Le « business as usual » n’est plus une option !

Le coro­na­vi­rus n’est que le révé­la­teur de la banque­route du système tout entier

vendredi 3 avril 2020, par Les Indiens du Futur.

Un article fait un très bon résumé de la situation concernant la folie et la responsabilité de la civilisation industrielle dans les causes de la pandémie et ses effets sociaux.
L’autre article est d’une écologiste suisse élue à Lausanne qui montre de manière claire et simple que le pire serait de revenir à la « normalité » qui est le problème...

Le « business as usual » n’est plus une option !

- Extraits de ces textes :

La normalité, c’est d’avoir dévalorisé les métiers qui, aujourd’hui, nous sauvent la vie comme infirmier/ères, médecins du service public, caissières, livreurs, sans oublier celles et ceux qui nous nourrissent, les agriculteurs. C’est d’avoir un air si pollué que, mondialement, il provoque 9% des décès, près de 5 millions par an. C’est d’avoir un environnement si toxifié par des substances qui perturbent notre organisme que le coût de ces expositions sur la santé est estimé à plus de 150 milliards d’euros par an, rien que pour l’Union européenne.

Le « business as usual » n’est plus une option

Est-ce que nous voulons réellement retourner à cette normalité qui nous mène droit dans le mur et vers une crise environnementale, climatique et sociale autrement plus meurtrière que ce que nous vivons en ce moment ? Je ne pense pas. Une fois l’orage passé, il nous faudra combattre avec force les propositions qui viendront lorsqu’il s’agira de « relancer l’économie » pour soutenir la consommation, reprendre les déplacements et les loisirs, lorsqu’il s’agira de réduire les filets sociaux et les droits démocratiques, lorsqu’il s’agira, sous couvert de protection de la santé, de mettre en place de la surveillance de masse qui pourra ensuite servir pour réprimer les mouvements sociaux.

Car les mesures qui nous seront proposées non seulement nous ramèneront à une normalité non soutenable mais elles iront au-delà et nous conduiront droit vers le gouffre avec le pied sur l’accélérateur. Nous serons toutes et tous vulnérables car une bonne partie de la population se trouvera en situation difficile, précaire, après une crise financière qui sera sans précédent. Nous devrons être solidaires et humains dans l’adversité.

Le colosse se rend compte que ses pieds sont d’ar­gile

Le bouc émis­saire est-il une espèce sauvage en voie de dispa­ri­tion, pango­lin ou chauve-souris  ? (Avec sa logique déna­tu­rée le capi­ta­lisme n’avait pas attendu cette pandé­mie pour s’at­taquer aux animaux, symboles d’une exis­tence libre, contraires à la bureau­cra­tie comp­table et au rende­ment écono­mique, la déno­mi­na­tion même de « sauvage » étant une insulte à la civi­li­sa­tion). Non. Les zoonoses (trans­fert de mala­dies par des animaux aux humains) sont direc­te­ment susci­tées par l’ex­ploi­ta­tion fores­tière et minière, par la construc­tion de routes suppo­sant la migra­tion des hommes dans les espaces les plus recu­lés, par la débauche panta­grué­lique de cuisi­ner et de commer­cer tout ce qui vit. C’est l’une des branches de la civi­li­sa­tion, à savoir le boule­ver­se­ment des écosys­tèmes afin d’ali­men­ter la machine en matières premières, qui est respon­sable de l’émer­gence de mala­dies nouvelles


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