France, Grève générale / terreur d’Etat - Le régime est en guerre totale contre nous, son modèle est Thatcher

Le régime ne tient plus que par sa police, jusqu’à quand ? - Résistance populaire

jeudi 9 janvier 2020, par Auteurs divers.

Quelques echos des manifestations et actions du 9 janvier en France :

Manifestation du 9 janvier : à Rouen les flics perdent toute raison

Jeudi 9 janvier 2020, rentrée sociale avec une manifestation interprofessionnelle de 30000 personnes dans les rues de Rouen. Manifestation intersyndicale au sommet de son calme voire de son ennui, quand la police a complètement craqué et a décidé une opération coup de poing...

- suite et vidéo

Photo Manifestation Valence 9 janvier 2020 - Macron prends tes flics et des claques

🔥 2020 - UNESOLUTION : RÉVOLUTION 🔥

La manifestation du 9 janvier a prouvé une chose : les fêtes de fin d’année n’ont en rien émoussé la détermination du peuple à se battre contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Aujourd’hui cette détermination s’est même exprimée avec plus de rage encore.

Rapidement après le départ, une tête de cortège se forme, qui prend de l’ampleur petit à petit. Sa composition est une nouvelle fois particulièrement bigarrée. Les Gilets Jaunes y sont présents en nombre, comme c’était déjà le cas lors des dernières dates. Mais cette première partie de manifestation se déroule néanmoins dans une atmosphère contrainte et relativement passive. En cause : un dispositif policier écrasant, avec flanc-gardage dissuasif de chaque côté du cortège. Au moment où l’on s’engage dans la Rue Lafayette, les FDO coupent une première fois : nasse, lacrymos, matraquage - la tension monte.

Contrairement aux précédentes manifs, où ce type d’intimidation répressive avait réduit le cortège à l’impuissance, les manifestants sont cette fois-ci décidés à ne pas se laisser faire : ils commencent à se faire passer des oeufs et des légumes, puis à les jeter sur la police. De nombreux projectiles atteignent les CRS en plein casque.

C’est le début d’une riposte qui ne fera que s’amplifier. De nouveau les FDO chargent et coupent le cortège : mais les manifestants répliquent avec tout ce qu’il leur passe sous la main et libèrent les nasses. On constate que de nombreuses personnes, y compris plus âgées, se saisissent spontanément des légumes pour les lancer contre la police. La disponibilité des oeufs, patates, bananes et autres oignons a permis d’enclencher une dynamique d’affrontement progressif et diffus.

Alors que les premiers manifestants arrivent sur la Place Saint Augustin, certains décident de revenir sur leurs pas pour lancer un mouvement en sens inverse, alors que d’autres sont toujours au niveau de la Gare Saint-Lazare. C’est le début de plusieurs heures de bataille avec les forces de l’ordre dont la Rue de la Pépinière est le théâtre - bientôt ravagée par une intensité émeutière qui n’avait plus été observée depuis le 16 mars 2019. Tous les symboles du capitalisme voient leurs vitrines éclatées : banques, compagnies d’assurance, agences immobilières, Starbucks...
Les charges et contre-charges se succèdent pour le contrôle de cette portion de rue qui sépare la Gare Saint-Lazare de la Place Saint-Augustin.

On a vu des gens à visage découvert se battre au corps-à-corps avec les BRAV. On a vu des CRS reculer sous les charges des manifestants, d’autres s’effondrer sous le coup des projectiles. On a vu les premières lignes du cortège partir à l’assaut de la police aux cris de "Révolution, révolution !". On a vu, l’espace de quelques heures, la peur changer de camp. Et le peuple reprendre confiance en ses propres forces.

Comme le 5 décembre et en d’autres occasions ces derniers temps, on constate que l’arrivée de la manifestation est, dans les conditions actuelles, le moment où l’antagonisme a le plus de chances de se déployer. Ce qui s’explique en grande partie par l’ampleur des dispositifs policiers qui désormais enserrent systématiquement le cortège tout du long. C’est un élément tactique qu’il faudra garder en tête pour les prochaines dates. Tout en tirant les leçons des modalités par lesquelles l’offensivité a trouvé à s’exprimer, par étapes et de manière progressive, en amont de l’arrivée.

Une nouvelle manifestation cruciale aura lieu samedi. La journée d’aujourd’hui, par son caractère massif et conflictuel, a redonné confiance à toutes celles et tous ceux qui y ont participé. Organisons-nous pour tenir la rue à nouveau. Et continuons chaque jour à soutenir la grève en appuyant les points de blocage et les initiatives locales. Jusqu’à la victoire !

#AutoDéfensePopulaire
#GrèveGénérale
(post de ACTA)

Le cynisme du 1er ministre

Edouard Philippe : « Ils pourront prendre leur retraite à 60 ans s’ils meurent à 60 ans »

Le trait d’humour passe mal : sans révéler l’âge de départ à la retraite, il a clairement montré que le gouvernement n’avait aucune intention de faire plaisir aux grévistes :

« Nos concitoyens ont des attentes sur la question de la retraite. Le but c’est qu’ils comprennent qu’ils peuvent attendre encore un peu. Honnêtement ils pourront prendre leur retraite à 60 ans s’ils meurent à 60 ans mais faut pas se leurrer, on va devoir augmenter le temps de travail et l’âge de départ à la retraite. Faut juste trouver un moyen de faire passer la pilule.« 

LA POLICE TABASSE AU SOL UNE INFIRMIÈRE !

Vous voyez cette personne avec un sac rouge ? Oui, cette personne, trainée au sol comme un vulgaire sac, puis plaquée contre l’asphalte par des brutes, et enfin tabassée copieusement. Une pluie de coups. Des coups de poings gantés, froids, acharnés. Une vingtaine de coups de poings sur une personne par terre.

Cette personne, c’est une femme. C’est une infirmière. C’est une syndicaliste. La scène se passe à Paris.

La police tabasse au sol une infirmière. La police a terminé sa mue fasciste. Il n’y a que deux camps.

N’oubliez jamais ces images.
(post et vidéo de Nantes Révoltée)

LaMeute :

❗❗❗ Un membre de notre collectif a été arrêté et violenté alors qu’il photographie une charge.
Lui, un autre journaliste et une personne la tête en sang sont embarqués par les forces de l’ordre.

Nous exigeons la libération de nos camarades !!! ❗❗❗

- Suivi des manifestations à Paris

🔥⚫CELA VA MAL FINIR ⚫🔥

Stratégie de terreur des forces de l’ordre aujourd’hui à Paris (video) avec des cordons de partout qui n’hésitent pas à matraquer à l’aveugle. Sauf que le cortège n’a jamais été aussi déterminé à résister et à refuser de se faire nasser. D’après les premières infos, de nombreux blessés , dont des journalistes . La manif est loin d’être finie.

ASSASSINS ! ⚫
Très grave. Lors d’une nombreuses charges des forces de l’ordre, un policier a tiré au LBD à bout portant ! (video)
(posts de Cerveaux non Disponibles)

- voir aussi : Violences policières : VIDEO. Grave. La police a tiré au LBD à bout portant - Proche de Saint-Lazare, la police a tiré à bout portant avec son LBD. Nous relayons la vidéos que Cerveaux Non Disponible a mis au ralenti, ainsi que quelques vidéos illustrant les importantes provocations policières censuré par les grands médias. (note : rappelons qu’un tir de LBD à bout portant est interdit,surtout s’il n’y pas de vraie légitime défense, et peut être mortel)

Blessé par matraquage policier à Rouen le 9 janvier

GREVE GENERALE : TERREUR D’ETAT

Face à la grève immense contre la casse des retraites ce jeudi 9 janvier, le gouvernement répond par la terreur d’Etat. Charges d’une violence inouïe à Paris, tirs de balles en caoutchouc à très courte distance, arrestations de journalistes. Matraquages en règle à Rouen. Arrestation et déluge de gaz à Nantes.

Le régime ne tient plus que par sa police et la terreur qu’elle inspire. Jusqu’à quand ?

(post de Nantes Révoltée)

Le régime est en guerre totale contre nous, son modèle est Thatcher

MACRON PEUT IL RECULER ?

- Le gouvernement en place ne comprend que la peur - (post de Nantes Révoltée)

Depuis 2 ans et demi, le gouvernement incarne le capitalisme autoritaire plus qu’aucun autre auparavant. Utilisation immodérée d’armes de guerre pour anéantir dans le sang toutes les contestations, reconnaissance faciale, arrestations par milliers pour des motifs dérisoires, censure, milices d’extrême droite … La France, comme d’autres pays autour du globe, semble entrer dans une séquence politique hybride : nous ne sommes pas encore dans une dictature au sens classique du terme, mais nous ne sommes plus dans une démocratie telle qu’elle était définie depuis la seconde guerre mondiale.

Macron est un rouleau compresseur. Immédiatement arrivé au pouvoir, il a fait passer en force la Loi travail XXL – par décret –, la privatisation de la SNCF, imposé une précarité de plus en plus extrême aux chômeurs, aux étudiants, mené des attaques sans précédent contre les libertés fondamentales et les droits des réfugiés. Il a liquidé la ZAD, rasé des campements à Calais, emprisonné des manifestants. Quasiment sans résistance.

Aujourd’hui, le projet de saccage des retraites provoque un mouvement de masse. Des millions de personnes sont mobilisées. La grève des cheminots est la plus longue depuis des décennies. Les avocats jettent leurs robes, l’Opéra de Paris danse dans la rue, les grévistes de chez EDF coupent le courant. Les manifestations sont massives, l’opinion est ultra-majoritairement du côté du mouvement social. Et pourtant … Pourtant le gouvernement ne bouge pas d’un pouce. Pire, il est de plus en plus brutal et arrogant. On remplace l’ancien rapporteur de la réforme par un manageur encore plus violent. Edouard Philippe raconte au Figaro qu’il a « la frite ». Les « négociations » avec les syndicats sont plus factices que jamais. Le gouvernement annonce qu’il n’a aucune intention de modifier une ligne de sa loi. Un malfaiteur milliardaire est présenté comme un héros dans les médias. Le temps où les gouvernants s’inclinaient face à la rue, comme lors du CPE de Chirac, parait si loin.

Margaret Thatcher était à la tête du gouvernement britannique dans les années 1980. Appliquant un programme ultra-libéral, elle a définitivement brisé les droits sociaux et mis à terre le mouvement social anglais. A l’époque, Thatcher avait fait face à une grève de mineurs qui avait duré plus d’un an, écrasant les grévistes sous la répression sans leur lâcher un pouce de terrain. Après avoir épuisé les mineurs, elle avait saccagé le reste du modèle social anglais en quelques mois. Les syndicats ne s’en sont jamais relevés. Macron procède exactement pareil. Il veut briser les secteurs les plus combatifs, en particulier les cheminots. Après, il n’aura plus aucun obstacle. Il aura démoralisé l’opposition. Il pourra tout détruire en quelques mois. Blitzkrieg.

Alors, aujourd’hui, Macron peut-il lâcher ? Non. Car il n’a pas peur. Nous pouvons être 5 ou 10 millions dans les rues, les métros parisiens peuvent rester à l’arrêt 6 mois, cela ne changerait sans doute pas grand chose. Le pouvoir ne négocie pas : il est en guerre.

Macron a-t-il déjà reculé ? Oui. C’était il y a un an, au plus fort des Gilets Jaunes. En décembre 2018. Le seul moment de sa vie politique où il a eu peur. Ce samedi là, les Champs Élysées se couvrent de barricades pour la troisième semaine consécutive. Un aéroport est envahi. Une préfecture est en feu. Des milliers de ronds-points sont occupés. Plusieurs péages s’embrasent sur les autoroutes. Le palais présidentiel est quasiment atteint par les manifestants. Les actions sont innombrables, multiples, totalement incontrôlables. Presque partout, la police bat en retraite.

A ce moment là, Macron apparaît livide, tremblant. Les hôtels particuliers de ses amis, et le quartier le plus luxueux de France, le 16e arrondissement, ont été saccagés. Autour de Macron, dans les cercles patronaux, chez les possédants, c’est la panique. Évidemment : la plèbe est en bas de chez eux. Ingérable. La semaine suivante, la révolte est contenue par une police militarisée et un dispositif de propagande médiatique jamais vu. Mais Macron aura retiré sa taxe, fait quelques concessions. Il s’en fallut de peu, à ce moment là, pour lui arracher beaucoup plus. Si le soulèvement avait tenu, s’il avait été soutenu.

En ce début d’année 2020, le président et ses amis affichent à nouveau leur morgue, leur toute puissance, leurs caprices, malgré une mobilisation historique. Le constat est terrible. Le temps des négociations, des luttes concertées, des manifs encadrées loin des lieux de pouvoir est fini. Dans le régime du capitalisme autoritaire, c’est uniquement lorsque les puissants ont peur pour leur intégrité physique et leurs biens personnels qu’ils reculent.

Des gestes policiers d’immobilisation qui étouffent

Alors que l’enquête concernant la mort le 19 juillet d’Adama Traoré lors d’une intervention policières semble montrer que la technique du plaquage ventral a joué un rôle dans sa mort, l’ACAT revient sur l’utilisation de gestes d’immobilisation dangereux par les forces de l’ordre en France.

- suite

🛑 NASSE CRITIQUE 🛑

Pour ceux qui n’étaient pas dans la manif parisienne aujourd’hui, voici une vidéo en hauteur pour comprendre la stratégie de terreur déployée par la police. Plusieurs fois dans la journée, ils ont coupé totalement l’énorme manif et réaliser plusieurs nasses géantes. Le tout à coup de matraques, gaz et LBD. C’est bien la police qui place le niveau de tension et de violence à un tel niveau. Et c’est le pouvoir qui en est responsable. On retiendra tout de même l’énorme mobilisation du jour, et surtout, une détermination qu’on avait rarement vu depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites. Des milliers de personnes ont resisté et sont restés debouts et dignes face à la barbarie policière, n’ayant plus peur et ne reculant pas.

(post et vidéo de Cerveaux non disponibles)

Autres infos

  • LES AGENTS DE LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE GRAVELINES ANNONCENT QUILS VONT COUPER L’ELECTRICITE
    CA VA ÊTRE TOUT NOIR !
    Les agents ont décidé de reprendre en main leur outil de travail et préviennent d’ores et déjà le gouvernement et la Direction d’EDF, qu’ils n’hésiteront pas à « appuyer sur le bouton » pour arrêter la production d’électricité sur le site.
  • Blocage d’un lycée par les lycéens du lycée Chopin à Nancy, avec le soutien des gilets jaunes et syndicats.
  • Violences policières contre les grévistes : VIDEO. Une gréviste RATP se fait ouvrir le crâne : « j’ai juste voulu ramasser mon téléphone » ! - Irène, conductrice de métro sur la ligne 9, et un autre de ses collègues grévistes, ont été violemment matraqués par la police alors qu’ils voulaient simplement ramasser un téléphone tombé par terre pendant une charge. Irène a eu le crâne ouvert, et selon elle, son collègue est en ce moment en garde à vue au commissariat du 8e.

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