lettre ouverte aux connards clowns (français simplifié oblige) qui nous gouvernent et autres curieux de nature

(sauf le PDR, qui semble fâché avec la langue écrite)

mardi 17 novembre 2020, par Sonia Gilet Jaune Nord-Ardèche.


Du fin fond des montagnes de l’arrière-pays allobro-vellave, lettre ouverte aux connards clowns (français simplifié oblige) qui nous gouvernent (sauf le PDR, qui semble fâché avec la langue écrite) et autres curieux de nature.

Ce mardi 17 novembre, deuxième bougie -amélioration notable de l’éclairage fourni par la seule lampe à huile- du mouvement national des Gilets Jaunes.

Augustes personnages, salut !

Dix mois. Dix mois que votre irresponsabilité politique appuyée par les incantations de nombre d’experts (quel est leur champ d’expertise au juste ?) nous balade de décisions au doigt mouillé en décisions absconses tandis que le SARS-COV2 court toujours... Les demi-mesures succèdent aux demi-mesures avec le résultat implacable que l’on connaît, et auquel on ne pouvait somme toute que s’attendre. À force de vouloir tout diligenter, certains se prendraient facilement pour des dieux (oubliant sans doute que faute d’adorateurs même ceux-là comptent pour du beurre). Dans votre approche de la maladie et des épidémies, vous vous posez en maîtres, en vainqueurs, en éradicateurs. Vous vous persuadez de pouvoir tout maîtriser, tout dominer, tout plier à votre seule volonté sans vous rendre compte de vos propres limites ; vous nous vendez l’image de grands stratèges, vous nous parlez martialement de victoire sur le SARS-Cov2, alors que tout ce que vous avez fait jusqu’à présent est de vous contenter de surfer au petit bonheur la chance sur les vagues successives, écopant à la passoire le flot qui menace le navire de submersion. Dix mois que vous ne faites que distiller la confusion et la peur. Que vous nous imposez vos délires absolutistes et paranoïaques.

Admettons que pandémie il y ait, voulez-vous réellement mettre un terme à celle-ci ? Au regard des mesures imposées à la population, on est en droit de se poser la question. Cette question devient encore plus aiguë au regard des méthodes et instruments que vous employez pour parvenir à vos fins.

Décréter l’état d’urgence sanitaire en dehors du cadre constitutionnel est déjà choquant en soi, mais le fait de le proroger à l’envi sur les mêmes bases et selon les mêmes voies (vous nous promettez déjà un prolongement ultérieur, jusqu’à l’été 2021), sur la base des éléments dont nous disposons actuellement est proprement scandaleux.
Décréter le ‘confinement’ (pour la part de la population qui est en bonne santé, il s’agit ni plus ni moins que d’une assignation à résidence surveillée), l’application de gestes barrière assortis d’une distanciation sociale, le port du masque obligatoire en permanence et en tous lieux (y compris au sein de la sphère strictement privée) relève de la gesticulation stérile, d’autant plus que tout cela se base davantage sur la coercition que sur le consentement éclairé.

Tout d’abord, les fameux tests. Qu’ils reposent sur la PCR pour recherche d’ADN viral ou la mise en évidence d’antigènes produits (sans entrer dans la discussion de leur précision ou de leur fiabilité), ne fournissent -au mieux- qu’un aperçu quantitatif incomplet de l’état (à peine contaminé, asymptomatique, malade, guéri – contaminant ou non) d’un individu lambda testé à un instant T ; le délai entre le moment du test et la lecture du résultat ne donne qu’un aperçu de ce qui était à cet instant T et qui a depuis évolué.
À ce jour, malgré leur multiplication, seule une part minime de la population générale (2/10 ?) ayant été testée, ils ne sauraient constituer un indicateur statistique fiable de la situation sanitaire. Ils permettent juste une étude a posteriori de la dynamique de celle-ci. Il serait bon à cet égard que vous évitiez de brandir des chiffres alarmistes en les sortant de leur contexte. Ce n’est pas l’utilisation du thermomètre, même plusieurs fois par jour -pas davantage que celle des modèles mathématiques- qui font baisser la fièvre.

Ensuite, vos critères tout personnels en matière de définition des dérogations à la règle et de distinction entre l’utile, l’indispensable et l’accessoire, qui sont, dans leur incohérence, attentatoires à la raison commune. Leurs répercussions sur les libertés fondamentales, la viabilité des TPE et petits commerces (malgré les aides annoncées -du fait de l’écart entre leur annonce et leur réalisation), le moral de la population soumise à des lois d’exception injustifiables s’annoncent bien pires que les effets du seul virus. Il vous faudra en rendre compte. (à moins que l’immunité de groupe parlementaire...)
Qu’on m’explique clairement en quoi le petit commerce (où les règles d’accès des clients, leur nombre en simultané et les gestes barrière étaient déjà bien respectés lors du premier confinement) présenterait davantage de risques que le super ou l’hypermarché (l’école ou l’usine) ? En quoi les livres seraient-ils plus à même de favoriser la circulation du virus que le paquet de biscuits ? Et le cas échéant, pourquoi soumettre tous les élèves à un risque qui serait si grand ?

Le seul levier présentant une quelconque utilité est la prise en charge des personnes malades. Les connaissances sur le virus ou sur la maladie sont tellement partielles -parfois partiales- et sujettes à révision que l’interférence/ingérence des pouvoirs publics dans certains protocoles de soins (en interdisant l’accès à certains médicaments documentés tout en promouvant l’utilisation de molécules nouvelles, bien plus problématiques du fait du manque de recul et de l’absence de documentation impartiale -le(s) futur(s) vaccin(s) entrant dans cette catégorie) est incompréhensible. La seule chose certaine pour l’instant, c’est que la science cherche et que la science n’a pas les réponses.
Les médecins s’appuient sur ce qu’il savent et cherchent à remplir au mieux leur mission malgré un système hospitalier dégradé par les coupes budgétaires successives résultant du postulat politico-économique abscons que la santé doit être rentable. On voit ce que cela donne au quotidien, d’autant plus en situation de crise. Et ce n’est pas fini puisque les lits d’hospitalisation et de réanimation continuent d’être supprimés (malgré l’état d’urgence sanitaire).

Traditionnellement, le confinement (personnes malades) et la quarantaine (personnes susceptibles d’être atteintes ou/et de véhiculer ledit agent) sont les mesures de première intention décidées en collectivité, à ceci près qu’elles ne peuvent souffrir d’aucune exception, sous peine d’inutilité. Et il va sans dire qu’à la sortie d’un tel confinement/quarantaine, la toute première mesure serait le rétablissement en leur totalité de toutes les libertés individuelles suspendues pour l’occasion- mais auxquelles des individus responsables devraient pouvoir se soumettre dans l’intérêt général.
Sinon, autant pisser dans un violon… .
Force est toutefois de remarquer que, même si un tel dispositif était appliqué et respecté à la lettre par l’ensemble de la population, il n’empêcherait jamais le virus de continuer de virevolter dans l’air, de se prélasser sur les bancs publics, les branches des sapins ou le bord des trottoirs, de chevaucher sur les feuilles mortes ou le dos des insectes et des oiseaux, de se nicher au creux des toisons des animaux sauvages en vue d’un douillet séjour en chambre d’hôtes, ou de s’infiltrer par tous les interstices, dans les systèmes de ventilation, sous les portes, voire même -si l’envie lui en prenait- de descendre par les cheminées…
...ni les humains de continuer de mourir, de faim, de froid, de solitude, de leur belle mort, du COVID19 ou d’autres maladies.

Dès lors, plutôt que de suivre aveuglément les préceptes de la tradition, il conviendrait de réfléchir au rôle effectif qu’ont pu avoir les humains dans l’évolution des épidémies du passé (et dans la foulée, souvenons-nous que nous sommes tous mortels et que dans toute confrontation de ce genre, ce sont toujours les moins aptes à la survie qui succombent).
Cela nous permettrait d’adapter notre réponse à l’urgence (soigner les vrais malades) et de continuer de vivre, en évitant de céder à la paranoïa et surtout de faire n’importe quoi.

Mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’autre chose que d’une virose (au-delà du délire paranoïaque s’entend) : épidémie d’abus de substances ‘récréatives’ ? folie des grandeurs ? opportunisme ? quoiqu’il en soit, quel prétexte tout trouvé pour imposer -avec l’assentiment d’une large part d’une population terrorisée- un régime dictatorial, muselant toute forme de contestation et parvenant enfin à imposer -bien que soit au travers de lois d’exception- des règles de vie inhumaines.

La prémisse fort simple est que le peuple est par nature stupide et incapable de s’autogérer ; dès lors, heureusement que l’élite supérieure des élus (vous) est là pour prendre les décisions nécessaire à son bonheur et à sa sécurité : la contention, la manipulation mentale, la chosification de l’humain à travers la surveillance permanente des individus, de leurs actes comme de leurs pensées, au nom de la lutte contre le terrorisme auquel s’ajoute à point nommé le SARS-Cov2 ; la constitution -finalement- du précieux fichier recelant les données ADN de toute la population (collectées lors des tests et dûment enregistrées) -devenues brevetables et donc génératrices d’incalculables profits, l’avènement de l’intelligence artificielle (intelligence dans son acception de collecte et de traitement de données – rien à voir avec la pensée), l’isolement programmé des individus dans le cadre de la disparition de tout contact social sans oublier la foi obligatoire dans les vertus du progrès technologique (tout individu qui oserait émettre le moindre doute -hérétique de fait- devenant un dangereux terroriste en puissance), sous la férule de forces de l’ordre libérées de toute entrave à leur action/exactions. Vive la globalisation du crédit social à la chinoise.
Oui, je sais : tarée, rétrograde et complotiste (ajoutez populiste, vous en mourrez d’envie...).
Cela dit, ça va les chevilles la tête ?

À quoi sert-il de commémorer la Libération et de la défaite de l’Allemagne nazie si c’est pour ouvrir la voie à des horreurs bien pires ?

Vivre dans la peur n’est que vivre à moitié ; la vie ne vaut que si elle est vécue pleinement (et pour l’énarque énuqué, vient le moment où il faut choisir : la Bourse ou la vie).
Alors, tout bien pesé, je préfère encore mourir du COVID, que me soumettre à vos délires sécuritaires et à vos mesures absconses.

Petit conseil ‘sanitaire’ : ne m’approchez pas, la contagion vous savez...

Sonia, Gilet Jaune Nord-Ardèche


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