Campagne de test covid de la Région Auvergne-Rhônes-Alpes : retour sur une opération coûteuse, précipitée et inefficace au service de la communication de son président Laurent Wauquiez

Enquêtes de RICOCHETS #1

mardi 26 janvier 2021, par Equipe d’exploration de Ricochets.

Notre média lance en ce début d’année une équipe d’enquête, d’exploration qui a bien envie de gratter là où les médias traditionnels ne vont plus avec une vraie démarche journalistique qui prend son temps et qui sort des sentiers battus. Si l’aventure vous branche, vous êtes les bienvenu.e.s ! Vous pouvez nous contacter sur exploration_ricochets chez riseup.net.
Pour notre première enquête, nous avons décidé de nous intéresser à la récente campagne de test COvid réalisée en Région Auvergne Rhône Alpes.

Lancée en grande pompe mi-décembre par Laurent Wauquiez, la campagne de test covid de la région Auvergne-Rhônes-Alpes soulève de nombreuses critiques et interrogations.

Survenue à la surprise générale le 16 novembre dernier, pendant le 2e confinement, l’annonce de la campagne de vaccination de la région portée par Laurent Wauquiez fait immédiatement grand bruit. L’info est reprise dans nombre de médias nationaux entrainant très rapidement des critiques du gouvernement et une polémique avec son ministre de la santé Olivier Véran qui qualifie "d’effet d’annonce" la décision du président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes de proposer « sa » campagne massive de tests gratuits aux huit millions d’habitants de son territoire avant Noël. Fabienne Grebert, conseillère régionale, élue de Haute-Savoie, responsable du groupe Rassemblement écologiste, citoyen, solidaire (RCES) au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes précise que ni l’Agence Régionale de Santé, ni la Caisse primaire d’Assurance Maladie n’ont été tenu au courant du lancement de cette campagne. Côté élus à la région, elle a le sentiment que Laurent Wauquiez leur a forcé la main dès le début.

Malgré les critiques, le président de région maintient son cavalier seul et fixe la campagne entre le 16 et le 23 décembre. 2 millions de tests sont annoncés à grand renfort de communication. On peut notamment lire sur le site de la région que la campagne comprendra 1300 centres permanents et 1300 centres temporaires de dépistage partout dans la région ; 485 lycées, 16 gares, 70 entreprises, 37 grandes surfaces, 28 stations de ski, 544 communes couvertes [1]


Infographie provenant du site de la région Auvergne-Rhônes-Alpes

Des voix s’élèvent déjà pour questionner cette campagne, notamment le type de test (antigénique) retenu par la Région qui, selon le maire de Lyon, n’était pas « le dispositif opportun ». 
Comme prévu, la campagne débute le 16 décembre précédée d’une intense opération de communication via des flyers distribués massivement dans les commerces notamment, via des banderoles posées au bord des routes, via des affiches placardées dans les communes.

Invité par de nombreux médias pour parler de la campagne mais aussi pour évoquer la polémique qui enfle avec le gouvernement sur le cavalier seul de la région, Laurent Wauquiez fait de nombreuses apparitions TV et radio [2] pour vanter la démarche qu’il fait sienne et qu’il présente comme « la première campagne de dépistage massif de France ... qui permettra de sauver des milliers de vies ». Il n’hésite pas aussi à mettre en opposition sa campagne de terrain massive, efficace, inédite avec la campagne nationale, inefficace, lente (Laurent Wauquiez parle de bérézina), et décidée dans les bureaux des technocrates parisiens, un classique dans la rhétorique politicienne de M.Wauquiez

https://www.youtube.com/watch?v=5w-1wKJm8o4

Dans la vallée de la Drôme, sur Crest, la campagne débute le vendredi 18 décembre et suscite des réactions d’impréparation de la part du personnel médical, les infirmier.e.s notamment qui hésitent à répondre à l’appel tardif de la région. Est pointé du doigt aussi la nature du test proposé (test antigénique) et la quantité de tests prévus complètement disproportionnée, plus de 2000 pour la seule commune [3]

Apparition de nombreux « faux » positifs

Sur Saillans, c’est le dimanche 20 décembre que la campagne est proposée dans la salle polyvalente de la commune. 65 personnes s’y présentent dont le maire.
Laurence Malhaire, infirmière libérale dans le village reçoit rapidement de nombreux appels, une vingtaine en tout, de personnes testées positives : « suite à ces nombreux appels, certains affolés, demandant la marche à suivre suite au test positif étant donné qu’aucune information précise ne leur avait été donné, je me dis que la situation n’est pas normale, qu’il y a un souci, qu’il est quasiment impossible qu’autant de personnes soient testées positives. Je décide donc d’aller à la salle polyvalente pour essayer de comprendre ». Elle enchaine : « Sur place, je constate dans un premier temps le manque de mesures sanitaires adéquates concernant l’attente et le déplacement des personnes. Contrairement aux demandes de l’ARS claires sur ce point, l’entrée et la sortie de la salle se font par une même porte, les personnes se croisent sans distanciation sociale. J’en fait part au personnes de la protection civile présentes sur place sans que ça n’est d’effet. Il m’est rétorqué que le personnel fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Je suis stupéfaite ! ».
Suite à sa visite, l’infirmière conseille alors aux personnes positives de faire un nouveau test, RT-PCR cette fois. Elle en réalise une vingtaine qu’elle envoie au laboratoire pour analyse. Comme elle le pressentait, ces nouveaux tests ont des résultats bien différents. Ils sont même tous négatifs ! Laurence décide alors de contacter l’ARS pour parler de l’épisode. Elle fait part aussi de ses réserves sur la communication autour de la gratuité de la campagne. En retour, l’ARS botte en touche. Ca n’est pas l’organisme qui est responsable de la campagne.

Très vite, le dimanche soir, les résultats de la campagne sur Saillans tombe. 40% des personnes testées (26 sur 65) sont positives dont le maire, trois élus de la municipalité et deux secrétaires. La commune, présentée dans certains médias comme un nouveau cluster [4], décide de fermer ses bureaux au public quelques jours. Une certaine panique s’installe dans le village entrainant des démarches pour se faire tester, des grosses remises en question de retrouvailles familiales et des prises de rdv massives chez une des docteurs du village Laure Gonnet qui témoigne :
« Dès le lundi, je reçois de nombreux coups de téléphone de personnes qui ont été testées, de personnes contacts, d’habitant.e.s du village qui pour certain.e.s sont affolé.e.s, notamment parce qu’elles ont prévues de se retrouver en famille. Certaines décident d’annuler à contre-coeur ce moment tant attendu » La médecin décide de prendre contact avec la chargé de mission de la région et avec la CPAM pour faire part de son étonnement face aux résultats. Elle n’obtient aucune réponse.
La même situation de faux positifs massifs se retrouve à Clelles en Isère et à Rochepaule [5] en Ardèche entrainant de nouveaux l’annulation ou le report de retrouvailles très attendues.

Tests peu fiables

Plus bas dans la vallée, à la sous-préfecture de Die, un certain nombre de professionnels s’étaient positionnés contre la mise en place de la campagne de test telle qu’elle était proposée par la région. Sami Corcos, pharmacien sur place nous explique les raisons de ce choix : « Quand on a eu connaissance des conditions de la campagne proposée, du choix de l’utilisation de tests antigéniques pour toute la population sans distinction, de la communication autour de cette campagne qui appelait tout un chacun à se faire tester, en mettant en avant le coté gratuit des tests, on a décidé de ne pas y répondre car elle validait la croyance que les tests étaient utiles et fiables quel que soit la situation des personnes. Or on sait expérimentalement que ces tests antigéniques ont une sensibilité intéressante pour les personnes symptomatiques dans les 4 premiers jours de symptômes mais pas plus. Ces tests sont donc susceptible de produire des faux négatifs (problème de sensibilité des tests) et ce à plus forte proportion pour les asymptomatiques. L’arrêté de loi du 10 juillet modifié [6] qui dicte la doctrine d’utilisation de ce type de test intègre d’ailleurs cette donnée. Sans parler du coût exorbitant pour la sécurité sociale d’une utilisation massive de ces tests. Nous avons donc trouvé un accord avec le laboratoire d’analyse de Die pour que l’ensemble des personnes symptomatiques et des cas contacts (qui sont le plus souvent asymptomatiques lorsqu’il se présentent pour se faire tester) soit plutôt testé en RT-PCR dans un délai de 24h. ».

Constatant la tournure prise par les résultats des tests sur Saillans et Clelles laissant penser à un problème de spécificité des tests générant de faux positif, en plus des problème de sensibilité déjà connus) il décide d’alerter la directrice de la Jeunesse, de la Santé, du Sport et du Handicap à la région Auvergne-Rhônes-Alpes. D’abord le 23 décembre en demandant notamment des informations sur les marques de tests utilisés et sur les numéros de lots.
Il lui est répondu qu’il s’agissait de tests AAZ et qu’à ce stade, il était difficile de savoir si le problème des faux positifs ne résultait pas plutôt d’un problème de lecture des tests.
Suite à ce retour succinct, il demandait d’autres précisions le 5 janvier sans aucun retour à ce jour sur la mise en place ou non d’une déclaration de matériovigilance (équivalent de la pharmacovigilance pour le matériel médical) et sur la capacité de la Région à assurer la traçabilité des tests incriminés en nous informant sur les numéros de lots utilisés lors des campagnes sur Saillans et autres villages ». Sa prise de contact avec la région avait aussi pour but d’avoir des retours sur l’éventualité de faux positifs constatés sur les tests « Nal Von Minden » que la commune de DIE a reçu de la région.
Il précise aussi dans ce mail que, sur Die, ils ont pu constater qu’en délivrant un niveau d’information supérieur à ce qui a été évoqué dans les médias ou dans les supports de communication AURA (tout en précisant la possibilité de se faire tester à Crest ou à Luc en Diois), la très grande majorité ont révisé leur positions pour ne finalement pas se faire tester par antigénique et redoubler de vigilance quant aux gestes barrières et autres mesures de précautions.

Interrogée sur des dysfonctionnements sur les tests antigéniques, la Région estime qu’une centaine de tests seulement ont été mal interprétés par les personnels soignants. "Ce sont des tests déclarés faussement positifs, des erreurs de lecture. Les tests antigéniques n’ont pas de problème en eux-mêmes", explique Yannick Neuder, le vice-président en charge de la santé.
Comme Laurence, l’infirmière du village de Saillans et Laure la médecin, Sami a du mal à envisager que le problème vienne uniquement d’une mauvaise lecture du résultat des tests. Une opération que Laurence Malhaire qualifie d’enfantine : « Se tromper sur un résultat à la limite mais sur 26 c’est impossible ». Les 3 professionnels évoquent de leur côté l’éventualité d’un problème avec la température du lieu de réalisation des tests qui ont pu se retrouver soit dans un environnement trop froid, près des fenêtres ouvertes au froid de l’hiver soit près d’un radiateur, soit grand air dans les barnums de la région. Sami précise que « ça ne serait pas étonnant vu l’impréparation de la campagne ».

Une impréparation dénoncée dans un document de synthèse interne entre certains élus auquel nous avons pu avoir accès. Il y est notamment fait mention de réquisitions au sein même des services [7], dénoncé par plusieurs syndicats (dont UNSA, CGT) et des difficultés à mobiliser les personnels de la Région en nombre suffisant. De grosses réticences apparaissent aussi chez les pompiers, notamment les pompiers de la Métropole de Lyon et du Rhône [8] . Cette note met aussi en avant « des difficultés sur les territoires pour mettre en place les centres : les communes, surtout les petites communes, se sont souvent retrouvées à gérer la mise en place des centres éphémères seules (réception des matériels, logistique, sécurité) ». Enfin est aussi mentionnée « des difficultés à organiser les tests sur les lycées : les lycées organisent intégralement seuls (recueillir le consentement des parents, contacter les labos, prévoir les plages horaires et l’organisation sur place) dans un délai extrêmement court.

Campagne coûteuse pour l’argent public

Le volet financier de l’opération amène aussi pas mal de remarques et de questionnements. Tout d’abord sur la communication qui a été faite autour de la campagne précisant que les tests étaient gratuits (voir affiche de la région pour le grand public) laissant penser que ni la région, ni l’état, ni les testé.e.s n’allaient débourser un centime pour ces tests.

Il s’avère en fait que chaque test a un coût de fabrication, d’administration, d’analyse. Auquel il faut ajouter le cout du matériel de protections (gants, blouses, masques) et le coût de la campagne de communication qui n’est pas passée inaperçue étant donné la quantité de flyers, d’affiches, de banderoles déployées sans parler des véhicules de la campagnes relookés (une quarantaine de car).

Médiacités, journal en ligne d’investigation et de décryptage indépendant a eu connaissance d’un échange de mails internes [9] qui établit les grandes lignes du déploiement de l’opération et qui montre bien l’importance du « plan de com », placé directement sous la tutelle du cabinet du président de la région. Une chargée de mission auprès de la DGS écrit notamment « Toutes les communes vont recevoir un guide de comm [sic] standard avec affiches, flyers, totems. Si centres de tests, elles auront 2 bâches en même temps que les tests ». Elle insiste dans ce même message pour que les bus utilisés dans le cadre de la campagne soient bien « pelliculés Région »... Dans la droite ligne de la stratégie d’hyper visibilisation de Laurent Wauquiez depuis son élection à la présidence comme le documentent 3 autres articles de Médiacités revenant sur les dépenses de la région pour des publicités sur facebookCom de crise : Laurent Wauquiez casse la tirelire sur Facebook [10], sur « les folles dépenses de com de Laurent Wauquiez » Lego, stades de foot, sondages… les folles dépenses de com’ de Laurent Wauquiez
 [11] et sur la manière dont Laurent Wauquiez « case son logo jusque sur le dos des lycéens »Laurent Wauquiez case son logo jusque sur le dos des lycéens [12]
Fabienne Grebert nous confirme l’obsession du président de la région à s’afficher et afficher les couleurs de la région. Elle nous cite l’exemple de la campagne d’Annecy que la région a décidé de mener au grand air, dans des barnums redécorés aux couleurs de la région alors que la ville avait proposé de la mettre en place dans les locaux confortables et adaptés qu’elle utilisait pour ça et qu’une autre proposition avait été faire d’installer les barnums à Pringy plutôt que dans le centre où d’autres sites de dépistage étaient d’ores et déjà opérationnels.

Côté finance, la communication officielle de la région parle d’un coût de 19 millions d’Euros pour la collectivité (13 millions d’euros pour la commande des tests, 5 millions pour l’achat de matériel de protection et 1 million pour l’achat de matériel divers.). Or n’apparaissent pas dans ce décompte les dépenses pour la communication mais aussi les dépenses de gratification pour le personnel mobilisé dans le cadre de la campagne, actée par la région dans une délibération de décembre 2020 dont nous avons pu consulter le compte rendu. On y parle de « 300 euros par jour de mobilisation sur la campagne (...) pour les professionnels autorisés à réaliser des tests antigéniques, et de 150 € par jour pour les étudiants et professionnels autorisés à réaliser le seul acte de prélèvement ».
N’apparait pas non plus dans le bilan financier de la région, le coût des tests pour la CPAM. Sans qu’aucun chiffre ne soit officiellement annoncé, si on se base sur les 625 940 tests qui ont été annoncés réalisés par la région, à raison d’une facturation à la sécu de 42 euros par test, on arriverait à un montant de plus de 26 millions d’euros pour la CPAM, c’est à dire pour l’état et pour nous les cotisants ! Au total, on arriverait donc à une facture de 45 millions (26 + 19) d’euros soit presque 8 euros par habitants de la région.
Contactés, les services de la région n’ont pas répondu à nos demandes d’éclaircissement sur ce volet financier [13]

Fabienne Grebert ne croit pas à cette soudaine appétence de Laurent Wauquiez à mettre des moyens pour la santé publique. Elle en veut pour preuve la baisse drastique du budget de la région allouée au budget santé sous sa mandature. En effet, il a été diminué de 50% entre 2016 et 2020.

Sami Corcos fait aussi un parallèle saisissant sur les priorités régionales en matière de santé. Il nous fait par exemple part d’une demande récente faite à l’ARS pour le subventionnement d’un travail de coordination mené bénévolement par une infirmière sur le territoire de Saillans, travail qui a grandement participé à la dynamique favorisant l’installation de deux médecins généralistes sur la commune. Cette aide réclamée par tous les professionnels d’un montant d’environ 2000 euros, ne rentrait dans aucune case des dispositifs de l’ARS.

Ambition personnelle

Suite à la campagne, un bilan élogieux est dressé par Laurent Wauquiez le 23 décembre [14] parlant de 625.940 tests réalisés dans la région, 28.848 cas positifs détectés avec un taux de positivité de 4,1%, 1312 centres de dépistage déployés sur le territoire. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas hésité à mettre sous silence l’ensemble des questionnements et des mécontentements des professionnels de santé, des élu.e.s et de certain.e.s testé.e.s. « C’est la plus grosse campagne de tests jamais menée dans notre pays. A l’échelle d’une région, c’était un grand défi. Grâce aux professionnels de santé, elle a pu bien se dérouler et elle continue à bien se dérouler. La population a répondu présente de façon forte » s’est il félicité sans toucher mots des incidents survenus à Clelles, Saillans et Rochepaule.


Photos : Région Auvergne-Rhônes-Alpes

Pour les professionnels de santé interrogés, la campagne de test menée par la région à grand frais, en plus de ses conséquences fâcheuses sur le quotidien des personnes faussement testées positives et sur les retrouvailles familiales de fin d’année, se révèle être une pure campagne de communication aux frais des contribuables (et, précise Sami, aux frais du peu d’énergie qu’il reste aux professionnel de santé qui sont mobilisés depuis presque un an) bien plus qu’une véritable tentative d’endiguement de l’épidémie efficiente.

Fabienne Grebert va plus loin et évoque même un match que Laurent Wauquiez aurait stratégiquement commencé à engager avec Emmanuel Macron pour marquer des points contre lui et s’affirmer comme un sérieux prétendant à droite.

Après les tests, son nouveau cheval de bataille concerne les vaccins dont la campagne en Auvergne-Rhônes-Alpes devrait selon lui être associée à la région. De nouveau, il s’en fait le porte-étandard dans les médias et sur son compte twiter.

Dans une lettre adressée au gouvernement sous son impulsion et signée par plus de 1500 élus de la région, on peut ainsi lire« Nous avons prouvé dans notre région notre capacité à travailler tous ensemble en réussissant une campagne de tests inédite en France. Ce que nous avons réussi dans notre Région avec les tests, nous vous proposons de le faire avec vous pour les vaccins. Nous retrouverons ainsi de la souplesse de l’efficacité et du bon sens »

On retrouve une fois de plus le bon sens local est mis en balance avec la bureaucratie parisienne : « Aujourd’hui l’erreur majeur est que toute la campagne de vaccination a été laissée dans les mains de l’administration centrale et de quelques bureaux dans les ministères ».

Nous voilà donc prévenu, il est tout à fait possible que Laurent Wauquiez devienne bientôt le général en chef de la Vaccination en région ce qui ne va surement pas réjouir et rassurer nombre de professionnels, d’élus, de citoyen.ne.s vent debout contre un homme prêt à tout pour ses ambitions personnelles, organiser une campagne de test inefficace, mal préparée, peu crédible et couteuse, sans parler de ses conséquences morales sur tous les "faux positifs". A suivre...

Une enquête de l’équipe d’exploration de Ricochets (exploration_ricochets chez riseup.net)

Photo d’illustration de l’article : AFP

MAJ 25 janvier

Voir en ligne : Enquêtes de RICOCHETS #1

Notes

[13Aucun retour non-plus sur les raisons des faux positifs, leur nombre, leur traitement, le futur des nombreux test non-utilisés..


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