Drôme, les barrages et les pompages dans le Rhône pour l’irrigation ne feront qu’aggraver les problèmes

Repousser les mesures de transformations est doublement suicidaire

par Camille Pierrette.
Mis à jour le lundi 12 août 2019

Dans la vallée de la Drôme, il y a toujours trop de besoins de pompages pour l’irrigation par rapport aux rivières qui se tarissent.
Et la fuite en avant semble toujours prévaloir sur les changements radicaux, autorités et agriculteurs puissants semblent préférer multiplier les retenues d’eau et les transports d’eau depuis le Rhône au lieu de passer à des pratiques qui à la fois économisent l’eau et évitent la destruction des sols (à cause du tassement, des pesticides et des engrais azotés).
Ce qui permettrait à la fois de s’adapter aux graves dérèglements climatiques déjà inévitables et de limiter les émissions de CO2.

Quand est-ce que des habitant.e.s vont se lever en nombre pour imposer au système économique et politique en place des discussions et actions pour revoir tout depuis la base ?
- Exemples de choses à faire ou à accentuer :

  • Inciter à consommer moins de viandes et plus de produits cultivables localement de manière soutenable
  • Favoriser les projets adaptés au futur, comme la permaculture, le chanvre, les légumineuses, des plantes résistantes à la sécheresse
  • Soutenir les paysans (accès aux terres, revenus décents...)
  • Créer des coopératives à but non lucratifs pour la production et la distribution
  • Créer des régies municipales, exemple à Mouans Sartoux
  • Arrêter l’artificialisation des sols (lotissements, zones industrielles, routes et rond points, grandes surfaces...)
  • Viser à ce que chaque commune ou bassin de vie puisse devenir quasi autonome sur son territoire concernant l’alimentation
  • En finir avec les pesticides et l’agriculture industrielle
  • Planter massivement arbres et arbres fruitiers

- Quelques articles sur la question :

- Pendant ce temps, le Daubé et les élus irresponsables de Valence se réjouissent de l’ouverture prochaine du méga centre aqualudique à l’Epervière et de ses deux toboggans.
Alors que tout brûle déjà ces fous dangereux en sont encore à dépenser de l’argent et de l’énergie pour des machins très gourmands en eau et énergie qui émettent du CO2 (notamment pour leur construction) et imperméabilisent des sols.
Ils s’imaginent que ces loisirs ruineux calmeront les foules dociles et assureront leur réélection, mais les habitant.e.s se retourneront vite contre eux, surtout quand les canicules se feront mortelles et que les ventres seront vides.


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