Epidémie de coronavirus : sélection d’articles pour aiguiser la critique et les analyses

De quoi alimenter la réflexion, hors de la communication étatiste ou capitaliste

lundi 16 mars 2020, par Auteurs divers.

Voici de quoi lire et réfléchir sur l’épidémie virale et ses implications politiques, sociales, économiques. Des points de vue de travailleurs, de soignants, de militants, d’intellectuels, des textes littéraires, pour aiguiser la critique et prendre de la hauteur, pour lutter toujours et partout contre les injustices sociales.
Avec le confinement choisi ou forcé qui vient, on va avoir le temps de lire, de réfléchir, de voir les documentaires qu’on n’a jamais le temps de voir...

- Articles divers :

  • RATP et Coronavirus : briser l’omerta - Flora Carpentier - Ahmed Berrahal, CGT RATP Bus, secrétaire CSSCT CSE 2
  • #ResteChezToi : les soignants prennent en main la prévention face au coronavirus - Le message est simple et il a le mérite d’être clair : pour limiter la propagation d’un virus particulièrement contagieux, il faut limiter les déplacements et les situations d’interaction sociale. Les soignants, qui sont en première ligne contre l’épidémie, craignent en effet une accélération de la propagation qui augmenterait les difficultés déjà avérées dans l’hôpital public.
  • De quoi le Covid- 19 est-il le nom ? - « La réalité, disait l’écrivain étatsunien Mark Twain, dépasse la fiction, car la fiction doit contenir la vraisemblance, pas la réalité ». Le père des Aventures de Tom Sawyer et socialiste convaincu qu’était Twain aurait rajouté à la formule, s’il avait connu la pandémie actuelle de Covid-19, que la réalité capitaliste est souvent encore plus terrifiante que la plus noire des fictions.
  • Coronavirus. Fermeture des restaurants, cafés, télétravail … et pour les usines « non essentielles » ? - Face au doublement de cas de virus en 72 heures, Edouard Philippe a annoncé le renforcement des mesures barrières de « distanciation sociale » pointant le manque de « discipline ». Fermeture des restaurants, cafés, cinémas, discothèques, ainsi qu’une incitation au télétravail pour tenter de ralentir la propagation du virus. Mais qu’en est-il pour les usines non essentielles ? Pourquoi ne sont-elles pas fermées ?
  • Deux urgentistes alsaciens : « Préparez-vous à une vague majeure » - « Il va falloir faire des choix sur nos critères d’admission », préviennent ces médecins, qui évoquent « une mortalité majeure » en gériatrie.
  • Coronavirus COVID 19 : où est le danger mortel ? Chronique d’une catastrophe annoncée - Dans la communication du gouvernement, il existe un immense angle mort : il s’agit de l’épidémie gravissime de cancers et du péril mortel que fait courir le coronavirus à ceux et celles qui en sont atteints. Car les patients atteints de cancer ont pour la plupart un système immunitaire altéré et sont souvent traités avec des corticoïdes...
  • De l’avènement de la civilisation au coronavirus de Wuhan : trajectoire d’un désastre logique (par Nicolas Casaux)
  • Coronavirus, la stratégie d’immunité de groupe ne fonctionnera pas - Quelle stratégie le gouvernement français applique-t-il contre le coronavirus ? L’allocution d’Emmanuel Macron le 12 mars n’a pas permis de clarifier pourquoi au juste le gouvernement estime que les mesures décidées pourraient suffire à contenir la contagion. La France a-t-elle donc décidé d’appliquer la stratégie de l’immunité de groupe, comme le Royaume-Uni l’a annoncé et l’Allemagne semble y songer ? - Il faut souhaiter que non. Car cette stratégie ne fonctionnerait pas, débouchant à court terme sur une catastrophe sanitaire qui ne laissera d’autre possibilité que d’appliquer dans l’urgence confinement et quarantaine généralisées – mais avec des pertes humaines multipliées du fait du retard. - En réalité, contrairement à ce que le gouvernement semble penser, la solution à ce stade la moins coûteuse en vies humaines, le confinement et la quarantaine radicales à l’italienne, est aussi la moins coûteuse en argent.

- Sélection sur Lundi.am du 16 mars 2020 :

  • Italie : Sur l’épidémie d’urgences, phase 3 - et puis ce fut le tour de la lutte des usines et de la classe ouvrière… - En Italie, l’un des effets de l’épidémie de Coronavirus aura été le retour de la conflictualité sociale, que ce soit dans les prisons ou dans les usines. Nous traduisons ici, avec quelques coupes, un texte paru chez nos amis de Camillaonline.com, site sous-titré « Littérature, imaginaire et culture d’opposition ».
  • Bologne en temps de coronavirus - Le journal des Wu Ming 2 - Les Wu Ming (« Anonymes » en chinois) sont un collectif de quatre écrivains de Bologne dont les ouvrage aussi bien que la manière dont ils sont rédigés (collectivement ou individuellement mais toujours anonymement) et celle dont ils sont promus (ils refusent d’apparaître en image) interrogent l’époque, même quand ils parlent de la guerre d’Indépendance américaine ou de celle de 14. Ils tiennent sur leur blog un Journal viral, journal de la vie dans leur ville soumise, depuis plusieurs semaines maintenant, aux restrictions étatiques inédites, jamais vues en Europe occidentale, liées à l’épidémie de Coronavirus. Voici, pour commencer les derniers addenda de l’un d’entre eux, Wu Ming 1, à ce journal, qui montre ce qui nous attend sans doute en France, dans les semaines qui viennent. La traduction de la totalité du journal est en cours. A suivre…
  • Contagion sociale - Guerre de classe microbiologique en Chine - Voici un long et passionant article d’analyse sur l’histoire des liens entre épidémies, production et capitalisme dans le monde et sur la réponse actuelle de l’État chionois face au coronavirus. Le texte a d’abord paru en anglais sur le blog Chuangcn et nous reprenons ici la traduction française à nos confrères du site « Des nouvelles du Front ».
  • Panique boursière en temps de coronavirus - Jacques Fradin - « Il faut sauver l’économie » - Toujours et encore « l’économie d’abord ».
    Les demi-mesures du gouvernement des macrons (toujours et encore des Thénardier) n’ont qu’un seul objectif « centriste » : temporiser.
    Essayer, autant que faire se peut, de ne pas toucher à l’économie ; ou le moins possible ; ou à reculons, comme le dos au mur, avec toute la mauvaise volonté imaginable.
  • Forever Décaméron - Lionel Ruffel - « On croyait donc que la situation était nouvelle, mais non elle était ancienne, elle était peut-être même là depuis le début. »
  • Monologue du virus - « Je suis venu mettre à l’arrêt la machine dont vous ne trouviez pas le frein d’urgence. » - Faites taire, chers humains, tous vos ridicules appels à la guerre. Baissez les regards de vengeance que vous portez sur moi. Éteignez le halo de terreur dont vous entourez mon nom. Nous autres, virus, depuis le fond bactériel du monde, sommes le véritable continuum de la vie sur Terre. Sans nous, vous n’auriez jamais vu le jour, non plus que la première cellule.

🔴 LE COUP DE FORCE ? 🔴

A 20H, le président de la République va s’exprimer sur la situation de crise actuelle. Si le passage en stade 3 semble sur toute les lèvres, il se murmure aussi que Macron pourrait annoncer le report des élections municipales, qui devaient avoir lieu des dimanche. Encore plus inquiétant, on parle désormais de l’engagement de l’article 16 de la Constitution, qui prévoit l’attribution, en cas de force majeure, de "pouvoirs exceptionnels" au chef de l’Etat, notamment la liberté de légiférer comme bon lui semble.

Si nous n’en somme pas encore là, gardons à l’esprit que la force du système actuel, c’est de tirer profit de toutes les situations, y compris celle de crises.

(post de Cerveaux non disponibles du 12 mars)

⚫️ L’ITALIE ET L’HYPOCRISIE GOUVERNEMENTALE :

“Les ouvriers se mettent en grève contre le coronavirus, ou plutôt contre le gouvernement qui tient les usines ouvertes malgré le coronavirus”.

En Italie les grèves se multiplient contre l’absence de mesures de sécurité dans les usines. On le sait, l’Italie a pris des mesures de sécurité exceptionnelles pour tenter d’endiguer le virus : fermeture de tous les lieux publics non nécessaires et confinement obligatoire. Sans surprise, les usines continuent de tourner à plein régime. Et les consignes de sécurités qui sont demandées au reste de la population ne sont pas appliquées dans les usines. D’un côté il faut bien prendre des mesures d’urgence, mais de l’autre côté il ne faudrait surtout pas trop menacer l’économie.

" Du nord au sud de la péninsule, des grèves spontanées se multiplient dans les industries transalpines. Le dernier décret signé par le gouvernement italien – qui impose le télétravail –, exclut en effet les usines de cette mesure de prévention."

Tel est le dilemme actuel des gouvernements : agir pour limiter la contamination sans pour autant s’attaquer trop frontalement à l’économie capitaliste.

On imagine aisément que la situation sera la même en France.
(post de Cerveaux non disponibles - suite de l’article : Italie. Effrayés par le coronavirus, les ouvriers des industries se mettent en grève)

Je suis un soldat qu’on envoie au front sans arme

...avec une petite tape dans le dos en me disant "bon courage" ou pire "on compte sur vous".
Mais je ne suis pas armée, pas armée pour lutter, pas armée pour vous protéger, pas armée pour me protéger et protéger ma famille.
Et pourtant, on en donne des nouvelles du front, on crie notre souffrance, on crie nos manques de moyens humains et matériel, on en demande des armes...
Et pourtant, il y en a eu des pertes, des suicides, des burn out, des arrêts maladie, de l’épuisement, des larmes, des boules au ventre avant d’aller au front, à force de combattre à mains nues...
Et pourtant, nous y sommes toujours au front, à panser les plaies, à essuyer les larmes, à calmer la douleur, à affronter les maladies, les virus, la misère sociale, les accidents de la vie, bons petits soldats que nous sommes...
Et pourtant, nous ne sommes toujours pas armés...
#soldatsansarme #soignant

Je suis un soldat qu’on envoie au front sans arme

Sujets connexes :

  • La Chine veut noter tous ses habitants et installe 600 millions de caméras - « Avec l’épidémie du coronavirus, l’arsenal technologique a explosé. Des logiciels capables de reconnaissance faciale malgré le port de masque ont été développés et l’implantation des caméras thermiques pour débusquer les malades s’est généralisée, sur les casques des policiers, dans les bus ou encore sur des drones... Par ailleurs, le système de paiement mobile du géant chinois Alibaba livre désormais une analyse fine des déplacements de chacun. »
    Diffusé par la RTS, le documentaire « Tous surveillés : 7 milliards de suspects » décrit ce « totalitarisme numérique », qui a pris un coup d’accélérateur avec le coronavirus.
  • Coronavirus : Moscou déploie la reconnaissance faciale pour surveiller les malades - 2 500 personnes sont actuellement surveillées de très près dans la capitale russe
  • La pandémie mondiale de #covid19 couvre la majorité de l’actualité, et fait de l’ombre à une autre tout aussi grave. Depuis plusieurs semaines, la corne de l’Afrique et l’Asie sont victimes d’une invasion sans précédente de criquets, au nombre avoisinant de 500 milliards. La Somalie ayant déclaré l’état d’urgence devant cette tempête d’insectes, c’est au tour du Kenya et Madagascar de subir cette invasion sur une surface de plus de 24000 km². Selon L’ONU, cette catastrophe naturelle met en danger l’alimentation de prêt de 84 millions de personnes.

Un post de Serge Quadruppani

Nous vivons un moment historique, la formule n’est pas de trop. Selon toutes probabilités, le gouvernement va ordonner le confinement de la population française, peut-être dans certaines régions pour commencer. Mais on ne voit pas comment nous pourrions échapper au sort des Italiens et des Espagnols. Séparer les corps, interdire dans l’espace public toute forme de présence collective autre que purement marchande, réduire au minimum toute communication qui ne passe pas par un outil numérique : on ne peut que constater la parfaite adéquation entre la tendance générale dominant le monde (le néo-libéralisme autoritaire) et des mesures devenues effectivement indispensables pour éviter des morts supplémentaires. Ce n’est pas du complotisme que de le constater. Nous aurons tout à gagner à comprendre comment cette civilisation produit un virus qui la pousse vers ce qu’elle portait déjà de pire en elle (les épidémies existent depuis toujours mais elles se multiplient depuis que la destruction de la nature s’est accélérée). Mais il est indiscutable qu’il faut essayer, aussi longtemps que durera la phase expansive de l’épidémie, d’éviter au maximum d’entrer en contact les uns avec les autres en chair et en os (à moins que les gouvernants choisissent cyniquement comme Boris Johnson la voie darwinienne - mais il n’est pas sûr qu’elle tienne longtemps). Cela ne doit pas nous empêcher de continuer à penser et interagir par-dessus les murs de nos foyers respectifs. D’autant moins que garder le moral va être un objectif essentiel.

A ceux de mes amis qui sont aussi, à quelques kilomètres près, des voisins, je vais proposer par mail de constituer un groupe informel de voisins solidaires pratiquant :
- l’échange d’informations et de réflexions (en évitant aussi bien l’alarmisme démoralisant que le jem’enfoutisme criminel) sur la situation. Et ce, sur tous les niveaux de la pandémie : mondial, national, régional, communal.
- l’entraide : courses collectives avec dépôt des provisions devant la porte ? coup de main individuel ? : l’essentiel serait que nous ne nous sentions pas isolés chacun dans sa bulle, mais assurés de pouvoir compter sur des proches (dans les deux sens du terme)

P.-S.

- et aussi, sur RICOCHETS :


1 Message

  • Epidémie de coronavirus : sélection d’articles pour aiguiser la critique et les analyses Le 16 mars à 21:12, par Camille Pierrette

    Suite au discours emberlificoté du président de la république démocratique de france, voici un bon texte à méditer, pour se prémunir de l’état sécuritaire comme de l’état gestionnaire :
    - Pas de flics dans les rues. Ni hier, ni aujourd’hui, ni demain - « Nous sommes capables de traverser cette catastrophe. » - Alors qu’en Chine, en Espagne et en Italie, l’État assure le confinement de la population avec l’aide de la police et de l’armée, — et que de nombreuses rumeurs annoncent que le France s’apprête à faire de même —, l’un de nos contributeurs nous a transmis ce texte qui rappelle ce qu’il en coûte de déléguer sa protection et sa santé aux forces répressives. Ou comment traverser la catastrophe sans renforcer l’appareil sécuritaire ?

    extrait :

    Nous n’avons pas besoins de la police. Nous nous ajustons aux comportements responsables. Nous sommes capables de traverser cette catastrophe. Nous avons déjà commencé massivement à le faire parfois bien avant les annonces des gouvernements. Nous savons mesurer les risques. Nous savons nous tenir à distances les uns des autres et nous savons rester chez nous autant que nécessaire. Nous savons qu’il y en a encore pour ignorer la prévention, la pandémie, mais nous savons aussi que les gouvernements nous envoient voter, nous obligent à travailler dans les usines, ne protègent pas les prisonniers, ne donnent pas les moyens nécessaires aux hôpitaux. Nous savons qu’ils ont tiré jusqu’à la dernière heure leurs profits et que maintenant ils nous menacent de nous confiner comme en Italie, comme en Chine, comme en Espagne avec des laissez-passer, des justificatifs, des amendes et des menaces de prisons. Nous n’avons pas besoin de leurs polices, de leurs conseils, nous n’avons pas besoin de leurs observations, car nous savons depuis quelques temps déjà, qu’ils ont gouverné la mort, qu’ils ont gouverné leurs profits, qu’ils tirent maintenant leur pouvoir de leur compétence sur l’urgence.

    Nous avons relu toute la littérature des militants qui ont lutté contre le virus du SIDA et sa propagation. Nous savons la manière dont ils ont su se méfier de l’État et des médecins sans pour autant minimiser les risques. La manière dont ils ont acquis une intelligence de la prévention. Ont-ils été invités à discuter pour faire face à cette épidémie ? De la manière dont on pouvait sensibiliser ? Non. Et ce n’est pas minimiser le risque que de dire cela, mais accuser l’État qui s’imagine être le meilleur recours. Nous savons que ce qui nous arrive aujourd’hui n’est qu’une grande répétition de ce qui va se reproduire demain avec le changement climatique.

    Nous disons aux médecins que nous nous ajustons, aussi vite que vous vous ajustez, que nous vous ferons confiance autant que vous nous ferez confiance. Qu’il est de votre responsabilité de dire autant que la nôtre, que nous n’avons pas besoins de la police dans nos rues, que se promener seul n’est pas un délit qui augmentera le nombre de morts, que faire du vélo n’est pas un délit qui augmentera le nombre de morts. Que courir ou lire un livre seul, dans un parc n’est pas un délit qui augmentera le nombre de morts. Que se promener avec un ami en gardant la distance nécessaire n’est pas un délit, que rien n’a été fait pour nous donner les masques comme rien n’a été fait pour vous les donner, que rien n’a été fait pour dépister la population pour mieux prévenir et que donc c’est ensemble que nous allons traverser cette catastrophe ; vous et nous en co-responsabilité et de manière solidaire et sans justificatifs et checkpoint volant. Et que nous le voulons pour aujourd’hui comme pour les années à venir car nous savons que les catastrophes vont s’accumuler et que nous voulons apprendre à les traverser sans État sécuritaire et avec un hôpital public plus fort.

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