Légitimité de la violence policière ? Documentaire « Un pays qui se tient sage » de Dufresne à Valence du 6 au 13 octobre

La violence d’Etat est-elle légitime ? - Au cinéma à Valence

mardi 6 octobre 2020, par Auteurs divers.

David Dufresne disait en interview « On va regarder les violences policières sur grand écran ». Il était temps que ces violences infligées par une police en roue libre pour faire taire la colère sociale sortent de la sphère éphémère des réseaux sociaux.

🚀 Bon départ au cinéma pour « Un pays qui se tient sage » de David Dufresne 🚀
Le documentaire sur les violences policières a réalisé 10742 entrées pour son premier jour de sortie, mercredi. Il obtient pour son 2e jour en salle à nouveau la meilleure moyenne (58 entrées par salle) de tous les films en salles actuellement. Le 2e de classement est loin derrière (35 entrées par salle). (Source : box-office France)

Ce film grave ce qu’a vécu une grande partie de la population depuis les gilets jaunes et la violence policière dans les banlieues bien avant. Au delà des simples questions de droit (« la police a t’elle le droit juridiquement de mutiler ainsi ? »), c’est la question de la légitimité entière du monopole de la violence étatique qui est remise en question.
Il fait de moins en moins de doute que la fonction de la police, dont le rôle est de ramener à la normale des situations qui explosent par la colère sociale, est une violence qui bâillonne les possibilités de réinventer une organisation collective salutaire face aux enjeux qui nous font face : appauvrissement, écologie, santé physique et mentale, etc.

(post de CND du 2 oct)

- Horaires au cinéma le Navire à Valence
(bientôt dans la Vallée de la Drôme ?, à l’EDEN ?)

Documentaire « Un pays qui se tient sage » à Valence du 6 au 13 octobre

Synopsis :
Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.

Pour aller plus loin sur la question de la police et de la violence d’Etat

Une sélection d’article paru sur ce site :


1 Message

  • Légitimité de la violence policière ? Documentaire « Un pays qui se tient sage » de Dufresne à Valence du 6 au 13 octobre Le 13 octobre à 23:52, par Auteur divers

    "Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, 4 décès, 344 blessures à la tête, 29 éborgnés, 5 mains arrachées et près de 2 448 blessés… Un bilan de victimes qui n’existerait pas sans le travail de la presse, notamment du journaliste David Dufresne, pour n’en citer qu’un parmi tous les autres, compilant, recensant, les violences policières survenues dans les manifestations (retraites, lycéens, journée internationale des droits des femmes, etc.).
    Usage excessif de la force et des armes, absence de sommations, nasses, non-respect du Code de déontologie, absence de RIO, stratégie de la peur, répressions, maintien de l’ordre dangereux pour les libertés fondamentales n’auraient pas été portés à la connaissance du public sans les rapports des observatoires des pratiques policières présents sur l’ensemble du territoire.
    Un travail de référence des journalistes et des observateurs partout en France qui a permis d’étayer les dénonciations du Défenseur des droits, de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, du Parlement européen, du Conseil de l’Europe, ou encore des Nations unies des usages disproportionnés de la force à l’encontre des manifestants, constituants des violations graves des droits de l’Homme par le gouvernement présent, dissuadant les citoyennes et citoyens d’exercer leurs droits les plus fondamentaux.
    Force est de constater que ce travail de la presse et des observateurs dérange. Ceux-ci font l’objet à de multiples reprises de pressions, d’intimidations, d’attaques, d’entraves, d’empêchements, de confiscations de matériels lors de couvertures de manifestations par les forces de l’ordre. Comment ne pas citer Jérôme Dupeyrat, observateur, blessé à la tête par un tir de grenade à Toulouse ? Comment ne pas citer Nicolas Descottes, photographe documentaire, pommette fracturée par un tir de LBD ? Comment ne pas citer Camille Halut, observatrice, interpellée à plusieurs reprises, placée en garde à vue et poursuivie pour avoir observé ?
    — 
    "Il ne peut être interdit aux observateurs d’exercer leurs fonctions ni y être indûment limités, y compris en ce qui concerne la surveillance des actions des forces de l’ordre. Par ailleurs, ils ne doivent pas faire face à des représailles ou à d’autres formes de harcèlement. Leur équipement ne doit pas être confisqué ou endommagé. Enfin, quand bien même un rassemblement serait illégal ou dispersé, cela ne met pas fin au droit de surveillance qu’effectuent les observateurs. Sur ce dernier point, votre schéma [Nouveau schéma du maintien de l’ordre] indique que « le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d’associations ». Ce faisant, vous prenez l’exact contre-pied des recommandations de l’OSCE, de la Commission de Venise et du Comité des droits de l’Homme des Nations unies, qui précisent que les observateurs ne sont pas des manifestants et que les ordres de dispersion ne devraient pas les contraindre à quitter la zone."

    "Nous appelons à ce que le Schéma national du maintien de l’ordre :
    - rappelle l’obligation de respect et de protection par la police des observateurs,
    - affirme la nécessité de préserver l’intégrité physique des observateurs sur le terrain en reconnaissant leur droit de porter des équipements de protection,
    - rappelle l’interdiction inconditionnelle de la police, d’empêcher, de limiter leur travail d’observation, et ce, en tout temps, et partout, et ce même si le rassemblement est déclaré illégal ou dispersé.
    Nous rappelons qu’en tous cas le maintien de l’ordre ne saurait empêcher les journalistes d’informer, ni les observateurs d’observer, et d’être témoins de tout, partout, et à tout moment.
    Soyez assuré que contre l’abus d’un pouvoir qui veut faire taire, il y aura toujours des citoyennes et des citoyens pour informer, observer et faire parler librement la démocratie. Vous comprendrez que cette démarche soit rendue publique."

    https://www.ldh-france.org/contestation-du-nouveau-schema-national-du-maintien-de-lordre-par-les-observatoires-des-pratiques-policieres/

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