De jeunes ingénieurs appellent à déserter les jobs destructeurs, et à bifurquer maintenant

Et si la désertion s’étendait ? Et si... on bifurquait pour de bon ? Retrouvons nous les samedi midi, dès le 21 mai !

jeudi 19 mai 2022, par Echo des luttes écolo-sociales.

Relaie de ce fameux appel à déserter, et de sa suite :

- « Désertons » : des jeunes ingénieurs appellent à refuser les « jobs destructeurs » - Lors d’un discours prononcé à la cérémonie de remise des diplômes d’AgroParisTech, le 10 mai, huit étudiants disent refuser d’exercer des « jobs destructeurs » et appellent leurs camarades à rejoindre les luttes écolos et à travailler de leurs mains.

C’est super, bravo.
N’oublions pas que les jobs destructeurs sont légions, ils sont même la norme dans la civilisation industrielle, le capitalisme rend tout job destructeur.
Donc c’est le capitalisme, la civilisation industrielle que l’on doit déserter dans son entièreté.

🐈‍⬛ DES DIPLÔMÉ-ES D’UNE GRANDE ÉCOLE D’AGRONOMIE APPELLENT À LASERTION

Coup de théâtre dans la grande école d’agronomie parisienne « AgroParisTech », sous tutelle du ministère de l’agriculture et de l’enseignement supérieur. Une institution qui forme les futurs scientifiques chargés de faire fonctionner le capitalisme vert, de concevoir des OGM, pesticides, "compensations" et autres innovations pour l’agriculture productiviste.

Alors qu’ils et elles devaient recevoir leurs diplômes dans une cérémonie convenue, plusieurs étudiants et étudiantes ont lancé un discours anticapitaliste et appelé à déserter le métier confortable et destructeur qui leur était promis. Rejetant ainsi avec panache une éventuelle carrière au sein de l’élite.

« Nous ne voyons pas les sciences et techniques comme neutres et apolitiques », « nous pensons que l’innovation technologique ou les start-ups ne sauveront rien d’autre que le capitalisme. » Courageux.

Désertons le désert qu’est cette société. Organisons nous !

➡️ Le discours complet de 7 minutes ici : https://youtu.be/SUOVOC2Kd50
➡️ Sous-titrage : Caisse de grève.

(Post Nantes Révoltée)

De jeunes ingénieurs appellent à déserter les jobs destructeurs
RDV dès ce samedi midi devant les mairies ?!

Bifurquons, maintenant !

- Un second et ultime appel des diplômés d’AgroParisTech
La semaine dernière, une poignée d’élèves d’AgroParisTech créait le « buzz » en profitant de la cérémonie de remise de leurs diplômes pour lancer un appel à la désertion (si vous avez raté leur prestation, la vidéo est accessible ici). Ce mercredi 18 mai à midi, vient d’être mis en ligne un second appel qu’ils présentent comme le dernier et qui s’achève par une invitation et un rendez-vous. Le voici.

Mardi 17 mai 2022,

Le constat est clair : ce système est un monstre à bout de souffle.
Personne ne nous a contredit sur ce point.
Et des millions ont même partagé notre cri de liberté.
Vous êtes si nombreuses à nous en avoir parlé, à en avoir parlé à d’autres !

Nous nous adressons aujourd’hui à vous qui avez été remuées.
A vous qui avez déjà refusé la voie tracée par ce système,
celle promue par vos parents, par vos études, ou par vos collègues.
A vous qui luttez pour protéger un bout de la beauté du monde.
Et aussi à vous qui rêvez de le faire.
Il est difficile de bifurquer, et pour beaucoup, bien plus difficile que pour nous.

Nous avons toutes vécu cette peur d’être jugées, que ce soit par le milieu qu’on veut quitter ou par le milieu qu’on veut rejoindre.
Toutes vécu cette crainte de ne pas savoir quoi faire de nos deux mains,
Et cette solitude vertigineuse qui précède le premier pas.
Ce sont des rencontres, qui nous ont décidées,
Qui nous ont amenées à nous faire confiance.
Ce sont des rencontres qui nous ont propulsées vers la vie que nous voulons.
Alors : rencontrons-nous !

Désormais, ce qui importe, c’est ce qui va se passer dans les semaines qui viennent.
Ce qui importe, c’est ce qui va être discuté maintenant, ce qui va être fait maintenant, hors de l’écran que vous êtes en train de regarder.
Vous qui avez déjà bifurqué, ou lutté, qui avez tant de choses à partager.
Vous qui hésitez, ou qui rêvez de bifurquer, qui avez tant de choses à essayer.

Commençons par déserter l’absurdité d’internet et la fascination des écrans
Retrouvons nous samedi midi, devant la mairie de la ville la plus proche
Pour partager un repas, des idées, du concret,
Pour nous donner les moyens de quitter nos boulots nuisibles sans craindre la fin du mois,
Pour construire notre autonomie matérielle localement, sans les multinationales, sans les Gafams, et sans la bureaucratie
Pour créer des espaces communs qui permettent la bifurcation : des fermes, des ateliers, des cafés
Pour nous réapproprier des savoirs et des savoirs-faire, de la médecine au travail du bois, du potager à la poésie.
Pour renforcer les collectifs qui luttent contre les inégalités et les oppressions,
Pour mettre en déroute les projets nuisibles autour de nous,
Et faire ce premier pas vers de nouvelles façons de vivre.

Osons inviter celles et ceux qui vivent autour de nous,
Allons-y ensemble,
Et décidons par nous-mêmes comment continuer.

Samedi 21.05 à midi
devant la mairie de la ville la plus proche.

https://youtu.be/6RQi0-GxyUU

Dsl mais va falloir faire mieux que pédaler si vous voulez arrêter de défoncer la planète...

👉 et le coup de grâce par Mumford (rassurez-vous les ingé il est jamais trop tard pour se reprendre en main et rejoindre la lutte contre ce monde qu’on nous impose à toustes) :
« […] l’organisation de la vie est devenue si complexe et les processus de production, distribution et consommation si spécialisés et subdivisés, que la personne perd toute confiance en ses capacités propres : elle est de plus en plus soumise à des ordres qu’elle ne comprend pas, à la merci de forces sur lesquelles elle n’exerce aucun contrôle effectif, en chemin vers une destination qu’elle n’a pas choisie. […] l’individu conditionné par la machine se sent perdu et désespéré tandis qu’il pointe jour après jour, qu’il prend place dans la chaîne d’assemblage, et qu’il reçoit un chèque de paie qui s’avère incapable de lui offrir les véritables biens de la vie.
Ce manque d’investissement personnel routinier entraîne une perte générale de contact avec la réalité : au lieu d’une interaction constante entre le monde intérieur et extérieur, avec un retour ou réajustement constant et des stimuli pour rafraîchir la créativité, seul le monde extérieur – et principalement le monde extérieur collectivement organisé, exerce l’autorité ; même les rêves privés nous sont communiqués, via la télévision, les films et les disques, afin d’être acceptables.
Parallèlement à ce sentiment d’aliénation naît le problème psychologique caractéristique de notre temps, décrit en termes classiques par Erik Erikson comme la “crise d’identité”. Dans un monde d’éducation familiale transitoire, de contacts humains transitoires, d’emplois et de lieux de résidences transitoires, de relations sexuelles et familiales transitoires, les conditions élémentaires pour le maintien de la continuité et l’établissement d’un équilibre personnel disparaissent. L’individu se réveille soudain, comme Tolstoï lors d’une fameuse crise de sa vie à Arzamas, dans une étrange et sombre pièce, loin de chez lui, menacé par des forces hostiles obscures, incapable de découvrir où et qui il est, horrifié par la perspective d’une mort insignifiante à la fin d’une vie insignifiante. »

- Voir De la cuillère en plastique à la centrale nucléaire : le despotisme techno-industriel - Tout ça, pour une cuillère en plastique ! Cette vidéo de Greenpeace est intéressante, mais pas pour ce qu’ils lui font dire (oui, c’est effectivement mieux d’utiliser une cuillère en métal, ou, mieux encore, en bois de récupération, faites soi-même, merci Greenpeace). Elle est intéressante parce qu’elle expose l’extraordinaire complexité des processus permettant d’aboutir à une simple cuillère en plastique. Or, il en va des cuillères en plastique comme de la plupart des choses que nous utilisons au quotidien. La fabrication de tels objets, en apparence tout simples, requiert un grand nombre d’opérations, repose sur le vaste enchevêtrement d’industries, la gigantesque machinerie sociale que constitue la société industrielle.


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