Noir, impasse et perd

la roulette russe

dimanche 20 février 2022, par Habeas ScorpuS.

Vous êtes mal informés.
Notre civilisation est née proche du berceau de l’humanité.
Nous ne sommes pas seulement français, pas plus que nous ne sommes uniquement européens. Nous sommes indo-européens.
Ce qui suggèrerait la révolution française comme un argument bourgeois.

Ce qui existait en Inde existe encore aujourd’hui : une tri-partition entre les « sachants », les « organisateurs », grands administrateurs et cadres militaires, puis viennent les possédants et possédés, rivés à la matière.
Autrement dit, dans la « vision » indienne, une tri-partition étagée.
D’abord en haut de la pyramide les scientifiques et religieux, puis en considération de la gestion d’un état, les militaires et gestionnaires, et, sans que cela ne soit péjoratif, la plèbe.

Noir, impasse et perd

Avant la révolution française, cette tri-partition était de facto, établie dans la même veine :
la noblesse (le roi), les écclésiastes (le clergé) et , de façon péjorative, le tiers-état.
La révolution française a changé le paradigme en simplifiant l’équation :
il est devenu binaire. Cela est beaucoup plus commode dans une perpective de clivage : diviser pour mieux régner. Ainsi, et d’autant plus de nos jours, il s’agit d’opposer le marxisme au capitalisme.

La réalité en plus cruelle : que sont devenus ces penseurs, ces scientifiques et religieux d’une grande sagesse ? Avec ce clivage, je vous laisse apprécier ce constat : la vraie plèbe souffre d’un mal qui a un nom : les possédants sont devenus les nouveaux maîtres au détriment des possédés (...). Il n’y a pas de clivage : sans penseur, la civilisation indo-européenne a régressé au point où la question d’un conscensus civisationnel se pose. Quant aux guerriers, la France, hormis Napoléon, a plus accouché d’artistes et de diplomates que de stratèges, contrairement aux Allemands.

Quel intérêt un individu a-t-il à participer à la vie sociale, à apporter sa contribution, à apporter sa pierre à l’édifice ? Je vais prendre un raccourci en évoquant Rousseau : s’il n’y a aucun intérêt pour un individu à apporter sa contribution, s’il ne voit en l’Etat qu’un inconvénient, c’est que le « contrat social » a été, d’une façon ou d’une autre, rompu.

L’objet du présent billet est de poser cette question : pour quelles raisons nous sommes nous aventurés à élaborer cette idée : la liberté ?
D’ou nous vient cette idée ? D’autant qu’aujourd’hui, contrairement à certains systèmes pointés du doigt par ces pseudo-démocraties. il fait bon vivre à Moscou citée comme troisième ville au monde ou les citoyens vivent bien (source : lemonde.fr). Moins d’instabilité, et surtout des plans pour l’avenir quand nous n’en n’avons aucun.

Je vous repose la question, si celle-ci à une réponse :
D’ou vient cette idée absurde qu’est la liberté ?

Dans tous les cas, je remercie les touristes qui ont fait le déplacement de Marseille à Bruxelles en passant par Paris. J’ai pu, à titre personnel, observer la médiocrité à l’ouvrage : 7000 policiers et gendarmes avec engins lourds ou cas où il faudrait jouer les épavistes.
Un leurre qui a permis d’observer les forces en présence.
Vous êtes prévenu.

Les possédants ont peur parce qu’il ne comprennent pas ce que le peuple entend sans le comprendre : le peuple veut sa liberté
. Si cette volonté est niée, effectivement, et nul n’est besoin de faire appel à des théories fantasques telles que les remplacements, les déplacements...
les citoyens quitteront cette nation histoire de voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.
Et la France s’effondrera par un facteur déterminé : la dénatalité, déjà à l’oeuvre.

Sans consensus civisationnel la France mourra, et l’Europe avec.
Et contrairement à ce qu’aurait dit Bède le vénérable, le colisée sera toujours là.


Forum de l’article

  • Noir, impasse et perd Le 24 février à 06:54, par Habeas ScorpuS

    Merci pour vos commentaires. Ma référence est unique : Dumezil. Quant à mon propos, il est dans la compréhension des structures symboliques européennes, pas dans la linguistique, pas plus que dans la notion de race.
    Je ne vous met pas de liens ? Vous savez vous servir d’un dictionnaire ?

    Répondre à ce message

  • Noir, impasse et perd Le 21 février à 18:32, par poulet roger

    Voilà un article bien roboratif.
    Je ne sais pas encore si je serai d’accord avec la totalité des propositions, mais en tous cas le propos est intéressant.

    Répondre à ce message

    • Noir, impasse et perd Le 23 février à 08:52, par Habeas Scorpus

      Merci pour votre commentaire. Vous m’avez fait travailler, j’ai dû regarder dans le dictionnaire la définition de « roboratif ».
      J’ai pris le temps de le faire comme vous de lire cet article.
      Si vous ne savez pas « encore » si vous êtes d’accord avec le propos ou pas, me semble moins important que le « encore » qui suggère une reflexion sur du moyen/long terme.
      Je n’ai jamais raison, l’objectif étant d’inciter à la reflexion.

      Répondre à ce message

      • Noir, impasse et perd Le 23 février à 22:53, par poulet roger

        En cuisine, un plat roboratif est un plat qui tient au corps, genre cassoulet ou choucroute. Un peu le contraire de la nouvelle cuisine où il n’y a pas grand chose dans l’assiette.

        Pour ce qui est de l’Inde, je retiens que les gitans et les tziganes sont probablement issus de cette partie du monde.
        Mais il ne semble pas qu’il y ai une « race » indo-européenne.

        J’ai eu l’occasion pour un spectacle de chercher des informations sur le siècle de Louis XIV dans les bibliothèques parisiennes. On y découvre des choses étonnantes ; par exemple il y avait des sortes de syndicats et les vieux musiciens, y compris ceux du Pont Neuf qui jouaient dans la rue, bénéficiaient d’une caisse de retraite.
        La révolution n’a pas tout inventé.
        Je n’en suis pas devenu royaliste pour autant.

        J’aurais tendance à en déduire que la vérité absolue n’existe pas.

        Répondre à ce message

    • Noir, impasse et perd Le 23 février à 19:50, par simon

      Le terme indo-européen se réfère uniquement à l’origine de langages qui en sont les héritiers et non pas aux humains. Non, nous ne sommes pas indo-européens, ce critère racial a été improprement et de façon néfaste et fantasmé, utilisé par les nazis. C’est tout.

      Répondre à ce message

      • Noir, impasse et perd Le 23 février à 21:00, par Heska

        Exactement Simon. Et pour comprendre ce qui s’est tramé derrière ce concept je recommande la lecture de « Mais où sont passés les indo-européens ? » de Jean-Paul Demoule. En Allemagne on continu d’ailleurs à parler d’« indo-germains » ! C’est dire le sérieux du truc...

        Par contre effectivement en linguistique, le proto-indo-européen est une fiction performante qui permet d’expliquer les parentés des langues en analysant les racines communes et en les faisant dériver d’une forme unique plus ancienne. Cependant aucun linguiste ne croit à son existence en tant que langue un jour parlée.

        J’ajoute que les mythes indo-européens présentent aussi de grandes proximités même si il en existe aussi entre des mythes indo-européens et africain ou américain, mais cela s’explique alors par la survivance de vieux mythes paléolithiques. Pour ceux que ça intéresse, je conseille le bouquin pas facile mais passionnant de Julien d’Huy : « Cosmogonies, la préhistoire des mythes ».

        Répondre à ce message

      • Noir, impasse et perd Le 23 février à 21:40, par Sandrine

        Cher Simon, il est clair qu’avec ce texte on pénètre dans les eaux brunes que n’aurait pas démenties Himmler. Sacré philosophe à la culture si profonde qu’il doive chercher dans le dictionnaire ce que veut dire roboratif. Quand j’entends parler de culture, je sors mon pistolet.

        Répondre à ce message

        • Noir, impasse et perd Le 24 février à 10:35, par poulet roger

          Simon et Heska palabrent, avec des arguments.
          Vous, vous éructez !

          Répondre à ce message

          • Noir, impasse et perd Le 24 février à 16:03, par Sandrine

            M. Poulet a la tête près du chapeau. Je ne parlais pas de lui, mais me référais à M. Habeas Corpus, au nom si mal choisi vu sa prose. M. Poulet ne peut ignorer le terme roboratif puisqu’il emploie le mot. Un doigt de réflexion avant de grimper aux rideaux. Ignorer un terme somme toute peu rare comme roboratif n’indique pas une fréquentation approfondie et fréquente de la littérature, ce qui mesure bien par ailleurs la valeur de ce texte. La tripartition que Dumézil avait cru reconnaître depuis l’Inde jusqu’à l’Europe est aujourd’hui fortement remise en cause. Il faut insister également qu’il n’existe pas de races humaines. Il n’existe (depuis l’extinction de Néandertal et de Denisova) qu’une race humaine qui se confond avec l’espèce. Ceci dit mention spéciale à M. Poulet qui trouve « roboratif » un texte qui cloue la liberté au pilori. Inquiétant.

            Répondre à ce message

            • Noir, impasse et perd Le 24 février à 17:21, par poulet roger

              Enfin, on est d’accord sur un point : « il n’existe pas de races humaines. »
              Sinon, roboratif ne signifie pas que j’approuve ce texte, en tous cas pas dans sa totalité.
              Un temps de réflexion est parfois indispensable avant de se faire une opinion sur un texte un peu touffus.

              Répondre à ce message

Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Partagez la page

- Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets
Pot commun en ligne pour soutenir financièrement Ricochets

Site réalisé avec SPIP | | Plan du site | Drôme infos locales | Articles | Thèmes | Présentation | Contact | Rechercher | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0
Médial local d'information et d'expression libre pour la Drôme et ses vallées, journal local de contre-pouvoir à but non-lucratif, média participatif indépendant :
Valence, Romans-sur-Isère, Montélimar, Crest, Saillans, Die, Dieulefit, Vercheny, Grane, Eurre, Loriol, Livron, Aouste sur Sye, Mirabel et Blacons, Piegros la Clastre, Beaufort sur Gervanne, Allex, Divajeu, Saou, Suze, Upie, Pontaix, Barsac, St Benois en Diois, Aurel...
Vous avez le droit de reproduire les contenus de ce site à condition de citer la source et qu'il s'agisse d'utilisations non-commerciales
Copyleft