Comme en Martinique et Guadeloupe, la grève générale est à notre portée - Le gouvernement a peur

Enfin une occasion de convergence des luttes pour une grève générale offensive !

dimanche 28 novembre 2021, par Auteurs divers.

LA GREVE GENERALE EST A NOTRE PORTÉE - LE GOUVERNEMENT A PEUR
Voici des analyses politiques et sociales pertinentes sur la grève générale insurrectionnelle en Guadeloupe et Martinique et sur la possibilité d’une extension dans l’hexagone. Pour une stratégie gagnante, offensive et solidaire, loin de la frilosité des directions syndicales et des partis de gauche de la métropole française, loin de l’étouffoir gouvernemental et institutionnel.

Une forme d’insurrection se renforce en Martinique et Guadeloupe : ils-elles nous disent « ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! »

La gréve générale n’avait hélas pas eu lieu durant le soulèvement des gilets jaunes.
Alors qu’une forte grève générale monte dans les outremers et appelle au soutien dans l’hexagone, on va à nouveau regarder faire ??

EN MARTINIQUE COMME EN GUADELOUPE, C’EST UNE FORME D’INSURRECTION LES MARTINIQUAIS, GUADELOUPÉENS ET POLYNÉSIENS NOUS DISENT « NE NOUS REGARDEZ PAS, REJOIGNEZ-NOUS ! »

Les blocages se multiplient en Martinique comme en Guadeloupe. La Polynésie est-elle aussi entrée en grève générale illimitée. 12e jour de grève générale en Guadeloupe, 5e en Martinique, 3e en Polynésie. Le gouvernement envoie gendarmes, blindés, GIGN et Raid pour écraser la révolte avant qu’elle ne fasse tâche d’huile. Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique s’adressent aux travailleurs de l’Hexagone pour dire : « nous avons le même ennemi, entrons en lutte en même temps ».
Les organisations syndicales et politiques de l’Hexagone vont-elles enfin appeler à manifester notre solidarité dans la rue ?

GREVES GENERALES ILLIMITEES EN GUADELOUPE, MARTINIQUE, POLYNESIE
LE GOUVERNEMENT ENVOIE DES BLINDES, LE GIGN, LE RAID POUR ECRASER LES REVOLTES

Une forme d’insurrection en Martinique et Guadeloupe : ils-elles nous disent « ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! »
Un carrefour Market et un centre commercial en flamme

QUATTENDENT LES DIRECTIONS SYNDICALES DE L’HEXAGONE POUR APPELER A UNE MANIFESTATION DE SOUTIEN ICI ? CETTE PASSIVITÉ EST HONTEUSE

La grève se renforce, les barrages se multiplient.
Sur la photo, incendie du Carrefour Market du centre commercial Créolis

SAMEDI 27 NOVEMBRE 2021 : LA GREVE GENERALE EST A NOTRE PORTE - LE GOUVERNEMENT A PEUR

Au 14° jour de grève générale en Guadeloupe, au 7° en Martinique et au 5° en Polynésie, face à la détermination montante des antillais et polynésiens, le gouvernement montre des signes de faiblesse et d’hésitation.
Il recule après avoir tenté la force et montré ses muscles croyant impressionner, avec un discours de fermeté, des renforts de gendarmes, des blindés, du matériel de guerre, le GIGN et le Raid... Il n’a fait qu’attiser la colère et la généraliser. Du coup, il parle maintenant d’autonomie renforcée pour la Guadeloupe, de réembauche des soignants suspendus, de la création d’emplois pour les jeunes, de report de l’obligation vaccinale... La droite en arrive même à l’accuser de faiblesse !

Bien sûr, les antillais ne sont pas dupes de ces belles promesses et de ces fausses négociations avec les alliés du gouvernement dans l’outre-mer. Ils ne s’y laisseront pas prendre. Ils ne veulent pas de demi-mesures. Ils ont 32 revendications en Guadeloupe, beaucoup aussi en Martinique et en Polynésie qui dépassent l’obligation vaccinale et le pass sanitaire des points de départ et comme éléments déclencheurs, pour toucher à toutes les questions sociales, économiques, environnementales et ils tiennent à toutes les discuter. En Guadeloupe, ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils continueraient et renforceraient la mobilisation qui montera progressivement en force.

L’importance des manifestations hier à l’appel du LKP en Guadeloupe, étaient une belle réponse aux insultes, menaces et manœuvres du gouvernement : nous ne sommes pas une minorité violente, nous sommes le peuple qui se lève tout entier et nous n’en sommes qu’au début.

Par ce premier geste de recul, le gouvernement témoigne qu’il n’a qu’une seule peur : que l’exemple de la détermination des grévistes d’outre-mer fasse tâche d’huile et pas seulement en Guyane où la situation est tendue depuis déjà des mois et où la grève générale rampante pourrait redevenir chaude à tout moment ou bien en Nouvelle Calédonie où le gouvernement a déjà reculé face à la mobilisation pour l’obligation vaccinale et le pass sanitaire et où la situation pourrait s’avérer doublement explosive avec l’approche du référendum d’auto-détermination du 12 décembre boycotté par toutes les organisations kanakes, mais surtout et principalement qu’elle fasse tâche d’huile dans l’Hexagone, et cela à 4 mois des élections présidentielles, le point nodal des politiques de domination de la bourgeoisie.

Le gouvernement est inquiet. Il voudrait bien calmer la situation en outre-mer qu’il ne contrôle plus, parce que la situation n’est pas calme non plus dans l’Hexagone et qu’il suffirait de pas grand chose pour que la multiplicité actuelle des luttes, manifestations, grèves et conflits qui traversent aujourd’hui le pays depuis plusieurs mois, prenne soudain sous l’effet d’un catalyseur imprévu le caractère unifié d’une grève générale illimitée comme aux Antilles. Or ce catalyseur précipitant cette unification pourrait bien être les grèves générales d’outre-mer.
Il faut avoir conscience de cela. Car de ce fait, nous sommes en situation de force si nous savons appuyer là où ça fait mal.

UNE MOBILISATION SOCIALE DANS L’HEXAGONE QUI POURRAIT BASCULER DANS LA GREVE GENERALE

Nous ne sommes plus en 2009 lors de la dernière grève générale en Guadeloupe, Martinique et Guyane. La situation a bien évolué depuis dans l’Hexagone. Depuis 2016, la grève et les luttes ne cessent pas et depuis 2018 avec les Gilets Jaunes et encore cette année avec le mouvement anti pass-sanitaire, elle a pris une dimension autrement subversive. Et pas qu’en France. Ce qui s’exprime ouvertement outre-mer gronde souterrainement dans l’Hexagone.

Aussi, le plus marquant de ce samedi 27 novembre était que la grève générale illimitée d’outre-mer et sa détermination était dans tous les esprits des manifestants. On la voyait sur des banderoles, des pancartes, sur les rond-points des Gilets Jaunes, ont l’entendait dans des slogans anticolonialistes, dans les arguments : « c’est comme ça qu’il faut faire ». Voilà ce qui se disait de manière unanime partout dans la multiplicité des manifestations de ce samedi 27/11 et déjà ces derniers jours, un murmure qui ne pourra que monter encore demain et auquel toute l’activité du jour doit être de donner une expression publique et claire.

En effet, malgré cet état d’esprit, il n’y avait quasi nulle part de manifestation de soutien aux grèves générales d’outre-mer. Elles étaient partout dans les esprits mais nulle part concrètement. La seule qui avait été appelée à Paris par un collectif d’antillais en France a été dispersée par la police, interdisant de fait toute manifestation sur ce sujet et montrant par là où est l’inquiétude du gouvernement.

C’était paradoxal, il y avait des manifestations sur les sujets les plus variés ce samedi comme les jours précédents et il y en aura autant les jours à venir. Mais rien sur les Antilles et la Polynésie (à part, pour ce que j’ai vu, une manifestation à Digne, honneur à eux, et peut-être, ce dimanche 28/11 où les antillais de France appellent une nouvelle fois, mais après la rédaction de ce texte, et qui risque quoi qu’il en soit d’être modeste, s’il est autorisé par la police).

Il y a eu foule de manifestations ce samedi 27/11 dans l’Hexagone, certaines pour le 20e samedi des anti-pass sanitaire, d’autres des gilets jaunes qui continuent occupations de rond-points et manifestations, d’autres encore des antifascistes, ensemble ou séparées, d’autres toujours des travailleurs de plusieurs entreprises ensemble contre les licenciements après, déjà, dans la semaine, des manifestations contre les violences faites aux femmes, des métallurgistes pour leur convention collective, et puis des grèves en veux-tu en voilà pour des augmentations de salaires, des grèves qui n’en finissent pas des sages-femmes, des infirmiers anesthésistes, des ambulanciers, des urgences hospitalières, et puis encore des manifestations nationales dans les jours à venir de ce début décembre, des retraités, de la défense de la santé publique, pour les droits des chômeurs et encore pour les salaires...

Ces grèves et manifestations sont bien sûr légitimes. Elles ont une histoire, des justifications, mais aujourd’hui, les continuer telles quelles comme si de rien n’était, sans manifester aussi et surtout sans soutien à la grève générale outre-mer de la partie la plus consciente de la population, c’est presque ubuesque.

Imaginons un instant trois départements au sein de l’Hexagone en grève générale illimitée depuis bientôt une semaine et/ou quinze jours, la jeunesse soulevée, des barrages, des incendies, des tirs de fusils, des blindés, le GIGN, le Raid... et, à côté et en même temps, comme si de rien n’était, dans les autres départements, sans rien changer à ce qui était programmé, des manifestations pour la retraite, contre les violences faites aux femmes, contre la hausse des prix, contre les licenciements, contre le fascisme, contre le racisme, pour les retraités, pour les droits de chômeurs, pour les hausses de salaires, avec tout le monde qui n’a à l’esprit que cette grève générale parce qu’avec leurs seules forces et leur courage, les pauvres, les ouvriers, les paysans, les jeunes de ces régions sont en train de mettre en échec Macron, mais, pourtant, pas un geste officiel, pas un appel à agir, pour ces trois départements en lutte... sinon des déclarations très platoniques, comme s’ils étaient sur une autre planète.

Voir, ces grèves générales, les saluer et ne rien faire pour les aider, c’est quasi un état de maladie mentale !

Tout le monde comprend que quel qu’en soit son point de départ, la grève générale illimitée ultramarine englobe et réunit justement tous les problèmes de toutes les manifestations actuelles dans l’Hexagone. Ce n’est pas qu’une question de pass sanitaire ou d’obligation vaccinale. Leurs 32 revendications en Guadeloupe touchent à tout, à l’emploi, aux salaires, aux services publics, à la jeunesse, l’école, la santé, l’environnement, la dignité...
Mais plus encore que tout cela, les antillais montrent par la profondeur de leur révolte, qu’ils ne veulent pas retrouver juste la vie d’avant ; ils veulent prendre leur destin en main pour mettre en place une société plus juste qui assure une vie digne pour tous et le meilleur à chacun… Or c’est cela qui tente de percer aussi dans l’Hexagone avec les deux derniers mouvements, celui des Gilets Jaunes et celui du pass, c’est cette vie pour demain qui tente de se faire entendre dans la situation actuelle par delà les vieilles organisations d’hier.
Au fond nous le savons. Mais le passage à l’acte est une révolution mentale.

LES ANTILLAIS NOUS APPELLENT A LES REJOINDRE : N’HESITONS-PAS ! PASSONS PAR DESSUS LES ROUTINES ET LES HABITUDES

Nous avons l’occasion avec ces grèves générales outre-mer de poser concrètement la question de la convergence des luttes, de leur unification dont beaucoup parlent et qu’ils souhaitent depuis longtemps et pourtant le petit train train organisationnel de la dispersion continue.

Bien sûr, les organisations ont prévu leurs manifestations depuis longtemps parfois. Leur logique est d’aller jusqu’au bout. Elles servent à ça. Mais quand l’histoire s’accélère, elles deviennent des freins, des freins physiques et mentaux. Il faut bousculer tout ça. Il ne s’agit plus de réunir le plus de monde possible autour de sa recette à soi, de sa manifestation, de son secteur professionnel, sa grève, sa lutte, son dada, aussi légitimes soient-ils, contre les autres, et de s’en réjouir ; il ne s’agit plus de se demander aujourd’hui quelle tactique, candidat ou non candidat, avoir demain pour les présidentielles. Il s’agit de comprendre que nous avons l’occasion tous ensemble de gagner aujourd’hui ou en tous cas de marquer des points importants et qu’un succès dans la lutte aujourd’hui modifiera totalement la physionomie de la situation demain, notamment politique et plus particulièrement celle de l’impasse des élections présidentielles.

Les antillais et polynésiens nous y appellent. Répondons présent ! Nous n’aurons peut-être pas de telles occasions d’ici longtemps.
Et ne nous abritons pas derrière le fait que, bien sûr, les directions des grandes organisations syndicales ou politiques de gauche n’appellent pas à se mobiliser en soutien à la grève générale outre-mer. Plus guère de monde ne se fait d’illusions sur la volonté des directions politiques ou syndicales a réellement combattre le système. On ne peut rien attendre d’elles et on le sait bien. Par contre, rien ne nous empêche de lancer cet appel sans elles. D’autant que les antillais nous y appellent. Nous ne ferions que relayer l’appel du peuple antillais au peuple de France, comme ils l’ont écrit.

Alors pour comprendre l’inertie des appareils, de quasiment tous les appareils, mais qui pourrait être aussi la nôtre si nous ne ruons pas dans les brancards, regardons ce qui vient de se passer dans les organisations françaises autour du succès de la lutte des paysans indiens. C’est une leçon de chose.
Les paysans indiens ont obtenu une formidable victoire le 19 novembre en obligeant le régime ultra autoritaire et droitier de Modi a renoncer à ses trois lois anti-paysans qu’il tente de faire passer au profit des capitalistes de l’agro-alimentaire du monde entier, par la force et la violence depuis un an.
Tous les partis et syndicats indiens qui n’étaient guère impliqués ou seulement du bout des lèvres dans cette lutte ont félicité les paysans de leur victoire historique. Et comme eux, la presse française de gauche et d’extrême gauche a célébré cette victoire « historique ».

Et pourtant les paysans et dirigeants paysans, eux, n’ont pas parlé comme ça. Ils ont aussi enregistré et fêté cette victoire mais ils ont surtout dit et expliqué que ce n’était qu’une victoire partielles, que la lutte ne faisait que commencer. Et aussitôt ils ont appelé à continuer la mobilisation sur des revendications encore plus subversives, et il y a eu foule pour initier cette saison deux du mouvement.
L’événement était là. L’extraordinaire est que le mouvement paysan, bien que conscient de cette énorme victoire, ait décidé de continuer la lutte et d’aller plus loin, de revendiquer beaucoup plus, de passer d’une lutte défensive où ils ne voulaient pas de recul à une lutte offensive où ils voulaient beaucoup mieux, infiniment mieux pour tout le monde. C’est l’air du temps.

Là où tout le monde et au premier chef, Modi, se disait « ils vont s’arrêter sur ce succès », parce que ça se passait comme ça jusqu’à présent, ça a été la surprise totale. Ils ne se sont pas arrêtés et ils amplifient leur lutte pour changer la vie, pour changer la démocratie. Et ça, la presse française de gauche et d’extrême gauche ne l’a pas retranscrit ou même remarqué ; pourtant c’était là sous les yeux, dans les déclarations de tous les leaders paysans et dans les actes, les faits. Comme les organisations indiennes qui n’étaient pas réellement dans la lutte, les organisations françaises n’ont pas voulu voir, n’étaient pas en capacité de voir, tellement elles ne voient les faits qu’avec les lunettes de leurs idées reçues du temps passé, de leur pessimisme qu’elles font passer pour de la raison.

C’est exactement la même chose pour la grève générale outre-mer. Le message est là, clair et bruyant sur l’air du temps, mais les organisations ne l’entendent pas, elles ne veulent pas l’entendre, toutes prises dans leurs petits calculs, et, derrière elles, bien des militants.

Avant qu’elle ne démarre, les organisations syndicales ou politique d’opposition et la plupart des militants de ces organisations ne croyaient pas à la possibilité d’une grève générale. Pour eux, que ce soit conscient, revendiqué ou pas, on va de recul en recul, ce qui est vrai du point de vue social et légal mais pas du point de vue des luttes et des consciences, et du coup selon eux, ne prenant en compte que la première dimension de la situation, celle-ci serait à la montée du fascisme, ce qui est faux... Le mouvement anti-pass comme celui des Gilets Jaunes étaient pour une grande partie d’entre eux l’expression de cette montée du fascisme. Et comme les grèves générales d’outre-mer sur des sujets sociaux pourtant bien de gauche sont sorties de ces mobilisations anti-pass, ils sont perdus, ils ne comprennent plus. Alors ils se bouchent les yeux, éprouvent un malaise, et se contentent d’un petit mot gentil pour la forme, une salutation et vite on passe à autre chose, à l’ordre du jour des routines.

D’autres, avec les habitudes du passé, voient ces grèves générales comme celle de 2009, avec à l’époque une relative indifférence de la population de l’Hexagone. Ça ne nous touchait pas hier, donc aujourd’hui non plus. Comme si aujourd’hui on était encore en 2009, comme s’il y avait encore cette indifférence. Oh, bien sûr, elle existe encore chez beaucoup, les Antilles sont loin... mais chez les plus arriérés politiquement. Donc on se met sous l’influence de ces couches arriérées où on trouve ses justifications et on fait juste des déclarations de solidarité. Mais, c’est significatif, même les déclarations sont seulement de solidarité contre la répression, jamais de solidarité avec la grève générale. C’est là qu’on voit qu’on raisonne avec les idées d’hier, avec des idées négatives, défensives, car ce qu’il y a de nouveau, très différemment de 2009 et ça s’entend partout, c’est que de nombreux Gilets Jaunes et bien des exploités et opprimés applaudissent et se passionnent pour cette grève générale outre-mer, s’enthousiasment pour cette détermination qui fait reculer Macron, ont envie d’offensive généralisée.

DU LKP AUX CAMPEMENTS PAYSANS DE DELHI, L’AVENIR SE CONSTRUIT LA ET C’EST A NOTRE PORTEE

Mais les organisations et derrière elles, les militants coincés sur la case d’hier, ne s’appuient pas sur les sentiments des pauvres, des opprimés, des exploités d’aujourd’hui, sur la réalité qui est sous nos yeux et que voient les opprimés et exploités, à savoir l’espoir qui se lève autour de cette grève générale outre-mer qui signifie aujourd’hui la possibilité de l’unification, de tous ces combats dispersés, ces espoirs émiettés et donc qu’appeler ici – en plus de tous ces combats, - à une manifestation de soutien à la grève générale outre-mer est ce qui unifiera tous ces combats et les fera passer de défensifs à offensifs.

Bien sûr, une manifestation, plus largement une campagne de soutien à la grève générale outre-mer n’est pas une baguette magique. Mais c’est ce qui permettra aujourd’hui d’amorcer cette convergence que tout le monde invoque abstraitement mais que personne ne veut réaliser concrètement quand la situation le permet. C’est dans ce soutien à ces grèves générales qu’on se retrouvera tous, Gilets Jaunes, anti-pass, syndicalistes en lutte sur tous les sujets, salaires, emploi, santé, violences faites aux femmes, racisme, fascisme, jeunes sans emplois, jeunes de quartiers... car ces grèves générales concentrent tous ces combats. C’est à partir de là qu’on fera un pas en avant important.

Les Guadeloupéens ont le LKP, une organisation qui regroupe une grosse trentaine d’organisations syndicales, politiques, associatives, culturelles qui est la clef de leur efficacité et entraîne derrière elle les luttes de la Martinique et la Polynésie. En Inde, ils ont les campements paysans autour de Delhi qui jouent le même rôle décisif en unifiant paysans, ouvriers, tribus, Intouchables, syndicalistes, communistes, libertaires, féministes, étudiants, enseignants, artistes, intellectuels...
Nous avons la possibilité de construire un LKP dans l’Hexagone aujourd’hui autour d’un appel au soutien de la grève générale outre-mer. Au moins cela. Avant d’aller plus loin et de changer la situation maintenant.

Ne ratons pas l’occasion
Jacques Chastaing 28/11/2021

Posts de Jacques Chastaing

🔥MARTINIQUE🔥

Importante montée en puissance de la révolte en Martinique pour cette troisième nuit de grève générale contre le pass sanitaire et la vie chère. De nombreux barrages ont été incendiés et les forces de l’ordre ne semblent pas en mesure d’empêcher toutes les actions de la blocage de la population. De là à ce que Macron envoie l’armée, le Gign et le Raid comme en Guadeloupe... il n’y a qu’un pas.
✊ Force à la Martinique !

- Vidéo

Post de Cerveaux non disponibles

Comme en Martinique et Guadeloupe, la grève générale est à notre porté - le gouvernement a peur
Construisons un front offensif en débordant par la base partis et syndicats

🔥 NUITS D’ÉMEUTES EN MARTINIQUE

Fatigués d’être méprisés sans cesse par la métropole, les Martiniquais bloquent leur île depuis lundi, dans le sillage du mouvement qui avait secoué la Guadeloupe la semaine dernière. Si l’obligation vaccinale pour les soignants a mis le feu au poudre, les Martiniquais dénoncent les politiques françaises menées sur l’île.

Alors que la métropole et les médias font la sourde oreille depuis des années, les Martiniquais ont bien compris que le meilleur moyen de se faire entendre c’est de tout retourner. Tir à balle réelle sur les flics, barricades, feu de bagnoles, tous les ingrédients du cocktail insurrectionnel sont réunis. Même la CGT martiniquaise approuve ces violences. Elle affirme que la violence permet de maintenir un rapport de force qui pourra obtenir des avancées pour les Martiniquais.

Et ils ont bien raison ! La population sur place s’agite depuis des années pour alerter sur les scandales sanitaires, notamment liés au chlordécone dans les cultures de bananes. Mais c’est seulement maintenant que l’État français se penche sur les problèmes qui touchent l’île. Ils se penchent dessus, avec tout leur mépris habituel : ces violences sont le fait de groupes minoritaire, ils prennent l’île en otage… on connaît la chanson. Nouveauté cependant, Gabriel Attal nous dit que « la santé publique ne peut pas être instrumentalisée à des fins politiques ». Ironique quand on représente un gouvernement qui ne fait qu’instrumentaliser la santé publique à des fins sécuritaires depuis plus d’un an.

post de Rouen dans la Rue

Comme en Martinique et Guadeloupe, la grève générale est à notre porté - le gouvernement a peur
L’occasion de passer à l’offensive est là, et on va regarder à ailleurs et continuer à empiler les luttes éparpillées ?!

GUADELOUPE : LA POLICE TOTALEMENTPASSÉE

Le barrage du rond point de Mare Gaillard en Guadeloupe qui avait été levé par la police a été rétabli aussitôt dans la foulée ce matin et il en va ainsi pour tous les barrages que « libère » la police. Dés que les policiers sont partis, les barrages sont rétablis.

(post de Jacques Chastaing)

- Soutien et solidarité avec les Guadeloupéen.ne.s
Le gouvernement, comme aux pires heures coloniales, entend répondre par la force et la violence pour écraser la contestation. Ce ne sera en rien une solution. L’urgence est à la mise en place de moyens et d’investissements massifs pour les services publics, en particulier de santé et d’éducation, à l’arrêt des mesures anti-sociales, à la prise en compte de la plateforme-revendicative unitaire.

La Guadeloupe est touchée par une crise sociale majeure. Le gouvernement veut réduire la mobilisation à un simple mouvement contre la vaccination. C’est camoufler la profondeur de la crise et les revendications au cœur de l’explosion sociale. Pour l’Union syndicale Solidaires, le vaccin est un outil efficace pour lutter contre le COVID-19. Mais l’imposer est encore moins possible dans un contexte local de méfiance accru envers l’Etat, en raison des mensonges et violences multiples contre la population de l’île, en particulier avec le chlordécone.

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien aux Guadeloupén.ne.s. Le gouvernement doit ouvrir immédiatement des négociations avec les organisations syndicales sur la base des revendications portées.
(...)

P.-S.

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