Les murs ne servent à rien - 5e édition

25-26 septembre - Tout un week-end de lectures, films, conférences, discussions autour des migrations

mardi 14 septembre 2021, par Peytermann Chloé.

LES MURS NE SERVENT À RIEN / 5e édition /La Halle / Dieulefit / Drôme

Week-end de films, lectures, radio et conférences sur les questions de migration

Les murs ne servent à rien fêtent leurs 5 ans !

Cette année encore, nous vous avons concocté une programmation riche, faite de diversité de formes et de sujets. Les films documentaires, les lectures de textes, l’écoute publique de radio, ou les conférences ; nous vous proposons tout cela en un week-end, pour prendre le temps de s’informer et de réfléchir sur les questions de migrations.

...se rafraîchir les idées sur le droit d’asile

Entrer dans le refuge de Briançon

Enquêter à la frontière franco-italienne

Se rendre en Guinée Conakry

Se souvenir des camps français de 1939

Se questionner sur les murs de l’Europe

Regarder un siècle de photographies d’exil

Tenter de sortir des idéologies

Faire un aperçu des migrations dans le monde

Poser son regard sur le camp de Zaatari

Observer la vie au pied du mur américain...

Lors de cette édition nous ferons la part belle à la parole : Alexis Buffet, Bruno Cabanes, François Gemmene et Raphaël Krafft seront présents, pour des conférences ou des discussions.

Venez écouter, voir, débattre et penser !

Samedi 25 septembre 2021

15h30 Mini-conférence Le droit d’asile en France par Julia Briland, juriste en droit d’asile. On vous dit l’essentiel, ce sera clair et concis, promis !

16h Reportage radiophonique Quand les mineurs africains sont abandonnés dans la montagne de Raphaël Krafft (France Culture, 2017). Reportage à la frontière franco-italienne sur les pas des enfants qui se voient refuser l’entrée sur le territoire français et des maraudeurs.

16h40 Lecture d’extraits : Les Enfants de la Clarée de Raphaël Krafft (Marchialy, 2021)

Lors d’une nuit de maraude en 2017, Raphaël Krafft a été témoin de l’abandon de 4 adolescents dans la montagne au niveau de la borne frontière avec l’Italie. Trois d’entre eux étaient guinéens, comme la majorité des jeunes migrants qui passent par ce col. Marqué par cette expérience, il propose aux enfants de l’école communale de Névache (Hautes-Alpes) de partir en leurs noms en Guinée réaliser des reportages et de les aider ainsi à comprendre pourquoi tant de jeunes décident de quitter leur pays. Là-bas, il découvre un pays démuni, marqué par des années de dictature.

Lectrice : Nadine Despert

17h Discussion avec Raphaël Krafft
Il est grand reporter et a créé une radio en Afghanistan. Un profil atypique pour des reportages qui le sont tout autant. Journaliste engagé, il travaille depuis de nombreuses années sur les questions de migrations, notamment pour France Culture.

17h45 Pause

18h Film documentaire : Le Refuge d’Eloïse Paul (France, 2021). Après le passage des cols et de la frontière, les exilés arrivent au Refuge solidaire de Briançon. Comme dans tout refuge de montagne, des personnes solidaires leur offrent un lit, un plat chaud, des soins et des informations sur leurs droits, pour continuer la route. Dans ce moment de répit en huis clos, grâce aux gestes du quotidien et à l’énergie de la rencontre entre ces grands voyageurs et les bénévoles, se construit un esprit de résistance joyeuse pour surmonter la violence des expériences vécues.

19h Discussion avec Eloïse Paul, réalisatrice et bénévole, et Pauline Rey, coordinatrice du Refuge de Briançon.

19h30 Repas

20h30 Conférence ponctuée de lectures : Un pays de barbelés, dans les camps de réfugiés espagnols en France, 1939 par Alexis Buffet.

Alexis Buffet (docteur en littérature française) est l’éditeur scientifique d’un recueil de textes inédits ou non, tirés des archives de Vladimir Pozner (1905-1992). En 1939, Pozner écrivain et journaliste, d’origine russe, est engagé depuis plusieurs années dans la lutte antifasciste. A partir de Perpignan, où il est délégué du Comité d’accueil aux intellectuels espagnols, il rend compte des camps de réfugiés espagnols et de sa propre implication dans l’action et dans l’écriture.

Lectrice : Virginie Komaniecki

21h30 Film documentaire : L’Europe au pied des murs de Nicolas Dupuis et Elsa Putelat (France, 2018). Près de 30 ans après la chute du mur de Berlin, l’Europe se replie sur ses frontières. L’Espagne, la Grèce, la Bulgarie, maintenant la Hongrie, la France à Calais, et la Norvège ferment leurs frontières extérieures par un mur. L’actualité migratoire a encore accéléré le rythme de construction de ces fortifications et renforcé les contrôles. Des centaines de milliers de caméras, de capteurs, des équipements de plus en plus coûteux, des milliers d’hommes pour surveiller, et bien sûr des milliards d’euros dépensés. Malgré tous ces murs, l’Europe voit arriver plusieurs milliers de réfugiés chaque mois. Alors pourquoi continuer à les construire ? Ce film interroge la politique européenne de repli sur soi. C’est une enquête à travers l’Europe pour découvrir et comprendre la face cachée de ces murs que nous, citoyens européens, ne soupçonnons pas.

Dimanche 26 septembre 2021

10h30 Conférence : Photographier l’exil, humaniser le regard : histoire et enjeux de la photographie humanitaire, par Bruno Cabanes, à partir de son livre Un siècle de réfugiés, photographier l’exil (Seuil, 2019).

Le 20e siècle, dès ses premières décennies, a été le siècle du déplacement et de l’exode. (Première et Seconde guerres mondiales, guerre civile en Espagne...). À la suite des récents conflits en Afrique, au Moyen Orient, et en Amérique centrale, le nombre de réfugiés est en augmentation constante. Ces diverses tragédies humaines ont été accompagnées par un développement spectaculaire de la production et de la diffusion d’images prises par des individus, amateurs ou professionnels, isolés ou mandatés par des organisations dédiées au secours des populations en danger. Ce livre remet en question l’utilisation de la photographie à des fins humanitaires, certains photographes actuellement, refusent la dramatisation et la victimisation, et tentent de donner aux réfugiés un rôle déterminant dans la manière dont ils sont représentés, y compris en explorant des approches visuelles plus créatives que précédemment.

Bruno Cabanes est un historien spécialisé en histoire contemporaine. Il occupe une chaire d’histoire de la guerre à l’Ohio State University.

11h30 Pause

12h Lecture d’extraits : On a tous un ami noir de François Gemmene (Fayard, 2020). L’ambition de ce livre est de sortir des idéologies : montrer qu’il est possible de penser les migrations de manière rationnelle et apaisée, en les éclairant de réflexions et de faits qui sont bien trop souvent absents des débats. En montrant, par exemple, que les passeurs sont les premiers bénéficiaires de la fermeture des frontières. Ou que la migration représente un investissement considérable pour ceux qui partent, alors qu’ils se retrouvent souvent décrits comme la « misère du monde ». Les questions d’identité collective doivent être des enjeux qui nous rassemblent, plutôt que des clivages qui nous opposent. À condition de reconnaître et d’affronter les problèmes structurels de racisme dans nos sociétés. Après tout, on a tous un ami noir.

12h20 Discussion avec François Gemmene

Il enseigne les politiques du climat et des migrations dans différentes universités, notamment à Sciences Po (Paris) et à Bruxelles. Chercheur du FNRS à l’université de Liège, il y dirige l’Observatoire Hugo, un centre de recherche sur l’environnement et les migrations.

13h Repas

14h30 Mini-conférence : Les migrations dans le monde par Julia Briland, juriste en droit d’asile. Aperçu des mouvements migratoires globaux, ce sera clair et concis, promis !

15h Film documentaire : Kachach au desssus de Zaatari, de Bruno Pierretti (France, 2016). Dans le camp de réfugiés de Zaatari, on attend la fin d’une guerre syrienne qui n’en finit plus de durer. Parmi les exilés, une communauté s’est reformée : les Kachach, des éleveurs d’oiseaux culturellement méprisés, font revivre une tradition millénaire délaissée qui séduit de plus en plus, dans ce camp planté au milieu du désert et que nul n’est censé quitter. Car leurs oiseaux ramènent une part de rêve, en attendant la fin de l’exil.

15h15 Pause

15h30 Film documentaire : Broken Land de Stéphanie Barbey et Luc Peter (Suisse, 2014). Quelque part le long de l’immense frontière qui sépare les États-Unis du Mexique, dans un paysage désertique, une petite communauté d’Américains vit au quotidien dans l’ombre du mur érigé pour les protéger de l’immigration clandestine. Tous observent les traces laissées par le passage des migrants qui franchissent la frontière : ombres mobiles sur les caméras de surveillance, ossements blanchis par le soleil ou simples empreintes sur le sable. Pour ces habitants partagés entre la peur, la révolte et parfois, la compassion, la présence fantomatique de ceux qui ne font que passer devient une obsession.

Evénement organisé par l’association Passerelles.

Facebook : Les murs ne servent à rien 5

Contact : Chloé Peytermann

chloeterre chez yahoo.fr

06 34 17 25 17

Les murs ne servent à rien - 5e édition
25-26 septembre 2021 Dieulefit

Voir en ligne : les murs ne servent à rien 5


1 Message

  • Les murs ne servent à rien - 5e édition Le 17 septembre à 18:14, par stin

    Le logo prefet de la région sur l’affiche c’est une blague, une provocation, un parti pris ou une compromission ?
    Pour votre gouverne, des fois que vous l’ignoreriez, le préfet de région, qui est aussi le préfet du Rhone, organise la soumission et l’humiliation systémiques des personnes étrangères aux guichets des préfectures. Il coordonne la traque et l’enfermement en centre de rétention administrative, ces prisons destinées aux gens qui n’ont pas les bons papiers. Le préfet, c’est ce haut fonctionnaire qui est le représentant direct du gouvernement sur le territoire, en charge de la mise en œuvre de sa politique. Bref, quand Darmanin envoie des directives pour réclamer aux préfets plus de fermeté et de répression contre les clandestin.e.s, ils obéissent comme des bons chiens de garde. On peut dire qu’ils sont à ce titre l’incarnation du racisme et de la xénophobie d’état.
    Alors certes, les murs ne servent à rien.
    Mais vos murmures, décorés de ce logo, ne servent pas non plus à grand chose, si ce n’est à neutraliser à l’avance vos propos, si tant est que vous ayez eu une quelconque visée subversive.
    En tout cas c’est une bonne grosse claque dans la tronche de celles et ceux qui subissent, dans leurs chairs et dans leur tête, au quotidien, la violence du préfet. Et ça mérite un petit taquet sur le museau.

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