Opération médiatique spectacle : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations

Les bandes armées qui font réellement régner la terreur dans les rues portent un uniforme

jeudi 17 décembre 2020, par Auteurs divers.

Quelques réflexions sur une opération médiatique et policière destinée à diviser, à faire peur d’un prétendu ennemi intérieur, à faire diversion, à justifier la répression et les lois liberticides :

« TERRORISME » : VOUS AVEZ DIT « ULTRA-GAUCHE » ?

Depuis quelques jours, les médias mettent en scène une affaire de « terrorisme » qualifiée « d’ultra gauche ». Mardi 8 décembre au petit matin, juste après un weekend marqué par une très forte mobilisation contre la Loi de sécurité globale, 7 personnes étaient arrêtées dans plusieurs villes, et 5 incarcérées après 4 jours de garde à vue sous régime « anti-terroriste », pour un « projet d’action violente ». Deux jours plus tôt, Macron avait appelé à « casser les black blocs » par tous les moyens nécessaires. Peu après, un député En Marche saluait « le professionnalisme des policiers et des équipes de la DGSI » et ajoutait « tous les terrorismes doivent être combattus avec la même vigueur. Celui issu de l’idéologie islamiste comme celui qui, issu de la mouvance d’ultra-gauche ». Un beau spectacle, bien organisé, visant à légitimer la répression. Et à rallumer un épouvantail « d’ultra-gauche ». Quelques précisions.

➡️ L’ultra gauche c’est quoi ? Aujourd’hui, ce terme est utilisé à toutes les sauces, mais en réalité il désigne un courant politique précis. Il s’agit de mouvements communistes opposés au léninisme, parmi lesquels, notamment, les héritiers de la célèbre révolutionnaire allemande Rosa Luxembourg. Bref, une histoire singulière, mais le mot ne veut plus rien dire : pour le pouvoir, c’est surtout un terme marketing qui sert à désigner celles et ceux qui contestent le gouvernement. Le préfixe ultra » a pour but de marquer les esprits, faire peur, insinuer qu’il s’agit d’une infime minorité dangereuse. En réalité, ce n’est pas « l’ultra-gauche » mais une part de plus en plus grande de la population qui n’en peut plus et veut se révolter.

➡️ Quelles sont les accusations ? Inexistantes, ou presque. La presse n’a pas d’élément à se mettre sous la dent. Au pire, « des produits pouvant entrer dans la composition d’un explosif, le TATP ». Notez le conditionnel. Car il suffit d’avoir de l’acétone ou de l’eau oxygénée, des produits courants, pour être accusé de posséder ces éléments. Une perquisition sous n’importe quel évier de France permettrait de trouver une telle « cache d’arme ». Le Monde évoque un « fusil de chasse » récupéré lors d’une des perquisitions. Inutilisable pour « commettre un attentat ». Du reste, il y en a des millions en circulation légalement en France, et Macron lui même est proche du lobby des chasseurs. Les autorités le reconnaissent : « aucun projet précis de passage à l’acte n’a été identifié à ce stade ». Mais cinq personnes sont tout de même en taule car elles sont « soupçonnées d’avoir envisagé » un « éventuel » projet d’action violente. Le nombre de suppositions utilisées par la presse donne le tournis. A ce niveau de contorsion, on est carrément dans la superstition. En attendant, des personnes sont enfermées à partir d’hypothèses et d’intentions.

➡️ Même l’opération médiatique visant à balancer les « profils » des pseudos-terroristes est douteuse. La presse évoque une « sans-emploi rennaise de 30 ans » qui a fait, une fois, « l’objet d’une condamnation pour conduite sous l’emprise de stupéfiants » et participé « à des manifestations et des actions de solidarité ». Elle est même décrite comme une « boy-scout bisounours » par ses voisins. Il y a aussi un technicien de chez Disneyland. Quant au « leader », le trait sensé effrayer le public est qu’il aurait « combattu au Rojava ». Donc contre les terroristes de DAESH.

➡️ Quel est l’objectif réel de cette opération ? Ces arrestations interviennent dans un contexte ultra répressif contre les luttes sociales depuis quelques années : arrestations arbitraires avec un grand nombre de mensonges d’Etat, maquillage du nombre d’interpellations à Paris, multiplication des procédures pour « association de malfaiteurs » pour des banderoles, de la peinture ou des parapluies, perquisitions et arrestations contre des créateurs d’événements facebook... Cela fait un certain temps que le pouvoir voudrait faire croire que résister au monde tel qu’il est relève du « terrorisme ». A Biarritz en septembre 2019 déjà, 3 jeunes allemands de 18 ans avaient été jetés en prison pour des cagoules et des livres militant dans leur voiture. A Rennes, deux personnes ont été interpellées par le RAID pour une redoutable histoire de ... caméra esquintée pendant une manifestation. L’opération « anti-terroriste » du 8 décembre est donc d’abord cosmétique : diaboliser des opposants, les faire passer pour des personnes dangereuses, les couper d’une population dans laquelle la colère monte ...

Cette opération médiatique sonne comme un triste rappel de l’affaire Tarnac. En 2008, le gouvernement avait arrêté des militants pour « terrorisme » sans preuve tangible. Quasiment 10 ans après, ils étaient relaxés, après avoir fait de la prison, subi une accusation extrêmement lourde, vu leurs noms et leurs vies privées jetés en pâture. Après ce fiasco, le gouvernement relance la machine antiterroriste contre certains révolutionnaires. Comme pour faire oublier que ces dernières semaines, les groupes armés qui font réellement régner la terreur dans les rues portent un uniforme.

(post sur Nantes Révoltée)
Illustration : Itvan K.

Opération médiatique : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations

NOTES

Le régime accroît la pression de la répression sur tout acte de résistance, même banal. En rendant dangereuse et suspecte toute contestation un peu ferme, le régime veut décourager et faire peur en plaçant la barre haut. Ainsi beaucoup de personnes renonceront, tandis que celleux qui continueront de contester fermement se verront traités de terroristes et isolés artificiellement du mouvement de rébellion globale.
Le régime et le système policier agissent de manière terroriste, comme ils ont toujours fait dès que les outils d’intimidation et de pacification lambda ne suffisent plus.
Comme toujours, pour se maintenir, le régime et son monde capitaliste sont prêts à pratiquer toutes les horreurs : assassinats, mutilations, manipulations, arrestations arbitraires et préventives, terrorisme, guerre civile, fascisme, dictature...
En temps de conflit social appuyé et de volonté exacerbé de pillage par les classes dominantes, le verni de démocratie et de droit fond rapidement, révélant l’arrière fond dur et froid de la machinerie implacable de la civilisation industrielle, d’où découlent le capitalisme et l’Etat moderne.

Combien de personnes vont volontairement adhérer à ces manipulations merdiatiques et étatiques afin d’éviter toute prise de conscience trop dérangeante ? Seulement les suppôts du macronisme et de l’Etat fort ?

- Exemple de comment un merdia télévisuel présente l’affaire

- Voyez ce post pour le contexte :

Après la stupeur, l’incompréhension face aux violences d’Etat, vient la riposte.

Les nombreuses mobilisations en France de ce samedi 12 contre les lois sécurité globale et séparatisme, ont rassemblé massivement, à Paris notamment où 15 000 personnes ont défilé de la place du Châtelet vers celle de la République.
Depuis plusieurs semaines, une partie de la population s’insurge contre des lois liberticides
Familles de victimes, mutilé.es pour l’exemple, militant.es antiracistes, décoloniaux, gilets jaunes et militant.es issu.es du mouvement autonome, défilent sous la même bannière en tête de cortège, unis.
La montée en puissance de la contestation contre la loi sécurité globale a pris la forme d’un mouvement à part entière.
Elle inquiète visiblement le pouvoir, qui n’a de cesse de renforcer la répression, afin de tenter d’affaiblir la mobilisation par la peur.

Il a été fait état de 147 arrestations ce jour là !

C’est avec beaucoup de rage envers les responsables de cette répression, mais aussi d’inquiétude et d’amour envers nos camarades, que nous avons appris que certain.es d’entre elles et eux ont dormi au dépôt, alors qu’ils et elles étaient retenu.es depuis samedi dernier en garde à vue et, concernant l’immense majorité d’entre eux et elles, pour des motifs fallacieux et même grotesques.
On citera entre autres, une interpellation pour déploiement de parapluie arc en ciel, symbole connu d’incitation à la haine et à l’émeute...
Ou du port d’une banderole revendicative, qui là encore devient un outil de propagande radicale.
Ou de l’interpellation de journalistes ayant commis le délit grave d’exercer leur mission informative.
A quand l’interdiction du slogan en manifestation ?

On n’en n’est plus bien loin.

En plus de charges violentes, incompréhensibles, des multiples tentatives policières de scinder le cortège en deux laissant place à des mouvements de foule en panique, de nombreuses arrestations arbitraires, le bilan des médics dénombre un chiffre très important de blessé.es à la tête, y compris de mineurs et de personnes âgées.
Non BFM, champions du monde de la fake news ce samedi, ce sang qui coulait n’était pas du maquillage.Ce n’est pas non plus un jeu, lorsque des manifestant.es se font agresser par des matraquages gratuits et incessants, et que d’autres se font violemment pousser et frapper à terre.

Ainsi que Médiapart le souligne, une fois encore, le ministre de l’intérieur a menti, les interpellations ne sont pas un moyen d’écarter des éléments dit « radicaux » mais sont des actes arbitraires.
Nous savons pertinemment qu’ils arrêtent des manifestant.es pour nous faire peur, nous dissuader d’exercer notre droit à contester, à nous exprimer. C’est plutôt l’inverse qui se produit, car en s’en prenant à nos camarades de cette manière, c’est notre détermination que le pouvoir en place renforce.
Cette dimension répressive est désormais systématique, et s’exerce à l’encontre des personnes habitantes des quartiers populaires, de celles non-blanches, musulmanes, gilets jaunes et militantes prétendument radicales, des journalistes faisant leur travail d’information, et elle s’intensifie, hasard étrange, au moment même où ces mobilisations prennent de l’ampleur.

Écarter ce qui les gêne, telle est la stratégie de ce pouvoir.
Comment ne pas s’indigner face à la rapidité de la justice lorsqu’il s’agit de condamner des opposants politiques, et son inefficacité lorsqu’il s’agit de sanctionner des policiers ayant commis des crimes ? Comment ne pas être bouleversé alors que le même jour, des manifestant.es sont condamné.es, et la justice française prononce un non lieu dans l’affaire de Gaye Camara, tué d’une balle dans la tête par la police ?
Nous avons soutenu les manifestant.e.s blessé.es et les interpellé.e.s du 12 décembre, et grâce au soutien massif apporté devant le tribunal et l’absence évidente de charge à leur encontre, la plupart des personnes arrêtées ont étés libérées, cependant nous ne sommes pas dupes de ces manoeuvres d’intimidation.
Retirer les articles 21,22 et 24 ne suffit pas, si nous voulons remporter une victoire pour nos libertés déjà largement fragilisées et mises à mal, c’est pour le retrait TOTAL de la loi sur la sécurité globale que nous nous battrons, ainsi que pour toutes les lois visant à restreindre nos libertés.

Nous continuerons à construire tous et toutes ensemble les conditions pour un rapport de force qui fera basculer un pouvoir illégitime et destructeur.
Nous ne céderons rien aux lois contre le séparatisme et l’islamophobie qui en découle, pas plus qu’aux décrets visant à nous déposséder de notre part intime.
Un parapluie arc-en-ciel est le symbole de la paix que nous souhaitons ardemment dans un monde qui décidément n’est pas le leur !
Nous appelons les collectifs, les familles, les militant.es, les gilets jaunes, la jeunesse, et celles et ceux qui tiennent à s’exprimer dans la rue, contre ces injustices, à rejoindre nos tous prochains prochains appels et à se rassembler autour de cette lutte fondamentale pour notre liberté.

Signataires :
Cerveaux non disponibles
Brigade Anti Négrophobie
Union Juive Française pour la Paix UJFP
Collectif urgence notre police assassine
Justice Pour Angelo
Gilets Jaunes Rungis IDF
Bas les Masques
Jérôme Rodrigues Officiel
ACTA
Brigade de Solidarité Populaire Place des fêtes
Brigade de Solidarité Populaire Montreuil Bagnolet
Le Peuple Uni
Gilets Jaunes Place des Fêtes
Collectif de Défense des Jeunes du Mantois
Collectif du 10 novembre Contre l’Islamophobie
Femmes Gilets Jaunes Île-de-France
AMAR
Peuple Révolté
QG
Les réfractaires du 80
Décoloniser Les Arts
Gilets jaunes intermittent·e·s chômeur·e·s précaires
Art en Grève Paris-Banlieues
Collectif Vies Volees
Vérité et justice pour Lamine Dieng
Femmes Gilets Jaunes
Comité de soutien aux Femmes du Palais

(post sur Cerveaux non disponibles)

Opération médiatique : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations

3 JOURS DE GARDE À VUE ET MISE EN EXAMEN POUR UN PARAPLUIE MULTICOLORE

– Les autorités l’accusent de « déclencher les violences » avec son parapluie –

➡️ Elle se surnomme Moun, elle a la cinquantaine, et elle est de toutes les manifestations. Cette femme Gilet Jaune a été arrêtée samedi 12 décembre à Paris, parmi des dizaines d’autres arrestations gratuites et violentes organisées par le Régime.

➡️ Selon les autorités, elle est soupçonnée de déclencher les violences du « black bloc » avec son parapluie arc-en-ciel. Ne riez pas, car Moun a passé trois jours enfermée pour cette raison. Cela veut dire qu’un procureur a jugé normal de prolonger sa garde à vue pour enquêter sur un parapluie multicolore. Cela veut dire qu’une équipe de flics est payée pour enquêter sur le parapluie d’une mère de famille. Cela veut dire qu’on a enfermé plusieurs jours une femme pour un parapluie.
Rappelons que pour une affaire nantaise de parapluies, 5 personnes avaient aussi été enfermée 3 jours. Les parapluies, terreur de la police ?

➡️ Moun est à présent « mise en examen pour participation à un groupement formé en vue de préparer des violences ou des destructions ou dégradations et détention non autorisé d’armes de catégorie A ». Oui, car Moun a aussi été perquisitionnée, et que quelques débris de grenades lacrymogènes ramassés par terre lors de manifs ont été découverts chez elle. C’est ce que la Justice appelle des « armes de catégorie A ». Donc des « armes de guerre ». Les armes de la police.

➡️ Les autorités prétendent que « l’enquête vise à déterminer si cette femme a pu déclencher les infractions » et « les violences dans la manifestation ». Au milieu du vacarme de votre vie quotidienne, prenez 5 minutes pour réfléchir à l’histoire de Moun. Car elle décrit votre futur proche. Une femme a été enfermée, perquisitionnée et mise en examen parce qu’elle avait le courage de faire des manifestations, et le tort de porter un parapluie. Pendant ce temps, les militants néo-fascistes violents de Génération Identitaire on été relaxés par la justice. Pensez aussi à ces dizaines d’individus intouchables, des flics cagoulés qui ont arrêté Moun jusqu’aux magistrats surpayés qui chapeautent « l’enquête ». Ils sont déjà prêts à appliquer consciencieusement les directives d’une dictature.

(post de Nantes Révoltée)


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  • Opération médiatique spectacle : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations Le 1er février à 18:53, par Soutien au Rojava

    « L’ARRESTATION DE L’UN DESTRES » : COMMUNIQUÉ D’ANCIEN.NE.S COMBATTANT.E.S DU ROJAVA

    Le « Collectif des combattantes et combattants francophones du Rojava » nous fait parvenir ce communiqué à propos de l’opération « anti-terroriste » menée contre des militants et militantes fichés par la police politique pour avoir soutenu le combat émancipateur du Rojava contre l’Etat Islamique.

    « En décembre dernier, sept personnes ont été arrêtées par la DGSI et mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste ». Un ancien volontaire du YPG, les forces armées du Kurdistan syrien, a été désigné comme le meneur du groupe et incarcéré. De cette affaire nous ne connaissons que ce qui a fuité dans la presse. Quelques armes de chasse, des produits accessibles dans le commerce et « pouvant entrer dans la confection d’explosifs », des réunions en forêt, les prétendus aveux des membres les « moins impliqués » du groupe. En dehors de cela, rien : pas de liste de cibles, ni de projet défini de passage à l’acte. La justice antiterroriste reposant sur le procès d’intention, ces quelques éléments ont été interprétés comme la preuve de préparatifs d’une attaque contre les forces de l’ordre. Pour compenser la maigreur du dossier, l’attention s’est focalisée sur les personnalités des accusés : un « artificier à Disneyland », une personne qui aurait eu des contacts avec une guérilla colombienne et surtout un militant « parti en Syrie combattre dans un groupe affilié au YPG ». Ces « profils inquiétants » se sont retrouvés étalés dans la presse, avec une mise en scène grossière destinée à susciter la peur et à faire taire toute réflexion n’allant pas dans le sens des théories policières. La DGSI a orchestré ces fuites en livrant aux médias les identités et les photos (à peine floutées) des mis en cause. Pendant des jours, les éléments du dossier ont été transmis à la presse au mépris du secret de l’instruction. A longueur d’articles, les accusés ont été exhibés comme des trophées de chasse par la DGSI. La presse de droite et d’extrême droite s’en est donnée à cœur joie. Les projecteurs ont été braqués sur notre camarade : une photo en noir et blanc, avec un fin rectangle noir sur les yeux, une légende le décrivant comme « SDF », « ne travaillant pas » et « ayant combattu en Syrie ». Ce portrait trompeur du nouvel ennemi public numéro un repose sur un mélange de jugement de valeur sur son mode de vie et d’informations parcellaires sur son engagement politique. Notre camarade était en Syrie pour combattre Daech. Il a pris part en 2017 à la libération de Raqqa, la capitale du groupe jihadiste. Raqqa est aussi la ville où les attentats de Paris ont été planifiés et où la plupart de ses auteurs ont été entraînés. Si la France n’a pas connu d’attentats de grande ampleur depuis des années, c’est grâce à la libération de Raqqa à laquelle notre camarade a participé au péril de sa vie. En combattant en Syrie ce dernier a donc directement contribué à la sécurité des Français, ce que le tribunal médiatique s’est bien gardé de mentionner. Comment en effet faire rentrer dans leur narration à charge que l’accusé ait donné bien plus à la lutte contre le terrorisme que les policiers, procureurs et journalistes qui l’accusent aujourd’hui d’être un « terroriste d’ultragauche » ?

    Pour comprendre cette affaire, il faut remonter au début de l’engagement de volontaires internationaux en Syrie. Entre 2015 et 2019, une trentaine de français ont répondu à l’appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l’armée turque. La DGSI a immédiatement établi un tri entre les « mauvais » volontaires, se réclamant d’une idéologie révolutionnaire, et les « bons » volontaires, anciens militaires ou apolitiques, qui pour certains ne furent même pas auditionnés à leur retour en France. Ceux qui étaient identifiés comme de potentiels membres de « l’ultragauche » se retrouvèrent systématiquement « fichés S » et firent l’objet d’une surveillance active, tout en étant coupables de rien d’autre que d’un délit d’opinion. Arrestations à l’aéroport, menaces sous forme de conseils paternalistes, pressions sur nos familles, nous sommes nombreux à avoir fait l’objet de tentatives d’intimidation plus ou moins voilées de la part des services de sécurité. Fin 2016, la DGSI fit irruption chez l’un d’entre nous pour lui retirer son passeport et sa carte d’identité, afin de l’empêcher de retourner au Kurdistan syrien. Le ministère de l’Intérieur affirmait alors que ce combattant du YPG pouvait être à l’origine « de graves troubles à l’ordre public » et était susceptible d’utiliser son expérience militaire « dans des attaques contre les intérêts français, en lien avec l’ultragauche révolutionnaire ». Ces accusations complètement fantaisistes furent balayées par le tribunal administratif de Paris quelques mois plus tard. Le ministère de l’Intérieur fut ensuite contraint de lui rendre ses documents d’identité et de lui verser des dommages et intérêts. En dépit de cette victoire judiciaire, nous savions que la DGSI nous garderait dans son collimateur et était prête à tout, y compris à des accusations sans preuves, pour nous faire rentrer dans le moule qu’elle avait créée : celui de dangereux vétérans d’ultragauche cherchant à importer la violence du conflit syrien de retour chez eux. Cette caricature a été construite dès le départ, ex-nihilo, avant même que l’un d’entre nous ne remette les pieds sur le territoire français. Même si de retour en France aucun volontaire n’a jamais été impliqué dans des actions violentes, la DGSI attendait patiemment l’occasion de piéger l’un d’entre nous, pour pouvoir enfin donner une crédibilité à ses fantasmes. L’année dernière, elle a communiqué à notre sujet par le biais de journalistes de Mediapart. Ces derniers, désireux de renvoyer l’ascenseur aux sources qui les informent sur d’autres sujets, ont déroulé le tapis rouge à l’argumentaire délirant du ministère de l’Intérieur. Un camarade parti en vacances en Amérique du Sud se retrouvait accusé d’avoir essayé de nouer des contacts avec une guérilla colombienne, un autre fréquentant la ZAD aurait prétendument tiré une fusée éclairante sur un hélicoptère de la gendarmerie, des dégradations d’antennes téléphoniques, de bornes Vélib ou de fourgons de police nous étaient également associées. Ces fables anxiogènes, parfaitement déconnectées de toute réalité, venaient confirmer ce que nous savions déjà : jusqu’à ce qu’il ait trouvé le coupable idéal, le ministère de l’Intérieur ne renoncerait pas à l’entreprise de diabolisation dont nous faisions l’objet.

    En plus de chercher une revanche sur l’affaire Tarnac, les services de sécurité poursuivent depuis des années un double objectif : criminaliser l’internationalisme et nous utiliser comme des épouvantails pour stigmatiser l’ensemble de la gauche révolutionnaire française. En plein tôlé sur la loi relative à la sécurité globale, on peut reconnaître à la DGSI qu’elle fabrique des terroristes au moment opportun, au service d’un gouvernement qui nous conduit chaque jour un peu plus vers un Etat policier. Laurent Nuñez, faisant preuve d’une incroyable malhonnêteté intellectuelle, a récemment enfoncé le clou en rappelant dans une interview donnée au Figaro qu‘une « dizaine de militants d’ultragauche sont allés à s’aguerrir au Rojava ». Alors que nous nous retrouvons collectivement mis en cause par le conseiller à l’anti-terrorisme du président Macron, une mise au point est nécessaire. Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l’égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l’Etat français se réclame sans jamais les appliquer. Pour ce faire nous n’avons pas cherché à nous « aguerrir », nous avons combattu les jihadistes de Daech au moment où, à Paris et à Nice, ils massacraient des centaines de personnes en profitant de l’incompétence des services de sécurité supposés nous protéger. Les termes « allés s’aguerrir » laissent supposer que le Rojava n’était qu’un prétexte, un moyen d’acquérir une expérience militaire que nous souhaitions en réalité utiliser dans notre pays d’origine. Nous répondions précisément à la logique inverse. Nous avions besoin de ces compétences militaires pour combattre Daech et défendre l’existence du Rojava mais avoir acquis un tel savoir faire ne signifie pas que voulions l’utiliser de retour en France, ou que la lutte armée serait subitement devenue le seul moyen d’action de notre répertoire militant. Nous ne sommes pas des amis de ce gouvernement, de ses chiens de garde et du système qu’ils servent, c’est un fait, mais nous les combattons par des moyens démocratiques et non par la violence comme nos accusateurs l’insinuent. La véritable prolongation de notre combat c’est le témoignage. Nous transmettons ce que nous avons vu et appris au Kurdistan à travers un livre dont nous recommandons la lecture à ceux qui voudraient essayer nous comprendre, loin des clichés véhiculés par le ministère de l’Intérieur et par les médias à ses ordres1. Alors que la DGSI nous dépeint en comploteurs ou en vandales, nous avons en réalité passé ces dernières années à reprendre le fil de nos vies (paisibles). Nous continuons à militer pour défendre le Rojava, la mémoire de nos camarades tombés au combat, et les valeurs qui nous ont poussés à nous rendre là-bas. En rentrant chez nous, nous ne nous attendions pas à recevoir la Légion d’honneur, ni même a être remerciés par qui que ce soit, mais nous ne pouvions pas imaginer que nous serions désignés comme des ennemis de l’intérieur et traités à l’égal des jihadistes que nous avions combattus. Comme nous venons de le rappeler ici, nous avons suffisamment fait l’objet de calomnies de la part de la DGSI pour ne pas accorder la moindre crédibilité aux accusations portées contre notre camarade à qui nous réaffirmons notre confiance absolue et notre soutien sans faille. »

    Le CCFR Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava - CCFR

    (posté sur Nantes Révoltée)

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  • Opération médiatique spectacle : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations Le 26 janvier à 00:44, par bugsbunny

    - Antiterrorisme et délit d’intention : Nouvelles des arrestations du 8 décembre : Le 8 décembre dernier débutait une nouvelle affaire antiterroriste. La première depuis l’affaire Tarnac. Neuf personnes étaient arrêtées sur la base de renseignements sans qu’aucun délit n’ait pu leur être reproché. A l’heure actuelle, parmi les 9 personnes arrêtées, 2 ont été libérées sans suite, 2 sont sous contrôle judiciaire, et 5 en détention provisoire. Ces 5 personnes sont en prison pour présemption d’intention.
    À Rennes, comme en d’autres villes, s’est monté un comité de soutien aux inculpés du 8 décembre. Le 16 janvier dernier se tenait une manifestation. Voici le discours qui a été prononcé à cette occasion : (...)

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  • Opération médiatique spectacle : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations Le 15 janvier à 17:40, par ultimatumbis

    CAGNOTTE : SOLIDARITÉ AVEC LES CAMARADES ACCUSÉS DE « TERRORISME »

    - Le lien vers la cagnotte : https://www.cotizup.com/soutien-8-12 -

    Le 8 décembre dernier, le gouvernement mettait en scène une « opération anti-terroriste » visant des « membres de l’ultra-gauche ». Un grand spectacle visant à faire peur et à attaquer les luttes sociales. En guise de « terroriste », une poignée de personnes soupçonnées d’avoir eu en leur possession « des produits pouvant entrer dans la composition d’un explosif, le TATP ». Au conditionnel, car il suffit d’avoir de l’acétone ou de l’eau oxygénée, des produits courants, pour être accusé de posséder ces éléments. Une perquisition sous n’importe quel évier de France permettrait de trouver une telle « cache d’armes ». Les autorités le reconnaissaient : « aucun projet précis de passage à l’acte n’a été identifié à ce stade ». Mais cinq personnes sont tout de même en taule car elles sont « soupçonnées d’avoir envisagé » un « éventuel » projet d’action violente. Un mois plus tard, elles sont toujours derrière les barreaux. Un collectif de soutien a lancé une cagnotte pour aider les inculpés. Voici leur appel :

    « Au nom de l’anti-terrorisme, 7 militant.e.s sont actuellement inculpé.e.s pour « association de malfaiteurs criminels en vue d’actes terroristes ». Au delà de ces 7 personnes qui militaient pour un monde débarrassé des systèmes de domination qui empoisonnent nos environnements, c’est tout un pan des mouvements sociaux qui est visé avec comme seul but : terroriser les révoltéEs face à l’iMonde. A la différence de l’affaire dite « de Tarnac », qui s’est terminée sur un fiasco total ; c’est un procès inédit basé sur des présomptions d’intentions, armé des nouvelles Lois anti-terroristes que le pouvoir impose.

    L’épouvantail de l’anti-terrorisme permet de diviser violemment les mouvements sociaux, en isolant une de ses composantes et en l’assimilant à des atrocités.
    Dans une panique la plus totale, le pouvoir tente de designer un ennemi intérieur afin de calmer les syndicats de policiers en roue libre. La stratégie du pouvoir est claire : Nous vous eborgnerons, nous vous traquerons, nous vous jetterons en prison.
    Mais notre réponse est sans appel : L’acharnement du pouvoir renforce nos solidarités et notre détermination.

    Nous retournons donc la question : Qui Terrorise Qui ?!
    Combien de blesséEs, de mutiléEs, d’enferméEs, de mortEs... sont imputables à « l’ultragauche » ? Il n’y en a pas. Ils parlent de "200 dégradations", notamment des antennes 5G...
    Par contre, Zied, Bouna, Steve, Rémi, Adama, Cedric, Zineb, Babacar et tant d’autres... ont été abattus par la police sans que les policiers ne soit inquiétés. Pendant la révolte des "Gilets Jaunes" 14 personnes perdront un oeil et 5 autres une main. 1000 ont été condamnéEs à de la prison ferme.
    C’est le terrorisme ordinaire du patriarcat, du racisme et du capitalisme qui nous terrorise toustes et nous devons continuer de le dénoncer et l’attaquer.
    Cette opération médiatico-policière ne fonctionne pas, des comités de soutien éclosent dans de nombreux lieux et la parole se libère.
    Les fonds de cette cagnotte seront destinés à financer les frais d’avocatEs et de "cantine" de nos amiEs emprisonnéEs dans le respect des dispositions de l’Article 40 de la loi du 29 juillet 1881. Nos solidarités seront plus fortes que l’anti-terrorisme.

    Le lien vers la cagnotte : https://www.cotizup.com/soutien-8-12

    (issu de la page nantes révoltée)

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  • Opération médiatique spectacle : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations Le 2 janvier à 21:28, par Camille Z

    Deux poids deux mesures. Comme d’habitude un violent armé d’extrême droite qui bat ses compagnes passe au travers du filet :

    🔴CRIME DE SAINT-JUST : L’IMPUNITÉ HALLUCINANTE D’UN AGRESSEUR D’EXTRÊME DROITE ARMÉ

    –« Le gendarme est de mon côté » –

    Le Monde publie une enquête sur Frédérik Limol, le militant d’extrême droite qui a agressé très violemment plusieurs de ses compagnes, et qui collectionnait les armes de guerre tout en pratiquant le tir sportif. A aucun moment il n’a été inquiété, bénéficiant d’une impunité hallucinante et constante, jusqu’à commettre l’irréparable. Extraits :

    ➡️« Frederik Limol s’inscrit, en 2013, à un club de tir sportif de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). « Il venait régulièrement, plus d’une fois par mois, il n’a jamais fait état de quelque signe d’agressivité ou de quoi que ce soit » […] En 2017, il obtient sans problème de son club l’autorisation nécessaire pour constituer un dossier qui doit lui permettre d’acquérir des armes de catégorie B, parmi lesquelles trois pistolets Glock et deux fusils de type AR-15. »

    ➡️A propos de sa compagne : « il l’attrape par les cheveux, la projette au sol, la menace avec un couteau. Février 2019, c’est un coup de tête sur la terrasse. Elle s’est prise en photo : son visage est maculé du sang qui coule de son crâne. […] Quelque temps après, il lui appuie si fort le canon d’un revolver sur le front qu’elle en garde la marque pendant trois jours. Et puis il lui tire dessus dans le jardin, la rate, maltraite le chien, casse les portes. Catherine A., l’ancienne épouse, le documente devant la justice. En 2019, elle porte à nouveau plainte contre Frederik Limol, et parle dans son audition des menaces de mort et des armes. Dans un mail, il lui écrit : « Je vais te buter, toi et ta fille. »

    ➡️« Convoqué pour les violences, il déclare en rentrant de son audition que « le gendarme est de [s]on côté ». Effectivement, tout est classé sans suite, aucune vérification n’est faite sur les armes, aucune saisie ou révocation d’autorisation n’est envisagée, Alors que deux plaintes pour violences et menaces de mort ont été déposées contre lui, Frederik Limol voit même ses autorisations de détention d’armes de catégorie B renouvelées par la préfecture du Puy-de-Dôme, en octobre. »

    ➡️« Il a un profil de trumpiste à la française », décrit Me Pierre de Combles de Nayves. « Il me fait penser à ces électeurs de Trump ultra-armés, à un radicalisé d’extrême droite », corrobore Eric Maillaud. « Quand on refait l’histoire, on se dit qu’un individu comme ça, avec un tel arsenal et de telles idées, aurait pu être surveillé. Mais il n’a allumé aucun voyant du côté des services de renseignement, débordés par le djihadisme et l’ultragauche »

    ➡️« La France est le seul pays occidental à ne traiter la radicalisation que d’un point de vue islamiste. Alors qu’on est typiquement sur une personne radicalisée : il est enfermé dans son extrémisme, et produit un passage à l’acte violent.
    Violences sexistes, tentatives de féminicides, idéologie d’extrême droite et armement militaire. Malgré des plaintes et des signalements, un tel individu n’a pas été stoppé, et a même bénéficié du soutien des autorités. Dans le même temps, la police politique persécute des musulmans ou des militants qui se battent pour plus de justice et d’égalité. Pendant que l’extrême droite se prépare à la guerre, c’est "l’ultra-gauche" est présenté comme une idéologie terroriste. Le sexisme comme le racisme d’Etat ont des conséquences dramatiques. Le crime de Frédérik Limol en fait partie.

    (post de Nantes Révoltée)
    source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/02/frederik-limol-itineraire-d-une-radicalisation_6065002_3224.html

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  • Opération médiatique spectacle : l’Etat agite le spectre de l’ultra-gauche avec 7 arrestations Le 22 décembre 2020 à 12:59, par Auteur Divers

    Qui terrorise qui ?
    Prise de parole du Comité Rennais de Soutien aux InculpéEs du 8 décembre lors du rassemblement à Samedi 19 décembre à CDG contre les lois liberticides.
    Prochain RDV : Mardi 18h Place de la République.
    (...)
    Mardi 8 décembre, 9 personnes ont été interpelées par la DGSI, police anti-terroriste, à travers la France. A Toulouse, en Dordogne, en région parisienne, en Bretagne et à Rennes, pour « asociation de malfaiteurs en vue d’actes terroristes ». Deux personnes ont été libérées, 2 autres sont sous contrôle judiciaire et 5 personnes sont aujourd’hui en DP (détention provisoire) en l’attente de leur procès.
    (...)
    Ces arrestations interviennent dans un contexte de lutte sociale contre les pratiques autoritaires de l’Etat et contre les violences policières. La colère monte, alors il faut diviser. Il faut légitimer la répression. C’est un coup de com’ politique, un spectacle médiatique, c’est une Affaire qui Tombe à Pic !
    (...)
    L’antiterrorisme est une juridiction d’exception avec une cours d’assise spécialisée, des services de renseignements spécifiques et le tout centralisé à Paris. La spécificité de l’antiterrorisme est de baser des accusations sur des intentions supposées, à caractère politique. Elle a pour but de créer une catégorie terroriste et à isoler les personnes inculpées d’une quelconque solidarité. Ils placent cette étiquette sur ce qui est pour eux opportun de réprimer, afin de les traiter comme des monstres et vider le sens politique de leur pensée. C’est une manière de désigner un ennemi intérieur, qui témoigne et participe de manière spectaculaire d’un durcissement plus général de la législation.

    Aujourd’hui, QUI TERRORISE QUI ?

    Ils accusent l’ultragauche de dégradation et de casse, mais ces dernières années, combien de milliers d’humiliéEs... de traumatiséEs... d’enferméEs... de mutiléEs..., de torturéEs... et de tuéEs... ?! QUI TERRORISE QUI ?!

    On veut nous faire peur ! La DGSI met le paquet sur la contestation politique. On veut nous faire flipper d’aller en manif, on veut nous faire flipper de connaitre un ou une des inculpéEs du 8 décembre. On nous épie, on cherche le mot de trop, en fait on veut nous faire flipper de penser autrement. J’suis désoléE, mais c’est mort !
    (...)

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