Mieux que la grève générale, la grève définitive !

Faire la grève, oui, mais pour toujours

par Les Indiens du Futur.
Mis à jour le mardi 19 novembre 2019

- Écologie radicale et grève éternelle – Réponse à la Gauche anticapitaliste

Extraits :

En ce qui concerne la grève, les auteurs de l’article expliquent que « La manière la plus directe de désobéir est de perturber l’ordre établi, c’est de paralyser l’activité là où on attend de nous de faire tourner la machine : par la grève ». Si elle a bien permis des avancées sociales majeures à travers l’histoire, comme en 68 où le SMIG (ancêtre du smic) fût augmenté de 35%, la seule grève ne nous permettra pourtant pas de régénérer le capital naturel (expression barbare pour désigner l’ensemble des êtres vivants, et qui disparaissent massivement) de 35%. C’est un outil efficace pour des démonstrations de masse et des enjeux de court-terme, où les quelques victoires peuvent être plus ou moins facilement obtenues, avec plus ou moins de persévérance. Mais les enjeux de la fin du monde demanderont davantage que les outils de la fin du mois.

Si les deux luttes sont liées, de par la causalité du système capitaliste industriel, les outils à employer ne sont pas forcément similaires. Pour le climat par exemple, ce qu’ont permis les mobilisations de la jeunesse -auxquelles j’ai par ailleurs participé avec Génération Climat-, c’est une conscience collective de l’urgence de la situation. C’est une conscience de notre force collective à vouloir changer les choses également. Mais la victoire ne sera pas obtenue par la grève ponctuelle, même générale. C’est une forme d’action légitime, mais trop symbolique. Elle permet parfois aux travailleurs de gagner quelques sous en plus chaque mois, mais elle ne permettra pas de freiner le réchauffement climatique. A l’image des luddites qui, à l’aube de la révolution industrielle en Angleterre, détruisaient les machines qu’on leur imposait au travail, les ouvriers ne sont pas exclus de facto d’une lutte plus offensive contre le système industriel. Le démantèlement de la société industrielle passera par des offensives plus risquées, et une première étape vers cet engrenage de conflictualité est ce qu’on pourrait appeler la grève éternelle. La grève, oui, mais pour toujours : car nous ne pouvons pas reprendre nos activités après un jour de mise à l’arrêt. La grève s’arrêtera quand nous aurons gagné. Quand la machine aura été entravée dans son action destructrice. Et quand nous aurons gagné, la grève continuera, car nous aurons défait les chaînes du travail salarié qui nous empêchait de vraiment apprécier notre vie et la beauté du monde, et nous rendait complice de sa destruction.

- Article en entier sur : Écologie radicale et grève éternelle – Réponse à la Gauche anticapitaliste

Mieux que la grève générale, la grève définitive ! Bloquons la civilisation industrielle

Notes
Qu’on soit gilet jaune, écologiste ou étudiant.e, on n’échappera pas à une réflexion critique sur les questions du travail, du salariat, de l’économie.
Si on veut en finir avec la précarité, la destruction de nos moyens d’existence, la destruction du climat et du vivant, il nous faudra remettre en cause en effet la civilisation industrielle, ses structures et ses dogmes (technique, progrès, compétition, mépris des non-humains...).

Le système en place, dans sa folie meurtrière, est parfaitement cohérent, interdépendant, robuste, résilient, totalitaire et décidé à ne pas changer en utilisant la force et tous les autres moyens à sa disposition. La contestation se doit donc d’être globale et radicale, et décidée à tout changer, car tout se tient.
Le réformisme et les miettes sont encore plus inadaptés, insuffisants et suicidaires qu’auparavant.
On ne veut pas des miettes, on veut démanteler la boulangerie, la simplifier, et l’autogérer autrement.
On ne veut pas des réformes du capitalisme ou d’autres gouvernements, on veut décider directement des choix politiques, on veut décider de ce qui se produit, où, comment, pour quoi, par qui, avec quoi, dans une optique écologique, sociale, populaire et solidaire.
Le seul « patron » possible est celui qui n’est qu’un délégué temporaire et révocable et qui n’a pas la propriété des moyens de production.
On ne veut pas des petites parcelles de pouvoir économique ou politique vaguement participatives ou consultatives, on veut partager le pouvoir et le détruire, et s’organiser pour empêcher tout retour du Pouvoir et des oligarchies bourgeoises.


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