Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives...

Fin des illusions réformistes, décomposition de LR et de la gauche sauf FI, victoire de l’extrême capitalisme et des médias dominants

lundi 11 avril 2022, par Auteurs divers.

Une première sélection de textes sur les résultats du 1er tour et sur la situation.
Pour avoir d’autres points de vue que ceux des éditocrates de cour ou des médias militants des milliardaires :

Suite au 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives...
La grande victoire des médias dominants qui marchent pour le macronisme et les autres extrêmes droites

ÉLECTIONS : NANTESVOLTÉE SORT LA SULFATEUSE

La catastrophe annoncée est arrivée. Le second tour scénarisé depuis des années par les cabinets de conseil et les médias des milliardaires est donc validé dans les urnes. De peu. Nous allons donc subir une répétition de 2017 en plus sordide : le stagiaire de Mc Kinsey dansera un slow morbide avec une fasciste dont il a appliqué les idées depuis 5 ans. Les prochaines années seront sanglantes. Nantes révoltée sort de sa réserve et sort la sulfateuse :

➡️Retraités : incontinence sur leurs progénitures. Les plus de 65 ans ont donc plébiscité Macron et voté à près de 80% pour la droite et l’extrême droite. Les historiens du futur décriront probablement cette génération comme celle des plus grosses crapules de l’histoire contemporaine. Génération Mai 68 et Mitterrand, amour libre et plein emploi, baisse du temps de travail et droit sociaux. Cette génération a tout pris, acheté des appartements, « joui sans entrave » et niqué la nature avant de partir en beauté : en nous laissant un monde dévasté et fasciste. Nous avons subi couvre-feu, confinement et Pass Sanitaire – abandonnant au passage nos libertés, notre vie sociale et notre santé mentale – pour protéger des personnes âgées qui votent pour le candidat qui détruit nos existences, à nous, leurs enfants et petits enfants. On souhaiterait presque que Macron détruise la sécu et les hôpitaux le plus vite possible pour qu’ils subissent dans leur chair les conséquences de leur vote. Il n’y a pas de raison que nous soyons les seuls à en profiter.

➡️Médias : Machiavels de plateaux. Ce que la France compte « d’éditorialistes », « sondeurs » et autres flaques de boues triomphait hier à l’antenne. Derrière l’air stupide des présentateurs et les mensonges affligeants de grossièreté répétés sur les plateaux, les médias sont les grands gagnants de cette élection. Ils ont imposé leur affiche. Celle dont quasiment personne ne voulait. Par leur propagande intensive, leur surmédiatisation de l’extrême droite, leur soumission au pouvoir en place et leurs diffamations systématiques à l’égard de tout ce qui pourrait menacer les intérêts des riches, ils ont réussi l’impensable : propulser deux candidats détestables qui n’ont pas fait campagne. Car les deux fachos qui sont en tête n’ont même pas eu besoin de débattre, ni même d’organiser de meetings. Ce sont les candidats des médias des milliardaires. Ce résultat, c’est leur résultat. Une poignée de propriétaires de chaines de télé poubelle « font » et « défont » une élection selon leurs intérêts, même après un bilan apocalyptique.

➡️La gauche plurielle : déstockage de brosses à chiotte. Le poil de cul qui sépare Mélenchon de Le Pen s’appelle Fabien Roussel, et il sent le saucisson à l’ail. A 20H10, la raclure socialiste et son copain écologiste s’étaient déjà empressés d’appeler à voter Macron, du haut de leur 5% cumulés. Sur leurs visages : des sourires obscènes. Comme si l’extrême droite aux portes du pouvoir les réjouissait. Sans doute étaient-ils fiers du travail accompli ? Ces gens auront concentré toute leur énergie à empêcher une candidature ni fasciste ni ultra-libérale d’être au second tour. Jusqu’au bout, le rôle historique de cette gauche plurielle liquéfiée aura été de maintenir au pouvoir le capitalisme pétainiste. Dans les années à venir, n’oublions jamais que ces gens portent une responsabilité immense dans les futurs blessés par la police, les incarcérations, les crimes racistes et sécuritaires, les suicides au travail, les morts faute de soin. « Yannick » l’écolo sympa et raisonnable aura le sang des ZAD réprimées sur les mains. Et si Le Pen est élue ? Ce quarteron de bouffons aura l’honneur de rester dans l’histoire comme étant la bande de minables qui a livré la France au fascisme.

➡️Gauchisme et « abstentionnisme révolutionnaire » : les curés de la défaite. Dimanche soir, l’extrême droite est au second tour face au néolibéralisme autoritaire et … et Rien. Des rues désertes. Nous n’étions que quelques dizaines à Nantes, même pas de quoi partir en manifestation. A Rennes, la foule n’était pas beaucoup plus nombreuse mais a pu défiler. Et ailleurs ? Nada, wallou. Le tenants de « l’abstentionnisme révolutionnaire » ou du vote anticapitaliste nous promettaient qu’on allait voir ce qu’on allait voir, que peu importe le résultat, seule la lutte compte, que jamais ils ne voteront mais qu’ils résisteront de toutes leurs forces dans la rue. Street cred, respect. C’est vrai : la seule solution digne aurait été de se soulever à l’annonce des résultats. Encore faut-il que ces grands discours soient suivis d’effets. Car, malgré une menace fasciste jamais vue depuis l’Occupation, nous étions dans la rue, et n’avons jamais vu aussi peu de monde un soir d’élections. En 2002, déferlante contre Le Pen. En 2007, des émeutes éclataient contre Sarkozy. En 2017, des cortèges avaient lieu contre Macron et Le Pen. Même en 2012, le soir de l’élection de François Hollande, quelques centaines d’opposants à l’aéroport manifestaient à Nantes ! Ce dimanche est donc inédit, abyssal et terrifiant en terme de mobilisation. Une absence totale de réaction minimale. Et où étaient les dizaines de milliers d’électeurs anticapitalistes ? Disparus aussi. Gauchistes de réseaux sociaux et révolutionnaires de salons sont élus escrocs de la soirée.

Que reste-t-il sur ces décombres ? S’organiser. Contre-attaquer. Sans illusion mais avec la rage au cœur.

(post de Nantes Révoltée)

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Les fascistes en marche - Pas de votes pour Marine Macron

LES FASCISTES EN MARCHE


Un second tour des présidentielles avec l’extrême droite, c’est désormais « habituel » en France. On vomit. Puis on reprend vite le cours de nos vies.

Un second tour avec l’extrême droite face à un président sortant, lui même rampe de lancement au fascisme. Ça, c’est une première ! Mais cela ne surprend personne. A peine va-t-on vomir d’ailleurs cette fois.

En 2002, quand Le Pen père arrive pour la première fois au second tour de la présidentielle, créant un véritable séisme politique, il ne recueille « que » 4,8 millions de voix. 20 ans plus tard, sa fille est au second tour avec 8,2 millions de voix (chiffres à affiner, il reste 3% de bulletins non pris en compte). Auquel on peut ajouter les 2,5 millions de voix de Zemmour. Soit plus de 11,5 millions de Français qui ont voté pour ces deux candidats ouvertement fascistes.

C’est vraiment flippant. Alors oui, on pourra se dire que l’abstention fait toujours plus (12,6 million), reste le premier parti de France, et qu’elle témoigne d’une crise profonde de ce système. Il n’empêche, plus de 11,5 millions de Français ont voté pour des fascistes.

Si on en est arrivés là. Ce n’est pas le fruit du hasard. Un fascisme aussi décomplexé et accepté par une partie de la société, c’était la seule option pour que le système ultra libéral parvienne à se maintenir. Macron a fait monter le monstre raciste depuis 5 ans en jouant totalement sa partition (lois liberticides, stigmatisation des minorités, dissolution d’associations, chasse aux exilés, répression amplifiée). C’est grâce à cela qu’il peut encore espérer gouverner 5 ans de plus.

D’ailleurs, l’autre sidération, c’est le score de Macron. Celui qui a autant méprisé le peuple, qui a fait un quinquennat d’une violence sociale et humaine inouïe, qui a conduit la France dans un système autoritaire et clairement pré fascisant... Ce mec fait bien plus qu’en 2017, gagnant 1,2 millions d’électeurs lors du premier tour.

C’est le candidat qui gagne le plus de voix entre 2017 Et 2022. Melenchon en gagnant 930 000 et Le Pen 610 000.

Alors oui, Mélenchon a « créé » la surprise, en talonnant Le Pen. Mais peut-on se réjouir de ce simple fait ? Si Mélenchon progresse nettement par rapport à 2017, cela s’est fait surtout dans une logique de vote utile et parce que sa ligne est marquée par un tournant qui a tenté de synthétiser cinq années de mouvements sociaux contrairement aux autres partis de gauche.

Cela se voit particulièrement avec les scores ridiculement bas de tous les autres candidats de gauche (ou même pseudo gauche comme Hidalgo/Roussel). Melechon a même bénéficié de soutiens jusqu’ici inédit de structures ou personnalités proche de l’autonomie, de l’antifascisme ou de l’anarchie. Cela n’a pas suffit.

il ne faut pas non plus sous-estimer non plus le score de la gauche radicale et de l’abstention en outre mer, dans les quartiers populaires et au sein de la jeunesse, trois des couches les plus précaires.

Il y a eu en fait trois vote utiles : ultra libéral (Macron), fasciste (Le Pen), de gauche (Mélenchon)

Peu importe l’issue du second tour, ces cinq années à venir seront probablement les plus dures que nous aurons à traverser, dans l’histoire de la cinquième république. Ces cinq dernières années semblent annoncer la couleur, mais plus pour nous préparer à pire.

Les attaques seront sans relâche, les dissolutions risquent de pleuvoir, la liberté d’association sera sûrement fortement remise en cause au nom des lois sur les valeurs républicaines. Nous devons nous préparer à plusieurs options : nous servir des cadres légaux évidemment, mais aussi probablement à nous organiser en partie dans la clandestinité.

La parole révolutionnaire, déjà marginalisée par les médias mainstreams sera encore moins audible, elle aura moins d’écho et sera d’autant plus réduite. La bataille hégémonique continuera à se jouer sur la communication mais aussi et plus que jamais sur le terrain réel, c’est à dire la rue et partout où nous sommes physiquement.

Nous avons eu un avant-goût de ce que la Macronie peut faire en terme de dégâts sur nos vies et de son niveau radicalité ultra libérale, croissant au fil des années pour détruire nos vies. Jusqu’où est-elle déjà allée ?

Le risque de voir l’extrême-droite au pouvoir est réel, qu’elle gagne les législatives ou pas, le résultat sera désastreux car sa légitimité aux yeux de la majorité de la population devient réelle.

A l’image du mandat de Donald Trump, cela ne signifie pas forcément que le pays instaurera réellement un régime fasciste comparable à celui des années 30/40 ou aux dictatures sud-américaines et du sud de l’Europe. Cependant, la propagation de ces idées sera encore plus conséquente, sa mainmise sur les institutions publiques ira crescendo. Si les contextes sont incomparables, la Pologne et la Hongrie démontrent quand même que les nationalistes ont des stratégies qui peuvent fonctionner lorsqu’il s’agit de s’inscrire sur la durée.
Prendre le pari de croire qu’un pré-fascisme déclencherait une révolution de facto est extrêmement risqué et demeure probablement un fantasme.

Ce ne sont pas quelques réactions insurrectionnelles marginales, même visuellement impressionnantes qui suffiront à renverser un état policier de plus en plus préparé à mater les révoltes.

Le Pen sera probablement pire que Macron, et dans les deux cas, nous aurons le droit à une politique internationale aux mains de l’impérialisme le plus décomplexé.

Qu’une réaction désespérée voire nihiliste éclate dans les jours à venir serait plus que compréhensible, car notre rage est totalement justifiable et même légitime. Nous pensons cependant qu’il est important de garder nos forces, nous en aurons besoin dés la fin du mois pour nous organiser à court, moyen et long terme.

Dans les semaines à venir, nous vous proposerons peut être des initiatives allant dans ce sens. Il ne s’agira pas seulement de dresser le bilan critique des dernières années de luttes, ni même de nous autoflageller. Nous avons déjà touché le fond.

Ce que nous souhaitons, c’est que nous participions toutes et tous à une reconfiguration et une structuration plus globale du camp révolutionnaire, que nous soyons forces de proposition, afin de surpasser notre torpeur face à cette situation très dure.

Le monde n’est pas fait que de gilets jaunes, autonomes, d’extrême-gauche, d’écolos, de citoyennistes ou de décoloniaux. Même si toutes ces personnes s’unissaient, cela ne suffira jamais pour une dynamique de masse contre leur monde.

Ne perdons pas espoir, même si c’est vite dit, soyons prêts à encaisser les coups, à les rendre mais surtout, et dès que possible, à les donner.

A bas la République et vive la démocratie directe !

(post de Cerveaux non disponibles)

Tout est à construire

En partant des luttes et initiatives existantes, trempées dans des analyses stratégiques et des alliances intelligentes, une vaste culture de résistance est à construire.
Du moment qu’il s’agit de cibler le techno-capitalisme et l’étatisme, la bureaucratie centralisée et le productivisme, tout est bon, tous les modes d’actions et toutes les tactiques, ...surtout celles qui marchent !
Donc, il est plus que temps de se rassembler partout pour élaborer des stratégies pertinentes, en partant de là où on en est, avec les alliances et coordinations adéquates.

Le problème principal, comme toujours, n’est pas le manque d’idées, ni même de moyens financiers et matériels, mais le manque de personnes réellement engagées de manière constante sur la durée et au quotidien, et aussi le manque de stratégies adaptées.
Au lieu que de faibles minorités s’épuisent à faire tout le taf, souvent en vain, il faudrait des minorités plus nombreuses et plus combatives, pour moins s’épuiser et obtenir bien davantage d’avancées, ce qui créerait un cercle d’auto-alimentation et de montée en puissance.
Si y a les gens et la volonté, les voies d’émancipation et d’insurrection seront trouvées, elles ne sont pas si difficiles à identifier, surtout qu’on peut s’appuyer sur de nombreuses expériences historiques, ici ou ailleurs (voir ci-dessous).

La situation est trop grave pour ne pas résister.

😡 Marre de l’activisme libéral ? Des élections, marches et pétitions ?
😤 Plus le temps d’attendre gentiment que les changements viennent d’en haut ?
Cette série d’articles/podcasts est faite pour toi !

Les personnes au pouvoir sont conditionnées pour être aveugles aux questions de structure de pouvoir qui les ont mis à cette place. Elles font partie d’une grande machine à exploiter et dominer, et on ne persuade pas une machine, on la casse !

- https://floraisons.blog/full-spectrum-resistance/

Suite au 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives...
Rester passifs ou spectateurs, c’est suicidaire

❌️Les Verts, le PC et le NPA, dites-vous bien que ces jeunes-là ne vous pardonneront pas❌️

Ceux qui morflent (puissance mille) chaque jour que Dieu fait. Ceux que le gouvernement Macron a « mis à genoux » pour faire un exemple et taire toute contestation. Ceux qui sont tabassés (et parfois tués) par la police française parce qu’ils sont noirs ou arabes, et pour aucune autre raison Ceux dont les mères et les sœurs sont discriminées et se mangent en pleine face l’islamophobie crasse. Ceux qui pâtissent le plus de tout le bordel fumeux que sont les différentes réformes qui viennent fragilisés plus encore leur chemin déjà sinueux vers l’avenir. Ceux-là ne vous pardonneront pas.

Pour beaucoup d’entre eux c’était leur première fois dans l’isoloir. Pour beaucoup d’entre eux c’était pas juste un bulletin Mélenchon, c’était un bulletin dans lequel ils avaient placé ce que nous parents de cette jeunesse là on tente de préserver chez eux : un petit chouia d’espoir.
Vous militants blancs pour la plupart, du haut de vos petits principes de privilégiés, vous avez tout niqué. Et pour ça on ne vous pardonnera pas. Vos petites gueguerres partisanes qui vous font camper, quoiqu’il en coûte, dans vos petits principes égoïstes de révolutionnaires en carton tout en vous confortant dans votre sempiternelle rengaine "la lutte c’est dans la rue. Dites-vous que même ça c’est un privilège que ces grosses là ne peuvent pas se permettre.

Nous on sait ce qu’il nous reste à faire. Préparer « Demain », pas le tien, pas le mien, pas le vôtre : le leur ❤️

(post de Collectif de Défense des Jeunes du Mantois)

- Voir aussi : Dans le 93, la jeunesse s’est mobilisée pour Mélenchon - Reine de l’abstention dans le département de Seine-Saint-Denis lors des précédentes élections présidentielles, les votants de Clichy-sous-Bois se sont mobilisés à plus de 60% pour Jean-Luc Mélenchon. Malgré une abstention à plus de 41%. Au Chêne Pointu, on vote par pragmatisme et résignation. Reportage.

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Nouvelle « victoire » de l’abstention, mais le système s’en fout

Encore un grand moment de « démocratie » (sic).

Le principal choix des françaises et français pour les diriger, c’est personne (abstention). Autrement dit, une large majorité des électeurs potentiels ne choisissent personne pour les diriger. Mais personne pour diriger, c’est bien entendu inacceptable. Les jeunes votent à gauche, les vieux votent à droite, les ouvriers et les employés votent Le Pen, les cadres et les retraités votent Macron. Mais dans tous les cas, c’est la télé qui vote.

Et on ne se sortira jamais de cet enfer par les urnes.

(Post de N Casaux)

Divers

  • La vie est une chose trop précieuse pour la confier aux politiciens - L’irruption soudaine de violence en Corse vient sans doute poser un jalon dans le cycle de luttes ouvert en novembre 2018, en France métropolitaine comme en Outre-Mer, et dont il est urgent de tirer des conséquences pratiques. La question n’est autre que celle de la possibilité d’un saut qualitatif de la lame de fond contestataire. Déjà capable de disputer le monopole de la violence légitime à l’État en ripostant à ses mutilations et en mettant à mal ses schémas de maintien de l’ordre militarisé, sera-t-elle capable de lui disputer le monopole de la politique ?
  • Le RN de Le Pen n’est pas moins pire que Macron et LREM - Quelques rappels sur les enfumages du « souverainisme anti-mondialisme-financiarisé » - A l’attention des personnes qui s’imaginent que Le Pen et le RN c’est moins pire que Macron et LREM, qui pensent que Le Pen va les protéger du capitalisme mondialisé et financiarisé via un capitalisme « national », qui croient que son « souverainisme » franco-français va pouvoir contrecarrer les logiques implacables inhérentes à l’économie de marché, que son parlé « populaire » va effacer son imbrication dans la bourgeoisie et sa connivence avec des dictateurs sans pitié tels que Poutine, qui pensent que cibler des boucs émissaires et valoriser les « franco-français » va enrayer les mécanismes du pouvoir capitaliste, de la marchandisation, de la concurrence, de la destruction du vivant et du dérèglement climatique, qui pensent que le RN n’est pas raciste.
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Macron : le système policier et l’ultracapitalisme, tout comme Le Pen

🗳 L’ABSTENTION ET POUTOU

👉 Une analyse à découvrir sur notre site web
"Au tableau de la déconfiture de la politique représentative, l’abstention figure au premier plan. Désormais il faut y peindre la classe politique elle-même, qui n’aura eu de cesse durant cette campagne de fuir le débat.
Il faut tout de même souligner l’incongruité : nous étions si habitués aux déclamations, aux invectives, aux bobards et aux guignoleries, que le soin pris par les candidats à s’éviter les uns les autres rend le silence presque palpable. Cette campagne est donc marquée par un fait nouveau. Chez les candidats, le cynisme tactique aura pris le dessus sur la fétichisation du débat..."

- https://rouendanslarue.net/?p=57849&preview=true


6 Messages

  • Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives... Le 12 avril à 09:08, par Heska

    Simon, le texte que vous rangez en « 1/ » a été écrit par Nantes Révoltée et celui étiqueté « 2/ » dans votre commentaire a été écrit par le Collectif de Défense des Jeunes du Mantois. Cela étant bien mentionné dans l’article signé « Auteurs Divers ». Ce sont donc deux organisations différentes, deux points de vue, qu’il ne faut pas amalgamer en tentant de leur donner une cohérence réciproque qu’ils ne réclament peut-être pas.

    Le fait est cependant que Macron a bien été élu avec les voix de la génération née autour de la deuxième guerre mondiale auxquelles s’ajoutent celles de la haute bourgeoisie, de ses portefaix (cadres sup et financiers), et de jeunes « start-upper » aux dents qui rayent le parquet quel que soit leur milieu d’origine dans un pitoyable remake du « rêve américain ».

    Les personnes nées dans des familles ouvrières pauvres il y a 70 ou 80 ans sont ceux qui ont le plus profité des gains de productivité lié à la mise en exploitation d’immenses quantités de champs de pétrole et sont imprégnés du discours libéral et de ses supposés bienfaits. Cette période des Trente Glorieuses reste une référence pour eux. Mais sous leur influence leurs enfants sont aussi traversés par ce sentiment que ces années sont une chose normale, habituelle, évidente, et qu’il faudrait retrouver ou cesser de voir d’évanouir. Or une lecture attentive de l’histoire des dix derniers millénaires montre que cette période est, au contraire, totalement exceptionnelle. Le problème est que nous pensons encore malheureusement nos actions politiques et notre place en ce monde en fonction d’elle. C’est une grave erreur qui nous paralyse car nous avons toujours le sentiment que nous pourrions perdre ce que en réalité nous avons déjà perdu et que nous ne retrouverons jamais.

    Aucune source d’énergie ne jouera plus jamais le même rôle d’emballement de la machine à coût faible, amenant, comme le pétrole l’a fait, les classes supérieures à encore lâcher des miettes aux classes populaires. Ce n’est pas un hasard si le renchérissement du pétrole dans les années 70 conduit vers 1980, par un ajustement du système, à la remise en cause des acquis sociaux et jusqu’au démantèlement des services publics, vraie richesse du pauvre.

    Le mythe de la classe moyenne montre toute sa limite et sa dépendance absolue à une énergie abondante et bon marché. Ce mythe s’évapore sous nos yeux et il est urgent de l’abandonner pour ne pas nous évaporer avec lui.

    Il nous faut donc retrouver une mentalité d’opprimé sans espoir pour pouvoir envisager de peser durement sur les exploiteurs et les vaincre... jusqu’à ce que peut-être ils reprennent le pouvoir. Ce genre de requins, collaborant et guerroyant entre eux, ne nous lâcheront jamais la grappe et chercheront toujours à vivre sur le dos du plus grand nombre.

    Quand les gens auront compris cela, et la détérioration de leurs conditions de vie va les y amener, alors la classe dominante supprimera l’élection et les choses retrouveront une certaine transparence. (Demi-boutade)

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    • Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives... Le 12 avril à 16:22, par simon

      Oui, nous sommes en gros d’accord, et je l’ai déjà dit Levy Strauss parlait d "Entropologie’ à propos d’Anthropologie, rappelant que les sauts civilisationnels sont aussi dus à la croissance( de nos jours révolue) de la quantité d’énergie disponible ( nourriture, chauffage, vêtements, force motrice, etc.) pour chacun ( la révolution néolithique en est un exemple, accompagné comme à l’heure actuelle, d’une explosion démographique). - similarité dont on ne parle pas suffisamment aujourd’hui-

      Ceci dit , j’ai pile 70 ans et je suis né dans une famille misérabilissime, et pourtant , malgré les bienfaits, bien réels (avoir enfin dans son HLM l’accès à une salle de bain et au chauffage central par ex.) de ce que nous appelions, en tout émerveillement, : LE PROGRÈS, je n’ai pas perdu ma fidélité de classe. Et l’éducation nationale , ici tant décriée, m’a ouvert la porte de la curiosité intellectuelle rigoureuse et partant, la possibilité de garder une conscience critique face à (aux) idéologie(s) dominantes( s) , je crois ne pas être le seul dans ce cas ; Donc à mon tour de vous demander de ne pas voir de cohérence ( ou d’unanimité) là où il n’y en a pas tant que ça.
      Né dans l’Ariège, pourtant un des départements les « plus âgés » de France, Mélenchon fait un carton après avoir envoyé 2 députés LFI sur 3 circonscriptions ; d’autres facteurs que le taux de retraités entrent , bien sûr, en compte- c’est une banalité de le dire...
      Et pour finir, je ne crois pas que , finalement, l’histoire de mon parcours personnel vaille , au fond d’être racontée !!!!
      Vieillissant, en cette époque régressive, je m’apprête doublement à souffrir ,et j’en deviens bavard et radoteur ... bof

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      • Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives... Le 12 avril à 21:50, par Heska

        Je n’ai bien sûr pas dit que tous les septuagénaires et plus ont voté Macron, ce qui serait tellement ridicule que je me suis permis une ellipse dans ma phrase. je veux bien sûr dire qu’ils ont voté majoritairement pour le poulain de Rotschild-Mc Kinsey, en tout cas selon une étude menée après le premier tour, et qui colle avec nombre de précédentes. A contrario je suis sûr qu’il existe quelques petits banquiers qui ont voté Mélenchon...

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      • Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives... Le 15 avril à 16:46, par poulet roger

        Quand je regarde autour de moi, je ne vois pratiquement aucun vieux qui vote Macron, (encore moins Le Pen).
        Moi-même ne fais plus partie depuis longtemps de la catégorie des jeunes. Pourtant si les plus de 60ans ne votaient pas, Macron ne serait pas élu.
        Pour autant, je m’inscris en faux sur l’affirmation que tous les soixantehuitards ont viré leur cuti dans le cadre d’une grande Cohnbenditation. Qu’on l’aime ou pas, Alain Krivine est l’exemple de quelqu’un qui a toujours été fidèle à ses convictions.
        Je conçois bien que des crétins votent Macron.
        Ce qui me pose question, c’est de voir des personnes instruites, cultivées,pour qui je peux avoir de la considération, qui se tournent vers la réaction.
        Je connais le cas d’une dame, ancienne de 68, (même maoîste il me semble), qui a fait un super boulot dans son métier d’enseignante ou dans le domaine culturel et qui se précipite chez Macron en 2017.
        Voila qui me plonge dans un abîme de perplexité.
        J’ai du mal à comprendre le cheminement mental de ces personnes.
        Est ce qu’il y a à partir d’un certain âge, un besoin de s’indentifier à un chef, un gourou ou quoique soit d’autre ?

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  • Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives... Le 11 avril à 21:17, par simon

    Bien sûr qu’il y a de quoi pleurer (ou hurler) de rage face à
    la perspective de se retrouver misérablement encore une fois face à ce paltoquet, bien peigné et fringué toute élégance en qui se cache un impitoyable dictateur tout sourire. Ne croyons pas qu’il ait fait un lapsus en parlant des " gens qui ne sont rien", il le pense réellement et ce surement depuis son enfance d’arrogance bourgeoise partagée par tous ceux de son milieu.
    Mais, je ne vois pas en quoi on va gagner en puissance de colère et de révolte si, à ce mépris congénital de la haute pour les "sans dents", on ajoute une sorte "d’inter-mépris", entre ou envers tous ceux qui vont souffrir les prochaines années.
    Remplacer la lutte des classes par celles des " bioclasses", achève la division des opprimés.
    Je me permets de vous citer , et je pense que vous avez tort, peut être aveuglé par une juste colère :
    vous écrivez 1/ :"Les historiens du futur décriront probablement cette génération comme celle des plus grosses crapules de l’histoire contemporaine. Génération Mai 68 et Mitterrand, amour libre et plein emploi, baisse du temps de travail et droit sociaux. Cette génération a tout pris, acheté des appartements, « joui sans entrave » et niqué la nature avant de partir en beauté : en nous laissant un monde dévasté et fasciste.
    Désolé , les soixantes huitards ne sont pas ceux que vous décrivez, et d’ailleurs si l’explosion à eu lieu à ce moment là , c’est que s’annoncaient les prémices de la fin des trentes glorieuses, et en plus le soulèvement contre la "société de consommation", et le retour à la nature, sont aussi des mouvement issus de cette époque.
    vous écrivez aussi :2/"Vous militants blancs pour la plupart, du haut de vos petits principes de privilégiés, vous avez tout niqué. Et pour ça on ne vous pardonnera pas. Vos petites gueguerres partisanes qui vous font camper, quoiqu’il en coûte, dans vos petits principes égoïstes de révolutionnaires en carton tout en vous confortant dans votre sempiternelle rengaine "la lutte c’est dans la rue. Dites-vous que même ça c’est un privilège que ces grosses là ne peuvent pas se permettre.

    Voila donc de vrais coupables : des vieux et des "petits blancs", il ne manque plus que les féministes pour y ajouter les " hommes-sis" (sic) et la division tournera au chaos.
    On en vient à songer :
    " et d’un seul coup le ciel se fait lourd, s’assoir dans cette campagne et fermer les yeux pour toujours"

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    • Après le 1er tour, sélection de textes : combatifs, amers, bilans, perspectives... Le 12 avril à 06:40, par simon

      Mon précédent commentaire est bancal et confus,( qui s’en soucie ?), mais finalement en accord avec le type de sentiment qu’induit la déconvenue- coup de massue des résultats de ce « premier » tour.
      Ce qu’il y a effectivement de plus écœurant, c ’est l’immédiateté, l’empressement qu’on mis les Hidalgo, Jadot, et Laurent, à se déclarer, poitrine en avant et menton fier, POUR la résurrection du « front républicain » ; inversant ainsi les rôles et se posant en gardiens de l’antifascisme alors qu’ils ont tout fait pour que nous nous retrouvions encore une fois face à ce choix funeste, tout ceci en se reforgeant à très bon compte une virginité politique.
      Ben , non, cette fois ci je ne rejoindrai pas ce simili-front, pas question de donner ma voix au paltoquet autocrate dangereux et malveillant. Plus question d’être le sempiternel cocu .

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