Considérations sur l’état de l’art de la science médicale.

La liberté de réfléchir et de penser est tout ce qu’il nous reste… avant qu’ils ne décident de nous l’enlever aussi.

vendredi 10 avril 2020, par Tara Taggle.

Depuis l’apparition de la vie sur Terre, le vivant n’a cessé d’évoluer et de s’adapter pour perdurer. Au fil des millénaires, ses multiples formes se sont diversifiées, complexifiées, combinées, agrégées et désagrégées, obéissant à ce que l’on a longtemps désigné par ‘lois de la nature’. Lois que l’on a longtemps cherché –et que l’on cherche toujours- à expliquer.

L’observation et le questionnement ont donné lieu à l’invention de divinités (liées à la vie et liées à la mort) et de leurs interactions (mythes) puis la transmission de ces ‘explications’ de générations en générations ont suffi à combler momentanément la curiosité humaine et le besoin de comprendre. Le partage d’une même croyance/religion a toujours constitué le ciment de base du groupe social (et son antagonisme envers toute pensée divergente, justifiant les Croisades et autres guerres de religion, d’hier comme d’aujourd’hui).

Toutefois, à la marge, il y a toujours eu des esprits plus curieux, insatisfaits et insatiables de savoir. L’approche empirique (observation/essais/erreurs) a ouvert la voie à d’autres inventions, à d’autres explications. Logiquement considérées comme hérétiques (c’est-à-dire contrevenant à l’orthodoxie) d’autant plus qu’elles commençaient à séduire de plus en plus de monde, elles ont mis un terme prématuré à la vie d’un certain Giordano Bruno et chauffé les oreilles d’un certain Galileo Galilei, qui n’a trouvé de salut qu’en se reniant publiquement. ‘’Eppur…’’ (‘’Et pourtant...’’). D’autres ont eu nettement moins de chance (de lâcheté ?) : nombre d’érudits libres-penseurs étudiants de sciences ‘occultes’ (des secrets de la matière aux vertus médicinales des plantes), mages, alchimistes, sages femmes, sorcières et nombre de savoirs ancestraux sont partis en fumée sur les bûchers de l’Inquisition.

Avec la création des Universités, l’empirisme des origines cède peu à peu la place à l’académisme (le dogme = ensemble de pratiques orthodoxes) sous le regard bienveillant des autorités ecclésiastiques. La conscience des chercheurs (d’avance absous) passant peu à peu par pertes et profits, les sciences ont acquis une toute nouvelle dimension purement politique/économique. Les anciens barbiers devenant chirurgiens (n’offrant d’abord pour toute thérapeutique que la saignée ou la poudre de perlimpinpin) ont renvoyé les femmes à leur devoir de simples reproductrices de l’espèce, et à leurs fourneaux.

Une révolution industrielle et quelques inventions plus tard, certains d’entre eux se sont même mis à enfler du cerveau, décrétant non seulement un ordre hiérarchique pyramidal du vivant mais en plaçant l’homme -mâle, et de préférence de type aryen- au sommet de la ladite pyramide. Et afin de préserver la prédominance de l’homo sapiens cretinus, mort à tout le reste !

La première grande bascule des sciences intervient à l’occasion de l’imposition du dogme créationniste par les autorités ecclésiastiques (avec tout le formatage de la pensée que cela implique) ; la seconde, lorsque ce dogme laisse sous-entendre une suprématie de l’homme -qui serait à l’image de dieu- sur le reste de la création, portant jugement de ce qui est bon ou mauvais.

En 2020, nous vivons toujours sous l’emprise de ce dogme.
L’invention du microscope optique a permis de confirmer l’existence des bactéries (le microscope électronique a fait de même pour les virus) que la science orthodoxe s’est empressée de qualifier de bons ou mauvais, et le cas échéant, à favoriser ou à éliminer (pan dans l’œil de la biodiversité). La découverte des antibiotiques était censée résoudre la question.
Mais, le principal problème du dogme est qu’il suggère systématiquement un positionnement binaire. Si possible dans le ‘bon’ sens.

Dans le cadre de la réinvention de l’eau chaude, les recherches les plus récentes au regard de la super-résistance de certaines bactéries à tous les antibiotiques connus conduisent à des positions plus nuancées, voire à des approches qui -tout hérétiques qu’elles soient- sont susceptibles d’apporter quelques solutions (pensons au recours à d’autres bactéries pour soigner les maladies nosocomiales à staphylococcus aureus contractées à l’hôpital ; méthode éprouvée et utilisée par certains médecins de pays de l’ex-URSS).

même infuse, la ‘science’ académique est loin de tout connaître et, contrairement à une idée bien ancrée dans l’inconscient collectif, le scientifique ou le médecin n’est pas Dieu -quel que soit le sens que l’on donne à ce vocable ; toutes les approches sont utiles sinon complémentaires.

Pour rappel, la super-résistance de ces bactéries résulte de l’abus d’antibiotiques, longtemps prescrits systématiquement en dehors de toute justification thérapeutique (y compris dans les élevages animaux) : les antibiotiques n’ont aucun effet sur les virus ; ils n’ont d’utilité que pour contrer les bactéries, et même dans ce cadre-là, leur action est insuffisamment ciblée pour ne pas détruire les ‘bonnes’ bactéries (raison pour laquelle on prescrit souvent des probiotiques pour restaurer un minimum de fonction assimilatrice dans le système digestif). Cela fait maintenant plus de vingt ans que le slogan ‘les antibiotiques c’est pas automatique’ ressort régulièrement des placards sans que la situation change de façon radicale ; moins de 5 % des médecins testent les prélèvement de gorge avant de prescrire une antibiothérapie en cas d’angine (strictement virale dans 90 % des cas). Sans même parler des chirurgiens-dentistes pour qui l’antibiothérapie est devenu le préalable à toute intervention de soin dentaire (au cas où).
Mais revenons à nos moutons de Panurge.

Pendant tout ce temps, depuis l’apparition des premières formes de vie, puis celle des premiers hominidés et jusqu’à ce jour, les maladies ont toujours existé. Les virus et les bactéries aussi. Toutefois, le positionnement, les attitudes et les réponses apportées par les soignants n’ont pas toujours été les mêmes. Autrefois, la naissance et la mort étaient acceptées pour ce qu’elle sont : des composantes naturelles du cycle du vivant (dès la conception, la toute première cellule du nouvel organisme porte en elle sa propre fin –ce qui naît est destiné à mourir) ; l’accouchement n’est pas une maladie sur laquelle il faudrait intervenir. Les risques existent comme ils ont toujours existé. Qui n’est pas suffisamment adapté pour survivre meurt. Une sélection naturelle qui est devenue inacceptable pour beaucoup. Les mêmes qui insistent pour la réanimation lourde de grands prématurés restent insensibles à la mort par noyade d’un enfant de réfugiés fuyant un pays mis à feu et à sang par des va-t-en-guerre sans scrupules...

Et s’il faut absolument détruire tous les parasites sans exception -les tuer dans l’œuf- commençons par nos propres enfants ! N’oublions pas que l’embryon et le fœtus humains se comportent en parfaits parasites pour l’organisme de leur mère (certaines maladies auto-immunes pourraient même en être la conséquence directe).

La santé générale des populations des pays occidentaux ‘développés’ a certes connu une nette amélioration, surtout du fait des avancées en matière d’hygiène (théorie microbienne de Semmelweiss) et de sécurité alimentaire (alimentation suffisante, diversifiée et équilibrée).

Des avancées qui risquent d’être mises à mal par le fait qu’aujourd’hui tout repose essentiellement sur la recherche de vaccins (destinés à éradiquer les vecteurs de maladies) et de nouveaux médicaments (les seuls médicaments ‘reconnus’ par la faculté étant ceux qui possèdent des principes actifs aux effets -bénéfiques et indésirables- quantifiables, contrairement aux placebos*). Il est sidérant de constater qu’il est désormais indispensable de rappeler qu’il convient de se laver les mains régulièrement au savon -surtout après être passé aux toilettes, qu’il faut désinfecter les surfaces qui ont été touchées par d’autres, qu’il convient de respecter une distance minimale et de ne pas éternuer dans la figure de son interlocuteur (les fameux ‘gestes barrière’ recommandés par le ministère), recommandations qui auraient été tout à fait inutiles il y a cinquante ans à peine tant cela tombe sous le sens.

En science, le point de vue de l’observateur influe invariablement sur le résultat de l’expérience (qu’il s’agisse de référentiel d’analyse, d’interférences ou d’hyperfocalisation sur le résultat attendu – certains allant même, au besoin, jusqu’à le falsifier) ; certains devraient élargir leur champ de vision ou peut-être changer de lunettes... voire de commanditaires.

• En adhérant au dogme dominant, nous avons chaussé des œillères et perdu tout sens commun.
• Il n’existe pas un seul médicament de synthèse qui soit exempt d’effets indésirables (d’abord ne pas nuire ? et hop, un caillou, un, dans le jardin d’Hippocrate), contrairement aux placebos*
• Les vaccins, pour peu qu’ils aient une efficacité, ne sont pas une réponse adaptée. Aucune maladie, aucun agent ‘pathogène’ -pas même la variole- n’a jamais été éradiqué par la simple vaccination, même de masse. Quant aux injections obligatoires d’un cocktail de onze vaccins dans les organismes immatures des nouveaux-nés français, gageons qu’elles pourraient réserver quelques surprises peu agréables dans quelques années. Existe-t-il actuellement une seule étude en cours sur une éventuelle corrélation entre vaccins reçus et sensibilité aux formes graves de COVID-19 ?
• Les effets du seul stress (post-traumatisme psychologique) ont-ils jamais été évalués ?

Si pour une fois, une fois seulement, nous prenions la liberté de nous abstraire du dogme pour considérer la maladie et le vivant (bactéries et virus compris) sous un angle radicalement différent ?

Si, rejetant les désormais sacro-saints modèles mathématiques, nous essayions de comprendre comment le soignant et la parole s’inscrivent dans le processus thérapeutique ? Si nous essayions de comprendre et d’expliquer l’effet placebo au lieu de le déconsidérer au prétexte qu’il ne serait pas suffisamment ‘scientifique’ ? (est-ce à dire suffisamment rentable du seul point de vue économique ?)

Si seulement...


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