Livre : Pour un anarchisme révolutionnaire - Loin de l’idéalisation de la technologie et des luttes contre normes et dominations

L’anarchisme c’est d’abord la destruction du pouvoir

samedi 1er mai 2021, par Livres en stock.

Un livre qui paraît bien alléchant en cette journée du 1er mai, pour se sortir de la mélasse bien trop réformiste et des impasses du système en place :

Pour un anarchisme révolutionnaire

Depuis ses premières formulations au XIXe siècle, l’anarchisme a toujours désigné des idées et des pratiques hétérogènes, et parfois contradictoires : des organisations révolutionnaires clandestines aux syndicats les plus légalistes, en passant par les désertions individualistes et les écoles alternatives. Aujourd’hui, imprégné par l’idéologie postmoderne, il prend majoritairement la forme de revendications identitaires. La lutte contre toutes les dominations a remplacé la lutte de classe, la dénonciation de la norme s’est substituée à l’une des visées premières de l’anarchisme : la destruction du pouvoir.

À l’inverse de cette tendance, ce livre défend un anarchisme révolutionnaire qui vise la destruction de l’État et du capital. Il ne s’agit pas de répéter les vieux poncifs naturalistes et progressistes du XIXe siècle, ni de rechercher une pureté idéologique, mais de reprendre le fil de l’histoire de ce courant de pensée et de luttes en le mettant en prise avec notre époque. Et ce, en vue de tenter de répondre à ces questions fondamentales : qu’est-ce que le pouvoir et l’exploitation ? Qu’est-ce qui y résiste ? Comment passer de la résistance à la révolution ? Que faut-il détruire et dans quel but ? Que pourrait être une société anarchiste, libérée du travail et de l’économie ?

- Livre du Collectif Mur par Mur - Editions l’Echappée - 2021

𝐄𝐓 𝐕𝐈𝐕𝐄 𝐋’𝐀𝐍𝐀𝐑𝐂𝐇𝐈𝐄 !

En ce 1er mai, journée internationale des travailleurs, où l’on commémore la lutte des anarchistes contre l’État et le capitalisme, pour la liberté et l’égalité, le massacre d’Haymarket Square et les huit de Chicago.
L’anarchisme possède une très longue histoire, dont les origines se perdent dans celles des premières sociétés humaines. Au cours de l’histoire relativement courte de la civilisation, il a revêtu de nombreux visages. On le retrouve dans la philosophie taoïste chinoise d’il y a trois mille ans et dans ce livre récemment paru chez l’Échappée, très recommandable, qui part de quelques rappels sur l’anarchisme « classique » des XIXe et XXe siècles (Malatesta, Bakounine, Kropotkine, etc.), souligne la valeur, la justesse d’une large partie de ses analyses et de ses objectifs, mais aussi son caractère naïvement progressiste, ses croyances absurdes vis-à-vis de la machine, de la technologie, et propose alors une perspective anarchiste révolutionnaire débarrassée de cet idéalisme technophile. Il comprend aussi une critique du post-anarchisme, des effets neutralisateurs et même destructeurs du post-modernisme sur l’anarchisme, de la manière dont des querelles identitaires insensées gangrènent une partie de l’anarchisme contemporain (qui, en cela, s’avère bien trop 𝘥𝘦 𝘴𝘰𝘯 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴).

(post de N. Casaux)

P.-S.

🛑 PARCE QUE LE TRAVAIL NE SERA JAMAIS UNETE

Pour une critique catégorielle du travail en tant que tel.
Le travail est une abstraction réelle, historiquement spécifique au capitalisme, irrationnelle et destructive dont le seul but est la transformation de quantités de sa forme morte (la valeur) en davantage de quantités de cette même forme.
« Le travail qui constitue la valeur est un rapport social qui naît de la transformation des activités des travailleurs en travail abstrait. Le travail concret dans ce cadre n’est dès lors qu’une manifestation phénoménale de son contraire, le travail abstrait, qui n’est lui-même ni une moyenne sociale, ni une simple abstraction, mais un aliment social du capital » (Jean-Marie Vincent)

(post de Palim Psao)

NE VOUS TROMPEZ PAS DE PREMIER MAI !

Merci, mais je n’aime pas le muguet, du moins aujourd’hui.

Si vous ne le saviez pas, en choisissant le muguet vous relayez un symbole imposé par Pétain en remplacement de l’églantine rouge. En effet, le but du Régime de Vichy était de changer le sens de cette journée de luttes contre le capitalisme et l’État, une journée initialement célébrée à la mémoire de la manifestation du 1er mai 1886 à Chicago, violemment réprimée, ainsi qu’à la mémoire des 5 anarcho-syndicalistes pendus par la suite, après un simulacre de Justice.

À coup de muguet et de propagande, cette journée a été transformée en Fête du Travail, sous la forme d’une journée chômée gracieusement offerte par nos ennemis... en remerciement pour notre soumission et notre silence les autres jours de l’année !

Bref, le muguet, non merci.

Y.Y.


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