Les plus riches émettent énormément de CO2, tandis que les plus pauvres subissent en premier les catastrophes climatiques !

Quand est-ce que davantage de personnes vont relever la tête et le poing ? Le verre est à 90% vide

lundi 21 septembre 2020, par Les Indiens du Futur.

Quelques chiffres édifiants, suivis de quelques remarques.

🔴SUICIDE CAPITALISTE : LES 1% LES PLUS RICHES POLLUENT DEUX FOIS PLUS QUE PLUSIEURS MILLIARDS DE PAUVRES

Les espèces vivantes s’éteignent massivement. Le point de non retour est franchi pour les glaces du Groenland. L’Amazonie et les forêts de Sibérie continuent de brûler. C’est tout un monde qui disparaît. Une étude publiée par OXFAM confirme qui sont les responsables de cet écocide qui se déroule sous nos yeux :

➡️Les 1% les plus riches du monde émettent avec leurs entreprises, leurs grosses voitures et leurs avions deux fois plus de CO2 que la moitié la plus pauvre de la population. Autrement dit, environ 63 millions de personnes émettent à eux seuls 2 fois plus de gaz à effet de serre que 3,5 milliards d’habitants pauvres.

➡️Vertigineux non ? Imaginez un train lancé à pleine vitesse vers un précipice. Ce train compte 100 voyageurs, et il est conduit par un individu seul, enfermé dans sa cabine. Cet individu accélère à pleine vitesse vers l’abîme, ce qui va tuer tous les passagers Et personne ne l’en empêche. C’est la situation du monde, en ce moment même.

➡️ Les 10% les plus riches de la population mondiale – environ 630 millions de personnes – sont responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées. Dans ce train, vous aurez donc, derrière le conducteur, un wagon de première classe avec 10 personnes qui s’empiffrent en voyant le précipice se rapprocher.

➡️ Entre1990 et 2015 les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de près de 60%. Pourtant, en 1990, tout le monde connaissait parfaitement le réchauffement climatique, ses causes, ses conséquences, et les scientifiques tiraient la sonnette d’alarme. Non seulement les puissants du monde ne veulent rien changer, mais ils accélèrent le désastre !

➡️Les populations qui souffrent le plus du dérèglement du climat sont les moins responsables de la crise climatique. Autrement dit, des milliards d’humains subissent ou vont subir de plein fouet la montée des eaux et les conséquences de la pollution alors qu’elles n’émettent quasiment pas de gaz à effet de serre.

Les historiens du futur, s’il y en a, seront perplexes en étudiant cette période immensément riche, technologiquement avancée, mais tellement inégalitaire qu’elle a organisé son propre suicide.

- Source : https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/climat-les-1-les-plus-riches-emettent-deux-fois-plus-de-gaz-a-effet-de-serre-que-la-moitie-la-plus-pauvre-de-la-population_4113145.html

(post et visuel de Nantes Révoltée)

Les plus riches émettent énormément de CO2, tandis que les plus pauvres subissent en premier les catastrophes climatiques !

- Voir aussi :

  • Les 1 % les plus riches sont les premiers responsables du changement climatique - Au niveau mondial, les 10 % les plus riches de l’humanité ont été à l’origine de plus de la moitié (52 %) des émissions cumulées entre 1990 et 2015. Et les 1 % les plus riches représentaient à eux seuls plus de 15 % des émissions cumulées pendant cette période, soit plus que les émissions totales cumulées de l’ensemble des citoyen-ne-s de l’Union européenne (UE), et deux fois plus que la moitié la plus pauvre de l’humanité (7 %).
    (...) « la surconsommation d’une minorité aisée alimente la crise climatique, mais ce sont les communautés pauvres et les jeunes générations qui en paient le prix fort.  »

Les plus riches nous pompent l’air

Les plus riches nous pompent l’air, dans tous les sens du terme. Nous seulement ils sont directement responsables, par l’économie capitaliste qu’ils défendent, par leur consommation et leur mode vie, de la plus grande part (proportionnellement à leur nombre) des émissions de CO2, des pollutions, et aussi des destructions de sols, des déforestations, mais en plus ils soutiennent des gouvernements écocidaires et policiers qui empêchent toute transformation conséquente par la force de la répression, par la privatisation, la surveillance, la propagande et des lois iniques. On le voit bien depuis des années en France, et encore plus avec le régime macroniste.

Les plus riches préfèrent défendre quoi qu’il en coûte leurs privilèges, leur argent, leurs pouvoirs et leurs positions sociales. Tant pis si le monde vivant, ses plantes et animaux, doit brûler et les plus pauvres crever.
Ils espèrent survivre dans des zones protégées et bunkérisées ?
Ils oublient que s’ils échappent aux inévitables insurrections dues à leur attitude, ils n’échapperont pas longtemps aux cataclysmes climatiques et écologiques.
Ils ne pourront pas longtemps survivre avec leurs stocks, leurs scaphandres, leurs filtres à eau, leurs cultures hors sols, leurs armes et leurs mercenaires.

P.-S.

Application locale - Les alternatives et résistances restent des gouttes d’eau vaporisées dans le brasier géant

A Crest par exemple, ça veut dire que en gros sur 8500 habitants, on a 85 personnes très riches qui sont responsables de la plus grosse part des émissions de CO2 (et aussi des pollutions, des consommations...), et 850 personnes plus ou moins riches qui consomment sans complexe tandis qu’on a 7650 personnes qui émettent bien moins de CO2 mais qui pourtant subissent et subiront en pleine face les catastrophes climatiques, sociales et écologiques dues aux émissions excessives de CO2 et autres destructions écologiques.

Le problème, c’est que la plupart de ces 7650 personnes laissent faire le système existant, ne font rien ou peu pour arrêter la civilisation capitaliste et pour la remplacer par une société vivable et solidaire.

Le problème, c’est que la plupart de ces 7650 personnes, bien que subissant davantage les conséquences de ce système écocidaire et inégalitaire, adhèrent plus ou moins à cette civilisation capitaliste, partagent ses idéologies.
Il faut dire qu’on est tellement dominé, chambré, instrumentalisé, formaté depuis des lustres par l’Etat, les politiciens, l’éducation nationale et les merdias, qu’il faut faire un certain effort pour voir la réalité, et surtout pour agir. D’autant qu’on nous a appris à rester sage, à obéir, à laisser faire et décider experts, politiciens et capitalistes.
La précarité croissante et la lutte quotidienne pour simplement survivre que subit pas mal de monde n’aident pas non plus.
Mais surtout, pour les pas trop pauvres pas trop en galères, il est plus facile, moins engageant, de faire l’autruche, de mettre la tête dans le sable, de regarder ailleurs, de se préoccuper surtout de sa vie individuelle, de sa carrière et de ses loisirs tant qu’ils sont possibles, laissant les quelques militant.e.s et autres engagé.e.s s’épuiser un peu seul.e.s en première ligne, sans effets notables, forcément.

Certains diront que des riches essaient de bien faire (Y a des exceptions partout - Distribuent-ils leur fortune pour des projets égalitaires et/ou écologiques ?), ou que c’est pas bien de culpabiliser ceux qui n’agissent pas ou très peu, que c’est nul de « faire la morale ».
Alors que faut-il faire ? Regarder le monde brûler en espérant qu’un jour davantage de gens se décident tout seul à agir vraiment ?
Si vous avez de splendides outils participatifs ou d’éducation populaire pour faire avancer les choses sans faire de la provocation et de la critique, alors allez-y.

Ok personne n’est parfait, chaque cas est particulier, on ne va pas mesurer le degré d’engagement de chacun pondéré par l’âge du capitaine, mais quand on regarde les choses globalement il y a quand même un gros problème.
Et on prend rarement, ou jamais, le temps de chercher collectivement des transformations pour faciliter l’action, la résistance et les alternatives radicales. Chacun doit se démerder comme il peut avec ses contraintes personnelles (travail, garde d’enfants, problèmes d’argent ou de logement...).
Est-ce que en France le degré encore élevé de confort et de revenu atteint par encore une grande partie des gens empêche de plus amples engagements ?
Est-ce qu’on doit attendre que la situation se dégrade considérablement (voir le film de SF Arès) pour voir de vraies résistances ? Le problème, c’est que ça risque d’être trop tard, car l’auto-embalement catastrophique du climat menant à une planète à peu près ou totalement inhabitable risque fort d’avoir lieu assez vite.

Et le coup de « il faut regarder le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide » ne marche pas. Le verre n’est pas à moitié plein, il est vide à 90 ou 99% !
Sans arrêt on met en avant les initiatives qui font autrement, on les monte en épingle (en plus parfois ce sont juste des variantes du système, pas une rupture), mais en réalité les vraies alternatives et résistances ne sont pas si nombreuses, et elles n’arrêtent en rien la marche globale de la méga Machine vers les désastres.
Même ici dans la Vallée de la Drôme, où il y a sans doute davantage d’actions intéressantes qu’ailleurs, et on s’en réjouit, le verre est loin d’être à moitié plein.
On a même plutôt l’impression que ces cas minoritaires d’alternatives et de résistances servent d’alibi, de bon argument pour se rassurer à bon compte, pour se voiler la face, pour se dire qu’on est déjà au taquet, que tout ne va pas si mal et qu’on peut en toute bonne conscience rester dans nos vies standards et ne rien changer sur le fond.


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