Opposition à la déviation de St Péray - rassemblement et arrestation abusive le 15 novembre 2025

Communiqué de presse & témoignage de menaces, violences et intimidations par un OPJ de Guilherand-Granges

mercredi 19 novembre 2025, par Groupe écolo.

Après toute sorte d’exactions et de destructions des autorités et de leurs flics (couvertes par la préfecture) cet automne à La Plaine, ça continue avec les menaces, brutalités et intimidations d’un OPJ du commissariat de Guilherand-Granges envers une personne arrêtée arbritrairement le 15 novembre.
Voir communiqué et témoignage édifiant plus bas.

Quand des opposant.e.s dérangent l’ordre établi et son business, la pseudo-démocratie et son état de droit disparaissent pour de bon et très vite.

En revanche, clémence et ménagements pour un pur représentant du sérail qui a portant commis de manière avérée de grosses saloperies (Nicolas Sarkozy). Sans doute que Nicolas lui ne puait pas la pisse, mais fleurait bon la bourgeoisie parisienne parfumée chez Dior ? Nicolas n’a donc pas eu droit au LBD dans la gueule ni aux grenades dans les couilles, ni même aux menaces avec couteau ou aux insultes ; bizarrement ni les policiers ni les gendarmes n’avaient envie de le tuer.

Point info police

- Commissariat de police
670 avenue Georges-Clemenceau - 07500 Guilherand-Granges
Téléphone : 04 75 63 22 22
Mail : police-guilherand-granges chez interieur.gouv.fr
Opposition à la déviation de St Péray - rassemblement et arrestation abusive le 15 novembre 2025 {JPEG}
- Le chef étoilé de ce commissariat : Sylvain Becherand, commandant divisionnaire : « C’est un métier qui met des étoiles dans les yeux » - Depuis quelques mois, le commandant divisionnaire Sylvain Becherand est à la tête du commissariat de Guilherand-Granges lequel rayonne aussi sur Cornas, Saint-Péray et Soyons.

Opposition à la déviation de St Péray - rassemblement et arrestation abusive le 15 novembre 2025
Commissariat de Guilherand-Granges

- Communiqués des ami.e.s de La Plaine (https://t.me/LutteDeviationStperay) :

🚨 TW : agression et propos obscènes 🤬

C’est avec colère et ahurissement que nous vous partageons le témoignage de la personne qui a été arbitrairement emmenée au commissariat samedi matin...

👉 Agression sexuelle
👉 Menace au couteau
👉 Non respect des droits en GAV

Ou comment un flic déjà repéré lors de l’occupation de septembre s’en prend à nouveau à un.e opposant.e à la déviation.

🙄 Pour rappel : samedi matin des gens sont venu.es accrocher une banderole et la décorer sur les grilles du chantier.

⚖️ Notre avocat a saisi le parquet pour demander une investigation sur les agissements des policiers dans la répression de la lutte à Saint-Péray.

Nous comptons sur vous pour partager largement ces faits gravissimes, et nous indiquer tout collectif ou association qui pourrait nous aider à dénoncer cela.

🔴⚫️ Tous les chats sont magnifiques 🐈

OPPOSITION A LA DEVIATION DE ST PERAY - RASSEMBLEMENT CITOYEN ET ARRESTATION ABUSIVE

Ce samedi 15 novembre, à 11h, des citoyenne.es opposé.es au projet de déviation routière entre St Peray et Cornas se sont rassemblé.es.

Déjà un mois que les travaux ont repris sur le chantier de la déviation de St Peray.

Déjà un mois que les terrassements ont commencé, avant même que le rapport de diagnostic d’archéologie préventive n’ait été réalisé et en contradiction avec des fouilles qui se sont révélées positives : des vestiges d’ampleur et de qualité y ont été découverts, y compris sur la zone qui va être terrassée en profondeur, à proximité de la voie-ferrée.

Déjà un mois que l’on détruit chaque jour, en toute connaissance de cause des vestiges et avant même que le comité d’expert n’ait pu étudier l’affaire.

Déjà un mois que l’on détruit un peu plus chaque jour des habitats protégés avant que l’étude soit finalisée et que la dérogation espèces protégées ne soit déposée.

Déjà un mois que le chemin des Campanules, espaces de promenade pour les habitant.es est barré par de grande barrière froides et imposantes, protégeant les tranchées sans vie et empêchant de rejoindre St Peray et Cornas par cet itinéraire autrefois sécurisé et apaisant.

Déjà plus d’un mois que les militant.es ont été violemment expulsé.es des arbres lors d’une opération policière d’envergure alors qu’iels protégeaient pacifiquement notre plaine.

Et déjà un an depuis la décision par le tribunal administratif de suspension des travaux (référé-suspension) par les associations et demandé à la prefecture d’obliger la la Communauté de Communes Rhône Crussol, porteuse de projet, de mettre à jour l’étude environnementale et d’obtenir une dérogation espèce protégée.


A l’occasion de l’anniversaire de cette victoire temporaire, une dizaine d’ami.e.s de la plaine se sont retrouvé.es ce samedi matin le temps d’un petit déjeuner partagé pour montrer leur détermination toujours présente à empêcher ce projet routier écocidaire.

Ce rassemblement a eu lieu chemin des Campanules, côté sud/St Peray, devant les barrières qui bloquent le chemin...ou du moins ce qu’il en reste puisqu’il a été remplacé par une tranchée de plusieurs mètres de profondeur.

En symbole de contestation, une banderole « rendez-nous la plaine ! » a été installée sur les barrières de chantier.

Quelques minutes plus tard, deux vehicules des forces de l’ordre sont arrivées sur place et les policiers ont demandé aux personnes présentes de partir au motif que ce rassemblement était illégal en raison de la présence de panneaux « route barrée ». Les personnes présentes ont demandé a voir l’arrêté qui stipule que la circulation sur cette partie du chemin des campanules est interdite mais les forces de l’ordre n’ont pas accédé à leur requête.

Ce rassemblement était totalement pacifiste et sur la voie publique, mais cela n’a pas empeché la police municipale et nationale d’arrêter une personne présente qui était en train de décorer la banderole. La police a plaqué au sol l’opposant.e et l’a menotté.e, avant de l’emmener au commissariat de Guilherand-Granges.

La personne arrêtée est sortie du commissariat samedi soir, après 9h de garde a vue, et après avoir vécu des violences de la part des policiers pendant sa garde à vue.

Nous dénonçons cette arrestation abusive et non justifiée, ainsi que cette garde à vue violente à l’encontre de l’opposant.e au projet de déviation.

Nous dénonçons les ordres de la préfecture qui ne tolère aucune opposition, même symbolique, à ce projet routier,

Nous dénonçons la répression policière qui a pour but d’induire la peur et museler toute opposition.

Nous dénonçons le massacre des écosystèmes de la plaine.


Témoignage de l’arrêté.e

Samedi 15 Novembre

- Je suis arrivé-e sur les lieux du picnic contre la déviation sur le chemin des campanules vers 11h avec les autres, on a accroché une banderole et commencé un atelier de « fresque participative » sur le thème « RENDEZ-NOUS LA PLAINE ! ». Je vois un bloc jaune et rouge sur le chemin donc j’essaie de comprendre ce que c’est et comment cela fonctionne quand 2 policier-es arrivent et essaient de relever mon identité, je n’avais pas de papiers sur moi comme d’autres personnes présentes qui ont refusé de décliner leur identité. Iels nous demandent alors de quitter les lieux, ce à quoi on répond qu’on souhaite voir l’arrêté préfectoral qui nous interdirait d’etre là. Iels ne nous le montrent pas donc nous sommes plusieurs a rester sur place, et d’autres nous rejoignent a ce moment là.

- Je me remet à dessiner sur la banderole jusqu’à ce qu’un-e des policier-es reçoive l’ordre de m’embarquer et s’y attèle avec saon collègue. Je n’oppose pas de résistance mais me laisse tomber au sol, les obligeant a me porter. Iels me trainent d’abord par terre jusqu’à être rejoint par deux de leurs collègues avec qui iels me portent jusqu’à leur voiture. Dans la voiture, un-e policier-e téléphone au volant, donc je me permet de lui rappeler que cela constitue une infraction au code de la route.

- En arrivant au comissariat, un-e des policier-es me parle de manière vulgaire, en me tutoyant, donc je lui rappelle que leur code de déontologie lui interdit. J’ai par la suite été reçu-e une première fois par l’officier-e de police judiciaire, qui ne me déclare ni mon placement en garde a vue, ni mon droit de demander un-e avocat-e, à faire aviser un-e proche ou à voir un-e médecin. Iel me dit juste que j’ai été arrêté-e pour participation a une manifestation non déclarée (qui n’est d’ailleurs pas un délit) détention d’une arme (un petit couteau type opinel que j’avais dans ma poche) et dégradation d’une borne de géomètre. Iel me précise que normalement pour ce genre de couteau il n’y a aucun soucis, et qu’iels me gardent seulement parce que je refuse de donner mon identité. Iel déclare ensuite sans vraiment me demander que je ne signerai pas le procès verbal et ne me laisse donc pas le lire.

- J’attends une heure en cellule avant d’etre de nouveau reçue par l’opj, seul-e a seul-e cette fois. Le ton fut de suite très différent, commençant par un sermon sur mon « attitude arrogante » vis a vis des policier-es que j’avais rencontré aujourd’hui, puis iel s’est montré-e violent-e, m’a intimé des menaces, comme le fait de me retrouver une fois dehors ou de « foutre ses couilles dans ma bouche ». Sur les dix minutes suivantes iel a, entre autre, mis des coups dans la chaise sur laquelle j’étais assis-e, introduit ses doigts dans ma bouche, tiré violemment sur mon oreille tout en me hurlant dessus sans s’arrêter. J’ai alors décidé de ne plus interagir avec ellui et d’attendre que cela passe, craignant que quelle que soit ma réaction cela n’entraîne que plus de violences de sa part. Iel a également menacé de porter plainte contre moi pour viol et / ou agression sexuelle, en inventant autant de choses que possible.

- Suite à mon refus de donner mes empreintes digitales, mes photos et mon ADN, iel m’a menacé de me les prélever par la force, jusqu’à me « péter le poignet » lui-meme. Iel a ensuite brandit mon couteau, qu’iel avait préalablement ouvert vers moi, en me menaçant encore une fois pour que je donne mon identité. Iel m’a également informé qu’iel avait obtenu l’autorisation de lae procureur de prélever de force mes empreintes et photos, tout en refusant que je lise le document.

- J’ai ensuite été reconduit-e en cellule en subissant toujours son agressivité dans les couloirs. Vers 15h, l’opj vient me chercher avec un-e fonctionnaire de la police scientifique, à qui j’ai notifié que l’opj avait été violent-e avec moi et m’avait menacé, ce qui n’a suscité aucune réaction ni de sa part ni de l’opj. Lae fonctionnaire a confirmé l’autorisation de prendre de force mes empreintes, j’ai donc coopéré sans adresser la parole a l’opj.

- Après un retour en cellule, énième retour dans le bureau de l’opj qui reste agressif-ve jusqu’à ce qu’iel déclare enregistrer l’audition avec son téléphone sans demander mon consentement. A partir de là, iel s’est montré bien plus cordial-e. Je suis resté-e mutique et suis entrée en crise d’angoisse / meltdown autistique. Iel ne savait visiblement pas du tout comment réagir et a simplement déclaré que j’avais « fugué d’une institution » et que je « n’avais pas eu mon traitement ». Iel m’a ensuite annoncé que je passerai la nuit ici puis m’a ramené-e en cellule.

- Un-e de ses collègues est plus tard venu-e e proposer une audition avec ellui que j’ai refusé, mais j’ai pu demander d’avoir une couverture et un verre d’eau, que je n’avais pas eu avant - sachant qu’on avait confisqué mon pull sans raison.

- On m’a ensuite encore amené-e dans le bureau de l’opj, cette fois-ci un-e officier-e est resté-e en présence de l’opj, qui avait annoncé d’un ton moqueur que j’avais peur de lui. Iel a ensuite annoncé que j’allais pouvoir sortir mais qu’iel avait hâte que je porte plainte pour avoir mon identité et me retrouver dehors. J’ai ensuite pu récupérer mes affaires avec 2 officier-es bien plus cordial-aux qui m’ont par la suite souhaité une bonne soirée.


Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Retrouvez Ricochets sur :
- MASTODON (en .onion)
- SEENTHIS

Partagez la page

- L'article en PDF : Enregistrer au format PDF
Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Drôme infos locales | Articles | Thèmes | Présentation | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre pour la Drôme et ses vallées, journal local de contre-pouvoir à but non-lucratif, média participatif indépendant :
Valence, Romans-sur-Isère, Montélimar, Crest, Saillans, Die, Dieulefit, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft