Maladies, cancers, malbouffe, guerre sont excellents pour le capitalisme, les droites adorent également

Quand les nombreux inconvénients réels d’un système l’emportent largement sur les quelques avantages supposés, on fait quoi normalement ?

jeudi 7 avril 2022, par Auteurs divers.

Les droites extrêmes (Macron, Zemmour, Le Pen, Pécresse) se contrefoutent de la malbouffe, des maladies dites de civilisation (diabète, obésité...), des cancers qui touchent surtout les plus pauvres, des risques de guerre. Ces candidats là ne jurent que par l’agro-industrie, le capitalisme et sa course aux profits au mépris de tout, le système policier, l’autortarisme, la militarisation, l’accroissement de la guerre économique qui entraîne à la guerre armée.

Maladies, cancers, malbouffe, guerre sont excellents pour le capitalisme, mais pas pour nous
Même les produits légaux et conformes de l’agro-industrie sont des poisons

🍽️AGRO-INDUSTRIELS EMPOISONNEURS

La question alimentaire n’a quasiment pas été abordée durant la campagne. Pourtant, l’actualité est criante ces derniers jours : une usine de pizzas industrielles est responsable de l’empoisonnement de dizaines d’enfants, gravement touchés, dont plusieurs sont décédés ou garderont des séquelles à vie. Des fromages industriels contaminés par une bactérie mortelle. Une multinationale du chocolat qui rappelle ses produits après des intoxications d’enfants. Cet enchaînement de scandales traduit un problème de fond : la course au profit des agro-industriels met nos vies en danger.

Les ravages de la malbouffe et les risques de l’agro-industrie sont rarement évoqués. Et les responsables sont encore plus rarement dénoncés.
Par exemple, Nestlé, propriétaire de Buitoni qui vend des pizzas qui tuent des enfants, était déjà mis en cause dans une affaire de lait pour bébés toxique il y a deux ans. Les scandales passent, l’oubli fait son œuvre.

Au delà de ces cas extrêmes, les produits transformés tuent à petit feu. L’OMS parle d’une épidémie d’obésité. En France, près d’une personne sur deux (47,3 %) « est déjà en situation de surpoids et/ou d’obésité », et 34 % des enfants de 2 à 7 ans sont en surpoids. Les modes de vies sont en cause, mais aussi ces produits remplis d’additifs, de sucres, destinés à rendre accro, et qui appauvrissent de notre flore intestinale. Aux USA, c’est déjà un problème de santé majeur, et la France suit le même chemin.

Un autre rapport pointait l’explosion du nombre de personnes diabétiques. Le nombre d’adultes souffrant de cette maladie chronique est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014, soit 8,5% de la population mondiale. Quasiment 4 millions de morts par an sont liées au diabète. C’est l’une des premières causes de mortalité. La nourriture joue aussi un rôle important dans la maladie du siècle : le cancer.

L’industrie agroalimentaire est aussi un désastre pour l’environnement. Sols remplis de pesticides, animaux torturés dans des fermes usines, rivières polluées par les rejets, notamment par les entreprises laitières. Pour couronner le tout, l’élevage industriel provoque des épidémies qui peuvent devenir incontrôlables ! Tout est lié.
Les travailleurs aussi souffrent : ce sont des métiers éprouvant, parfois dangereux, mal payés. Tout cela pour le profit de quelques uns. A l’autre bout de la chaîne alimentaire, les riches ont d’ailleurs les moyens de s’acheter de bons aliments, bio et équilibrés.

Plutôt que de polémiquer sur les plats végétariens dans les cantines – une mesure nécessaire mais insuffisante – ou parler de viande dans les discours politiques, il y a urgence à nous réapproprier les moyens de produire notre nourriture, à soutenir les petits paysans, à permettre à toutes les personnes se préserver leurs corps et leur santé.

(Post de Nantes Révoltée)

LA MALADIE (CANCERS, ETC.), COMME LA GUERRE, C’EST EXCELLENT POUR LE CAPITALISME

En ces temps de vaccination massive et d’épidémie, on repense à cette campagne de 2016 de Médecins du monde, qui avait été censurée par les autorités démocratiques.
Concernant le cancer du sein, Médecins du monde (MDM) notait :
« Le Kadcyla est indiqué dans une forme agressive du cancer du sein (HER 2 positif métastatique). Le coût du traitement est bien évidemment lié à la durée de la cure, plus ou moins longue selon la forme et le stade du cancer, la réponse des patientes et les effets secondaires. Dans l’étude EMILIA sur le Kadcyla rapportée par la Haute Autorité de Santé, la durée médiane de traitement était de 7,6 mois ; mais elle pouvait durer beaucoup plus longtemps, jusqu’à 18 ou 24 mois. Pour 18 mois de traitement, le coût estimé est de 120 000 euros par patiente. »

Concernant la leucémie :
« Le Glivec a révolutionné le traitement de cancers rares du sang et de la moelle osseuse. Ce traitement coûte entre 2 270 et 3 400 euros par mois en France selon le dosage, soit jusqu’à 40 000 euros le traitement pour un an – sachant que la durée de traitement va de quelques mois à plusieurs années. Selon Andrew Hill, pharmacologue et chercheur à l’université de Liverpool, si l’on prend en compte le coût réel de production du Glivec, auquel on ajoute le coût des autres étapes de fabrication et du transport, avec une marge bénéficiaire de 50 %, le médicament pourrait être vendu moins de 200 euros par an. Le taux de marge qui figure dans le visuel est la proportion entre le prix annuel de 40 000 euros en France et ce que nous pouvons considérer comme le coût réel de ce traitement à 200 euros (qui inclut déjà une marge...)
Cet exemple du Glivec montre que la logique à l’œuvre avec le traitement contre l’hépatite C est aussi bien présente avec les médicaments anticancéreux. Bien pire, au lieu de baisser avec le temps, le prix des médicaments anticancéreux augmente ! Ainsi, le prix du traitement annuel aux Etats-Unis est passé de 30 000 dollars en 2001 à 92 000 dollars en 2012. »

Concernant l’industrie pharmaceutique en général :
« En 2013, le marché mondial du médicament est évalué à environ 639 milliards d’euros de chiffre d’affaires (contre moins de 200 milliards de dollars en 1990), en croissance de 4,5% par rapport à 2012 [et plus de 1200 milliards en 2020 !]. Ces dernières années, l’industrie pharmaceutique est devenue l’un des secteurs qui réalise les bénéfices les plus importants. Il devance notamment le très lucratif secteur du pétrole. Les marges de bénéfice de l’industrie pharmaceutique oscillent entre 10% et 43%, c’est-à-dire que 10% à près de la moitié du chiffre d’affaire des entreprises pharmaceutiques sont des bénéfices. En 2013, les dix plus grosses entreprises pharmaceutiques du monde ont ainsi dégagé un bénéfice de plus de 100 milliards de dollars…. »

Bref, le cancer, la maladie, ça rapporte énormément. À lui seul, ce fait illustre toute l’ignominie du capitalisme. Pire encore, certaines entreprises, comme Bayer, produisent à la fois les poisons (herbicides, pesticides, etc.) et les remèdes (médicaments en tous genres, qui, certes, s’apparentent aussi à des poisons). Plus inique, tu meurs. D’ailleurs, tu meurs. Car les cancers et les maladies, on le sait aussi, sont favorisés par de mauvaises conditions environnementales (pollutions, etc.), d’où leur multiplication dans la civilisation industrielle.

À ce propos, dans un excellent article intitulé « Cancer : l’art de ne pas regarder une épidémie », publié dans le numéro 13 de la revue Z, paru en mai 2020, Célia Izoard rappelle ce fait étonnant qu’on ne « sait pas combien de cancers surviennent en France chaque année. Ce chiffre n’existe pas, il n’a pas été produit. On ne sait pas exactement combien de cancers surviennent, on ne sait pas où ils surviennent. Quand Santé publique France, l’agence de veille sanitaire, annonce, par exemple, 346 000 cas de cancers pour l’année 2015, il s’agit d’une estimation réalisée à partir des registres des cancers, qui couvrent entre 19 et 22 départements selon le cancer étudié, soit 22 % de la population. “Cette méthodologie, précise le dernier bilan publié en 2019, repose sur l’hypothèse que la zone géographique constituée par les registres est représentative de la France métropolitaine en termes d’incidence des cancers.” »

Plus loin Célia Izoard remarque :
« Dans des communes limitrophes du Haut-Jura, dix enfants de six mois à treize ans ont des cancers, apprenait-on en novembre 2019 ; de même en Loire-Atlantique, dans le voisinage de Sainte-Pazanne, où, depuis 2015, 17 cas ont été recensés dans la même zone. Un questionnaire de 47 pages a été soumis aux parents, une batterie de prélèvements a été effectuée dans l’école et autour d’un ancien site industriel voisin. Mais, une fois écartée la présence d’une source de toxicité aiguë, l’enquête s’est arrêtée en novembre 2019. Conclusion : il s’agirait d’un “regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée”. En d’autres termes, il y a bien un taux anormal de cancers, mais l’Agence régionale de santé n’a rien trouvé pour l’expliquer.

“Santé publique France assure qu’on ne peut pas faire d’études épidémiologiques à partir de regroupements de cas à l’échelle des communes, pour des raisons de méthodologie”, s’insurge Marie Thibaud, mère d’un enfant malade à Sainte-Pazanne et thérapeute familiale. “Mais, si elle ne peut pas le faire, qui peut ? Ils auraient pu aller voir quels produits sont utilisés dans les cultures agricoles aux alentours, s’intéresser aux effets cocktail. Les enfants ont le cancer, ils n’ont ni bu ni fumé, il y a forcément des causes environnementales.” Face à ce qu’elle résume comme “une volonté de ne pas chercher et de ne pas trouver”, Marie Thibaud a créé avec une trentaine de parents le collectif Stop aux cancers de nos enfants. Ils ont lancé une collecte sur Internet pour financer des analyses de l’environnement et des prélèvements sur les cheveux d’une vingtaine d’enfants, afin d’y tester la présence de 1.800 polluants organiques et 36 métaux toxiques.

En Europe, au cours des trente dernières années, les cancers de l’enfant ont augmenté de 1 à 2 % par an. En France, on recense 2.500 cas chaque année, 500 enfants en meurent. “500 enfants par an ! Vous imaginez, si un accident de bus tuait chaque mois quarante enfants ? interroge André Cicolella, toxicologue. Le problème serait pris au sérieux !” »

Il ne faudrait pas que l’on en sache trop sur les causes précises du cancer et de la maladie. Il ne faudrait surtout pas attaquer le mal à la racine et détruire la poule aux œufs d’or. Il en va du cancer comme de la guerre militaire, on le déplore, mais on l’encourage : il rapporte énormément. Le capitalisme, c’est un crime permanent contre l’humanité et la nature.

L’article de Célia Izoard : partie 1 : https://reporterre.net/Cancers-l-incroyable-aveuglement...
Partie 2 : https://reporterre.net/Cancers-des-enfants-les-autorites...

L’Occident malade est comme subjugué par les efforts qu’il déploie contre son plus intime ennemi : il admire ses hôpitaux comme des palais, se flatte de ses chercheurs devenus ses champions, défend ses médicaments qu’il donne pour des blasons. Non, cette société n’est même plus cancérigène, elle est cancérophile.
https://www.partage-le.com/2015/04/19/la-societe-cancerigene-et-les-maladies-de-civilisation

(Post de Nicolas Casaux)

Maladies, cancers, malbouffe, guerre sont excellents pour le capitalisme, mais pas pour nous
Le capitalisme absorde tout, se nourrit de tout

- Cette épidémie de cancer est à mettre par exemple en rapport avec ça :

  • 63 % des fruits, légumes et céréales non bio contaminés aux pesticides (...) « Près des deux tiers des fruits, légumes et céréales “conventionnels” contiennent des résidus de pesticides », souligne l’association, qui rappelle également que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « l’alimentation est la principale source d’exposition aux pesticides, devant la contamination de l’air extérieur et intérieur, des sols ou des poussières intérieures, l’utilisation de pesticides dans les jardins ou sur les animaux domestiques ». (...)
  • Des microparticules de plastique trouvées dans des poumons - Du plastique dans les poumons, c’est l’inquiétante découverte d’une équipe de scientifiques britanniques, révélée par le Guardian. Des microparticules de plastique ont été retrouvées dans 11 des 13 poumons analysés.
Maladies, cancers, malbouffe, guerre sont excellents pour le capitalisme, mais pas pour nous
Immobilier, pétrole, maladie, eau..., tous les marchés rentables sont investis par le Capital

On dégage toutes les droites extrêmes, et ensuite on lutte partout

Elle est belle cette civilisation gavée de progrès et de technologies qui fabrique de manière industrielle des maladies et pollutions chroniques, des « aliments » industriels néfastes pour la santé, le climat et la nature.
On dit stop pour de bon, on agit vigoureusement et collectivement pour démanteler la civilisation industrielle au lieu de juste se plaindre de certaines conséquences ?
On arrête l’élevage industriel au lieu de se plaindre après coup des pandémies et du dérèglement climatique ?
On démantèle l’industrie chimique, l’agri-tech, les mines et le nucléaire, toute l’industrie d’ailleurs, au lieu de déplorer après coup les cancers, les Lubrisol, les Fukushima, les fleuves polluées, les terres contaminées, les animaux éradiqués ?
On veut quoi ? Des emplois de semi-esclaves pour alimenter les paradis fiscaux des ultra-riches qui empilent les villas et les yachts ? Ou de l’autonomie collective pour subvenir nous-mêmes à notre subsistance hors de l’argent et du Capital ?
On veut accumuler des biens, ou se concentrer sur une base suffisante permettant une qualité de vie pour toustes ?
On veut de simples augmentations de salaires pour supporter notre aliénation et payer les médocs, des loyers exhorbitants et de l’essence, OU détruire le marché du travail et la concurrence pour auto-organiser nous-mêmes ce qu’on veut produire, comment, avec qui, pour quoi ?

P.-S.

La véritable catastrophe sanitaire, quotidienne, concerne les maladies chroniques

- Dans cet autre article, on peut noter ce passage en rapport : La véritable catastrophe sanitaire, quotidienne, concerne les maladies chroniques


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