Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die

Rénover pour un vrai hôpital plutôt que construire un ersatz ailleurs

vendredi 9 juillet 2021, par Auteurs divers.

Depuis quatre ans, l’Agence régionale de la santé (ARS), le Préfet et la direction de l’hôpital de Die tergiversent pour réaliser un nouveau bâtiment pour l’hôpital de Die, une promesse faite en décembre 2017, en même temps que la fermeture de nos deux services emblématiques : la maternité et la chirurgie.

- Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die

Après l’étude d’une implantation à Chamarges (terre agricole non constructible), à la Chargière (terrain cultivé jugé trop petit), à Chanqueyras (terrain destiné à l’habitat avec plusieurs parcelles privées), la direction de l’hôpital annonce, en juin 2021 une quatrième proposition de site déjà occupée par une activité touristique lucrative !

Début juillet, le Préfet informe (avant sa mutation) de sa décision surprise : ce sera à Chanqueyras !

Ce faisant, l’ARS, le Préfet et la direction de l’hôpital perdent un temps précieux, si bien que les conditions de travail continuent de se dégrader et l’offre de soins reste figée.

Il faut en finir avec ces hypothèses improbables, irréalistes et ruineuses pour l’avenir du Diois !

L’ARS et l’hôpital :

- n’ont jamais étudié sérieusement un plan de rénovation in situ des actuels bâtiments ;

- ne souhaitent pas gérer l’avenir du bâtiment existant en cas de désaffectation mais envisagent de laisser cette dette aux collectivités locales ;

- sont incapables de donner des garanties sur le projet de santé qu’ils pourraient mettre en œuvre dans ce bâtiment ;

- viennent de rénover les urgences sur site pour un million d’euros (des travaux de ventilation et d’électricité plus anciens avaient aussi été réalisés) ;

C’est pourquoi nous demandons que soit étudié de façon prioritaire et sérieuse un plan de rénovation in situ de l’actuel hôpital.

Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die

Voir en ligne : Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die


6 Messages

  • Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die Le 12 juillet à 19:35, par Heska

    Stéphane, j’adore quand des gens qui rentrent dans les autres en tordant le sens de leurs propos, comme vous le faites avec le rédacteur de l’article ci-dessus, prennent eux-mêmes la mouche en balançant des arguments ad hominem et zéro fait, quand on les titille un peu. Basher les autres en leur faisant dire ce qu’ils n’ont pas dit et s’indigner d’une petite leçon (vous pouvez m’appeler maître si ça vous amuse), c’est pitoyable.
    Je ne vis pas dans une tour d’ivoire mais je connais bien le milieu hospitalier parce que ma femme gravement malade depuis vingt ans est une habituée de ces lieux et de leur sabotage organisé. Je connais aussi bien la problématique de l’hôpital de Die, comme usager et comme proche du collectif de défense de la maternité. Donc quand on me parle hosto, je ne réponds pas« préservation ou non du patrimoine » ou « amour du vieux ». Je n’en ai rien à faire de cela, en cette thématique en tout cas.
    Je n’ai pas dit que rien ne serait construit (faut-il vous appeler « lecteur dissipé » ?) mais que nous aurions affaire à un PPP. Une problématique qui semble ne pas vous intéresser car sans doute n’êtes-vous pas gravement malade. Comment je sais quelle structure va nous tomber dessus ? Et bien parce que je suis l’actualité hospitalière et que j’observe la privatisation de l’hôpital. Une petite recherche sur Internet vous montrerait que sur les 10 derniers projets de construction d’hôpitaux, neuf sont des privés et le seul public est une fusion de deux hôpitaux existants, avec bien sûr réduction de lits et de personnels. Je vous parle du CHU de Grenoble Sud et vous ne relevez même pas. Pourtant vous comprendriez mieux ce qui se passe en coulisse. Cependant tant de choses sont déjà visibles : 70.000 lits supprimés en 17 ans, tarification à l’acte, médecins à double casquette privé/public officiant dans les hôpitaux, dépassements d’honoraires et médecine à deux vitesses, hospitalisations à domicile forcées... Et parallèlement à ça, l’artificialisation des sols agricoles dont nous avons grandement besoin.
    Je pourrais moi aussi vous dire de descendre vous-même de votre tour mais la décence, puisque je ne vous connais pas assez, m’en empêche. Une décence qui ne vous anime pas, vous qui ne me connaissez pas.

    Répondre à ce message

  • Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die Le 12 juillet à 14:12, par Stephane

    J’oubliais une chose. J’ai été soigné à l’hôpital de Die. Ou plutôt dans les cagibis obscurs, mal aérés, mal éclairés, du bâtiment. On a lu sur Ricochets des réclamations quant à l’état inadmissible des cellules de garde à vue dans certains commissariats. Faut-il admettre que ce qui est inadmissible pour un prévenu le serait pour un malade du Diois ?

    Répondre à ce message

  • Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die Le 12 juillet à 12:38, par Heska

    Stéphane et Simon, vous êtes à côté de la plaque... Personne ne souhaite conserver l’actuel hôpital de Die sous prétexte qu’il serait un inestimable témoin du passé (pour info, le bâtiment qui abritait l’ancien est toujours debout au centre-ville et en cours de rénovation). Et aucun promoteur du nouvel hôpital à Chanqueyras ou ailleurs n’espère voir en lui l’égal du Pont-du-Gard. Ce ne sont absolument pas là que sont les enjeux. La question est : pourquoi sacrifier encore des terres agricoles pour construire quand un bâtiment, dans lequel 1 million d’euros de travaux viennent d’être réalisés dans la section des urgences, est là sous notre nez ? C’est aussi ignorer que dans le jeu des vases communicants entre les diverses entités de l’Etat, c’est toujours les habitants qui payent le prix. Si il est plus économique de construire un nouvel hôpital que de réhabiliter l’ancien, ce qui reste à prouver, c’est parce que les petits calculs de boutiquiers oublient que l’ancien bâtiment restera à charge du budget communal. Enfin troisième élément, je réitère ici le pari que j’ai fait ailleurs : il n’y aura pas de nouvel hôpital public à Die mais au mieux une structure Partenariat-Public-Privé qui laissera les pertes aux contribuables et les profits au cabinets et entreprises privées. Je vous conseille de vous pencher sur la fin programmée de l’Hôpital Sud de Grenoble transféré à Voiron pour comprendre l’astuce. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, je suis tout prêt à l’expliquer. Donc il ne s’agit pas du tout d’un problème de vieilles pierres ou de vision patrimoniale passéiste.

    Répondre à ce message

    • Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die Le 12 juillet à 14:04, par Stephane

      Heska écrit : « Vous êtes à côté de la plaque ». Voilà une excellente manière de monter sur sa tour d’ivoire et de regarder, sûr de sa supériorité, le pauvre peuple d’en bas qui ne s’y connait pas. l’habitude probablement de la négociation...

      Il y a au moins une chose incontestable dans la diatribe d’Heska, c’est qu’au bout du compte le contribuable paiera. Aussi vrai qu’une porte doit être ouverte ou fermée !

      Par contre vous avez raison : en construisant un nouvel hôpital sur des terres agricoles, on risque de tomber sur des vestiges archéologiques. Entre ce risque et la résistance au changement, je suggère que nous arrêtions de respirer, de bouger, d’échanger, de débattre.

      Concernant votre théorie du complot - rien ne sera construit - avez-vous prévenu Mme la Maire de Die ? On aimerait d’ailleurs connaître les détails de cette théorie - parlez nous des boutiquiers et dîtes nous en quoi une vraie démocratie s’abstiendrait de discussions de boutiquiers - , qui à mon avis, peuvent en intéresser un certain nombre sur ce site.

      Ceci dit, respect pour votre clairvoyance : doit-on vous appeler « Maître » ?

      Répondre à ce message

  • Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die Le 11 juillet à 11:43, par Stephane

    Le conservatisme tient lieu parfois d’alpha et d’omega de la pensée politique, au point qu’on en arrive parfois à identifier progressive et conservatisme : un comble ! Le patrimoine est une idée très française (au Japon, on refait périodiquement le vieux à neuf) qui est aussi une idée d’arrêt, de figeage. Si la vie ne se renouvelait constamment, il n’y aurait que mort. la chose vaut aussi pour les sociétés. Si l’on ne détruisait jamais rien, nous vivrions parmi les cadavres. Or ces cadavres puent : on finit par aimer des châteaux qui furent les demeures des oppresseurs et inscrivent leur prédation dans le paysage. N’oublions pas que l’hôpital de Die fut un jour un bâtiment neuf et qu’il s’est probablement trouvé quelques esprits transis qui se sont élévés contre cette inadmissible nouveauté. A ce compte rien ne change jamais et il aurait fallu conserver l’Ancien régime, dont c’était d’ailleurs un argument : nous sommes là depuis mille ans.

    Il est clair que l’hôpital de Die, dans ses locaux actuels, ne convient pas à sa mission et que sauf à tout détruire et rebâtir - à quel coût - il serait avantageusement remplacé par des locaux d’habitation par exemple. Tout comme on ferait bien de transporter le gouvernement français dans un bâtiment à la hauteur de la modernité, qui ne sente pas la poussière, ne soit pas étroit et tortueux, et surtout qui ne soit pas l’ancienne propriété de la maîtresse de Louis XIV/14 !

    L’habitude rend les choses normales alors que leur naissance a pu être inacceptable : Versailles, ce sont d’abord d’horribles famines pour le peuple français. Les vestiges romains d’Arles, Nîmes, Vienne, Lyon, etc, sont d’abord le témoignage du colonialisme et de la dictature. Panurgisme, habitude et crainte du neuf font le reste. Non, l’amour du vieux, du figé, du passé - notre pays vieillir et les esprits aussi - n’est pas progressisme.

    Répondre à ce message

    • Pétition pour la rénovation in situ de l’hôpital de Die Le 11 juillet à 18:39, par simon

      En appui à Stéphane qui n’en a pas besoin d’ailleurs, cette « vignette » :
      · Paysages défigurés ( déjà de mon temps)
      César rapporte qu’en 50 avant notre ère, des troubles éclatèrent dans ce qui devait devenir la belle province de « la Narbonnaise gallo-romaine ». Les Gabales et Vellaves, tribus autochtones se levèrent en masse pour protester contre le projet de construction d’un pont-aqueduc sur le Gard (dit : Pont du Gard aujourd’hui). Ils arguaient que la technologie mise en œuvre n’étant pas éprouvée, on ne pouvait en garantir la sécurité ;
      que la masse de la construction dérangerait inévitablement l’Esprit des lieux, et que par ailleurs , la beauté du paysage en serait définitivement défigurée. !!!!

      Répondre à ce message

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Partagez la page

- Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets
Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets

Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Drôme infos locales | Articles | Thèmes | Présentation | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre pour la Drôme et ses vallées, journal local de contre-pouvoir, média participatif indépendant :
Valence, Romans-sur-Isère, Montélimar, Crest, Saillans, Die, Dieulefit, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft