Pandémie : Quelle guerre ? Quels chiffres ? Quelle démocratie ?

dimanche 3 mai 2020, par Etienne Maillet.

Tant de conclusions hâtives peuvent être tirés de la marée de chiffre que fournit l’actuelle pandémie. Une moisson tellement profuse qu’on s’y noie. Où est la pertinence ?

Voici un petit tableau synthétique tiré de statistiques fournies par un article paru dans Ricochets - Guerre des chiffres, le retour (quelle guerre au fait ?). Ce tableau compare le nombre de décès attribués au Covid 19, et en quotient le nombre de cas confirmés en France, Italie, Suède et Pays-Bas.

Je ne mettrai ni ma tête, ni même la dernière phalange de mon auriculaire gauche en jeu pour défendre quelque conclusion que ce soit. Trop d’incertitudes sur la fiabilité des variables d’entrée.

Ce qui frappe en en premier lieu est le nombre très important de cas confirmés (A) en Italie, et très faible en France. Cela reflète-t-il la réalité ou n’est-ce qu’un biais induit par des méthodes de recueil de l’information plus ou moins fiables, voire des distorsions liés à des pressions ou choix politiques ? Exemple fondé sur les chiffres officiels et sans en tirer aucune conclusion ! 82 875 décès en Chine pour 1,393 milliards d’habitants et 1 1137 494 morts aux USA pour 328 millions d’habitants (décès au 2 mai 2020).

Revenons à ce douteux petit tableau :
Le rapport B/C rapproche la Suède des Pays-Bas : pour quelles raisons ? Confinement intelligent pratiqué par les deux pays ? Ou confinement intelligent pratiqué par les deux pays PLUS proximité culturelle des deux pays autorisant que ce confinement « intelligent » fonctionne.
Car la confiance envers les autorités est en soi une variable. Elle est presque nulle en France. Autre variable liée à cette première : la qualité de la démocratie, constructive d’une relation saine avec la population, relation saine disparue en France. De cette qualité de la relation entre le peuple et son gouvernement, la présidente suédoise faisait dans la presse l’un des ressorts de la réussite de la politique d’endiguement pandémique en Suède.
Relation si éloignée de l’archaïsme néo-féodal aristocratique et incompétent français. Bref : il faudrait rapprocher et interpréter simultanément une nuée de données pour tirer quelque conclusion pertinente que ce soit.

Il existe des ethnologues spécialistes de sécurité industrielle : quand on délocalise une usine, le management se trouve confronté à une main d’œuvre dont l’attitude en matière de sécurité peut être surprenante, culturellement déterminée. Ex : une usine à management suédois s’installe au Maghreb. Les techniciens sont français, les soudeurs maghrébins. Les Suédois sont extrêmement exigeants, pointilleux en matière de sécurité. Les cadres suédois acceptent cette rigidité et ont confiance dans leur management. Confiance peut-être liée à un management suédois traditionnellement respectueux, à une strcutre sociale suédoise plutôt plate , dans un pays sans aristocratie aussi ancienne que dans les pays du Sud, tardivement christianisés, abrité du juridisme patriarcal romain.

Dans cette usine, un technicien français, est surpris travaillant en hauteur sur une nacelle : il a bien un baudrier, mais il a bien pris soin de NE PAS le boucler. Son baudrier est donc inutile, la chute mortelle possible. L’analyse de ses motifs fait apparaître une composante de défiance envers le management suédois, une discipline stricte perçue comme infantilisante.. A cela s’ajoute une composante latine : un vrai mâle n’a pas peur du risque.

Insultes et port du masque

Quant aux ouvriers maghrébins, il arrive qu’ils détruisent les dispositifs de sécurité, au même titre que d’autres dispositifs d’ailleurs. Ils s’estiment mal payés, méprisés. Briser est une manière de contester. Même la taille et la couleur de peau entrent en ligne de compte. Au surplus, la culture technique diffuse n’est pas comparable : certains vivent des maisons d’adobe, aux installations électriques et circuit d’eau relativement rudimentaires, dans des ruelles non goudronnées. Certains ont perdu des enfants en bas âge en raison d’une hygiène « insuffisante ». Dans ce contexte les stricts protocoles de sécurité leur apparaissent comme superflus, inutilement contraignants, voire luxueux.

Cet exemple le montre : la sécurité recoupe nombre de dimensions sociales et culturelles : rapports hiérarchiques, rapports de classe, histoire, conditions économiques, rapport à l’existence. Une analyse sérieuse de la diffusion de la maladie doit donc prendre en compte ce genre de dimensions culturelles. C’est bien avec cette dimension en tête paraissait sous ma plume, dès le lendemain du confinement, un article au titre volontairement provocateur « Plutôt crever que d’avoir l’air ridicule ». Porter un masque est en effet un travers d’élégance au pays de la mode et du coq, bien connu à l’étranger pour valoir très cher si on le vend au prix où il s’estime, et beaucoup moins au prix réel. Article qui s’est attiré les quolibets savoureux de M. Thierry Guillou, alias Maltese26, colistiers de la liste de M.Mariton, et allergique au second degré : « Et comme d’habitude M Maillet détient la vérité et se permet d’insulter les autres. Ceux qui ne pensent pas comme lui. Respect et bienveillance ?? Extrême idéologie voulant imposer aux autres sa vision même en cette période si particulière ». Depuis on a entendu d’autres sons de cloche : Bush, Bolsornaro, libertariens de tous poils, Macronistes pris de cours et qui prétendirent que les masques ne servent à rien. Ou bien encore un article d’Hervé Mariton, publié dans le Figaro qui mélange les choux et les poireaux, dans un potage où la pertinence est la première victime.

On ira en Germanie, en Afrique, en Mongolie

Dans les diverses courbes et indicateurs, nombreux, qu’on peut consulter sur le net, rien ne concerne la composante génétique. Rien d’extraordinaire, tant il est malaisé d’interpréter les données fournies par cette discipline. Il est ainsi tout à fait avéré qu’en Ecosse certaines personnes sont porteuses de gênes provenant d’îles de Micronésie. Ont-ils une ascendance micronésienne ? Si l’on réalise une autre étude sur un autre marqueur génétique, on trouvera des ascendances mongoles, africaines, germaniques. Alors on ira en Germanie, en Afrique, en Mongolie, et les résultats individuels n’ajouteront qu’à la confusion. [1] Paradigme d’une complexité énorme, dont il n’est pas possible de tirer des conclusions hâtives, sinon que les gènes sont en eux même une population dynamique hébergée par une population dynamique. En relation nécessaire avec la culture et l’histoire. Les études génétiques demandent beaucoup de temps, font appel à des analyses multivariées (beaucoup de variables) et son impossible à mener sans l’outil informatique – non sans rapport d’ailleurs avec le Big data et l’algorithmique - estimation des distances entre nuages de données, etc.

L’analyse, est-il utile de le préciser, ne vaut que si les données d’entrée sont fiables ou correctement redressées. Que veut dire fiable ? Que veut dire correctement redressées ? Tout cela explique qu’il faille du temps pour tirer des conclusions fiables (qu’aurait-été l’épidémie sans confinement, quelles sont les variables actionnables ?). Et aussi de l’humilité, ce qui n’est pas le cas du Prométhée incarné qu’est l’homme occidental. Patience non pas pour enterrer le problème mais pour mieux le confronter, le gérer la fois suivante.

Ne pas attendre, vouloir savoir tout de suite, c’est un peu l’histoire de Trump qui veut un vaccin tout de suite auquel Fauci, épidémiologue, c’est-à-dire nécessairement généticien et spécialiste de la complexité, répond que ce n’est pas possible. Que révèle le fait de vouloir savoir tout de suite, sans attendre, sinon ce biais de l’esprit humain de préférence pour le présent, de solutions facilement compréhensibles, de remède immédiat, de pharmakhon, cet esclave que les Grecs gardaient près d’’eux des années durant et qu’on mettait à mort pour conjurer le destin quand menaçait quelque immense péril , ce bouc émissaire dont parle René Girard, et que emprunte aujourd’hui la figure du Juif, du Musulman, ou encore des Illuminati, des Sages de Sion et leurs chemtrails toxiques.

Si, qu’on le veuille ou non, malgré Prométhée, on ne peut tirer en hâte de leçons tant soit peu stable de la crise actuelle, qui n’en est au surplus qu’à son début – attendons d’en connaître les dégâts dans les bidonvilles de Calcutta, de Bombay, de Lagos, de Mexico qui nous fourniront d’intéressants points de comparaison d’une magnitude probablement hautement morbide, surtout pour les plus pauvres - il s’en peut par contre probablement tirer des enseignements qui n’ont pas besoin de statistiques précises, dans les domaines vitaux pour les humains que sont la philosophie, notamment politique, à quoi réfléchissent des Damasio ou des Agamben

Soupe de concepts

En ces matières, encore plus complexes que les paradigmes « durs » des sciences expérimentales, il importe de recueillir leurs plus modernes enseignements pour éviter d’errer dans l’archaïsme ou d’errer dans des emplois idéologiques, ou politiciens de la science. Hervé Mariton écrit ainsi dans le Figaro, qu’il n’y a pas de relation entre mondialisation et diffusion de la pandémie, mondialisation qui serait moderne seulement. Comment ignorer, quand on est maire de Crest, qu’on trouve du silex taillé de Vassieux dans les actuelles Bretagne, Allemagne, Italie ? Les voyages au long cours sont aussi vieux que l’humain. Les connaissances doivent s’actualiser constamment : les stocks de connaissance assis voici des décennies sont fongibles.

Que dire encore dans ce même article du Figaro de l’utilisation du terme nature ? (voir la réaction d’Irène Libert dans le Crestois) Utilisation qui montre clairement l’incompréhension du concept, que les disciplines positives contemporaines assoient tout entier sur la complexité, loin du réductionnisme classique cher aux mécaniciens et aux techniciens qui se piquent de science. Complexité fondée sur l’intrication de boucles de rétroaction innombrables, qui disqualifie le concept de « nature » puisqu’il n’y eut jamais d’un côté la « nature », de l’autre l’homme, mais un ensemble d’interactions de l’une à l’autre. Introduisez un homme sur un continent : toute la palynologie (nature des pollens), la faune, s’en trouvent modifies, qui transforme la pédologie (nature des sols), modifications que lisent les archéologues.

Tel est le fondement des sciences du complexe, complexe, entrelacs infini, boule de neige – concepts venus de la science de l’oecoumène, du « nous ensemble sur cette terre », d’où le terme d’écologie, venus encore de la théorie du chaos ordonné qui montre la possibilité du changement de phase, du point d’inflexion brutal - concepts qu’il importe d’au moins unpeu connaître pour exprimer une critique tant soi peu crédible. Même des personnalités aussi scientifiquement conservatrices que Georges Charpak, physicien nucléaire nobélisé, proche de Claude Allègre, qui, mit une raclée télévisuelle à N. Hulot et Pierre Rabhi à propos du concept de nature, dont les deux écologistes faisaient une entité immobile suspendue dans les aires : la Nature ! Dès lors comment agiter le concept de Nature, de l’homme contre la Nature, de ce qui serait naturel et de ce qui ne le serait pas, à moins d’ignorance ? A moins d’une culture obsolète, périmée. A moins de se croire scientifique quand on n’est que technicien ?

Résistance et confusion

On peut, et doit excuser les divergences d’opinion : elles sont une forme nécessaire de bio-diversité politique. Mais comment excuser l’obscurantisme ? Comment excuser la superstition ? Comment admettre la manipulation de la science à des fins d’idéologie, de politique politicienne. Comme aux pires heures de la « science » soviétique, quand l’agronome charlatanesque Lyssenko conseillait Staline. Comme dérive aujourd’hui la pseudo science idéologique chinoise, ou celles des pseudo-scientifiques français qui ne sont que les salariés d’une techno-structure échappant à tout contrôle démocratique, c’est-à-dire fondamentalement à toute rationalité générale ? Que dire encore, alors que la France perd un département de terre arable toutes les décennies et que la sécurité alimentaire deviendra bientôt un enjeu vital, tout comme celui des piscines ou plus exactement de l’eau qu’elle contiennent , pourquoi toujours dans le même article se fait-on l’avocat de l’habitat dispersé, hautement asocial, désagrégateur, dispendieux en énergie, alors qu’on brasse l’air de tonitruantes COP21 et autres faire-valoir écologiques, quand dans le même temps des personnalités, telle Gérard Collomb, pourtant plus à droite et conservateur encore, prône l’habitat resserré pour la métropole lyonnaise ?

Ignorance, manipulation, politicaillerie. Mais comment alors ne pas comprendre que le style politique est devenu le message politique, que le style et le contenu ne sont plus dissociables, et que cette intrication découle directement du concept d’écologie. Ne pas le saisir révèle une seule chose : qu’on n’a rien compris à l’écologie, aux disciplines scientifiques contemporaines, dont la politique, au même titre que l’art d’être ensemble et au monde est la composante principale. Sûr indice à l’inverse qu’on n’en fait qu’un usage détourné, camouflant des motifs qui aiment l’obscurité. Ne perdons pas trop temps sur ce qui n’en vaut pas la peine. Sommes-nous loin notre sujet, la pandémie ? Nous sommes en plein dedans. Car en ce qu’elle nous touche, nous humains, elle doit se comprendre comme un fait total, comme Mauss (fondateur de l’anthropologie contemporaine) y insistait, loin des réductionnismes périmés et simplificateurs de la science obsolète.

Dans cette histoire de pandémie, on a la nette impression qu’on mélange des dimensions irréductibles l’une à l’autre et qu’il importe pourtant de distinguer nettement : d’une part l’épidémie, le masque qu’il faut porter pour respecter les autres, les soignants, et le masque qu’on nous impose, le confinement auquel on nous contraint. L’impératif de démocratie, l’ impératif sanitaire se mélangent dans la confusion totale. C’est un peu comme l’Union européenne (qui n’est pas l’Europe) : on pourrait la désirer si était celle des peuples : on la rejette parce qu’elle est celle des riches. Même chose pour les masques et le confinement : si nous étions sûrs que les mesures avaient été prises par des institutions démocratiques, en lesquelles nous aurions confiance, nous nous y plierions volontiers. Mais comme, à raison nous n’avons pas confiance – quelles turpitudes cachent l’accélération autorisée par décret de la 5G pendant le confinement – alors par défiance nous nous abstenons de porter le masque, au risque de mettre la santé des autres et des soignants en péril. Même question pour le travail et pour l’économie : travailler pour vivre dignement. Qui s’y opposerait. Travailler pour crever et enrichir encore l’actionnaire : qui l’accepterait. Manquons nous de sécurité ou plutôt de démocratie ?

Panurge fait la course en tête

Au-delà du temps long des résultats complexes à acquérir, reste les enseignements généraux de la pandémie, accessibles à chacun, dont chacun doit être acteur, pour la raison d’être humain. Qu’est-ce que la médecine ? Que doit-elle être ? Pourquoi devrait-elle être curative, moléculaire, réductionniste, plutôt que préventive et holistique, trans-culturelle, domaines où presqu’aucune recherche ne se pratique ? Pourquoi ? Sinon que la médecine « réductionniste », celle du principe actif, est source de profit, industrialisable, brevetable ? Et source de pouvoir centralisé ? Pourquoi sinon vendre des laboratoires P4 à des dictatures, si l’on n’a pas soi-même l’ambition de construire un système équivalent, une démocrature, comme l’est déjà la Chine. Oublie-t-on qu’elle n’est pas si différente, elle aussi une démocratie, selon la classification que faisait des régimes modernes, Raymond Aron (1905-1983), qui pour se situer lui-même politiquement au centre droit, n’en était pas moins un honnête homme ? Démocraties populaires, certaines, démocraties libérales les autres. Mais si Raymond Aron revenait, il devrait probablement réviser sa classification : dictature oligarchique capitalo-communiste d’un côté, démocrature capitaliste libertarienne de l’autre, ayant en commune d’être en compétition, chacune cherchant, comme le bouc de Panurge, à être la première à sombrer dans le gouffre. Un tel projet, d’évidence, ne concerne que des dirigeants dévoyés. Ni à l’Ouest, ni à l’Est, il ne reçoit l’assentiment des peuples. Pas plus que le nazisme n’avait reçu l’accord du peuple allemand Pas plus que le monde dans lequel on les contraint à vivre ne provient de leur choix.

La bataille des chiffres, à supposer qu’il y en ait une, met aux prises des nombres. Au-delà, ce qui se doit penser, en traversant cette crise est d’une nature dont les chiffres à eux seuls ne peuvent témoigner. Quel est notre apport à la mort ? A la maladie ? A la souffrance ? A notre propre surpopulation ? A la nemesis d’une planète qui ne peut supporter le très grand nombre des humains que par le pillage, la dévastation, la misère généralisée sauf pour une poignée de maîtres, comme en annonce le cauchemar effrayant qu’est l’Intelligence artificielle, potentialisation libertarienne du stalinisme ou du nazisme qu’incarnent des Musk, Gates, Jobs, Bezos, Zuckerberg, Buffet, Arnault, Niel, Drahi…et leurs contremaîtres. Questions terriblement épineuses où se joue conjointement démocratie et survie globale.

Notes

[1Bryan Sykes : Les sept filles d’Ève


4 Messages

  • Pandémie : Quelle guerre ? Quels chiffres ? Quelle démocratie ? Le 6 mai à 12:29, par EM

    A propos de la dette : si Athènes devint le phare de l’Europe vers le IVe IIIe siècle, c’est parce que Solon au VIe siècle abolit l’esclavage pour dettes. C’est de cet instant que se régénérèrent les Achéens. Les occurrences d’abandon général de dette sont nombreuses dans l’histoire. Elles correspondent toujours à des périodes de grande inégalité sociale, crise que l’abandon des dettes permet de résoudre. Car qu’est-ce qu’une dette ? Sinon l’expression, avant tout d’un rapport de force. L’abandon de la dette constate l’évolution de ce rapport de force, constat volontaire ou exigé par la violence.

    Répondre à ce message

  • Pandémie : Quelle guerre ? Quels chiffres ? Quelle démocratie ? Le 6 mai à 12:18, par EM

    Evariste Gallois, mathématicien génial mort à 21 ans, l’un des pères de la théorie des groupes (dont on peut dire qu’elle décrit les symétries intrinsèques du monde) fut refusé à Polytechnique ! C’est donc tout le contraire : pour « écrire de telles inepties », il FAUT avoir fait polytechnique . Tout ce que la France compte de médiocrité se rue vers Polytechnique, les grandes écoles, l’ENA, l’INSEAD, HEC... certains enchaînant même plusieurs casseroles pour raisonner plus creux.

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  • Pandémie : Quelle guerre ? Quels chiffres ? Quelle démocratie ? Le 3 mai à 18:34, par simon-1

    « la nature n’est qu’une ancienne culture » disait Serge Moscovici in « La société contre nature » (1972).......

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    • Pandémie : Quelle guerre ? Quels chiffres ? Quelle démocratie ? Le 6 mai à 09:36, par poulet

      Je viens de prendre connaissance de la prose maritonesque dans le Figaro.

      La question qui se pose d’emblée : faut-il être passé par Polytechnique pour écrire de telles inepties ?

      O,n n’échappe pas au couplet sur l’idéologie, parce que bien sûr l’idéologie est toujours de gauche.La mère Thatcher n’était donc pas une idéologue mais une « pragmatique ».

      Ensuite on entre dans le dur : les particules fines qui augmentent parce que les confinés font des feux de cheminée… bien sûr tous les confinés ont une cheminée et ont fait provision de bois en prévision du confinement !

      La justification des lotissements vaut aussi son pesant de cacahuètes. On attend la géniale solution de l’ingénieur Hervé pour préserver les terres agricoles en continuant de disséminer des lotissements à tout va. Mais acheter dans un lotissement est peut être le signe d’un certain individualisme et on peut croire que ces personnes vont voter « bien » ?

      A ce sujet réécouter la chanson « Petites boites » du regretté Graeme Allwright

      Et puis l’inévitable couplet sur l’Allemagne qui s’en sort mieux parce que sa dette est plus faible.
      En Allemagne, presque deux fois plus de gens sous le seuil de pauvreté qu’en France !

      Est ce cela que souhaite Mariton pour les Français ?

      Parler de l’Allemagne uniquement sur le plan de l’économie en ignorant les différences culturelles et historiques est le signe d’une pensée bornée. Pour revenir aux lotissements, en Allemagne on peut remarquer que souvent les maisons individuelles sont dépourvues de murs ou de clôtures... ce qui est sans doute caractéristique d’un certain sens du collectif.

      Bref, rien de nouveau sous le soleil. Monsieur M n’aime pas les utopies. Les utopies ne l’aiment pas non plus. L’adjectif qui vient à l’esprit, c’est indécrottable…….

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