Faire la fête, être ensemble et questionner : Le Grand Virage est né.

dimanche 18 juillet 2021, par Déborah.

Le festival du Grand Virage est fait pour questionner le monde sur ses choix

A l’heure, où l’on voit les inondations qui ont fait plus d’une centaine de morts en Europe, la question climatique devient plus préoccupante. Symboliquement, le questionnement du Grand Virage fait mouche. Ce festival a été créé en alternative à la 39e édition du rallye automobile Friedman qui est organisé sur le Royans. Par communiqué de Presse, l’ASA, organisatrice du Rallye répond :
« Le “toujours plus vite, plus haut, plus fort” n’est pas qu’une devise olympique, c’est aussi un moteur viscéral de la joie de vivre, celle que nous partageons depuis des décennies avec nos concurrents, nos spectateurs locaux. Nous ne rentrerons donc pas dans de tristes polémiques, y compris par médias interposés. L’avenir de notre planète commune mérite mieux. »
Ce sont donc deux visions du monde qui s’opposent : d’une part, celle des climato-sceptiques, qui sans en avoir conscience donnent du crédit à cette théorie élaborée par des grands groupes financiers pour survivre, et d’autre part, celle de ces anonymes qui veulent questionner le monde : une alternative au “toujours plus vite, plus haut, plus fort”, de ce que l’homme a de viscéral, mais qui n’est pas compatible avec une belle harmonie sur notre planète.

Notre planète préfère la diversité, sinon elle régule : si l’homme choisit la monoculture, les ravageurs viennent réguler et questionner. Si l’homme choisit la croissance comme seule mesure de bonne santé sociétale, les crises économiques, les tempêtes viennent questionner. Si les hommes politiques choisissent un modèle économique ploutocratique au détriment d’un système de répartition équitable entre les peuples, la pandémie, les inondations, le réchauffement climatique viennent questionner.

Ce ne sont pas de tristes polémiques. Ce sont de justes questions que viennent poser les organisateurs du Grand Virage. Ne pas vouloir y répondre pour botter en touche, c’est choisir son camp et ignorer que la planète trouvera une réponse à cette non-réponse. Les organisateurs ont conscience que c’est juste une question locale qui est posée, un épiphénomène des grandes questions planétaires.

Les participants à ce festival ont différents profils. Certains ont entamé la vélorution, et utilisent dès que possible leur vélo aménagé pour se déplacer, y compris pour transporter des charges. D’autres se questionnent et tentent de trouver des solutions personnelles adaptées pour réduire leur impact carbone, sans être satisfaits de leur propre résultat et parlent de leur difficulté à s’organiser et faire des choix en conscience. Ces derniers ont au moins le mérite de s’être posé la question, et ce qui paraît impossible à un moment donné peut devenir une évidence plus tard. Sans questionnement, pas de mise en mouvement. Ils ont peut être amorcé un grand virage.

Voir en ligne : Le Grand Virage


1 Message

  • Faire la fête, être ensemble et questionner : Le Grand Virage est né. Le 20 juillet à 22:33, par Indiens du Futur

    Bien cet article, c’est fou que les autorités et plein de gens en sont encore à glorifier les "sports" mécaniques avec pétrole (la pub et la culture en place les poussent bien à rester là dedans), ce qui contribue à perpétuer le modèle de la voiture et de la compétition.

    Juste une remarque sur le passage "une alternative au “toujours plus vite, plus haut, plus fort”, de ce que l’homme a de viscéral".
    On ne pense pas que l’humain est viscéralement voué à la croissance et à la compétition. De nombreux peuples ont fonctionné autrement, encore aujourd’hui, et, voyant la civilisation industrielle, ne veulent pas la rejoindre.
    Et à l’intérieur de la civilisation industrielle, il existe des tas (pas assez) de personnes qui vivent et veulent autre chose.
    Donc, évitons de dire "l’homme est responsable", ce qui tendrait à faire croire que tout est foutu car lié à une "nature" inchangeable de "l’homme", alors que les destructions écologiques et les dérèglements climatiques sont le fait d’une certaine culture dominante, d’un modèle social/politique/économique.

    Les autorités et dirigeants (économiques et politiques) veulent continuer dans leur impasse, en changeant le vocabulaire et la déco, nous entraînant avec eux dans les crash. Alors, oui prenons un grand virage, et éjectons-les.

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