Région Auvergne-Rhône Alpes : flics avec chiens dans les lycées

Une « créativité » sécuritaire sans limites

vendredi 7 novembre 2025, par Chronique du régime policier.

La "créativité" sécuritaire ne s’arrête pas du côté de la région Auvergne-Rhône Alpes tyrannisée par le couple Wauquiez/Pannekouck : les lycéens sont une des cibles privilégiées du régime policier en cours de fascisation.

On attend avec hâte les robots flics autonomes, avec un look fun et coloré bien sûr, en patrouille permanente dans les établissements scolaires !

Bientôt un retour de la révolte type "mai 68" de la part des élèves et des enseignants ? Sait-on jamais.

Suggestion : créer des brigades de flics spécialisées dans la traque de la fraude et de la corruption qui circuleraient et fouineraient en permanence à l’Elysée, à l’assemblée nationale et aux bureaux des départements et régions.

Après les portiques et les scanners à métaux, les brigades cynophiles dans les lycées de la région

L’annonce a fait les choux gras de la presse quotidienne régionale : la région Auvergne-Rhône Alpes a voté en plénière le 16 octobre dernier l’expérimentation de brigades cynophiles dans les lycées de la région pour lutter contre le terrible « narcotrafic ». Retour sur la séance et les quelques annonces à peines cachées de notre cher président de région.
(...)
L’expérimentation proposée par Pfeffer et ses sbires est une continuation de la politique de « sécurisation des lycées » par la région, selon ses propres mots. 102 000 000 d’euros dépensés depuis 2016 à l’installation de caméras, de portiques et enfin l’expérimentation de scanners de métaux à l’entrée d’un bahut de Lyon le 1er septembre 2025 plutôt que dans la rénovation énergétique des bâtiments, dans des projets culturels, dans des transports gratuits ou tout autre chose finalement bien plus utiles à des lycéen-nes.

Le ton est grave, solennel « Le trafic de stupéfiant n’épargne plus nos lycées. Nos établissements subissent chaque jour les effets de l’augmentation vertigineuse du trafic et de la consommation de drogue. On parle de tsunami blanc qui se diffuse partout. » Alors si, ici, on ne voit pas bien de quoi parle le vice-président, lui en a l’air très assuré. Derrière lui, son diaporama montre des statistiques à peine sourcées de la « sécurité intérieure ». On y voit de jolies courbes jaunes, vertes, bleues, pour chaque métropole (Lyon, Grenoble la championne et Clermont) qui montent, qui montent en représentant visiblement le nombre de mises en cause pour infraction à la loi des stup pour 1000 habitant-es. Ici encore, on est pas spécialistes de statistiques, mais tout cela semble plus que fumeux, à tel point que même certain-es élu-es de la gauche et du centre s’en étonnent, provoquant l’ire du président de région, qui se voit obliger de donner malgré lui un cours de statistiques assez hasardeux.

Si l’on revient au plan que suit le rapport, l’idée est de mettre en place « très rapidement » des « passages inopinés passages inopinés dans les espaces communs, cours, couloirs, sanitaires pour dissuader détecter et sécuriser. » Comprendre que demain, en sortant des toilettes du lycée à la pause, vous pourriez croiser un dogue allemand venir renifler votre sac ou votre sweat un peu usé. L’expérimentation doit prendre place dans cinq lycées de Lyon, Clermont et Grenoble (les lycéen-nes stéphanois-es ne fument visiblement pas assez de shit à leur goût). Si aucun lycée n’a été nommé précisément, on se doute bien que la présidence de région souhaite garder un joli effet de surprise pour sa propagande personnelle au retour des vacances scolaires.
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L’idée est de venir parachever le dispositif de surveillance des lycées en complément des dispositifs de vidéo-surveillance, de contrôle d’accès et de filtrages déjà déployés par la région. La volonté n’est bien sûr pas de surveiller les lycéen-nes et leurs comportements, mais de « prendre le rôle de parents de protection de la jeunesse », toujours selon les mots de Catherine Staron, face à une prévention qui ne marcherait pas.
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Après être venu rappeler à quel point il était important pour la sécurité de la région de faire renifler des lycén-nes par des chiens et des flics, le président de région s’en est violemment pris à la presse indépendante et ici au journal Médiacités qui avait publié à la rentrée 2025 un papier défavorable sur la lubie précédente de la région de mettre des portiques à métaux à l’entrée du lycée Mérieux à Lyon.
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Alors qu’à l’assemblée de la région le débat portait initialement le 16 octobre sur l’entrée de brigades cynophiles dans les lycées, on voit bien la manière dont la présidence de région entend compléter un arc répressif sur l’ensemble de la jeunesse locale. Après les portiques de Wauquiez, les fouilles filtrantes, la vidéosurveillance viennent maintenant les chiens et les scanners à métaux. La manière dont la nouvelle du vote de l’expérimentation est accueillie à droite (typiquement sur les réseaux sociaux des élu-es locaux comme Pierre Olivier) donne assez bien à voir la suite des choses telle qu’envisagée par la région. Aux lycéen-nes, profs et autres personnels des lycées de rester vigilant-es et de lutter contre la mise en place de ces techniques sécuritaires.

- Article complet sur https://rebellyon.info/Apres-les-portiques-et-les-scanners-a-32337

- Précédemment :

- et encore :

P.-S.

Image illustative du logo : contrôles se déroulant dans une autre région


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