Les poisons rapides c’est non, mais les poisons lents des aliments ultratransformés ça va pour le capitalisme et l’Etat

Se faire tuer à petit feu pour que la civilisation industrielle et ses montagnes d’argent perdurent

vendredi 21 novembre 2025, par Les Indiens du Futur.

La grande distribution et l’industrie agroalimentaire se comportent un peu comme des gros dealers de drogues dures, ils nous vendent des produits alimentaires dangereux qui rendent accrocs et malades pour se faire un max de profits juteux réalisés au détriment de notre santé.
La différence, c’est que, contrairement aux drogues, ces « aliments » toxiques sont légaux et en vente libre partout.
Et c’est la société, les peuples, qui paient ensuite les très lourds frais liés aux nombreuses maladites induites via les impôts. Et les industries pharmaceutiques, qui sont parfois les mêmes, se font un max de fric en vendant les médicaments... Vendre le poison et « l’antidote » permet cyniquement de gagner de l’argent sur tous les tableaux.

L’intoxication et l’empoisonnement légaux planifiés à grande échelle, ça rapporte ! La « nourriture » ultratransformée a un coût abyssal pour les peuples, mais c’est une poule aux oeufs d’or pour les industriels, ils n’y renonceront pas, et le système capitaliste a impérativement besoin de continuer la malbouffe pour maintenir ses taux de croissance et sa « création de valeur ». Profits privées, coûts publiques, comme d’habitude.
Le capitalisme est un fléau mortel permanent, et les Etats, ses complices, ne peuvent pas faire grand chose pour atténuer ces carnages vu qu’ils ont impérativement besoin du capitalisme pour maintenir leur propre puissance.

Les poisons notables (cyanure, ricin, plutonium...) qui tuent très rapidement ne sont pas en vente libre dans le commerce, mais les poisons lents tels que les produits alimentaires ulltratransformés garnissent tous les magasins standards et font la fortune des industriels.

Taxer la malbouffe industrielle ou diminuer sa présence publicitaire ne suffira pas, et encore moins la responsabilisation individuelle via des logos ou autre, il faudrait interdire très fortement les ultratransformés à la fabrication et la vente, et à la place proposer de véritables aliments (indemnes d’autres polluants, notamment de pesticides et de métaux lourds), accessibles pour toustes et à grande échelle. Tout en installant les conditions sociales (éducation, habitude, diminution de la pression lié à la pénibilité du travail et à son amplitude horaire, transports compris) pour que se nourrir de manière non-industrielle soit évident et accessible pour touste.
Pour avancer dans cette voie de progrès social, le démantèlement des trusts et la sortie du capitalisme semblent incontournables, et ça impliquerait aussi une reconversion totale de l’agriculture, loin des diktats de l’Etat, de la FNSEA et de ses complices de la banque et de l’industrie.

Les poisons rapides c’est non, mais les poisons lents des aliments ultratransformés ça va pour le capitalisme et l’Etat
Quelques multinationales dominent l’essentiel du marché de l’agro-alimentaire industriel

Aliments ultratransformés : comment ils ont envahi nos assiettes et nous mettent en danger

- Aliments ultratransformés : comment ils ont envahi nos assiettes et nous mettent en danger - Dans l’offre de la grande distribution, on trouve environ 80 % d’aliments ultratransformés. AVC, diabète, dépression... 43 scientifiques internationaux alertent sur les risques sur notre santé de cet adieu aux produits frais.
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Les aliments ultratransformés sont omniprésents, comptant pour environ 80 % de l’offre de produits alimentaires de la grande distribution et plus de 35 % de l’apport calorique moyen des Français
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Cette conquête de nos assiettes s’est faite sur le dos de notre santé : ces produits sont un facteur clé de l’augmentation des maladies chroniques à travers le monde
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Les aliments ultratransformés désignent l’ensemble des produits alimentaires fabriqués grâce à des procédés industriels (extrusion, moulage, préfriture…), à partir d’ingrédients peu coûteux, extraits ou dérivés d’aliments entiers. Leur signe distinctif : parmi la liste — souvent longue — de leurs ingrédients, on retrouve des additifs, des conservateurs, des édulcorants, des colorants, des émulsifiants et autres arômes
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Ces substances ont vocation à améliorer la durée de conservation, le goût, l’odeur ou la texture des aliments afin de les rendre « hyperappétissants », ce qui encourage leur surconsommation. « L’objectif, c’est de maximiser les profits »
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Leur consommation a explosé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les données étudiées par les scientifiques montrent que les ménages espagnols en achètent trois fois plus qu’il y a trente ans — ils représentent aujourd’hui 32 % de leurs apports caloriques. Des phénomènes similaires sont observés en Corée du Sud, en Chine, au Brésil et au Mexique. Aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada, les produits ultratransformés représentent plus de 50 % de l’apport calorique moyen. « L’exposition augmente partout »
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ces produits « supplantent » peu à peu les régimes alimentaires traditionnels.
Ce remplacement progressif des aliments frais et peu transformés (plus riches en fibres, en vitamines et en minéraux) s’effectue à notre détriment. Les problèmes sanitaires liés à l’ingestion de ces produits — synthétisés par les auteurs à partir d’une somme d’enquêtes nationales, d’études prospectives, de méta-analyses, d’essais contrôlés randomisés et autres études mécanistiques — donnent le vertige.
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De nombreux composés toxiques (furanes, amines hétérocycliques, hydrocarbures aromatiques polycycliques, pour n’en citer que quelques-uns) peuvent être produits lors de la fabrication des aliments ultratransformés, expliquent les scientifiques. Des substances chimiques connues pour être des perturbateurs endocriniens, comme les phtalates, bisphénols et PFAS, peuvent également « s’échapper » de leurs emballages.
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Sur 104 études prospectives de long terme analysées par le groupe d’experts, 92 montrent que la consommation de ces produits est liée à un risque accru de développer une ou plusieurs maladies chroniques. Des associations significatives ont été établies pour douze problèmes de santé, notamment l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et la dépression. Une étude menée dans huit pays suggère que les produits ultratransformés sont responsables de 4 % (en Colombie) à 14 % (aux États-Unis et au Royaume-Uni) des morts prématurées, toutes causes confondues.
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l’augmentation de la part des aliments ultratransformés dans nos assiettes ne résulte pas d’un « manque de volonté », ou de la responsabilité individuelle des consommateurs : elle est due au « pouvoir économique et politique croissant » de leurs fabricants, qui devraient être « tenus responsables » de la détérioration généralisée de notre santé.
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Leurs stratégies ressemblent, en bien des points, à celles des industries du tabac, de l’alcool et des combustibles fossiles. Elles s’appuient sur le lobbying (entre 1998 et 2020, les branches étasuniennes de Coca-Cola, PepsiCo et consorts ont par exemple dépensé 1,15 milliard d’euros à ces fins) ; l’infiltration des gouvernements et des agences de régulation (en 2024, toujours aux États-Unis, près de 65 % des lobbyistes de l’industrie agro-alimentaire étaient d’anciens employés du gouvernement) ; et enfin, la riposte juridique.
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Leur attrait prend en effet racine dans nos modes d’organisation du travail, qui grignotent le temps qui pourrait être consacré à la préparation de plats frais, et dans notre attribution disproportionnée des charges domestiques aux femmes, pour qui les plats ultratransformés peuvent faire office de soupape. Les populations précaires dépendent aussi souvent de ces produits nocifs mais bon marché.
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En France, les pouvoirs publics ne se sont pas encore saisis de la question. (...) À l’échelle européenne, il n’existe aucune définition légale regroupant l’ensemble des aliments ultratransformés, qui ouvrirait la voie à leur règlementation.

https://reporterre.net/Aliments-ultratransformes-comment-ils-ont-envahi-nos-assiettes-et-nous-mettent-en-danger

Le capitalismet et l’étatisme tuent

Il faudrait ajouter bien sûr les divers polluants éternels (PFAS, PCB...), et toute la gamme des pesticides, des métaux lourds (exemple du Cadmium) des plastiques et autres saloperies que disséminent partout l’industrie et les technologies.

Comme toujours, les intérêts du capitalisme, et de son acolyte l’Etat, passent avant la santé et l’intérêt des peuples.
Les éventuelles mesures de protection/interdiction/régulation ne sont prises, tardivement et souvent timidement, que quand elles gênent peu le capitalisme et ses industries.

- voir aussi :
La nocivité des aliments ultratransformés pour la santé confirmée par une série d’études scientifiques - Obésité, diabète, dépression… Des chercheurs établissent, dans la revue « The Lancet », l’état de la connaissance sur ces produits, et appellent les pouvoirs publics à prendre des mesures pour la santé publique. (...) Entre 2009 et 2023, le marché a crû, à l’échelle mondiale, de 1 500 milliards à 1 900 milliards de dollars (de 1 300 à 1 640 milliards d’euros).
Difficiles à identifier pour les consommateurs, les aliments ultratransformés sont obtenus grâce à des processus physico-chimiques qui modifient la texture des aliments bruts, leur goût et leur conservation. Ils contiennent généralement des additifs (émulsifiants, édulcorants, exhausteurs de goût, conservateurs et sels nitrités, sucre inverti, etc.) qui ne sont pas utilisés en cuisine traditionnelle.
(...)
Parmi les conséquences les mieux établies, la mortalité toutes causes confondues a été recherchée dans vingt études qui convergent vers une hausse de 18 %. Le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires ou l’hypertension sont augmentés des mêmes ordres de grandeur.
(...)
il n’est pas nécessaire d’avoir de preuves définitives, ni d’élucider chaque mécanisme impliqué pour prendre des mesures de santé publique, dit l’épidémiologiste Bernard Srour (Inrae), coauteur de l’analyse. Nous en savons assez pour agir. »
(...)
« L’idée est toutefois de ne pas jouer uniquement sur l’information du consommateur, qui n’est pas responsable de la situation, dit M. Srour. Il s’agit aussi de changer l’environnement alimentaire dans lequel les gens évoluent. »
Des restrictions réglementaires sur les autorisations et les quantités d’additifs sont aussi suggérées par les auteurs. Ceux-ci rappellent que le commerce d’AUT est plus rentable que les autres filières de production alimentaire et que des mesures correctives pourraient être mises en place
(...)
La diversité des moyens d’action de l’industrie agroalimentaire est considérable, détaille Mélissa Mialon (Inserm), coautrice de la troisième synthèse : « Financement de groupes-écrans, de partis ou de personnalités politiques, soutien massif à des recherches de diversion, lancement d’actions en justice pour s’opposer à des réglementations, intimidation de chercheurs ou de journalistes ou encore marketing qui fait passer [ces industriels] pour des firmes soucieuses de la santé publique, par exemple grâce à la promotion des valeurs liées au sport. »
Un chiffre permet de prendre la mesure de ce pouvoir. « En 2024, Coca-Cola, PepsiCo et Mondelez [Oreo, Milka, Cadbury, LU, etc.] ont dépensé 13,2 milliards de dollars en publicité, écrivent Mélissa Mialon et ses coauteurs, soit presque quatre fois le budget opérationnel de l’Organisation mondiale de la santé. »


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