Retraites etc. : La rage explose depuis le 49.3 - Prenons nos vies en main, sans gouvernement ni capitalisme

...et sans attendre l’intersyndicale

vendredi 17 mars 2023, par Auteurs divers.

Retraites etc. : Prenons nos vies en main, sans gouvernement ni capitalisme

ET MAINTENANT ? JUSQU’OÙ OSERONS-NOUS ALLER ?

La Grèce et la France sont simultanément dans une situation de plus en plus explosive. Hier en Grèce, la grève générale a été très suivie, les manifs ont été nombreuses et les affrontements ont éclaté face à une police très violente. Hier en France, le gouvernement a signé une véritable déclaration de guerre en sortant le 49.3, provoquant la colère des manifestant.es qui se sont rassemblé.es dans des lieux clés durant une nuit enflammée...

ET MAINTENANT ? JUSQU’OÙ OSERONS-NOUS ALLER ?

Plusieurs de nos compagnons de lutte appellent à « reprendre nos vies en mains ». Cette expression revient souvent ces dernières heures.

Par exemple, l’un d’entre eux écrit :

« On est à un moment unique dans l’histoire du monde du travail de ce pays. Un de ces moments où tout peut basculer, où tout devient possible. Mais à condition que nous nous organisions en toute autonomie.
L’intersyndicale appelle à poursuivre le mouvement par une grève et une manifestation jeudi 23 prochain, dans une semaine jour pour jour. Et après ? Et encore après ? Avec l’intersyndicale, c’est un pas après l’autre, et dans la direction que des chefs syndicaux ont décidé lors de réunions où nous n’avons aucune part.
Si nous voulons reprendre le contrôle de nos vies, c’est le moment où jamais. La bourgeoisie est aux abois. Il y a fort à parier que dans peu de temps, elle va demander à Macron d’arrêter ses conneries. Et une fois qu’il aura arrêté, l’intersyndicale se dissoudra et nous laissera seul-e-s face à des vies dont nous n’aurons toujours pas le contrôle.
Le moment est historique pour nous. C’est un moment charnière.
Ou bien nous reprenons nos vies en main, prenons le contrôle de nos lieux de travail, de la production, en décidant quoi produire, comment et pourquoi, et dans quelles conditions, ou bien nous retournons à notre ronron, avec une réforme des retraites à la poubelle certes, mais en n’ayant toujours aucun contrôle sur nos vies. C’est le moment pour faire la différence entre le retour à une vie zombifiée par le capitalisme et une vie éclatante, joyeuse, libre, et qui fera ce qu’il faut pour limiter la casse climatique et environnementale. (...) »

Je partage complètement ce point de vue, mais je suggère plutôt d’écrire :
« Le moment est historique pour nous. C’est un moment charnière. Ou bien nous PRENONS nos vies en main (...) »

Car il n’y a rien à REPRENDRE.

L’extrême-droite prétend que c’était mieux qu’aujourd’hui avant la Révolution française.

La gauche molle prétend que c’était mieux qu’aujourd’hui après la Révolution française.
Nous prétendons, nous, que ça n’a jamais été vraiment mieux, autrement dit que nous avons toujours été dominé.es et exploité.es, que ce soit durant l’Ancien Régime ou durant le XIXe et le XXe siècle.

Même si des conquêtes sociales ont un peu amélioré nos conditions d’existence, nos vies restent néanmoins confisquées par les dirigeants politiques et économiques. Depuis toujours, le pouvoir est un voleur de vies.

L’affaire est donc de « prendre nos vies en mains » et non pas de les reprendre, ce qui sous-entendrait une époque dorée qui n’existe pas.

Même si nous avons déjà vécu de grands moments historiques dans les luttes, il n’y a pas eu de « jours » pleinement et totalement « heureux ». Il n’y a eu que des conquêtes âpres et rudes, parfois coûteuses en vies humaines, apportant ici et là un peu de réconfort et d’apaisement dans une guerre de classe et d’émancipation qui n’a jamais cessé, sous toutes les formes, depuis des siècles.

L’enjeu historique de notre époque est donc — osons le mot — de prendre nos vies en mains et, par la même, de sauver ces mêmes vies de la destruction à laquelle nous mène l’absurdité de notre système politique et économique.

Chaque jour qui passe, nous sommes de plus en plus nombreux à percevoir, à sentir et, surtout, à comprendre l’impasse dans laquelle nous nous enfonçons. Désormais, nous le savons bien : nous sommes sur une voie sans issue. Nous sommes au bord du précipice. Alors, ne soyons pas plus longtemps les moutons de Panurge du capitalisme et de la société autoritaire.

Sortons de la préhistoire politique avant qu’il ne soit trop tard.

Détruisons le capitalisme avant qu’il ne nous détruise.

Découvrons et partageons la joie de prendre pleinement nos vies en mains. N’ayons plus peur d’aller jusqu’au bout de la lutte : jusqu’à l’émancipation sociale.

N’ayons plus peur de sortir définitivement de la cage et de la laisser s’écrouler.

(post Yannis Youlountas)

Retraites etc. : Prenons nos vies en main, sans gouvernement ni capitalisme
Début de la fin de règne


En Drôme, c’est encore un peu mou la plupart du temps, mais ailleurs la révolte s’échauffe sérieusement !

RDV à Valence samedi 18 mars 14h30 pour ne pas être « à la traîne » des autres régions, Challenge challenge !

🔥 16 MARS : RETOUR DE FLAMME

Quelques images prises à Nantes ce jeudi 16 mars :
Un appel spontané qui réunit des milliers de personnes dans les rues contre le 49.3 et Macron
Une marche nocturne et des affrontements qui vont durer de 19h à 1h du matin
La solidarité dans la révolte : syndicalistes, autonomes, étudiant-es et personnes âgées unies

Plusieurs dizaines de barricades enflammées et de vitrines ciblées
Des feux d’artifice, plusieurs cortèges, des prises de rues partout
La police totalement débordée et mise en échec
Les clients des terrasses qui crient sur la police et la ville entière qui se défend
Macron est en train de déclencher l’éruption d’un volcan dont il ne mesure pas encore les conséquences...

- Vidéo : https://fb.watch/jjWmdKDgLT/

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NANTES : LA NUIT DES BARRICADES

Le pyromane de l’Elysée a mis le feu. À Nantes comme dans toute la France, des appels spontanés contre le 49-3 ont réuni en l’espace de quelques heures des dizaines de milliers de personnes. Il n’est plus question de retraites, mais de « révolution », chanté en cœur dans les cortèges.

À Nantes, le dispositif de répression qui terrorise la ville depuis des mois est cette fois-ci pris de vitesse : même avec toutes ses grenades, il n’écrasera pas la colère.

Pendant plusieurs heures, des dizaines de barricades flambent dans tout le centre ville. Tout le cœur de Nantes sent le plastique brûlé et le gaz lacrymogène mais c’est une bouffée d’oxygène : enfin, on relève la tête.

Différentes vitrines de firmes capitalistes tombent. Les incursions des CRS sont tenues à distance par d’impressionnants feux d’artifice. Beaucoup de syndicalistes tiennent la rue avec la jeunesse. Rue de Strasbourg, la BAC doit s’enfuir sous les jets de cocktails molotov. Un énorme feu ramollit le bitume. Le centre-ville est aux manifestants ! Plusieurs cortèges circulent en plusieurs endroits, ambiance Gilet Jaune. Dans les ruelles de Bouffay, on ne sait plus qui manifeste et qui sort des bars, car « tout le monde déteste la police ». Il y a des chants sur les terrasses. Les boutiques de luxe et enseignes de multinationales tombent. Jusqu’à 1H du matin, les forces de l’ordre ne peuvent pas circuler sans être invectivées de partout. À 23H, un brasier se consume encore sur le Cours des 50 Otages, et les manifestants sont délogés par les salves de grenades. Passé minuit, la rue de Strasbourg est encore bloquée, déboquée, puis rebloquée, et jonchée de projectiles sur des centaines de mètres. Le mot « vengeance » en lettres rouge sur un mur.

Dès lors que l’Etat français ne déploie pas dans notre ville plusieurs dizaines d’escadrons militarisés, dès lors que les directions syndicales n’organisent pas de parcours dangereux avec la préfecture, la colère nantaise peut enfin donner la pleine mesure de sa puissance. Et le nombre importe assez peu, car cette nuit des barricades aura fait plus de bruit que les 8 défilés bien encadrés précédents, et leurs dizaines de milliers de personnes. Rennes, Nantes, Paris, Marseille ou Lyon, le feu s’étend.

Après avoir annulé un déplacement en Gironde, Gérald Darmanin convoque tous les préfets de France ce matin pour une visio-conférence sur « la situation sociale ». 4 ans de plus avec Macron est impensable pour tout le monde. Les appels à une journée « intersyndicale » dans une semaine semblent dérisoires. Après cette nuit de colère, agissons maintenant.

(posts de Contre Attaque)

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🚨 Revenir a la VRAIE COLÈRE 🚨

Avec 5 ans de Macron de plus
Avec 5 ans d’expérience de plus
Avec 5 ans de casse de nos droits en plus
Avec 5 ans d’inflation de plus
Avec 5 ans de répression de plus
Avec 5 ans de dictature de plus
Avec 5 ans de mépris envers nous de plus
- https://www.facebook.com/1201189018/videos/212644081367222/

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🔴 LILLE CONTRE LE 49-3 : LA PLUS GROSSE MANIF SAUVAGE DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES

Ce jeudi 16 mars 2023, Elisabeth Borne a fait passer la réforme des retraites par l’article 49-3 de la Constitution : sans vote des parlementaire, c’est un passage forcé d’une réforme injuste et impopulaire. En réaction, 3000 personnes se sont rassemblées place de la République à Lille et sont parties en manif’ sauvage vers Wazemmes. Charges, gazages, nasse géante, mais manif’ survoltée. Récit.
◾ Du rassemblement spontané à la manif sauvage
Depuis 14h, 300 personnes étaient sur la place de la République. Vers 15h, la France observe la grosse tête méprisante d’Elisabeth Borne annoncer le 49-3 sous les huées d’une Assemblée complètement divisée. 3h après, toujours à Lille, des foules de gens affluent spontanément sur la place. Près de 3000 personnes sont là.
Après quelques prises de paroles (CGT, FSU, Solidaires, FI), la foule semble vouloir « prendre la rue ». À 18h40, un cortège s’élance donc naturellement vers la rue Inkermann, au rythme soutenu de slogans déterminés et d’un groupe de percussionnistes mobiles. Plusieurs milliers de personnes suivent la marche. Vu la redondance des manifs ces derniers mois, on a l’impression de prendre le parcours à contre-sens. Une amusante bouffée d’air par rapport aux manifs trop cadrées.
◾ Quand la police dégaine
Rapidement, la police commence à faire son travail : installée rue Solférino, elle empêche le passage vers le centre-ville, avec un gros cordon tout bleu. Le camion de la CGT, en tête, s’engage pour faire le tour de la place Sébastopol en passant derrière le théâtre. Rue des Postes, il faut faire un choix. Aller vers le périph’ et se voir bloqué·es par les flics ? Aller vers Moulins où la déception est assurée ? Aller vers le centre, malgré les risques ? Un cortège en noir prend la tête et s’engage dans la rue Henri Kolb. Vers le centre, donc. Il faudra accélérer pour atteindre le bout de cette longue rue avant que les flics ne s’installent en face. Un flic, seul, remonte justement la manif sur le côté. Il se fera chasser comme il se doit.
Juste avant la fin de la rue, un cordon se keufs s’étale sur la largeur de la rue, et, sans sommations, attaque le cortège à coups de gaz. D’abord avec des bombes à portée courte, puis ils augmentent la portée à chaque fois, et arrosent largement la foule compacte. Un homme a été interpellé à cet endroit.
Refluant, la manif en pleurs se rabat sur la rue Colbrant, soit un retour sur la place Sébastopol. Les flics, postés sur la rue Solférino, prennent l’exemple de leurs collègues pour arroser grassement les manifestant·es de gaz. La rue est moins large et les gens encore plus compactés : ça chiale sec. On s’échange du Maalox ou du sérum phy pour sécher ses larmes, alors que le cortège prend la rue de Flandre. À cet endroit, la manif est coupée en deux. Des gaz sont lancés sur le cortège, au croisement avec la rue d’Alger. Le tiers de la manif prend cette rue pour récupérer la rue Littré plus loin. Mais une charge mettra 2 personnes à l’hôpital : la flicaille ne retient pas ses coups. Pendant ce temps, les autres rejoignent les environs du métro Gambetta, et remontent la rue Littré dans le sens opposé. Les retrouvailles sont émouvantes (bah ouais quoi : 10 minutes de séparation et il y a déjà tellement à raconter !).
◾ Soutien populaire
La manif prend la rue Louis Faure pour atteindre rapidement le rond-point du serpent. Un beau cordon dissuade de tenter d’aller vers la Porte des Postes, repaire stratégique pour bloquer le périph’. À la place, c’est le pavé de la rue d’Iéna qui est foulé. Sur le chemin, de nombreuses voitures sont croisées, et klaxonnent les manifestant·es joyeusement, en soutien. Du haut des habitations, on ouvre les rideaux et les fenêtres, on se penche au balcon, on s’étonne mais on salue... Tout semble crier que tout le monde s’oppose à cette réforme du côté de la population.
La manif’ arrive boulevard Montebello. Premier espace digne de ce nom pour déployer la rage de la foule. Direction Cormontaigne, où des flics attendent de nouveau. L’hésitation est palpable pour prendre la rue Gambetta ou continuer tout droit. Avant même d’avoir atteint le croisement avec la rue des Stations, les flics chargent, gazent, de manière très menaçante. La manif’ reflue rue Molliet, puis rejoint la rue d’Esquermes.
◾ Nasse (n. f.) : technique policière qui consiste à isoler et enfermer une manif’
Il faut de nouveau faire un choix. Cette fois-ci, des manifestant·es influencent le jeu de la spontanéité en appelant "Gambetta, Gambetta", comme un slogan. Repris à tue-tête par des dizaines de personnes, ça donne envie d’y aller. Mais la manif’ se dévie vite rue Emile Desmet. Une manière de couper par des petites rues et envisager d’atteindre à un moment la rue Nationale.
Pleins de flics suivent de très près. Une grande partie d’entre eux essaye de doubler la manif par la gauche, et se positionne pour prendre en nasse la manif’ arrivée rue des Stations. Arrivées jusqu’à la rue Deschodt, plus de 100 personnes sont gardées pendant plusieurs dizaines de minutes. Certaines arrivent à s’extraire sans encombres, d’autres se font contrôler en essayant de fuir. Selon tes habits, ça ne passe pas de la même manière. Pendant ce temps, les flics qui encerclent les manifestant·es leur mettent des coups de bouclier ou de matraque. D’autres tapent sur des grilles avec leurs engins pour faire flipper les gens.
◾ Le retour d’une CGT de combat
La situation semble bloquée. Mais un groupe de manifestant·es, avec le camion de la CGT, débarque malgré un coup de pression des flics. « Libérez nos camarades », scandent-ils au dessus des casques des flics, qu’ils bloquent ainsi eux-mêmes. C’est comme si les flics de ce côté étaient eux-mêmes pris en nasse par les manifestant·es. Il suffit de quelques secondes pour que tout le monde crie « cassez-vous », les bouscule, et les fassent reculer pour de bon !
Avec cette libération, on aurait pu penser que ça se terminerait là. Mais la manif’ a repris de plus belle, rejoignant de nouveau le boulevard Montebello situé à 200 mètres de là. La CGT remet sa sono en marche, et relance les slogans. Une provocation de flics en bonne et due forme : « on n’est pas fatigués, vous êtes fatigués ». À l’ancienne. Bref, la manif repart sur le boulevard en sens inverse. Les flics aux cul (50 unités, 8 camions et 2 véhicules banalisés), mais au cul des flics : une chiée d’autres gens, de curieux, ou manifestant·es parti·es qui ont mis du temps à revenir.
Rue d’Iéna, rue des Postes, la détermination semble bien présente. Au croisement avec la rue Brûle-Maison : un petit arrêt. « On est bien là, non ? » entend-t-on au micro ! Une vraie humiliation pour les flics qui ont raté la leur.
Direction place de la République en chanson avec Porcherie et La Jeunesse emmerde le Front National des Bérurier Noir. Surprise devant le théâtre, un canon à eau a été installé depuis tout à l’heure, et essaye de dissuader toute nouvelle tentative de prendre la rue Solférino. Mais les gens s’en cognent, et atteignent la place de la République bien vite. Pour finir sur quelques prises de paroles galvanisantes pour se dire qu’on reviendra demain, et le jour d’après, et le suivant.
◾ Conclusion
Les manifs sauvages étaient tombées dans la désuétude ces dernières années. Après 2 ans de démobilisation à grand renfort d’état d’urgence sanitaire, les gens ont sorti ces pratiques du registre habituel des mouvements sociaux. Moins de cortèges de têtes, moins de blocs, moins d’actions directes, face à des flics sur-armés et ultra mobiles. À Lille, on ne les avait (quasiment) pas vues depuis le mouvement Black Lives Matter en juin 2020 ou pendant les Gilets Jaunes en 2019. [D’ailleurs, le 16 mars, c’est l’anniversaire du Fouquet’s qui brûle, alors que les Champs Elysées avaient été mis à sac par les Gilets Jaunes.]
Aujourd’hui, comme un renouveau, on constate une vive détermination des corps sociaux qui peinaient à se croiser (étudiants ou travailleurs, syndiqués ou autonomes, militants de longue date ou « primo-manifestants »). C’est la 3e manif’ sauvage en 2 jours à Lille, et encore une fois, la spontanéité de la foule a été fondamentale pour avancer. Sur les piquets de grève, depuis 10 jours, ces mondes se côtoient, échangent, apprennent à se faire confiance et se donnent de la force. Cette cohésion, dont il était question dans une assemblée de l’Offensive (où la composition était à l’image de cette manif’ et où le mot d’ordre était « convergence des luttes »), doit savoir perdurer et s’intensifier dans le deuxième acte de la révolte contre la réforme des retraites qui commence demain. Rejoignez les assemblées, les blocages, les piquets de grève. Echangez vos recettes de café, vos techniques pour allumer un feu rapidement, vos chansons de manif’ préférées, et vos contacts. Le premier acte s’est terminé en beauté avec l’hiver, le prochain promet d’être explosif et fleuri !
Soutien aux gens en GAV, soutien aux gens à l’hosto !
📅 Prochain RDV : Place de la République, ce vendredi 17 mars à 18h. Contre la réforme et le 49-3.
AG étudiante le vendredi 17 mars à 12h à Lille 2 (Moulins), amphi F.
AG unitaire post-rassemblement ce vendredi soir au local de l’Offensive, 41 rue de Valmy.
AG étudiante le lundi 20 mars à 12h à Lille 3 (Pont de Bois).
Prochaine date nationale : jeudi 23 mars (14h30, Porte de Paris).
📸 Photos : Marie Brucknooghe, Louise Bihan, L’Offensive, Lille Insurgée

BREVES 17 mars

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ON FAIT LE POINT SUR LES NOMBREUSES ACTIONS
- Ce n’est qu’un début ! -
La tension monte. Le gouvernement passe en force, la rue hausse le ton, les actions se multiplient. On fait le point sur les initiatives, très nombreuses, qui ont lieu depuis hier :
➡️ Normandie : la plus grosse raffinerie de France, située à Gonfreville-l’Orcher, totalement bloquée et mise à l’arrêt par les grévistes
➡️ Rennes : le périphérique totalement bloqué jeudi matin, la métropole paralysée, 40 kilomètres de bouchons cumulés. Ce vendredi, blocage du dépôt de collecte d’ordures de Suez
➡️ Nantes : nombreux blocages ces deux derniers jours : centre de tri postal, tramway, régie des eaux… Une conférence patronale prévue à la Beaujoire a dû être protégée par des centaines de CRS
➡️ Saint-Nazaire : opération « port mort », gros blocage de la zone industrielle
➡️ Donges : blocage total de la raffinerie et du dépôt pétrolier. Face au risque d’assaut des CRS, le blocage se renforce.
➡️ Saint-Etienne de Montluc près de Nantes : blocage de l’entrepôt ScaOuest
➡️ Die, dans la Drôme : un incendie volontaire a visé la sous-préfecture
➡️ Paris : les blocages des dépôts de camions poubelle sont attaqués par la police à Vitry et Ivry. Les éboueurs grévistes et leurs soutiens gazés. Le périphérique parisien bloqué en 3 points ce vendredi matin
➡️ Ardennes : l’autoroute A34 qui relie Reims à Charleville totalement bloquée vendredi matin
➡️ Le Havre : la zone portuaire totalement inaccessible depuis l’aube vendredi
➡️ Toulon : des manifestant-es envahissent les rails ce vendredi
➡️ Coupures de courant de la maison du chef de Les Républicains Retailleau. La résidence présidentielle de Brégançon également privée de courant jeudi.
➡️ Nuit d’émeute : jeudi soir, barricades enflammées à quelques centaines de mètres de l’Élysée après des affrontements devant le Parlement, les mairies de Rennes et Lyon attaquées, Nantes hors de contrôle jusqu’à minuit, affrontements à Saint-Étienne, Marseille, et dans beaucoup d’autres villes...
➡️ La présidente du groupe Renaissance Aurore Bergé demande à Gérald Darmanin de « mobiliser les services de l’État » pour la « protection des parlementaires » de la majorité.
Et ce n’est pas exhaustif, n’hésitez pas à compléter !
(post de Contre Attaque)

On arrive pas à faire remonter toutes les infos.
Y en a trop.
Ça craque de partout.
Blocages, manifestations, sabotages, ça n’arrête pas depuis ce matin.
La police réprime mais ne parvient pas à suivre.
Rejoignez les rassemblements dans vos villes ! Parlez-vous ! Organisez-vous ! On lâchera rien.
Et n’hésitez pas à nous envoyer vos photos et vidéos.
On essaiera de faire remonter vos initiatives dès que possible.
Crédit photo : Pixel Perdu
(post de CND)

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Blocages simultanés des entrées de periph ce matin Porte d’Italie, Porte de Montreuil, Porte de Clignancourt (Paris)

Pic (Centre de La Poste) de nantes bloquée...depuis 4 h ce matin.. tous ceux qui veulent venir nous soutenir seront les bienvenus car ous restons toute la nuit....

Gare de Toulon envahie à 10h35 !!

Après la raffinerie de Normandie qui sera à l’arrêt ce WE, au tour de Petroineos Lavera de s’arrêter lundi. Faites le plein 😉

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« Les grévistes de la raffinerie de Normandie ont décidé de l’arrêt complet des installations suite à l’utilisation du 49.3 hier. Il s’agit de la plus grosse raffinerie de France. ⛏💥 »Après avoir annulé un déplacement en Gironde, Gérald Darmanin a convoqué tous les préfets de France dans la matinée pour une visio-conférence sur « la situation sociale » après le 49-3. Mail marqué « urgent » et présence obligatoire de tous les préfets."
[info Mediapart]
Si une motion de censure était déposée contre ce recours à l’article 49.3, 71% des Français souhaiteraient qu’elle soit adoptée et que le gouvernement démissionne.

La zone industrielle du Havre entièrement bloquée depuis 4h du matin :
❌ Pont du hode
❌ Rond-point Station Total
❌ Pont 7 bis
❌ Pont Rouge

Les raffineries passent peu à peu de l’arrêt de la distribution à l’arrêt de la production, c’est-à-dire la grève dans la grande durée

⚠️ N’attendez pas l’appel de l’intersyndicale du 23 pour vous mobiliser, la date est trop éloignée ! Manifestons en masse dès samedi 18 mars et menons des actions, chaque jour jusqu’au retrait !

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BREVES 16 mars

A MARSEILLE COMME PARTOUT LE FEU ÉTAIT DANS LA RUE CETTE NUIT DU 16 MARS

Manifestation sauvage Montélimar ! Borne/ Macron ! Des plumes et du goudron !

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🔴Le périphérique à Paris bloqué aussi à la Porte de Montreuil. (17 mars)
Plusieurs points de blocage en cours sur le périph, Porte d’Italie et Porte de Clignancourt #Revolution #ToutCramer #greve17mars

ONCHE RIEN !
Blocage du périph parisien au niveau de Clignancourt. Ils veulent qu’on foute le zbeul ? Ils vont l’avoir.
- https://fb.watch/jjWOOsPy3J/

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TU NOUS METS 64 ON TE RE-MAI 68
La jeunesse a mis le feu Un peu la Nuit des barricades du 10 mai 68 avant l’embrasement général

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LE 16 MARS AU SOIR AU MANS
LA DEMOCRATIE EST DANS LA RUE
https://www.facebook.com/actulemans/videos/1355387368645712

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🔴Scènes de chaos dans les rues de Paris. Des barricades sont érigées dans les quartiers de pouvoir. Des manifestants tentent d’approcher l’Élysée.

HIER VERS MINUIT, UN APPEL DE JEROME RODRIGUES
1909 personnes nassés en garde à vue à ciel ouvert
https://www.facebook.com/lafamillejerome/videos/676946090875343

Et n’oublions pas

D’abord, les grenouilles ont disparu, et je n’ai pas parlé - parce que je n’étais pas un amphibien.
Puis les monarques et les bourdons ont disparu, et je n’ai pas parlé - parce que je n’étais pas un insecte.
Puis les orangs-outans ont disparu, et je n’ai pas parlé - parce que je n’étais pas un orang-outan.
Puis un jour, tous les champs, les forêts, les rivières et les océans sont morts - et j’ai finalement réalisé que le monde ne pouvait pas être maintenu en vie par les hommes et leurs machines.

Portfolio

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