Lettre ouverte à M. Hervé Mariton

Réaction à l’édito du Lien de juillet 2022

vendredi 12 août 2022, par vicrest.

Au sujet de votre édito paru dans le Lien n°3 de juillet 2022

M. Mariton, je ne vous remercie pas : j’ai failli m’étouffer à deux reprises en lisant votre édito du Lien de juillet 2022 pendant mon petit déjeuner. Et ce n’était pas de rire.

Je dois vous avouer que j’ai trouvé le début plutôt sympathique : le changement climatique, le niveau des élèves. Arrive alors la défense de la liberté : c’est là que ma biscotte est mal passée connaissant votre ardeur à lutter il y a quelques années contre la liberté de certains de nos concitoyens à s’unir en mairie... Une fois la biscotte avalée, je me suis dis « Tiens il a peut-être changé d’avis. En fait, il est plutôt cool Hervé et il a dû s’habituer ». Bon, ça a recommencé à se gâter à partir du mot « idéologue », et lorsque vous nous annoncez qu’un groupuscule de fanatiques prolifère littéralement à tous les étages de la société dont tous les pans seraient infestés (là, le croissant est resté bloqué entre œsophage et trachée). J’ai tout de suite été soulagé en lisant entre les lignes et en en arrivant à la conclusion que vous parliez des méchants écolos-qui-veulent-sauver-la-planète-ET-éliminer-les-humains. Étant rassuré, le croissant a poursuivi sa route.

Personnellement, je ne connais pas les personnes fanatiques dont vous parlez, qui voudraient attenter à la liberté humaine pour le « plaisir » (car elles en « rêvent ») : peut-être celles que notre Luc Ferry national se délecte à appeler les « Khmers verts » ou encore les « Ayatollahs de l’écologie » pour les discréditer ? Mais peut-être suis-je moi-même sans le savoir l’un de ces fanatiques, prêt à tuer de sang froid mes semblables ? Si c’est le cas, je voudrais juste corriger : les méchants écolos ne veulent pas seulement sauver la planète comme vous le dîtes, mais aussi ses habitants, dont l’homme fait partie (sans toutefois « revenir au temps des grottes ou des bougies », caricature immanquablement dégainée par les ultra-libéraux-technophiles-qui-veulent-continuer-à-s’en-mettre-plein-les-poches, les Ayatollahs de l’ultralibéralisme et qui, eux, sont bien prêts à et près de tuer leurs semblables). Ces méchants écolos pervers sont plutôt remplis d’empathie pour les êtres vivants en général, et voudraient juste laisser les choses vivables pour les générations à venir, ce qui, vous l’admettrez si vous êtes bien informé, est déjà très compromis. Votre idéologie est manifestement celle de Luc F. sus-cité, thuriféraire de l’ultra-libéralisme, qui ne voit en la nature aucune valeur intrinsèque. Je vous cite : « Que nous vaut la planète sans les hommes ? ». Au-delà de cette question qui n’a pas de sens (si l’homme n’est plus, la planète ne peut plus rien valoir à nos yeux que nous n’avons plus), c’est bien cette idéologie, qui infeste tous les pans de la société, qui nous conduit droit dans le mur à vitesse grand V. Je préfère nettement le début de votre phrase : « Il n’y a pas d’hommes sans planète ».

Bon, soulignons quand même que je souscris complètement à l’idée que les règles sont indispensables à la stabilité des sociétés, en particulier en luttant contre l’égoïsme (inné ou acquis, c’est un autre débat) des êtres humains et tout en maintenant pour chacun la plus grande liberté possible (liberté qui, comme vous le dîtes, est une valeur première, mais ne peut exister sans règles). Or qui dit règles, dit contraintes et droits. C’est justement là que nos visions divergent. Je suis certainement ringard, mais j’en suis resté au B.A.B.A : « Ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui ». Apparemment, pas vous. Sans vouloir paraître condescendant, c’est pour cette raison que les cigarettes sont désormais interdites dans les espaces publics, et que ces mêmes cigarettes sont désormais taxées, que la vitesse est limitée sur les routes, qu’il existe un délit de tapage nocturne, et qu’il est interdit de jeter ses détritus dans la nature. Je pense que la grande majorité des gens ne s’offusque pas de ces règles, qu’on peut toujours (comme toute interdiction) qualifier de liberticides. Tiens, à propos de détritus : qui aimerait retrouver des déchets devant son pas-de-porte ? Ni vous (j’imagine), ni moi (j’en suis sûr). Le CO2 en est un aussi. C’est pour cela que des lois, et donc ici des contraintes limitant les émissions de CO2, ne sont pas aberrantes pour le bien commun et pour les générations futures. Cela s’appelle la solidarité inter-générationnelle. Cela peut passer par (horreur !) : la taxation des gros véhicules (SUV) (voire leur interdiction si l’on n’était pas hypocrite), mais aussi la limitation des vols aériens (tant que l’avion vert n’aura pas été inventé, ce qui arrivera sûrement quand les poules auront des dents), le développement du train, les économies d’énergie, une réduction de la consommation, et j’en passe et des meilleures... J’espère que vous ne vous serez pas étouffé en lisant cette liste. Apparemment, je vous accorde que beaucoup de nos concitoyens semblent malheureusement privilégier leur mort ou celle de leurs descendants par dessèchement ou cuisson dans un avenir pas si lointain, plutôt qu’à renoncer maintenant au plaisir et au prestige de conduire leur SUV ou à leur voyage de 10 jours en Australie pour y faire des selfies devant le dernier aborigène vivant, avant de les envoyer à tous leurs « amis » sur Facebook. Certes il faut d’abord rechercher l’adhésion de la population aux contraintes avant qu’elles soient mises en œuvre, mais ce n’est pas avec des discours tel que le vôtre que nous pourrons y arriver.

Bref, la considération du bien commun et la vision d’un futur viable implique de facto l’adoption de contraintes que vous nous dites abhorrer, mais qui sont justifiées par la liberté de chacun de pouvoir vivre correctement, ce qui me semble être un droit fondamental de tout être humain, non seulement maintenant, mais aussi dans les décennies et siècles à venir. Bref, votre vision est populiste au sens strict du terme : faire plaisir au peuple, le bercer de douces illusions en le laissant croire qu’il pourra continuer sans limite à vivre comme il le fait actuellement.

Ah, j’oubliais, j’ai trouvé très juste de souligner la baisse du niveau scolaire des élèves. Des cours de rattrapage seraient bien nécessaires, tout comme des cours à l’attention de nos édiles et des citoyens sur le devenir prévisible de la planète si nous poursuivons sur le même chemin. Car, à moins d’avoir des pulsions autodestructrices, c’est lorsqu’on sait vraiment ce qui vient que l’on est prêt à revoir ses exigences et à accepter que, non, décidément non, on ne peut pas tout se permettre sur notre planète.

Bien à vous,

Voir en ligne : Lien juillet 2022


Forum de l’article

  • Lettre ouverte à M. Hervé Mariton Le 15 août à 12:44, par simon

    Presque rien à rajouter au commentaire de Sandrine, et d’accord pour voir se constituer ( avec possibilité de poursuites judiciaires face aux responsables) un futur délit d e « crime génocidaire »... - type tribunal RUSSEL en plus efficace, vœu pieu sûrement.
    A longueur de Ricochet nous espérons peser sur l’avenir du monde , alors que depuis plus de 25 ans nous n’avons même pas été fichus de nous débarrasser d’un maire malfaisant, entouré d’une bande de dévots sous influence et qui aura réussi à tuer tout ce qui vit et qui vibrait de vitalité et d’avenir à Crest. L’utilisation sans scrupules de « Le lien » n’est qu’un de ces multiples stratagèmes - voir l’entre deux tours des dernières municipales- utilisés aux frais des finances communales ( ou de sa réserve parlementaire pour constituer une clientèle) pour assoir et consolider l’ appropriation des pouvoirs politiques, idéologiques et même moraux de l’autocrate psychorigide et mortifère qui nous fait souffrir depuis tant d’années. Imbu de sa toute puissance , on l’a même vu s’octroyer un rôle ridicule de garde champêtre allant jusqu’à poursuivre personnellement dans la rue des réfractaires aux masques et même des personnes dont les hauts-parleurs portatifs étaient trop bruyants à son goût ; ces détails en disent long sur la bassesse de la personnalité arrogante, fermée , univoque et psychorigide des (apprentis) dictateurs.
    Oui, il nous faudra nous organiser pour demander des comptes à Mariton le funeste.
    Que n’existe t il à Crest un Zola détaillant par le menu ’La conquête de Plassans" par le même type de méthodes manouvrieres et malhonnêtes !
    A nos dossiers et archives.

    Répondre à ce message

    • Lettre ouverte à M. Hervé Mariton Le 15 août à 17:31, par Sandrine

      Je me suis probablement très mal exprimée. Faire de M. Mariton l’alpha et l’omega des maux crestois ne mène à rien en ce sens que cet élu n’est que le représentant d’un système funeste - l’élection au suffrage universel direct du législateur et du maître de tous et toutes, le président de la République, ainsi que le système des partis - mécanique qui colore funestement la caricature de démocratie qui est la nôtre. Rappelons encore que les El Hassad père et fils, Hitler, Poutine, tant d’autres ont été élus au suffrage universel. Il apparaît normal, sinon acceptable, que dans un tel contexte, où la superstructure se maintient malgré le poids quasi majoritaire du refus éclairé de participation - il apparait normal que M. Mariton reste collé à son siège. Les présidents des républiques bananières ne sont-ils pas régulièrement réélus. Aucun rapport avec la démocratie !

      Voyez même qu’au niveau départemental, la tête locale tombe exactement dans la description que j’ai faite de ces personnalités n’existant qu’au travers de leur statut, plus fragile encore quand ce statut devient héréditaire et constitue quasi leur seule réalisation. Inutile donc de faire une fixation sur H. Mariton, qui n’est que la queue de la comète. Quant à l’appel à constituer un Droit de l’éco-génocide, je ne suis qu’une des voix parmi de nombreuses à défendre l’idée. Mme Marie Pochon, nouvelle députée de la 3e circonscription de la Drôme, s’est fait connaître en gagnant un procès contre l’Etat pour inaction climatique. Le Droit évolue : reste le verrou législatif, qui tombe très exactement - les exceptions ne faisant pas une règle - dans la paralysie démocratique qui amène aux commandes les plus ineptes de nos contemporains. Pour exemplifier, M. Mariton est en train de faire de Crest une ville de retraités. Les retraités votent bien. Mais ne font pas l’avenir. Crest : en arrière toute ! Si l’assemblée régionale était réellement démocratique - seul le tirage au sort l’assurant - alors cette pression teinterait la vie démocratique d’une couleur entièrement différente. M. Mariton n’est qu’un épiphénomène, même si il est vrai, tous les jours marcher avec une épine dans le pied est pénible.

      Répondre à ce message

      • Lettre ouverte à M. Hervé Mariton Le 16 août à 01:28, par simon

        Bien sûr qu’il ne s’agit pas de faire une fixette sur H. Mariton. Mais ses attitudes et comportements caricaturaux. en font, en quelque sorte un cas d’école . Un exemple concret à étudier en politologie , ( revenons au terrain : nous avons sous nos yeux, en raccourci, la démonstration de ce que nous dénonçons au général, et que nous vivons dans notre chair et notre esprit , si on peut oser le dire).
        Depuis plus de 25 ans , nous faisons l’amère expérience d’être ramenés à n’être plus , au lieu de citoyens, que des manants, vassaux, qui devraient se soumettre avec déférence aux volontés du maitre de ces lieux"...
        Lot commun vraisemblable, de la majeure partie de l’humanité, si ce mot peut encore trouver un sens historique. On ( je) éprouve le sentiment que la notion même d’humanisme se dissout subrepticement face à l’évolution désespérante de ce qu’on va appeler :le monde actuel en évolution ultra rapide.

        Répondre à ce message

    • Lettre ouverte à M. Hervé Mariton Le 19 août à 07:59, par Sandrine

      Bonjour Simon,

      Je n’avais pas en tête - tout comme ceux qui défendent l’idée de la création du crime d’éco-génocide (voire la dernière livraison de Reporterre) - un tribunal d’honneur, sans pouvoir, tel que celui qui fut présidé par Russel et Sartre. Mais bien un tribunal de plein droit, à l’échelon national au moins, international si possible, type Tribunal pénal international, en parallèle duquel le droit évoluerait : n’existe-t-il pas un droit international (guerre, commerce, conventions diverses, etc), des institutions internationales, qu’on peut et doit critiquer, qui doivent évoluer, sortir de l’orbite des empires (et non pas simplement changer les dominations, certains semblant penser que progresser, c’est changer de maître), en reconnaissant que leur existence est préférable à leur absence ? La survie de l’espèce doit entrer dans le champ du droit impératif.

      Répondre à ce message

  • Lettre ouverte à M. Hervé Mariton Le 14 août à 15:45, par Sandrine

    S’il y a quelque chose à comprendre à propos de M. Mariton, à l’instar de ceux qui résistent à toute force à la reconnaissance que le monde qu’ils ont depuis l’enfance en tête, dominé par l’homme et sa raison, c’est qu’aucun argument rationnel n’est efficace devant la superstition, la foi. Les sectateurs, idolâtres, salafistes, ne peuvent démordre de leur credo (quitte à arroser leur Crado).

    Démontrer la fausseté de leur idéologie, c’est leur mettre en pleine face l’erreur funeste qu’aura été de A à Z leur vie entière. Contre cette réalisation, ils résisteront à toute force, tout comme Poutine préférera la mort, si possible collective afin que ne subsiste aucune voix dissonante, à l’aveu de l’erreur. Les prémisses entamés de la catastrophe leur rend l’aveu plus difficile encore : il leur faudrait en effet se reconnaître coupables, génocidaires en même temps qu’écocidaires, un poids de culpabilité tellement énorme qu’ils préfèrent garder leurs œillères bien serrées. Face au déni, il faudra construire très bientôt un Droit qui enjoindra aux pouvoirs publics de déférer ces criminels devant la Justice.

    Il faut comprendre encore une chose. Notre système de désignation électif des responsables politiques sélectionne les personnalités les plus tordues, les plus tarées, les plus narcissiques Par incrémentation, d’élection en élection, ce système porte aux premières places les plus caractériels des caractériels, les plus tarés des tarés, les plus faillés des faillés. Pour ce type de personnalité, la carrière se confond avec le symptôme. Statut, titres, responsabilité constitue le syndrôme défensif, le bien public dont ils s’honorent n’étant guère plus que le code d’honneurs des mafieux dont parle Salviano dans Gomorrha. Abattez-le decorum, la personne s’effondre. Voilà pourquoi, avec ces personnalités, le raisonnement rationnel ne sert de rien.

    Voyons par exemple, cette assertion logiquement inepte dans la dernière livraison du canard municipal : « Nous devons et voulons lutter contre le changement climatique. Mais pas au prix des libertés qui font la valeur de nos sociétés. » Assertion inepte car en la renversant, elle revient à assurer que, que la défense des libertés vaut qu’on accepte le dérèglement climatique, même au prix de la destruction de la planète. On est en plein délire toxique !

    Il est vrai que M. Mariton est une brêle philosophique. Ce qui n’excuse en rien une telle déclaration publique, qui pour être publique, la qualifie pour une éventuelle action juridique future au titre du crime d’éco-génocide.

    Brêle philosophique, comme en témoigne encore, lue dans le même bulletin municipal, qu’il faudrait améliorer le niveau mathématique des élèves. Si l’on peut admettre le point de vue, il faut noter que le cadre d’un bref édito aurait dû rétrograder les mathématiques comme secondaires. Toutes les dictatures, communiste, capitalistes, toutes productivistes et anti-démocratiques, aiment les mathématiciens et ce d’autant plus qu’ils ne connaissent que les mathématiques, et sont ignorants des disciplines de la complexité, transversales, générales, autorisant un point de vue perspectif et critique sur le monde et la citoyenneté.

    Dans cette veine technico-despotique, on se réjouit, dans le même numéro du bulletin municipal de l’arrivée de la fibre. A quoi servira la fibre sinon à tayloriser un peu plus l’humain et son travail, mais aussi son entendement, explosé, atomisé, raboté comme le travail humain. Notons à ce point que MM Serret –prof de maths - et Mariton semblent sur ces divers points d’accord, M. Serret (formellement PS) étant selon certains « un obstacle à l’écologie ». Esprit de parti et archaïsme psychologique et politique ne se recoupent pas.

    Plutôt que les mathématiques – M. Mariton, outre une brêle philosophique est aussi sans surprise polytechnicien, corsètement psychologique initial dont nombre d’esprits ne se remettent jamais – plutôt que les mathématiques donc, il serait certainement plus utile d’enseigner aux enfants la maîtrise de leur langue. Car mathématique et expression juste sont intiment liées. Ainsi l’analyse grammaticale est d’emblée une discipline de la logique, logique qui est au fondement des mathématiques. Mais à la différence des mathématiques réductionnistes, aimées des dictatures, les disciplines de la nuance et de la complexité - langue, histoire, sciences sociales, philosophie - élèvent l’esprit citoyen, nourrissent ses capacités critiques. Voilà encore pourquoi les dictatures aiment les ingénieurs, dociles, l’esprit court, incapables de saisir un panorama complexe dans son ensemble.

    Aveuglement fanatique de type religieux, carrière comme syndrome de défense de personnalités tarées, disciplines intellectuelles mettant les esprits sous licol, feront que les négationnistes jamais n’accepteront de reconnaître leur erreur. Dans ce refus se constitue le crime ethno-génocidaire. Refus qui, face aux crimes et au danger imminent, sans Droit prenant la mesure du préjudice total, poussera probablement le corps civil à la légitime défense quand il reprendra ce qu’il a délégué une fois à une sphère politique devenue incapable et irresponsable : le monopole de la violence.

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Partagez la page

- Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets
Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets

Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Drôme infos locales | Articles | Thèmes | Présentation | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre pour la Drôme et ses vallées, journal local de contre-pouvoir à but non-lucratif, média participatif indépendant :
Valence, Romans-sur-Isère, Montélimar, Crest, Saillans, Die, Dieulefit, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft