On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral

Pesticides et OGMs, ni ici ni ailleurs - Actions les 4-5 mars autour de Lyon

lundi 7 mars 2022, par Echo des luttes écolo-sociales.

La multinationale du poison Bayer-Monsanto a été attaquée à plusieurs reprises et de multiples manières les 4 et 5 mars 2022 à Lyon et dans sa région.
Retours sur ces actions et quelques réflexions sur les ravages du capitalisme et de l’agro-industrie.

On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
Des militants ont réussi à détruire le grillage devant l’usine de Bayer-Monsanto. © Laury-Anne Cholez/Reporterre

🌊🦝RETOUR SUR LA MANIF ET LES ACTIONS MENÉES CONTRE BAYER-MONSANTO ce samedi à Lyon et dans sa région 💥 des images et un récit !

#ByeByeBayer #CiaoMonsanto

Plus de 2000 personnes ont manifesté cet après-midi non loin du siège de Bayer Monsanto à Lyon après 2 actions de blocage et d’intrusion sur des sites Seveso de l’agro-chimie dans la périphérie lyonnaise.

Cette manifestation appelée par les Soulèvements de la Terre, La confédération paysanne, des groupes locaux d’Extinction Rebellyon ou Youth For Climate et bien d’autres visait à venir signifier directement à l’une des multinationales les plus notoirement écocidaires de la planète qu’il est grand temps qu’elle disparaisse. La manifestation s’est déployée en fanfare, chorales, tags et slogans le long des quais avec la présence visible de nombreuses luttes locales qui ont marqué la 1re année des Soulèvements de la terre : des protecteurs-trices du bocage de St-Colomban au militant.es de Haute-Loire contre la RN88, des jardins des vaîtes qui occuperont prochainement de nouvelles terres aux anti-méga-Bassines que nous rejoindront massivement à la fin du mois lors du printemps maraîchin.

Les tentatives d’aller au pied du siège national de Bayer-Monsanto en fin d’après-midi ont donné lieu à quelques frottements embrumés et remuants avec le déploiement policier massif diligenté par la Préfecture pour protéger le monstre de l’agro-chimie. Mais les faucheurs.euses, paysan.nes, militant.es du climat, autonomes, habitant.es de territoires en lutte et autres zads regroupés dans les soulèvements de la Terre avaient décidé de prendre de l’avance sur le dispositif préfectoral.

Dès vendredi soir, le site chimique Seveso de BASF (69) à Genay avait été paralysé pendant plusieurs heures par des Faucheurs Volontaires qui s’y étaient introduit en découpant le grillage pendant que 80 autres bloquaient l’entrée du site. Il y avait trouvé, entre autre, du Fipronil - insecticide interdit depuis de nombreuses années et nocif aux abeilles.

Ce samedi matin, des faucheurs volontaires se sont postés de nouveau sans crier gare devant l’entrée du site Seveso de production de pesticide Bayer-Monsanto de Lima à Villefranche sur Saône. Cette fois, des centaines de manifestant.es en combinaison blanche les ont rejoint depuis différentes directions. La veille et après cette première action, la Préfecture avait pris un arrêté interdisant toute manifestation dans les secteurs des différents sites de Monsanto-Bayer dans la région. Des effectifs de police avaient donc été déployé préventivement partout autour de celui de Villefranche et dans les alentours. Mais ils ont été débordé. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer des gaz lacrymogènes et des flashball sur les manifestant.es à leur approche du site Seveso. Ceux-ci ont néanmoins tenté d’y pénétrer de diverses manières. Pendant que des cortèges étaient sur les rails de la voie ferrée, d’autres ont fait tomber des grilles du site, ont érigé des barricades ou défilé un peu plus loin dans le centre ville. La production du site a été mise à l’arrêt ce samedi matin ! Celui-ci produit 35000 tonnes par an de pesticides et fongicides prêt a empoisonner la terre. Chaque semaine, 150 camions chargés partent pour l’europe entière deverser leur poudres mortiféres dans les sols.

Au cours de la journée, Bayer-Monsanto s’est vanté d’être « en interaction avec plusieurs ong » mais mis en avant que le mode d’action « utilisé par les soulèvements de la terre ne laisse aucune place au dialogue ». Effectivement, des décennies d’agent orange, d’ogms, de glyphosate et un regard rapide sur l’état critique de la planète nous suffisent amplement pour considérer qu’il n’y a aucun dialogue à entamer ni à reprendre avec Bayer Monsanto. Il faut purement et simplement les désarmer, il faut qu’ils sen aillent !

Rappelons que depuis plusieurs semaines une campagne d’action contre Bayer-Monsanto avait été lancée à l’échelle nationale sous le mot d’ordre « Bye Bye Bayer - Ciao Monsanto » : ( https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/ciaomonsanto ). Celle-ci va se poursuivre avec plus de détermination encore après ces journées de convergence lyonnaise.

On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
Tag du 5 mars

// Pourquoi neutraliser/désarmer enfin Bayer-Monsanto ?

L’agriculture industrielle, chimique et génétiquement modifiée de Bayer-Monsanto est une impasse écologique, sanitaire et sociale. Bayer-Monsanto la suffisamment démontré : la firme ne respecte pas le vivant. Guidée par le gain, ses recherches en biotechnologies sont un danger. L’entreprise qui a pensé les OGM Terminator n’est pas une solution au réchauffement climatique avec ses OGM « climate-ready ». Il faut fermer ses laboratoires. Sa production continue de glyphosate est écocidaire : nous devons arrêter ses usines.

Bayer comme Monsanto se sont illustré par le passé dans leur participation aux pires horreurs de la guerre : du zyklon B à l’agent orange, leur industrie duale civile/militaire est mortifère.
Alors que l’horreur des conflits militaires vient dédoubler la guerre menée contre le vivant, laisser en activité cette multinationale est un crime que nos générations ne doivent pas commettre.

Bayer-Monsanto ne nous aura rien épargné. Dénoncée, la firme ne s’arrête pas. Condamnée, elle s’acquitte des amendes comme d’une simple formalité. Face à l’inertie politique, il faut agir. C’est aux audacieux de désarmer, en acte, cette multinationale.

Il est l’heure de protéger ce que Bayer-Monsanto n’a pas encore détruit et de soigner ce qui peut l’être. Il est temps de laisser place à l’agro-écologie et aux communs, contre l’accaparement des terres par l’agriculture industrielle.

(communiqué des Soulèvements de la terre)

- En vidéo :

https://youtu.be/vS9ZukVJH7U
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Tag 5 mars à Villefranche sur Saône contre Bayer

Des infos sur les actions des 4-5 mars à Lyon et alentour

On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
Tag 5 mars contre Monsanto
On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
Manif le 5 mars 2022 à Lyon contre Bayer-Monsanto

Tuer la Terre et ses habitants plutôt que tuer un bon business plan

Patrons, actionnaires, chercheurs, employés, commerciaux et autres mercenaires de ces entreprises écocidaires ne s’arrêteront pas tout seuls.
Ils sont drogués au fric et au pouvoir, ça leur a monté à la tête, leur cerveau c’est de la bouillie toxique.
La civilisation industrielle et son agro-industrie a plus que jamais besoin de chimie mortelle, de poisons écocidaires toujours renouvellés, d’agri-tech robotisée et aliénante, d’OGMs qui accentuent la dépendance aux industries de la mort industrielle rentable et légale.

Mais on peut et on veut se passer de biotechnologies, de robots et de pesticides, on veut sortir de la civilisation industrielle pour bâtir des mondes vivables.
A présent, les multinationales veulent « verdir » leurs poisons, ajouter à leurs négoces toxiques d’autres business à base de drones, de robots, de manipulations génétiques, de biologie de synthèse et de cultures hors sol automatisées, mais on ne veut pas de leurs produits et de leur techno-monde qui reconduisent et accentuent les dominations et les destructions.
L’Etat, le capitalisme, et leurs milices/polices défendent par la force armée leurs industries de la mort en série, ça n’arrêtera pas les activistes de tous les pays.

Le système en place mène une guerre sans pitié au vivant pour faire durer sa mégamachine, il récoltera donc une colère et une révolte à la mesure des carnages qu’il pilote.

On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
Tags à Villefranche sur Saône contre Bayer-Monsanto

Comme pour l’industrie de l’armement et les ventes d’armes aux dictatures, industries et Etats préfèrent tuer la Terre et ses habitants humains et non-humains que tuer un bon business plan.
Dans ce système étatico-capitaliste, le commerce, la valorisation de la valeur, la quête du pouvoir, la guerre perpétuelle (militaire et économique) priment sur la vie, la paix et la bonne entente.
Il n’y a plus à dialoguer et à supplier, à attendre quoi ce que soit de positif de ce système, il ne reste qu’à le combattre sans relâche et à le démanteler à la racine, tout en bâtissant des sociétés vivables dans tous les interstices disponibles.

On ne veut plus avoir à pleurer sur les cadavres de nos frères et soeurs humains et non-humains massacrés par la chimie ou les bombes, on veut rire et danser sur les ruines de la civilisation industrielle.
On ne veut plus enrager de notre impuissance face aux désastres qui se déroulent de manière planifiée, on veut que notre rage éclate partout et libère une force collective inarrêtable.

Pensées et solidarité pour les personnes blessées ou interpellées lors de ces actions des 4-5 mars.

On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
Banderole à Lyon le 5 mars, manif contre Bayer-Monsanto

Dans un article de Reporterre, Bayer-Monsanto a le culot de se plaindre du manque de dialogue et du climat de violence des contestations contre ses activités écocidaires et criminelles.
Comme s’il était possible ou souhaitable de dialoguer avec une industrie indésirable qui ne veut aucunement disparaître, qui veut accentuer son emprise via les NBIC et l’agri-tech !
Face aux multiples violences et aux innombrables destructions et pollutions immondes produites sur Terre par des firmes telles que Bayer-Monsanto, on devrait faire quoi ? Tendre l’autre joue, prier ? Faire des procès qui dureront des années pour finalement échouer tandis que les carnages continuent ? Espérer un hypothétique autre gouvernement en 2050, qui arriverait à se libérer du carcan de l’Etat et du capitalisme pour imposer l’arrêt définitif de cette industrie mortifère ?

En attendant que plus personne ne veuillent travailler pour ce type de firme, si on veut préserver un avenir vivable et pas trop noir, on est obligé de constater qu’il ne reste que la révolte et diverses actions d’auto-défense adaptées à la situation.

On ne veut pas dialoguer avec Bayer-Monsanto, on veut son démantèlement intégral
« Monsanto on va vous planter » : tag à Lyon le 5 mars, lors de la manif

Bayer, Bayer, en enfer ! Monsanto, au poteau

(slogan entendu lors de la manif du 5 mars)

LYON : LA MULTINATIONALE DU POISON BAYER MONSANTO ASSIÉGÉE

« Nous sommes le vivant qui se défend »

Bayer Monsanto. L’entreprise est une parfaite incarnation du capitalisme mortifère. Monsanto, fondé en 1901 dans le Missouri se lance dans l’agrochimie durant la seconde guerre mondiale, et produit un défoliant appelé "Agent Orange", qui sera pulvérisé massivement durant la guerre du Vietnam, empoisonnant durablement les plantes et les êtres humains. Monsanto crée le fameux Roundup, puis les premières plantes génétiquement modifiées, qui colonisent aujourd’hui l’agriculture mondiale et détruisent les sols. Bayer, entreprise allemande, se lance dans la production d’héroïne au siècle dernier, puis fabrique durant la guerre le Zyklon B utilisé par les nazis dans les chambres à gaz. Les deux entreprises ont désormais fusionné. Et un de leurs sièges se trouve à Lyon. Ce samedi 5 mars, une grande mobilisation a eu lieu contre la multinationale dans la ville et ses environs.

Dès vendredi matin, une centaine de faucheurs volontaires ont manifesté devant l’entreprise BASF, plus grande entreprise de chimie mondiale, liée à Bayer, dans la commune de Genay près de Lyon, pour protester contre l’agriculture agrochimique. Les manifestants ont mimé une hécatombe.

Samedi, jour de la grande mobilisation prévue au cœur de Lyon. Mais dès le matin, plusieurs centaines de personnes ont pris de l’avance sur la manifestation prévue l’après-midi. Une centaine de faucheurs volontaires se sont débord postés devant l’entrée du site Seveso Bayer-Monsanto de Lima à Villefranche sur Saône.

Plusieurs centaines de personnes en combinaisons blanches les ont rejoint depuis différentes directions et ont fait tomber des grilles du site pour s’y introduire. Le site a été mis à l’arrêt, mais les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes. Des véhicules de police ont été tagués. Plusieurs personnes ont été interpellées, et deux blessures par des tirs de LBD ont été signalées.

A 14H, 2000 personnes ont défilé depuis la place Valmy, contre le géant pharmaceutique et agrochimique. Le dispositif policier était massif, et empêchait d’approcher du siège de Bayer Monsanto. D’une certaine manière, la multinationale était déjà « assiégée », mais par les forces de répression. Des slogans antifascistes et anticapitalistes ont résonné, ainsi que « Agent orange, Zyklon B, on n’oublie pas on pardonne pas ». Des tags ont fleuri et des symboles du capitalisme ont été pris pour cible sur le parcours. Des affrontements ont eu lieu en fin de manifestation, sur la Place Valmy. Des drapeaux français et européens ont été décrochés d’une mairie et brulés, ce qui a focalisé l’indignation des médias aux ordres.

Le désastre est déjà là : le climat se dérègle, les espèces s’effondrent, la pollution augmente. Partout, des initiatives pour défendre le vivant et dénoncer les responsables du massacre s’organisent : la rage bien vivante d’une planète mourante. De Lyon à l’Estuaire de la Loire, défendons la nature face au capitalisme assassin.

Post Nantes Révoltée

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Tag 5 mars 2022 à Villefranche sur Saône, contre Monsanto
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Pesticides écocides, 5 mars 2022 à Villefranche sur Saône
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Des paysannes à Lyon le 5 mars 2022 contre Bayer-Monsanto

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