Mauvaise nouvelle : l’Economie est prête à repartir malgré la pandémie

L’Economie hélas moins touchée que prévu par les conséquences de la pandémie de coronavirus ?

mardi 20 avril 2021, par Josée écologiste sociale.

Contrairement aux analyses d’économistes sur le journal libéral Le Monde, on ne se réjouit pas du fait que l’Economie pourrait repartir à fond dès 2022.
Non pas qu’on souhaite la misère et la précarité, mais parce qu’une économie en berne pourrait affaiblir les Etats et le capitalisme, les obliger à lâcher du lest, à nous lâcher la grappe, et pourrait inciter les peuples à se tourner vers autre chose que la reprise suicidaire du système techno-industriel (capitaliste & étatiste) qui détruit aussi bien le tissu social humain que le fragile tissu du vivant.

- voir : L’étonnante résilience de l’économie pendant la pandémie - Si la casse sociale est réelle, l’impact économique de l’épidémie de Covid-19 est bien moins violent que prévu il y a un an, analyse Eric Albert, correspondant du « Monde » à Londres, dans sa chronique.

Mauvaise nouvelle : l’Economie est prête à repartir malgré la pandémie
L’Economie est une drogue dure, les aliénés réclament leur dose de poison, quoi qu’il en coûte

On sait bien que des crises économiques et autres catastrophes ne génèrent pas forcément des prises de conscience salutaires et des actions de basculement radical, mais, à tout prendre, au stade où on en est, il reste préférable que le système économico-politique en place soit affaibli pour de bon et décrié.

La pandémie et les crises liées ne sont pas finies, tout ne se passera peut-être pas comme l’espère Gilles Moëc, l’économiste en chef d’Axa.
L’économie de marché et sa finance sont fragiles, sujettes à fortes variations dès la moindre crise, et puis les humains restent imprévisibles, d’autres révoltes pourraient aussi survenir, sans parler des mauvaises surprises du coronavirus et de ses nombreux variants.

Plus l’Economie survit, fonctionne, plus on s’accroche à elle, à ses dogmes, et plus on en est dépendant, plus elle commet de dégâts gravissimes sur le vivant en général.
L’Economie et son monde est comme une puissante drogue dure de synthèse, un sevrage, même violent, est donc préférable à l’augmentation des doses menant à la dégradation, à la dépendance totale et à la mort.

Même si c’est difficile pour l’instant à concevoir pour un esprit « civilisé » et domestiqué, l’Economie, les gadgets jetables, les incessants voyages lointains, les machins numériques (5G, IA, caméras partout, smart-trucs), les énergies industrielles, les bagnoles, les high-techs... nous manqueront moins au final que de l’eau potable, les forêts, le temps de vivre, un sol fertile, les abeilles, la compagnie de tas d’autres animaux...
Avec un sevrage plus ou moins forcé, toutes celles et ceux pour qui le « mode de vie » occidental hyper-technologique, encastré dans la méga-machine capitaliste-étatiste, aliéné, virtuel, destructeur... est « non négociable » pourrait se rendre compte que d’autres modes de vie et organisations sociales sont possibles, et des bien meilleurs.

En fait, il faudrait peut-être, comme pour les drogués et les alcooliques, organiser des sortes de camps (pour volontaires) de ressourcement et de sevrage, où les « civilisés » apprendraient à vivre décemment, dans la responsabilité et la liberté reliées à la démocratie directe permanente ?
Ainsi, ils auraient peut-être ensuite le courage de cesser à temps de réclamer ce qui détruit tout (Croissance, reprise, emplois, liberté de choix libérale et consumériste, marché du travail, concurrence, pouvoir...), et eux avec, pour se tourner vers la rébellion radicale, la résistance à la civilisation industrielle capitaliste-étatiste, la construction d’autonomies et d’auto-gestion soutenables socialement et écologiquement.

Il existe quantité de ZADs (Zones à Défendre) pour se sevrer de la civilisation industrielle tout en faisant oeuvre utile, ou sinon des camps type Scout peuvent faire l’affaire dans un premier temps pour les novices.

Mauvaise nouvelle : l’Economie est prête à repartir malgré la pandémie
ZAD : camp nature pour se sevrer de la civilisation industrielle

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