces points de PIB perdus... les centaines de milliards empruntés pour ce fameux rebond... il faudra les payer, ... le peuple devra faire des sacrifices dans la douleur ! Le "sang et les larmes" nommés par J.L. Mélenchon dès 2017 ! Ce discours "rassurant" que l’on entend depuis 40 ans, c’est le "ronron" bien huilé de nos dirigeants ! Çà ne fonctionne pas, mais au moins, on ne sort pas des sentiers battus...

N’y aurait-il pas une autre voie ? Parce que il n’est pas du tout évident qu’il faille se remettre à niveau… la société d’avant la crise était elle viable, juste ? L’économie avec ses gourous ne nous emmenait-elle pas vers l’abîme, le gouffre, la fin ? Les postulats des puissants de ce monde sont : ne rien changer, les profits doivent toujours augmenter, pour faire ruisseler la richesse vers le bas... sous entendu : les pauvres doivent rester à leur place, la terre et les "gueux" sont des variables d’ajustement de l’économie. Ils assènent leurs certitudes, comme une antienne, relayée par les médias zélés, qui leur appartiennent, pour qu’on ne songe même plus à d’autres solutions pour une société, où le bonheur de chacun et de tous devrait être le seul but à atteindre. Tant qu’à en baver, on pourrait retrouver du sens, une ligne, qui fasse que notre économie nous prépare aux prochains cataclysmes.

Car les gens de rien le savent, ils ne pourront pas s’abriter du prochain chaos, eux qui sont toujours en première ligne sachant que le pire est devant nous : tous les scientifiques sérieux le disent : inondations, canicules, tornades, recrudescence du nombre d’insectes ravageurs, désertifications, disparition des terres ... La planète souffre, il faut la soigner et y consacrer tous les moyens… Les grands, les puissants, les dirigeants, les milliardaires, les gros actionnaires … s’en moquent, ils ont le sentiment de pouvoir toujours s’en sortir en allant vivre dans des zones protégées ! Certains autres pensent que l’isolement, l’autonomie, la réponse individuelle à la crise (une chèvre, un coq, une poule, un potager...) leur permettra de survivre. Peut être... mais survivalistes ou nantis, ils leur faudra aussi envisager l’auto défense, s’armer pour défendre leurs ressources, et l’histoire recommencera… comme avant : Les guerres, les milices de défense, les murailles, les barrières....

Les Insoumis défendent une autre vision : la solidarité, le partage et l’entraide... Voilà les valeurs cardinales sur lesquelles fonder notre réponse. Dès à présent, l’intérêt général humain doit prévaloir sur tous les intérêts particuliers. Le salut commun doit l’emporter sur la loi du marché sans attendre le « monde d’après » que nous promettent une nouvelle fois les responsables du désastre du monde « de maintenant ».Le modèle néolibéral, déployé sans limites dans tous les domaines de la vie en société depuis plusieurs décennies, a détruit les services publics en préférant partout la loi du marché, il a créé une culture de l’égoïsme, de l’indifférence à la souffrance des êtres humains, des animaux et de la nature. Il a créé le chaos et tout cela nous place aujourd’hui en situation de fragilité.

Par exemple, en 2018, pour augmenter les profits du groupe, Honeywell a délocalisé, l’usine bretonne qui fabriquait 200 000 masques respiratoires jetables par an, depuis 44 ans. Aujourd’hui les masques nous manquent et nous dépendons d’une production étrangère... de même pour les médicaments : Il y a 30 ans, 80% des médicaments étaient produits en Europe, aujourd’hui seulement 20%, la plupart venant d’Asie (Inde et Chine). Les mesures d’urgence prises par le gouvernement traduisent ses priorités. Il n’a que faire de la crise sanitaire. Son unique objectif : éviter une déroute économique et une crise financière : 300 milliards de garantie d’État pour les multinationales et les banques, 1 milliard de fonds de solidarité pour les PME... mais pas d’argent « magique » pour le chômage partiel à 100% pour tous...encore moins pour les masques et les dépistages massifs recommandés par l’OMS ! Pour ceux qui se battent en première ligne, le gouvernement a déjà décidé, par ordonnances, la possibilité du travail le dimanche, de la semaine à 60h et des congés payés imposés pendant le confinement.

Alors, après cette crise, il nous faudra repenser collectivement les fondements de la vie commune : l’utilité sociale du travail, le sens de nos existences autrement qu’au travers du cercle vicieux éternel, celui du produire-plus-pour-consommer-plus-pour-produire-plus-pour… Le Coronavirus n’est pas une crise inattendue. Elle n’est que la répétition générale de l’effondrement qui vient : le capitalisme est à l’origine de la crise écologique, il a créé les conditions de sa propre destruction, de l’émergence du virus et de son incapacité à faire face. A travers la gestion de la crise, on réalise que le système néolibéral en place feint de renier ses propres fondements pour survivre tout en posant les jalons de l’après : une continuité toujours plus « libérale » pour les puissants, mais autoritaire pour les peuples.

Nous, les Insoumis, nous battons pour un état souverain qui défendra les services publics et les biens communs dans une économie relocalisée et solidaire. C’est le seul chemin viable. Nous affirmons que le monde d’après se planifie dès aujourd’hui : la bifurcation écologique est commencée...A nous de savoir la prendre !

Le Groupe de La France Insoumise de Crest-Chabeuil-Saoû


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