Outils pour se défendre face à la surveillance numérique policière et capitaliste globale

+ Guide de survie en protection numérique

mercredi 13 janvier 2021, par Auteurs divers.

Voici deux documents pour mieux maîtriser les outils numériques qu’on utilise, choisir des outils et pratiques plus sécurisés, afin d’échapper au moins en partie à la surveillance étatique et aux espionnages commerciaux en tout genre.
A l’heure où la surveillance et le contrôle ne cessent de s’étendre (loi Sécurité globale, fichage des opinions, cellule DEMETER..., voir compléments en PS), ces outils devraient être connus et utilisés par tout le monde.

  • Guide de survie en protection numérique à l’usage des militant·es - Avec ces mesures de protection, on souhaite complexifier le fichage, éviter la récupération de données en cas de perquisitions et éviter de fournir des preuves judiciaires. Viser l’anonymat total serait beaucoup trop ambitieux. Ce guide n’est qu’un guide de survie, il ne présente que quelques attaques potentielles et quelques contre-mesures et est loin d’être exhaustif.
  • Outils : se défendre face à la surveillance globale - La question de la sécurité numérique n’a cessé de se poser depuis ces vingt dernières années avec une accélération certaine lors des révélations d’E.Snowden.
    Gouvernement, multinationales ainsi qu’un nombre incalculable de petites sociétés, voir de hackers « black hat » sans scrupules ou employés au sein de sociétés parfois même sous-traitantes d’états, sont à l’affût de nos moindres faits et gestes.
    Pour certains ces informations constituent une manne de profit. Pour l’état un moyen de connaître et ainsi de contrôler la population.
    (...)La quantité d’informations nous concernant pour nous ficher en temps réel dépasse les scénarios les plus sombre de l’histoire de la science fiction. Le modèle chinois débarque en France !
    Il est logique que le but de cette manœuvre grossière est de trouver le moyen de calculer facilement votre taux de ‘subversion’ – autrement dit à quel pourcentage êtes-vous un « ennemi intérieur » ? La « République » cherche par tous les moyens de vous forcer, par la peur, de lui prouver votre allégeance. Peu importe les moyens autoritaires et fascisants employés aujourd’hui et maintenant, peut-être même dictatoriaux demain, avoir de tels outils à disposition implique une puissance jamais atteinte jusqu’à récemment que par un seul État qui ne brille vraiment pas par la bienveillance envers sa population. On parle bien-sûr de la Chine qui surveille par ses millions de caméra à reconnaissance faciale, ses habitants dans leur moindre fait et geste, le tout coordonné par des intelligences artificielles et des flics opérants derrière des écrans.
    Peu importe quel type de Gouvernement est au pouvoir – soyons en sûr qu’il n’hésitera pas une seule seconde à l’utiliser contre nous !
    C’est une question vitale de se saisir des outils à notre disposition pour nous défendre efficacement. Ce dossier permet d’avoir un aperçu des outils les plus sécurisé et les plus connus à l’heure actuelle. (...)
Outils pour se défendre face à la surveillance policière et capitaliste globale
Enigma, ancienne machine de cryptage de messages


Bien sûr, ne pas oublier que les choses évoluent régulièrement, et qu’il existe des livres et documents plus complets pour qui veut se plonger davantage dans ces questions.

N’hésitez pas à assister aux ateliers d’autodéfense numérique près de chez vous.
D’autre part, le meilleur moyen de ne pas être suivi à la trace reste de n’utiliser ni téléphone ni ordinateur.

- Un guide pour aller plus loin : Guide d’autodéfense numérique

Outils pour se défendre face à la surveillance policière et capitaliste globale

P.-S.

COMPLEMENT : Reflets sécuritaires d’un capitalisme ordinaire - La grenouille, la marmite & le drone [radio])

La Loi sécurité globale a mis des dizaines de milliers de personnes dans la rue. Pourtant elle n’est qu’une toute petite partie de l’iceberg sécuritaire. Nous vous proposons avec cette émission d’explorer les eaux glacées du capitalisme sécuritaire. Il sera question - un peu - de la loi Sécurité globale mais surtout de l’approfondissement et de la généralisation de logique sécuritaire.

- Plus d’infos et émission

On écoutera dans l’émission :

  • La manière dont s’arme l’État depuis des décennies pour surveiller, réprimer, contrôler les populations,
  • Comment les innovations technologiques (du drone au flashball en passant par la reconnaissance faciale, la 5G et l’Intelligence Artificielle) viennent s’articuler avec les outils de contrôle déjà existants-
  • Des industriels de la sécurité qui poussent à l’inflation sécuritaire et à la privatisation
  • Le capitalisme osciller entre bâton et carotte pour se maintenir
  • La manière dont la logique sécuritaire se met en œuvre dès le plus jeune âge à l’école
  • Des grenouilles installées dans une marmite où elles cuisent à petit feu
  • Des critiques vaines de la sécurité qui espèrent un capitalisme plus doux
  • La logique du risque qui fait de nous des individus apeurés et suspicieux, demandeurs de toujours plus de sécurité
  • La logique sécuritaire s’appliquer différemment en fonction de ta couleur de peau et de ta classe sociale
  • Des pistes de résistance.
Outils pour se défendre face à la surveillance policière et capitaliste globale

Portfolio

Outils pour se défendre face à la surveillance policière et capitaliste (...)

2 Messages

  • Outils pour se défendre face à la surveillance numérique policière et capitaliste globale Le 14 janvier à 09:24, par Tara Taggle

    En général, plus l’outil que l’on utilise est dangereux, plus il faut faire attention à ce que l’on en fait. Ou pas.

    Il convient de se souvenir qu’il y avait une vie avant l’apparition et la prédominance des ordinateurs et de l’Internet ; d’autres canaux de communication et d’échange existent, d’autres restent à redécouvrir/réinventer. Merci de nous rappeler que le meilleur moyen d’éviter de se soumettre à cette surveillance généralisée reste encore de ne pas mettre le doigt dans l’engrenage des technologies numériques (ne pas y recourir ou ne les utiliser que dans le cadre du STRICT indispensable).

    Les données exploitables/exploitées dans le cadre de la surveillance généralisée sont toujours, à la base, fournies délibérément, et plus ou moins naïvement, par l’utilisateur.

    S’il est utile de rappeler que des alternatives existent aux systèmes d’exploitation et autres logiciels mainstream, il convient également de souligner que le recours à ces alternatives NE GARANTIRA JAMAIS -ne pourra jamais garantir- LA CONFIDENTIALITÉ ABSOLUE des échanges (TAILS peut-être ? et encore... étant donné que tout échange avec un serveur, quel qu’il soit, laisse des traces) tout en attirant l’attention des ’grandes oreilles’ (tout comportement déviant au regard de la norme vous rendra suspect).
    Dès lors, l’ajout d’une chaîne de cryptages personnalisés (ne s’appuyant pas sur le prêt-à-l’emploi) n’aurait rien d’un luxe.

    Une autre option consisterait-elle peut-être à recourir, en toute transparence, à la simple extravagance (en vertu du ’plus c’est gros, plus ça passe’) ? donner un maximum de grain à moudre aux voyeurs, histoire de les occuper et de détourner l’attention ?

    N’oublions jamais que la plus étroite surveillance ne pourra jamais empêcher une chose de se produire (principe de la couille dans le potage).

    Ils nous surveillent ? et alors ?

    PS : Si on parle beaucoup des risques liés à l’Internet, on oublie trop souvent toutes les applications numériques hors ligne.
    Deux exemples : les cartes de fidélité et les cartes de crédit, dont nous possédons tous au moins un exemplaire dûment serré dans notre portefeuille.
    L’objectif des cartes de fidélité des supermarchés n’a jamais été de récompenser l’acheteur mais bien d’établir des profils de consommation (en plus de l’enregistrement de vos faits et gestes par les caméras de surveillance présentes dans lesdits supermarchés qui permettent d’étudier l’ordre et la durée de déambulation dans les différents rayons -et de définir les moyens de vous inciter à acheter davantage).
    La carte de crédit n’est pas faite pour vous faciliter la vie (puisqu’elle vous contraint à tenir une comptabilité supplémentaire des encours non débités) ; elle permet juste à votre banquier (et aux divers fournisseurs de services) de savoir -et de ’vendre’ ces informations, que ce soit à la justice ou à des officines privées- quand et où vous avez réalisé tel achat (cela permet de vous ’géolocaliser’ sans avoir besoin de recourir au GPS, de savoir si vous êtes fumeur, cinéphile, amateur de pizza ou de grands crûs, quel est le parfum que vous utilisez et si vous achetez vos vêtements en supermarché ou en boutiques de haute-couture, voire éventuellement quel médecin vous avez consulté).

    Dans ces deux cas précis, mieux vaudrait privilégier les marchés où les règlements se font encore en espèces. Encore que beaucoup soient couverts par les caméras de vidéosurveillance municipales...
    L’administration publique, qui privilégie de plus en plus la voie dématérialisée, est elle aussi particulièrement friande de données personnelles : dernière offensive en date, le service des impôts exige désormais que vous renseigniez un numéro de téléphone portable pour accéder à votre compte en ligne (afin de ’sécuriser’ votre accès, sic).
    À quand le délit de non possession de téléphone portable ?

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    • Outils pour se défendre face à la surveillance numérique policière et capitaliste globale Le 14 janvier à 13:10, par Heska

      Je suis assez d’accord avec Tara Taggle. Je donnerais un nom à ce qu’il explique : la minimisation. Ecrivez sur Internet uniquement ce que vous pourriez écrire à un ami sur une carte postale sans enveloppe. Bannissez les réseaux sociaux bien connus et dirigez-vous vers Mastodon, Diaspora ou d’autres. Mais ici encore restez discrets car vous n’avez fait que mettre votre carte postale dans une enveloppe. Rencontrez-vous physiquement loin des téléphones. Si malgré tout, vous devez en dire un peu plus sur le net, mettez en oeuvre ponctuellement une ou plusieurs techniques proposées dans l’article sans jamais vous croire en sécurité. Communiquez aux entreprises le moins de données personnelles. Toutes les entreprises privées du monde sont tenues par les Etats où elles ont leurs activités à leur transmettre sur demande (parfois rémunérée) l’intégralité des données vous concernant.

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