Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ?

Des casques virtuels pour vaches ou pour enfants à vacciner à l’aide du metavers

lundi 5 septembre 2022, par Big Bug antitech.

Et si les mondes virtuels, outre leur fonction de marchandise dans la valorisation du capital, servaient surtout de distraction suprême face aux désastres chaotiques et angoissants produits par la civilisation industrielle ?
Une sorte de drogue légale plus forte que la danse et la musique sur le Titanic ?

On peut voir un parallèle troublant entre les technologies modernes d’immersion dans le virtuel et les images de nature disparue projetées en haute qualité et grand écran pour les personnes ayant optées pour l’euthanasie dans le film dystopique culte « Soleil Vert » de 1973 (un film d’anticipation qui se déroulait ...en 2022).

Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ?
La réalité virtuelle au service de l’élevage industriel des bovins et des humains

- Exemples d’utilisation des casques virtuels :

L’humain civilisé s’offre un gros shoot de virtuel avant de disparaître dans les catastrophes qu’a engendrées sa civilisation industrielle, qui détruisent la biosphère et qu’il ne veut pas stopper ?
Ou, dit autrement, ayant choisi plus ou moins consciemment l’euthanasie violente en préférant l’option d’essayer de faire durer la civilisation industrielle au lieu de s’efforcer de la démolir, l’humain civilisé s’offre de belles images virtelles avant la mort de son système et sa disparation, tout comme les désespérés dans Soleil Vert avaient droit à une séquence d’images idylliques avant leur euthanasie par substance chimique ?

Un gros shoot final de dope virtuelle plutôt que le sevrage difficile et la lutte sans pitié contre la mégamachine ?
Un dernier « voyage » enchanteur dans le metavers synthétique avant le crash et la fosse commune ?

Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ?
Des casques virtuels pour calmer les vaches et les enfants

Pour les rejetons narcissiques et gâtés de la civilisation moderne, s’immerger dans des mondes virtuels et vidéoludiques est beaucoup plus agréable et facile que d’affronter la réalité de plus en plus moche et hostile qu’a engendrée leur techno-cocon.
Fuir les désastres dans des mondes imaginaires synthétiques fabriqués par des algorithmes et des machines est beaucoup plus accessible et fun que d’essayer de mettre fin aux structures sociales qui causent les catastrophes en esquivant/affrontant la flicaille et l’adversité.

Tant qu’il y aura de l’électricité et des matières premières pour faire tourner les terminaux numériques et les gourmands centres serveurs, les métavers et autres mondes virtuels ont un « bel avenir ».
C’est pourquoi les géants de la tech se lancent à fond dans ce business.

Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ?
Immersion virtuelle pour dissimuler l’isolement antisocial dans un monde riche et coloré

Ces métavers et réalités virtuelles présentent d’autres avantages pour la mégamachine :

  • Occuper à moindre frais les nombreux chômeurs supplémentaires produits par la crise structurelle du capitalisme, ce qui pourrait éviter des révoltes indésirables pour le système actuel
  • Economiser le C02 des voyages lointains en avion et paquebot pour les masses, qui seront de toute façon impossibles du fait de la prochaine fin du pétrole pas cher

Y aura bien sûr dans les métavers et le virtuel immersif toutes les déclinaisons possibles de pornographie, de violence, de jeux et de prostitution.

Par nature, l’humain a forcément des moments de tentatives de fuite de la réalité de l’incarnation terrestre (souffrance, mort, finitude...). Mais il faudrait éviter que ces moments occupent toute la vie, et viser à ce qu’ils prennent des voies moins dommageables socialement et écologiquement (low tech) que la quête impossible de l’immortalité via le transhumanisme et la cybernétique, ou mieux se transforment en formes d’acceptation/sublimation comme lors de la fête des morts au Mexique ou ailleurs.

Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ?
La réalité virtuelle et le metavers pour se tenir sages et à la bonne distance

Forum de l’article

  • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 18 septembre à 08:13, par serge

    J’ai l’impression que la lorsqu’on abord le sujet des TIF (technique à impact faible), on coupe les cheveux en quatre. Dès que le froid sera revenu, mon frigo, c’est la fenêtre. Et quelle misère cet été de devoir allumer la cuisinière pour cuisiner alors qu’il y avait abondance de chaleur. Partant de ces idées toute simples, pourquoi ne pas concevoir des appareils de froid ou de chauffe adaptable au bâti ancien et obligatoire dans le bâti neuf ? Ou bien encore remettre au goût du jour des modes de conservation alimentaire (salaison), délaissés au profit du réfrigérateur. On pourrait également parler de régulateur/calculateur analogiques, etc.

    Tout cela bien sûr n’arrivera que sous l’impulsion de l’Etat protecteur des faibles dont l’existence prend ses racines dans les sociétés animales et qu’une certaine propagande ultra-libérale voudrait nous faire croire néfaste. Que les agneaux bientôt tondus rêvent à l’infernal paradis que leur promettent les loups. Si advenait une société telle que décrite dans cet article, il ne faudrait pas plus de quelques jours pour que quelque puissance militaire l’attaque au profit de ses élites. Sans défense démocratique, sans commandement démocratique, sans Etat démocratique, l’avenir est russe ou Trump, quoi qu’en pensent les intellectuels aux mains blanches comme Anselme Jappe.

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    • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 18 septembre à 20:47, par Les Indiens du Futur

      Bah c’est pas si simple.
      Il faudrait examiner chaque technologie, et puis surtout les techniques existantes sont liées au modèle de société en vigueur.

      Les ultra-libéraux chient sur l’Etat mais en fait ils le supplient d’aider l’économie dès que les entreprises sont en difficulté du fait du libre marché.

      Il n’empêche que l’Etat reste globalement néfaste, et partie lié au productivisme.
      Une organisation démocratique oui, mais sans Etat.

      Sinon, la question de l’armement défensif technologique est effectivement un sujet « embêtant ».
      Une société démocratique « low-tech » pourrait faire vivre une forme de système militaire pour se défendre de dictatures et autres prédateurs étatiques.
      Mais face à une armée high-tech ça ferait guère le poids.
      Deux options alors :
      1. Souhaiter que des société démocratique « low-tech » apparaissent dans plein de pays industrialisés en même temps (et solidaires entre elles), limitant drastiquement l’existence d’armées high-tech ?
      2. Compter sur des résistances de « toute » la population de la société démocratique « low-tech », avec une part de guérilla et de sabotages, à même de mettre en déroute même une armée puissante et sophistiquée, voir la dissuader d’attaquer (surtout si des rebelles dans d’autres pays sont prêts à s’attaquer aux intérêts de l’Etat belliqueux) ?

      Ca montre qu’une « révolution » faisant apparaître une société démocratique « low-tech » devrait tout faire pour aider des émergences similaires dans les autres pays industrialisés.

      Pas de solutions miracles...

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  • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 8 septembre à 14:19, par simon

    En tout cas, l’éclairage à la bougie ( ou plus tard à la lampe au carbure) a donné de magnifiques effets de lumière et d’atmosphère dans la peinture de groupes ( Rembrandt, G. de la Tour et d’autres), où l’on pouvait admirer des trognes en clair obscur comme on n’en fait plus....« tout est affaire de décor » ( Aragon).

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  • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 7 septembre à 08:05, par rutabaga

    Pourquoi on utilise l’expression « revenir à la bougie » parce que c’est du concret, cela représente un niveau de l’énergie. Vous ne faites aucun effort pour être concret alors je vais le faire pour vous.
    Est ce que c’est l’automatisation que vous voulez supprimer ou la mécanisation ?
    Parlons d’énergie : vous ne voulez pas d’électronique, vous ne voulez pas de fabrication d’aimants, alors qu’est ce qui reste ? L’énergie hydraulique transformée directement en énergie mécanique . Cela représente quel pourcentage en France ? Et ceux qui n’en ont pas, ils font comment ? Comment on transporte l’énergie dans votre monde low-tech ?
    Si un jour vous voulez être crédible, il va falloir arrêter de critiquer sans rien proposer. Bien sur on ne peut pas prévoir aujourd’hui le monde de demain mais on peut proposer des niveaux .moins 10% on aura quel monde ?
    Moins 50% on aura quel monde ?
    C’est possible de proposer, le projet Négawatt le prouve, donc arrêtez de faire du blabla et mettez vous au boulot.

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  • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 5 septembre à 20:49, par Rutabaga

    Les métavers et réalités virtuelles permettent d’économiser le C02 des voyages lointains en avion et paquebot pour les masses.
    Donc il ne faut pas revenir à la bougie comme le préconisent les « indiens du futur » et leur copain « Nicolas Casaux »

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    • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 5 septembre à 22:33, par Big Bug antitech

      En fait, critiquer le système technologique moderne, ce n’est pas « revenir à la bougie », c’est inventer d’autres techniques (ou utiliser certaines existentes) en rapport avec le modèle de société soutenable choisie. C’est ce que disent il me semble les gens qui vous citez.

      Je voulais dire "Ces métavers et réalités virtuelles présentent d’autres avantages pour la mégamachine (pas pour moi, je vais modifier dans l’article).

      Si le virtuel et le métavers pourraient peut-être bien émettre moins de CO2 que les voyages en avion et paquebot, ce n’est pas pour autant moi une solution acceptable, parce que :

      • Emettre moins ce serait encore émettre trop
      • Si le virtuel/métavers se développe beaucoup et touche plus de monde que les voyages avion/paquebot car c’est moins cher et moins polluant, alors (effet rebond) peut-être que ça polluera au final autant ou plus que les voyages
      • Même si le virtuel/métavers émet moins de CO2 que les voyages en réel, il y a aussi les autres nuisances à prendre en compte :
        • Les pollutions et dégâts de l’extraction et traitements des minerais spécifiques
        • L’abrutissement social accru
        • La déconnexion accrue d’avec la réalité et la vie sociale

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      • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 7 septembre à 09:12, par rutabaga

        « revenir à la bougie » c’est une époque mais la bougie c’est pas vraiment écolo donc quand on parle de « low tech » blablabla on pourrait parler du four solaire qui me semble « tout bon » sur le plan écolo.
        Peut-être que recenser toutes les techniques du niveau du four solaire serait un premier niveau, une base de réflexion que tout le monde peut comprendre.
        Par exemple, dans ce premier niveau on pourrait accepter la roue, mais pas le roulement à billes (usine de fabrication donc grosse industrie donc pas bien) donc on en resterait au palier lisse.
        Parmi les personnes qui promeuvent le « low tech » il y a les personnes qui n’acceptent pas les lois élémentaires de la thermodynamique...(les compagnies pétrolières rachètent les brevets qui permettent de faire de l’énergie gratuitement !!!) et cela décrédibilise le « low tech »

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      • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 8 septembre à 08:20, par rutabaga

        Plus je réfléchis et plus je me dis que « revenir à la bougie » n’a aucun sens car on utilise encore les bougies.
        On pourrait dire « avant GPE » en effet le grille pain électrique a été inventé autour de 1900.
        On pourrait dire « avant élec » l’électricité a été inventée autour de 1800.Il me semble que l’électricité ça mène très vite à la grosse compagnie donc je pense qu’il faut revenir avant l’électricité.
        J’ai pensé à « avant MV » mais la machine à vapeur a été inventée au premier siècle mais aussi au seizième siècle donc c’est trop vague.
        Il ne s’agit pas de dire qu’on va faire « comme à telle époque » . Il s’agit de dire qu’on a essayé l’électricité, on sait que ça mène à la catastrophe donc on ne fait plus d’électricité.etc...
        On peut transformer l’énergie du vent directement en énergie mécanique sans électricité.
        Ce qui serait bien c’est que les« indiens du futur », les « antitech » avec ou sans« big bug »cessent de blablater et définissent leur projet positivement.

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        • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 8 septembre à 13:08, par serge

          Tout dépend par quel bout on brûle la chandelle...

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        • Les mondes virtuels idylliques, un dispositif ante-mortem pour distraire du naufrage en cours ? Le 18 septembre à 00:17, par Les Indiens du Futur

          Bon, je m’y colle sur cette question du type de techniques.

          Déjà, à la base, la question posée ne seraiti pas quelle technologie actuelle on va garder ou pas, mais quelle société on veut.
          Ensuite, si par bonheur, la plupart des humains qui se préoccupent de ça désirent une société soutenable et vivable écologiquement ET socialement (au lieu d’un néo-fascisme ou d’une technocratie tyranique par exemple), alors on peut envisager de voir quelles techniques on doit créer pour ce faire et aussi les éventuelles techniques existantes qu’on peut garder (en les détournant ou pas de leur usage initial),

          On sait, par l’histoire, le constat et l’analyse, qu’une société soutenable et vivable écologiquement ET socialement ne peut pas être :
          - un société de masse ou encastrée dans un Etat (pas de démocratie possible)
          - sous le capitalisme
          - sous des technologies complexes/autoritaires/non-démocratiques

          Plusieurs penseurs ont depuis longtemps déconstruit le mythe de la neutralité des techniques, et montré que telles techniques entraînaient telle type de société, et vice et versa.
          Ils ont aussi essayé de distinguer deux catégories de techniques.
          La premiere pour celles qui sont liés à des types de sociétés autoritaires, centralisées, qui échappent au contrôle humain, à l’organisation en démocratie directe (qui serait d’abord locale à petite échelle), qui nécessitent des systèmes de société hiérarchiques, inégalitaires, qui tendent à détruire/polluer la biosphère.
          La seconde pour les techniques compatibles avec des sociétés démocratiques, soutenables, égalitaires socialement, qui vivent en coopération avec la biopshère.

          Explications : https://biosphere.ouvaton.org/vocabulaire/2769-techniques-dualisme-des-techniques
          et aussi :
          https://www.partage-le.com/2018/11/29/10095/
          https://www.partage-le.com/2022/07/23/high-tech-low-tech-anti-tech-le-probleme-de-la-technologie-par-nicolas-casaux/ (tableau : https://i0.wp.com/www.partage-le.com/wp-content/uploads/2022/07/TABLOTEKTEK1.png?resize=1047%2C1536&ssl=1 )
          https://www.partage-le.com/2020/04/25/de-la-cuillere-en-plastique-a-la-centrale-nucleaire-un-meme-despotisme-industriel-par-nicolas-casaux/

          Les exemples et le tableau indiqués ci-dessus donnent des pistes sur les techniques envisageables dans ce cadre.
          Ensuite, il m’est diffile de décrire précisément quelles techniques seraient créées et conservées dans une hypothétique société utopique, parce que :
          - je ne me suis pas assez penché sur le sujet et je ne connais pas assez les conditions matérielles nécessaires à la mise en place de telle ou telle technique.
          - les techniques choisies dépendent des conditions locales et des choix collectifs faits

          (voir quelques réflexions similaires autour des questions de médecine : https://ricochets.cc/Revenir-aux-bases-de-l-ecologie.html#forum3462)

          C’est sûr que ce serait mieux de pouvoir évoquer plus précisément ce type d’autre société, mais c’est qq chose à élaborer collectivement. Et puis il reste pertinent de dénoncer un modèle social néfaste en soi même si on n’a pas forcément de modèle tout cuit à proposer à la place.

          Vers quelles sociétés sans hautes technologiies ?

          # Par exemple on pourrait se dire, grossièrement, que, pour une région telle que la Drôme, ça ressemblerait aux anciennes sociétés agraires (avant la révolution industrielle), en version démocratique sans nobles, églises ou rois qui dominent et s’accapparent les meilleurs terres et des produits.
          Avec les méthodes et techniques de l’agriculture bio paysanne et de la permaculture.
          Avec des techniques artisanales (voir de petites industries simples) pour aider.
          Peut-être il pourrait y avoir un peu d’électricité, des vélos simples ?
          Pour les roulements à bille, je n’en sais rien.

          # Autre modèle inspirant d’utopie désirable, celle de William Morris (écrit au 19e siècle) :
          http://www.palim-psao.fr/2016/01/william-morris-et-la-critique-du-travail-par-anselm-jappe.html
          son roman « Nouvelles de nulle part » : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelles_de_nulle_part (pas lu, mais les perspectives générales semblent intéressantes)

          # Dans le livre « Bâtir aussi » des ateliers de l’antémonde, https://antemonde.org on peut trouver des pistes intéressantes, des problèmes et solutions sont posés.

          # Peut-être que, pour faire simple, on pourrait partir des techniques existantes avant la révolution industrielle, qui peuvent être améliorées (dans une optique de techniques dites « douces ») + inventer de nouvelles techniques « douces » qui par définition il est impossible de décrire puisqu’elles n’existent pas.

          En tout cas, des téléphones mobiles, des ordinateurs et systèmes internet, des centrales nucléaires semblent incompatibles avec des sociétés démocratiques, non-autoritaires, soutenables, égalitaires socialement, qui vivent en coopération avec la biopshère.
          Pour l’instant pas concevable de faire des ordis ou mobiles low tech avec des ressources locales/régionales.

          Tout ceci fait que la plupart des civilisés, en tout cas pour l’instant, ne veulent pas d’une telle société utopique, ils préférent s’accrocher aux rêves impossibles d’une civilisation industrielle « décarbonée » et démocratique. Ils sont nés dedans et ils continuent à vouloir se délivrer des réalités matérielles, donc dur d’imaginer et désirer autre chose qu’une simple variante de l’existant. Ils préfèrent la technocratie totalitaire dans une dictature à une utopie non-ultra-technologique, démocratique et écologique.
          Donc, si un jour y a des formes de révolution, ça risque au mieux d’aller vers un démantèlement du capitalisme, mais pas de l’État ni du système techno-industriel. La Chine en version moins capitaliste/productiviste ? beurk
          Peut-être ça sera mieux sur le plan de la précarité sociale et du taux d’émissions de gaz à effet de serre (peu de chance en fait pour les émissions), mais la biosphère continuera d’être détruite et polluée, et on continuera de subir des systèmes oppressifs et non-démocratiques.

          un indien

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