Luttes locales coordonnées contre les petits et gros projets destructeurs et inutiles

Pour résister aux projets du développement capitaliste qui détruisent le vivant promus par Macron et son monde

vendredi 7 février 2020, par Les Indiens du Futur.

Voici un appel à la résistance aux projets de la civilisation industrielle et du capitalisme portés par le gouvernement Macron et toute l’oligarchie, toujours aux ordres du Capital et imbibés de productivisme et de systèmes autoritaires.

- Appel à résister aux 12 nouveaux projets inutiles et imposés - 12 sites de résistance locale « clés en main » à investir par de futurs activistes

- « Nous appelons à des luttes locales et coordonnées contre les projets industriels » - Emmanuel Macron a promis douze sites « clés en main » à des multinationales, pour favoriser la « reconquête industrielle de la France ». Des collectifs écologistes appellent les activistes à organiser la résistance contre ces projets inutiles à venir, souvent installés en zones naturelles sensibles.

- La carte des luttes contre les grands projets inutiles - Aéroports, fermes-usines, barrages, entrepôts, centres commerciaux… Les grands projets inutiles et dévastateurs prolifèrent en France. Face à eux, des collectifs citoyens se mobilisent pour défendre leur environnement. Reporterre publie une carte de toutes ces luttes locales, réalisée avec Le Mouvement et Partager c’est sympa. Elle servira d’outil pour celles et ceux qui veulent empêcher la destruction du monde.

Lundi 20 janvier au Château de Versailles, le président Macron a accueilli lors du sommet « Choose France » 200 magnats de l’industrie dont les PDG de Total, Coca-Cola, Netflix ou encore General Electric. Le projet est simple : les inviter à participer à la « reconquête industrielle » des territoires français en leur offrant douze sites dits « clés en main ». Un véritable « prêt-à-construire » au nom de l’attractivité et de la compétitivité, toutes les études obligatoires à mener en amont d’une installation ayant déjà été prises en charge par les collectivités territoriales. De plus, le gouvernement ne compte pas s’arrêter là : jusqu’à cinquante sites de ce genre seront révélés dans les prochains jours.

et aussi :

Le capitalisme ne peut pas être vert, il ne peut que détruire en produisant toujours plus, avec toujours plus d’énergies

Au moment même où son pays est dévasté par des méga-feux incontrôlables, anéantissant toute vie sur leur passage et rendant l’air des villes irrespirable, Scott Morrison, le Premier Ministre australien, réaffirme sans faiblir l’acte de foi du déni écologique : il y a certes un réchauffement climatique, l’activité humaine en est sans doute partiellement responsable (cela, on ne peut plus le nier). Mais brider le développement économique, renoncer à innover et à croître, est une folie qui ne ferait qu’aggraver le problème. Intelligemment repensée, la croissance fait partie de la solution. Et Scott Morrison d’annoncer en plein milieu d’incendies apocalyptiques sa détermination à développer encore l’extraction du charbon qui détruit son pays par le feu.

La vérité, c’est qu’Emmanuel Macron est le même genre d’écolo-négateur que Scott Morrison et Donald Trump.

Il faut cesser de nous reposer en nous effrayant d’un péril qui se trouverait heureusement loin de chez nous : les méga-projets « modernisateurs » de Macron sont l’annonce de nos méga-feux. Devant la folie froide d’une élite décidée à poursuivre la mise à sac de la Terre et l’exploitation des humains jusqu’à extinction, il n’est plus possible de justifier les rôles de faire-valoir.

Évidemment, ces projets industriels seront revendiqués respectueux de l’environnement : c’est le pari de l’écologie industrielle, qui affiche sa volonté de renouveler l’industrie dans une perspective écologique4. À Illange, installation de 48 hectares de panneaux solaires ; port de Dunkerque et son label « Écoport », tandis que celui de Marseille s’affiche comme « responsable » et « acteur de la transition énergétique » ; l’« Axioparc » de Drusenheim est présenté comme un projet permettant de limiter l’artificialisation des sols et s’engageant à préserver une certaine biodiversité ; quant au projet du Carnet, il accueillerait des activités « éco-industrielles ». Mais contrairement à ce qui est affiché, ces projets se font bien au détriment du vivant, et au profit des investisseurs.

le programme projette un rétrécissement des conditions de recours possibles pour les associations environnementales : il laisse le soin au préfet de choisir une consultation électronique du public plutôt qu’une enquête publique (rapport Kasbarian). Or, toutes les consultations en présentiel du public sur des projets industriels se sont soldées par des défaites d’opinion massives, comme en témoignent les trois débat publics autour du projet Cigéo à Bure en 2005, 2013 et 2019.

Et pour tous les sites, des problématiques globales se posent : tous ces investisseurs sont également parmi les plus grands responsables de la destruction de la biosphère au niveau global. Créer des pôles supplémentaires dans la production ne peut que déboucher sur un accroissement du transport maritime, le plus grand émetteur de gaz à effet de serre après la circulation automobile dans le domaine des transports. Parmi les plus gros contrats, on trouve justement MSC, la Compagnie de transport maritime connue dans sa participation à l’affaire Kohler [3], qui signe pour deux milliards d’euros la construction de deux immenses paquebots de croisière. Outre les nombreuses nuisances que génère ce genre de tourisme de masse, les détails de ce contrat dévoilés par Mediapart montrent l’enchevêtrement des intérêts publics et privés dans le capitalisme : la prise en charge des risques sociaux et environnementaux par l’État et la totale irresponsabilité des investisseurs.

- En complément, cet article :
Des terres, pas du nucléaire ! - Enquêter, s’opposer, se relier - Nous publions cette semaine, conjointement avec la revue Terrestres, la première enquête du collectif Comité Centrales dont la vocation est de produire et diffuser des « contenus théoriques, informatifs et artistiques contre le nucléaire, ses réseaux intelligents et son monde atomisé ». Partant du constat que les luttes contre les grands et petits projets destructeurs ou inutiles s’entament le plus souvent lorsque ceci sont rendus publiques et à un stade bien avancé, le collectif se propose de prendre un peu d’avance et pour cela d’enquêter. Il s’agit ici d’anticiper les futurs manœuvres de l’industrie nucléaire en scrutant les achats de terres massifs récemment réalisés par EdF.


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