Les irresponsables des gouvernements s’en prennent violemment aux petits écarts en extérieur de la jeunesse, qui riposte

Une répression indécente, sans rapport avec l’objectif affiché, alors ?

vendredi 2 avril 2021, par Auteurs divers.

Quelques réflexions suite à la récente répression policière brutale à Bruxelles d’un rassemblement de jeunes dans un parc !

🛑SACRIFICE DE JEUNESSE🛑

Il y a eu la rave de Lieuron. Certains y ont vu un épiphénomène. Ou l’espérait. Mais ces derniers jours, avec l’arrivée des beaux jours, il y a eu des rassemblements de jeunes à Lille, à Lyon, à Paris. Et, jeudi soir, l’énorme fête en plein air à Bruxelles. Plusieurs milliers de personnes, venues pour boire un verre, discuter, danser. La police a violemment réprimé. Comme prévu. Mais la jeunesse a aussi riposté, de façon assez massive et inattendue.
Il se passe quelque chose un peu partout en Europe.

Ne pas prendre en compte la situation, et se contenter de blâmer les « jeunes » qui seraient totalement inconscients et égoïstes, voilà la vraie posture dangereuse et inconsciente.
De notre côté, nous n’avons pas de bons points à distribuer. Encore moins de mauvais. Et surtout pas à cette jeunesse.
Sérieusement, qui peut croire que ces jeunes qui se rassemblent pendant une ou deux heures en fin d’après midi, en extérieur, vont propager le virus de façon plus importante que lorsque ces mêmes jeunes sont obligés de s’entasser tous les jours dans le métro, en salle de classe ou au boulot ?

Ces mêmes personnes ont totalement « joué le jeu » du confinement l’an dernier. Parce qu’il y avait l’espoir que cela s’arrête et que la vie « reprenne ». Mais aussi parce que ces « efforts » étaient consentis partout : presque personne au travail, pas d’école, pas de transport...

Sauf que depuis 6 mois, nous vivons dans un couvre-feu permanent. Nos vies ne se résument plus qu’à travailler/étudier/consommer. Et cela, sans que le virus ne recule.
La situation est dramatique pour des millions de personnes. Dramatique socialement, moralement, économiquement. Et s’il est bien difficile de dresser un classement des populations les plus exposées, la jeunesse est sans aucun doute sur le podium.
Les lycéens, les étudiants, les jeunes précaires ont besoin d’air. Par leur âge, ils semblent moins conditionnés que beaucoup de leurs aînés à accepter de façon indéfinie ces restrictions sanitaires, qui ressemblent de plus en plus à un contrôle social, dont le danger est le glissement palpable désormais, vers une société totalitaire où seuls le travail et la consommation seront autorisés.

Alors oui, ces jeunes ont peut être permis au virus de se propager à quelques dizaines, voire centaines de personnes. Ce n’est pas une bonne chose. Sans être scientifiques, est-il raisonnable de rendre ces rassemblements responsables de la propagation de l’épidémie ? Alors que partout ailleurs, le virus continue à contaminer, pourquoi le gouvernement et leurs médias s’offusquent-ils d’un évènement ponctuel en extérieur ? La question est « vite répondue », cela s’appelle détourner l’attention du public, sur les manquements graves de la gestion sanitaire par l’Etat.

Pour rappel, la Rave de Lieuron n’a finalement donné lieu à aucun cluster. Quelle malhonnêteté de faire peser la responsabilité de la pandémie à ces personnes alors que des centaines de milliers de contaminations se font ces dernières semaines au travail, dans les transport ou à l’école. Quand le manque de moyens pour l’hôpital, le manque de lits, provoque véritablement des morts. Quand la « ligne rouge » de Macron est le tri des malades, mais qu’en « même temps » il reconnait avoir attendu le plus longtemps possible avant de prendre des mesures plus drastiques ?

Si les morts s’accumulent, ce n’est pas à cause de quelques centaines de jeunes qui ont bu quelques bières en dansant sur un soundsystem. La responsabilité de ces morts revient au pouvoir public, à l’Etat, au gouvernement, aux politiques qui ont fait des choix pour leurs amis milliardaires et actionnaires et certainement pas pour la population. Et que ce président se permet même de demander des efforts supplémentaires au corps soignant, déjà éprouvé par une politique de santé basée sur la diminution de moyens depuis des décennies, sans amélioration depuis le début du mandat macroniste.

Il ne s’agit pas de chercher d’excuse à ces jeunes. Ils font bien ce qu’ils veulent. Et c’est le propre de la jeunesse. On peut estimer que ce n’est pas opportun. En revanche, ceux qui vont au delà de cette simple « réprobation » et font de ces rendez-vous de véritables scandales, ces gens sont coupables et dangereux.

La jeunesse de 2021 est, à l’heure actuelle, une jeunesse sacrifiée. Et pas qu’en raison des restrictions sanitaires. Elle n’a aucun horizon. La planète se meurt, la précarité se généralise, les espaces de vie et l’insouciance disparaissent jour après jour.

Entendons ce cri de détresse. Encourageons cette jeunesse à reprendre en main sa vie, son avenir, et celui des générations futures. Il est bon et bien qu’elle refuse le vieux monde.
Cela se fera inévitablement. Reste à savoir quand, et comment. Mais nous sommes sûrs que cela ne sera pas au goût des gens de bon goût. Tant mieux.

(CND)

Les irresponsables des gouvernements s’en prennent violemment aux petits écarts en extérieur de la jeunesse
Aucune honte n’étouffe ces technocrates et tyrans en chef dont les mains sont couvertes de sang !

Compléments :

Une jeune fille violemment percutée par un cheval de la police ce soir à Bruxelles où la police a dispersé un rassemblement de jeunes à coup de lacrymo, canon à eau... Et donc police montée !

(voir la vidéo, attention images violentes)

🛑LA POLICE ÉTOUFFE UNTARD🛑
BRUXELLES : Nouvelle vidéo de violences policières lors du rassemblement de jeudi soir. Un jeune est interpellé par plusieurs policiers. L’un d’eux s’agenouille sur son visage, le genou appuyant sur la nuque, et reste de longues secondes à l’écraser ! Le jeune se relève, puis, quelques secondes plus tard, tombe littéralement inconscient. On le voit inanimé, au sol, la police tout autour de lui. Nous n’avons pas encore d’infos sur son état de santé... Si vous avez des précisions, contactez nous en Mp.

(vidéo sur CND)

(CND)

BRUXELLES : LA JEUNESSE ET LA JOIE EN LIGNE DE MIRE

- A Bruxelles, la police est violemment intervenue contre des fêtards

Un appel était lancé sur les réseaux sociaux, semble-t-il, pour se rassembler dans un parc et faire la fête en ce 1er avril. Depuis samedi dernier, en Belgique, les restrictions sont sévères : interdiction des rassemblements de plus de 4 adultes, accès limité aux commerces non essentiels, fermeture des écoles et des universités…

L’appel lancé sur facebook a amené le parquet à ouvrir une enquête pour identifier les organisateurs. Rappelons qu’en France, plusieurs personnes ont été mises en examens pour des « soirées clandestine » et un jeune de 21 ans a été jeté en prison 3 semaines pour avoir fêté le nouvel an.

Alors que les jeunes dansaient et chantaient, s’amusaient donc, la police est intervenue pour disperser la joie. Police à cheval, police en tenue anti-émeute, canon à eau et gaz lacrymogèneseront les seules réponses à cet événement festif en plein air. Il est difficile d’avoir des chiffres précis, mais il semble que 22 personnes ont été interpellées et des dizaines blessées.

Dans ce contexte, ce n’est jamais l’État et sa gestion calamiteuse des questions de santé publique qui est remis en cause, mais la jeunesse qui s’amuse. Et la seule réaction du pouvoir face à cettejeunesse qui danse, c’est la répression, la punition.
Un ordre moral aseptisé et sage est en train de s’installer. Un monde dans lequel chanter et danser devient interdit. En tout cas pour le peuple. Carles forces de répression elles-mêmes ne sont pas restreintes pour aller s’empiffrer dans des restaurants parisiens ou pour faire la fête dans des commissariats.

En Belgique comme en France, le gouvernement fait un choix politique : celui de priver la jeunesse de ses sens, de ses émotions, d’une partie de son existence. Si les nouvelles mesures sanitaires peuvent permettre de voir quelques copains et copines, elles ne permettent pas la rencontre, la confrontation au nouveau. Or, une jeunesse privée de sensibilité, aseptisée, froide, telle que la conçoit le pouvoir, est une génération mûre pour accepter le fascisme.

Les médias soulignent que les policiers ont essuyé des jets de projectiles à Bruxelles. Que faire faceà un canon à eau et des policiers à cheval qui vous courent dessus ? La jeunesse ne paraît pas vouloir se laisser empêcher de s’amuser.
Si les résistances face au pouvoir punitif sont pour lemoment sporadiques, elles existent et mettent en lumière que la lame de fond de la colère existe bel et bien.

Faisons-la émerger.

Un nouvel événement est prévu ce soir : https://www.facebook.com/events/217646970147067/

(post de nantes révoltée)

Une répression indécente de la jeunesse

Partout, la flicaille aux ordres du régime s’en prend spectaculairement aux rassemblements petits ou gros en extérieur.
Dans la vallée de la Drôme, les marchés à Crest, Die et Saillans ont servi récemment de terrain de jeu aux gendarmes, qui ont formé des rassemblements de plus de 6 personnes pour pourchasser, amender, contrôler et filmer à tour de bras.
(Avez-vous déjà vu des descentes de gendarmes à Intermarché Aouste ou au Casinon de Crest ?)
Alors qu’on sait que c’est en extérieur que les contaminations sont les moins fréquentes (quand il y en a), le pouvoir focalise ses flics, ses médias et ses discours puants sur les quelques écarts d’une jeunesse à bout ou de groupes qui chantent et dansent dehors.
C’est indécent, et ça cache mal une volonté de détourner l’attention sur les errements criminels du pouvoir et de mater les populations par la force et la terreur. A moins qu’il ne s’agisse de simples opérations de com pour faire croire aux électeurs à une action efficace du régime ?

Ces gouvernements criminels, qui perpétuent la non-démocratie, le régime policier autoritaire, le capitalisme destructeur, les inégalités sociales et la précarité, la destruction du vivant, viennent sans honte faire la morale et pourchasser des jeunes dans un parc  ! En sortant les chiens, les chevaux, les canons à eau, les lacrymos, et tout le toutim.
Ils ne sont même pas foutu de prendre des mesures sérieuses contre l’élevage industriel ou l’aviation civile mondialisée, qui font partie des causes ou des facteurs très aggravants des pandémies de ce type !

Qu’ils partent tous et qu’il en reste aucun.

Un jour, peut-être que les peuples iront chez-eux les chercher pour de bon ?

Georgio GJ

P.-S.

Cet État tyrannique cherche à la fois à séquestrer la masse chez elle et à lui faire acheter des produits sur le marché

- Extrait de ce texte :

Les mesures coercitives de séquestration capitaliste – appelées en France « couvre-feu » ou « confinement » – ne font, elles aussi, qu’entériner ce qui était déjà vrai auparavant, à savoir l’interdiction de l’épanouissement et de la jouissance authentique au sein de notre société. Seule la rentabilisation infinie de l’espace social par le travail servile et l’achat du produit de ce même travail sont considérés comme activités dignes de ce nom.

Tout ce qui concerne la vie jouissive hors de la logique stricte de l’accumulation mercantiliste est désormais officiellement décrété superflu mais surtout prohibé car potentiellement dangereux pour l’ordre social de l’exploitation. La politique terroriste de la marchandise en crise a officiellement rendu interdites les rencontres à l‘extérieur du travail, rendant ainsi impossible toute chaleur sociale autour des loisirs, des plaisirs nocturnes, des mets et des boissons, de la lune et des étoiles.

Et pourtant, cette même société en crise, par sa propagande médiatico-publicitaire et la distribution colossale de papier-monnaie, exhorte la population à dépenser massivement afin que s’écoule l’immense excédent de stocks qui encombrent un marché saturé depuis longtemps par les contradictions suicidaires du capital industriel...

Ainsi, cet État tyrannique cherche à la fois à séquestrer la masse chez elle et à lui faire acheter des produits sur le marché. Autrement dit, à l’esclave moderne, il est obligatoire de sortir afin de (se) vendre et d’acheter, mais interdit de consommer – dans une certaine mesure il est vrai. Il lui est absolument nécessaire de rester imbriqué dans le marché, mais il lui est formellement interdit de fréquenter des personnes ; ou plutôt, il ne lui est permis de fréquenter des personnes que dans la mesure où il se trouve sur le marché. Si le couvre-feu en France n’était pas instauré à 18 heures, c’est parce que les supermarchés étaient encore ouverts à cette heure-là. Aux yeux du capital, toute cette masse servile ne sert à rien si elle n’achète pas : il lui faut donc être enfermée chez elle dès l’instant où les marchandises sont enfermées dans les magasins. Le mode de vie des hommes est ainsi réglé sur le mode d’existence des marchandises...

« Il leur faut acheter des marchandises, et l’on fait en sorte qu’ils ne puissent garder de contact avec rien qui ne soit une marchandise. »

Ainsi, l’humanité prend progressivement conscience que la totalité de son existence est foncièrement gouvernée par le fétichisme de la marchandise, qu’elle n’est pas simplement enfermée dans la marchandisation de la vie mais aussi dans la vie de la marchandisation.


4 Messages

  • Les irresponsables des gouvernements s’en prennent violemment aux petits écarts en extérieur de la jeunesse, qui riposte Le 6 avril à 15:37, par Auteurs divers

    RETOUR SUR LA BATAILLE DU BOIS DE LA CAMBRE

    - Du refus d’être considéré comme un martyr

    Après le suspense, l’attente et finalement une journée plus qu’étonnante, quelle ne fut pas ma surprise de lire le récit médiatique des évènements du 1er avril au Bois de la Cambre.
    En substance, il est globalement question d’une jeunesse qui aurait subi la rage policière. A grand renfort d’images tragiques, les jeunes présents seraient restés passifs, pacifiques, sans réelle intention de faire face. Les quelques images d’individus répondant à la violence policière sont donc banalisées comme étant des évènements marginaux de la journée, comme s’il était impensable d’imaginer les corps se ressaisir du geste et de la colère. Or il n’en fut rien. Sans doute y a-t-il eu volonté de minimiser les faits de par la présence importante de jeunes issus des classes favorisées, mais ce raisonnement ne nous renvoie pas non plus à ce qu’était la réalité du terrain. La réalité c’était celle d’une génération qui échappe à nos grilles de lecture dépassées. Cette génération c’est celle qui a grandi tout naturellement avec le monde entier. C’est celle qui, unie autour du rap actuel, ne se fait pas d’illusions périmées. C’est celle qui ne veut plus négocier car on est tous et toutes d’accord que cette époque pue la merde. Cette génération est profondément sensible aux question du racisme, des inégalités et du désastre écologique. Quand à leur âge nous regardions les traditionnels feuilletons de flics et autres « expert machin… » eux se forment culturellement avec Black Mirror, Hunger Games et Snowpiercer. On les prend pour des cons et surtout pour des inconscients nombrilistes, mais dans les faits leur silence est un aveu de dégout. Ne les jugez pas parce qu’ils portent tel ou tel vêtement, parce qu’ils ont un gadget dernier cri ou que sais-je… Allez plutôt vous promener parmi eux et discuter avec eux. Ils parlent de situation de précarité grave et de potes qui se sont suicidés au cours de l’année qui vient de s’écouler. Vous les jugez, les méprisez souvent, mais vous ne savez pas à quel point ils n’en disent rien et pourtant ils en auraient des raisons de répondre à vos sarcasmes. Dès lors ils se réfugient en attendant le bon moment et celui-ci est arrivé l’autre jour sur cette fameuse plaine du lac, dans ce Bois de la Cambre connu de tous les Bruxellois de tous les horizons de la ville.

    Il y avait du rebeu de quartier, des féministes aux jambes poilues et du petit flamand comme on dit ici pour catégoriser le jeune blanc des beaux quartiers sans histoire… et alors ? Tout le monde se fichait bien de ces représentations bientôt obsolètes. Le fait est que comme ils le criaient tous et plus fort encore à l’heure de la dérive autoritaire que nous vivons : « tout le monde déteste la police ». Non ils ne clamaient pas uniquement « liberté » comme l’affirment les médias et le pouvoir. Ils disaient « tout le monde déteste la police » car lorsque Ibrahima, Mawda, Adil, meurent sous les coups d’une police raciste, c’est toute notre ville qui est indignée. Ils l’ont hurlé à pleins poumons, sourire aux lèvres, car n’ayant pas sombré dans l’aliénation, ils savent qui est l’avant-garde de ce pouvoir menteur. Les irresponsables ce ne sont pas eux, mais bien les ordures qui nous ont mis dans cette situation. Les irresponsables ce sont bien ceux qui jouent avec les nerfs d’une génération qui n’aspire qu’à bien faire, sans jamais se plaindre. Dans la gérontocratie totalitaire les rêves se consument et l’espoir est un vain mot. Eux ils ne veulent pas travailler comme autrefois. Eux ils veulent la vie douce et la mort de l’état d’urgence permanent. De l’état de prudence qui sclérose nos sociétés et maintient l’aigreur et la médiocrité au sommet des impératifs. Ils ne lisent pas la presse car une story sera toujours moins mensongère qu’un article outrancier.

    Depuis la seconde vague, ces jeunes ont subi un acharnement scandaleux et humiliant de la part de ceux qui n’avaient pas anticipé. Au sortir de l’été et avec le regain de l’épidémie il fallait bien trouver un bouc émissaire pour que les regards ne se tournent pas vers les vrais responsables. Ils ont donc choisi de jeter la jeunesse et ses moeurs légères en pâture. A coup de mesures illégales, selon le dernier jugement du tribunal de première instance de Bruxelles, ils ont plongé cette jeunesse dans la dépression et la précarité des mois durant, pendant tout l’hiver. Comme si nombre d’entre eux n’avaient pas eux-mêmes perdu des proches à cause du COVID. Imaginez deux secondes avoir perdu un membre de votre entourage et entendre la bronca médiatique vous accuser du meurtre de votre proche ! Mais de tout cela, ils s’en fichent. La jeunesse doit être tenue, matée par les couvre-feu et autres interdictions bêtes et méchantes qui n’ont démontré aucun bienfait sanitaire, puisque nous sommes, semble-t-il, en pleine troisième vague à l’heure où j’écris. Il n’y avait donc dans le déploiement de cet arsenal répressif qu’une volonté cruelle de tuer la vie, mais fort heureusement personne n’est dupe.

    Et « la BOUM » arriva ! Même si ça nous énerve d’être perpétuellement catalogué de peuple rigolo, il faut bien le dire : on a ça en nous. Rien ne fait plus vibrer le Belge qu’une bonne blague surréaliste. L’évènement promettait la venue pour le 1er avril des Daft punk à nouveau réunis, de DJ Snake, d’Aya Nakamura et tant d’autres ! Ils allaient tous venir mettre un terme à cette négation de la vie et nous allions le temps d’un instant se retrouver. C’était trop beau pour ne pas être vrai ! Après y avoir presque cru, l’ardente envie de faire la fête ne pouvait retomber sous prétexte de poisson d’avril. L’évènement qui rassemblait sur Facebook presque 70 000 personnes allait avoir lieu. Oui, l’évènement allait avoir lieu dans ce pays où le pouvoir est avant tout un casseur professionnel d’évènement. La seule caricature du Belge qui les arrange c’est celle du bonhomme patibulaire que rien n’ébranle dans sa gaieté inoffensive. Mais le Belge c’est aussi un fêtard, un buveur de bière, un bon vivant comme on dit ! Et lorsque l’ambiance est bonne et le permet, il a cette fibre révolutionnaire en lui. Il a cette folle et ardente envie de faire de la fête une manif sauvage. Contre les mesures, contre ces politiciens pourris et ce système démocratique défaillant, l’évènement aura lieu leur criait-on et ils ne voulaient pas nous croire. La presse dans son habituelle attitude suffisante se riait de cette volonté de faire évènement, une fois encore ils se sont loupés et n’ont pas vu débouler le cri qui allait venir.

    Deux jours avant le jour J, la milice du capital commençait seulement à percevoir la menace et décidait de rétorquer en ouvrant une enquête à l’encontre des organisateurs de la Boum. Il n’en fallait pas plus pour galvaniser les déterminés de tout bord si ce n’est ce jugement la veille des festivités et des hostilités condamnant l’Etat pour sa gestion autoritaire et illégale de la pandémie. Le lendemain, des milliers de Belges se pressaient pour se rendre au Bois, aidés par un beau temps rare dans ce pays. La police était bien évidemment présente, mais dépassée par l’affluence grandissante. C’est alors que contraints et heureux d’effectuer leur sale besogne, ils ont chargé. La cavalerie a d’abord semé le chaos dans la foule avant d’être vaillamment repoussée par la détermination des gens sur place. Devant tant de violence gratuite et d’images tragiques, des jeunes et des moins jeunes aussi n’ont pas hésité à aller au corps et corps et à contre-charger la police, ce qui est extrêmement rare en Belgique. Que ce soit par la violence ou par une admirable désobéissance solidaire de tous les modes de luttes, les gens ont fait face à une police qui avait pour habitude ces dernières années de gérer très facilement les mouvements de foule.

    Ainsi beaucoup découvraient, sous de vagues airs de Mai 68, que joie et insurrection vont de pair. Ils découvraient qu’ils avaient le pouvoir de tenir tête à l’arbitraire. Non la violence n’est pas systématiquement un échec comme veulent le faire croire l’opposition controlée et les faiseurs d’impuissance. Car à l’heure du bilan de cette émeute - c’était bien d’une émeute qu’il s’agissait et non d’une cohue comme j’ai pu l’entendre - les prochains Comités de concertation qui pencheront sur la question des mesures liberticides y réfléchiront à deux fois avant de brimer et d’annoncer tout et n’importe quoi. Là où des contestations stériles n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu, la jeunesse du Bois de la Cambre a frappé fort et n’a pas négocié. Elle a pris sa liberté et c’est au bout de plusieurs heures d’affrontements et de festivités que la police parvint non pas à reprendre le contrôle de la situation, mais à respirer tant elle eut fort à faire.

    Nul ne peut prédire où va nous mener cette sombre période, mais il nous fallait faire le témoignage de tous ces visages, ces sourires et de toute cette certitude d’avoir eu la bonne réaction face aux forces de l’ordre. Si certains pensaient encore que la police est le bras armé de la justice, la preuve irréfutable a été amenée en ce 1er avril que la police n’est rien d’autre que le chien de garde de ses maîtres. Elle qui, sans sourciller, réprime au lendemain d’un jugement condamnant le gouvernement, n’est plus du côté de l’Etat de droit. Comme de tout temps et à fortiori au cours des crises que traversent les sociétés cette institution ne connait ni le discernement ni l’autorité des contre-pouvoirs que sont la Justice et le peuple. En tant que « service public » peuplé de gens sans convictions si ce n’est celle de l’autoritarisme violent, ce service n’est rien d’autre qu’une officine du pire. Il faudra bientôt, je pense, qu’ils nous obéissent ou périssent avec nos bourreaux, du moins je l’espère plus encore qu’hier.

    Le faucon pèlerin, virologue au Comité de Concertation pour une immunité Collective.

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  • Les irresponsables des gouvernements s’en prennent violemment aux petits écarts en extérieur de la jeunesse, qui riposte Le 6 avril à 11:16, par Auteurs divers

    🔥 DES POLICIERS FONT UN BARBECUE : NOUVEAU CLUSTER

    - Vont-ils être poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui ?

    A Limay dans les Yveline, les autorités de santé recensent un nouveau cluster. Les investigations pour trouver l’origine de la contamination massive se font rapidement savoir : il s’agit d’un barbecue réalisé… entre policiers.

    Ces mêmes policiers qui vous font payer 400€ pour une bouteille de rosé sur une plage.(1)
    Ces mêmes policiers qui enferment en garde à vue et trainent au Tribunal des jeunes qui ont juste voulu passer une soirée, à Lyon, Rouen ou Montpellier.
    Ces mêmes policiers qui traumatisent une commerçante qui avait simplement sorti des articles devant sa boutique pour les prendre en photo et organiser sa vente sur internet.(2)

    On se rappelle aussi Tristan (nom d’emprunt), 21 ans, jeté en prison pour avoir participé à la fête de Lieuron, pour « mise en danger de la vie d’autrui » ! Il a été emprisonné sans preuve ni procès, alors même qu’il niait tout lien dans l’organisation et que la fête n’a jamais donné lieu à un quelconque cluster (3). Mais aussi d’autres personnes qui ont eu le malheur de se détendre entre ami et se retrouvent poursuivis ou sous contrôle judiciaire. L’illustration de la justice de classe.

    Les policiers responsables vont-ils être inquiétés ? Spoil : non.
    Ces policiers ne seront pas poursuivis. Tout juste est-il affirmé qu’une « enquête administrative » est ouverte. Ce qui ne convainc personne. Tout le monde sait, en France en 2021, ce que valent les non-enquêtes internes de la police et l’IGPN. D’ailleurs, une précédente « enquête administrative » avait été « ouverte » lors d’une précédente fête dans un commissariat, qui n’a mené à aucune sanction(4). La police peut faire la fête, pas le peuple.
    La seule chose dont on peut se satisfaire, c’est qu’ils sont désormais en arrêt de travail.

    Pendant que la population est réprimée, poursuivie pour le moindre pas de travers, la police d’Etat se permet tout ce qu’elle veut. On est bien dans un état policier et une argyrocratie, où le pouvoir appartiennent aux riches et à la police qui dépassent les lois.

    post de nantes révoltée avec sources

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  • Les irresponsables des gouvernements s’en prennent violemment aux petits écarts en extérieur de la jeunesse, qui riposte Le 5 avril à 18:23, par Auteurs divers

    CONFINEMENT : IMPUNITÉ POUR LES RICHES, ARMES DE GUERRE ETPRESSION POUR LES AUTRES

    - Salons de dorures, fauteuils de velours et mets luxueux contre répression des pique-niques
    Pendant que les riches profitent de restaurants clandestins fastueux clandestins(1) en ne respectant aucune des mesures sanitaires pourtant imposées à l’ensemble de la population, la police armes de guerre à la main, contrôle et sanctionne des familles venues pique-niquer sur des plages, ou des jeunes buvant quelques verres d’alcool le long des cours d’eau.

    Sous la chaleur printanière, c’est muni de fusil d’assaut sur la plage de Grand-Travers à la Grande-Motte, que la Gendarmerie n’a pas hésité à verbaliser les badauds pour ce 1er week-end de confinement. Une famille et leurs ami.e.s. ont ecopé de 405 euros d’amende pour avoir osé partager quelques verres de rosé entres amies !
    « Ça devient ridicule ! »

    Guillaume était venu pique-niquer avec ses enfants, sa femme et deux amies. Ils sont repartis avec trois amendes de 135 € pour avoir consommé du rosé. « C’était notre dernier moment pour se retrouver avant de se confiner. Ce moment a été gâché. » Outre cet alcool ayant coûté plus cher que prévu, Guillaume déplorait la façon de faire. «  Ils sont arrivés à plusieurs avec leurs armes de poing. Il y a des enfants avec nous. Vous imaginez l’image pour eux ?  » Alors que la petite bourgeoisie parisienne se permet de dépenser plus d’un tiers d’un smic dans des repas opulents illégaux, sans jamais être inquiétée, il y a de quoi avoir la rage.

    À Nantes, Lyon ou Paris, les mêmes scènes similaires se déroulent. Les images de dispositifs policiers compléments hallucinants font le buzz sur les réseaux sociaux. Des flics sur-armés contrôlent le port du masque, les mesures de distanciation ou la consommation d’alcool.


    La présence de fusils semi-automatiques est-elle indispensable à la bonne application du confinement ? On se demande bien à quoi peuvent servir ces armes lors d’opérations de contrôle du confinement à part terroriser des enfants et plus largement, la population.

    Alors que les pauvres et la jeunesse subissent une répression inouïe dès lors qu’ils se rassemblent pour faire la fête, les nantis et nos ministres peuvent continuer à organiser des petites sauteries et se gaver dans les palais, dans l’impunité la plus totale.

    Post Nantes Révoltée

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  • Les irresponsables des gouvernements s’en prennent violemment aux petits écarts en extérieur de la jeunesse, qui riposte Le 5 avril à 18:18, par Auteurs divers

    🎬 COUVRE-FEU : LA POLICETESTE TOUT LE MONDE

    Ce mardi vers 18h30, un escadron de policiers municipaux et nationaux débarque à Moulins (Lille) pour inciter les gens à sortir du parc JB Lebas. LBD à la main pour certains, gazeuse pour d’autres, brigade canine en couverture. Tout les motifs sont bons pour terroriser la population qui veut profiter du beau temps pour respirer un peu après des mois sous l’eau.

    Une heure plus tard, à Lille Sud, un flic agresse deux mères de famille devant leurs enfants. Gazage, cheveux tirés, et des insultes sont lancées côté condés. Ils incitent les passants indignés à « venir le dire en face ». Une enquête est ouverte depuis ce jeudi matin.

    Le lendemain, mercredi 31 mars, une opération de police a lieu dans les parcs de la Citadelle, Vauban et JB Lebas en plein après midi. Contrôles d’attestation de logement pour vérifier que les gens sont bien à moins de 10 km de chez eux, contrôles du port du masque, flics, chiens, BAC puis CRS : la Préfecture du Nord semble tenir à bout de bras un "ordre" décidé arbitrairement.

    À ceux et celles qui diraient que ces gens sont irresponsables, regardez plutôt le gouvernement qui préfère sauver l’économie capitaliste que des vies humaines. Alors à quoi bon l’écouter. Heureusement, tout le monde déteste la police, et c’est bien ce qui permet de respirer.

    Soleil 1 - Macron 0.

    (post de Lille Insurgée)

    🛑CHAOS À BRUXELLES🛑

    [Gaz, chiens, chevaux, canons à eau et ultra violence pour disperser des jeunes dans un parc]
    Le bois de la Cambre à Bruxelles. Des milliers de gens, principalement des jeunes, étaient rassemblés. Depuis plusieurs semaines, l’événement (présenté comme une blague) "La Boum" invitait ceux qui le voulaient à venir faire la fête au Bois de la Cambre ce 1er avril. La police est intervenue, avec chevaux et canons à eau, assortis d’interpellations violentes. La jeunesse est excédée en Belgique, comme partout ailleurs, par les restrictions sanitaires, les problèmes sociaux accrus depuis un an, l’absence de relations sociales. Ce type de scène est révélatrice de l’incapacité des gouvernants à anticiper les conséquences de la crise sociale et ses conséquences psychologiques, en privilégiant répression comme unique solution in fine. Images Ema Krusi, Kairos, LN24, Andrea Zanini, Virginie Brs

    (post et vidéo sur CND)

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