Guerre de Poutine en Ukraine : quelques rappels, éléments de réflexion et de complexité

À propos du conflit ukrainien - Contre les guerres économiques ET militaires

mercredi 2 mars 2022, par Auteurs divers.

Divers analyses et point de vue pour stimuler la réflexion, et, peut-être, dégager des idées et objectifs qui sortent des ornières et de l’agenda des Etats et des grands capitalistes.
Etre pour la paix, c’est bien, tout le monde approuve à part quelques sociopathes et trafiquants d’armes, mais veut-on réellement agir pour que la guerre, toutes les formes de guerre, disparaissent, ne soient plus envisageables ou possibles ?

Un autre magnifique exemple de propagande et de mauvaise foi.

Guerre de Poutine en Ukraine : quelques rappels, éléments de réflexion et de complexité {JPEG}Ici, la vignette inverse les rôles sous prétexte de dénoncer la propagande. On notera que c’est l’Ukraine qui s’approche de l’ourse russe dans sa grotte pour le tuer et pas l’inverse. On notera aussi la présence des petits dans les bras de la gentille maman ourse.
Pour ceux qui l’auraient oublié : sur les 70 dernières années, la Russie a envahi la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Finlande, les pays Baltes, l’Afghanistan, la Crimée, attaqué la Georgie et flingué le tiers de la population en Tchétchénie (en deux guerres d’invasion). C’est aussi la Russie qui a organisé la famine de 1931 en Ukraine, vendu (merci Lénine !) un part du territorie ukrainiens aux Autrichiens et Allemands, et ce sont les armées de Trotsky (russes, s’il vous plaît) qui ont massacrés les paysans et les anarchistes makhnistes, ces derniers n’étant pas des nationalistes ni des antisémites, bien au contraire.

Les USA et l’Otan ne sont certes pas des anges, loin s’en faut, mais faire, dans la situation actuelle, de la Russie l’innocent agressé est particulièrement sordide. Ca explique de manière plausible pourquoi l’Ukraine s’est rapprochée de l’UE et de l’otan, non ? Et pourquoi la plupart des pays de l’Europe centrale l’ont fait aussi...
Et à ceux qui me rétorqueraient que l’URSS n’est pas la Russie, je rappellerai que le pseudo-communisme n’a jamais été que l’habillage ou le prétexte du nationalisme et de l’expansionnisme de l’Etat russe.

Frederic Dufoing

Anti-impérialisme ou complicité avec l’agression russe ?

- Anti-impérialisme ou complicité avec l’agression russe ? - Relativiser la violence de Poutine au motif d’une fixation obsessionnelle sur « l’impérialisme américain » est un motif de honte pour tous ceux qui sont convaincus par le programme d’un socialisme écologique.

- Et de Sandro Milani :
Ce qui est absolument ignoble dans cette gauche qui nous empoisonne avec l’OTAN par ci, l’OTAN par la, cest qu’elle renverse honteusement les rôles de victimes et de bourreau. La victime a provoqué son bourreau, les États faibles ne doivent pas chercher à se protéger du fort, sinon c’est de la provocation. Non, en fait ça va plus loin encore car avec ces gens, les Etats et leurs peuples n’ont pas de volonté propre, pas de droits, pas de parole. Vous noterez qu’il n’est jamais dit : « plusieurs États ont rejoint ou demandent à rejoindre l’OTAN après 91 ». Non, il est parlé « d’élargissement de l’OTAN », de « stratégie d’encerclement par l’OTAN », vous savez, comme si l’OTAN était un monstre, voire un État avec une volonté propre, rampant et avançant sans que cela soit le fait d’une volonté des États qui veulent y entrer. Que je sache, les membres de l’OTAN ne forcent aucun État à les rejoindre et jamais cette gauche ne semble se demander pourquoi tant de pays ont décidé de rejoindre l’OTAN plutôt qu’une alliance avec la Russie. Jamais. Et avec cette gauche insupportable, aucun lien n’est jamais fait entre les agressions perpétrées par Poutine et l’empressement des États à rejoindre l’OTAN. Non, c’est la volonté propre du fantôme OTAN qui annexe on ne sait comment les pays, genre c’est pas limite si c’est contre leur volonté à les écouter. Les deux guerres en Tchétchénie et les demandes d’entrée dans l’OTAN ? Aucun lien. Le traitement de la Géorgie et les demandes d’entrée dans l’OTAN ? Aucun lien. L’annexion de la Crimée et les demandes d’entrée dans l’OTAN ? Aucun lien. Les crimes de Poutine en Syrie et la démonstration de sa puissance militaire et les demandes d’entrée dans l’OTAN ? Aucun lien non plus. Et puis bon, en gros la, les Géorgiens et les Bosniaques, ce qu’ils vous disent là ces gens de gauche, c’est que si Poutine vous attaque, il faudra bien vous demerder tous seuls hein. Choisir vos alliés à une époque où vous vous sentez menacés ? Naaaan, ce serait de la provocation. Enfin, si tant est que vous ayez une volonté propre, car à écouter cette gauche la, vos avis et points de vue ne comptent pas. L’autodétermination et la souveraineté, c’est bon que pour les États forts, ceux sont en conflit avec les USA, mais pas pour vous.
Degueulasse.

Guerre de Poutine en Ukraine : quelques rappels, éléments de réflexion et de complexité
Des russes courageux sont contre la guerre et contre le régime de Poutine

L’anti-impérialisme à la Poutine

- L’anti-impérialisme à la Poutine. Comment le régime autoritaire se met en scène en tant que résistant contre l’Occident, par Ernst Lohoff
« L’ennemi principal se trouve dans notre propre pays », écrivait Karl Liebknecht pendant la Première Guerre mondiale, une phrase qui est restée profondément gravée dans la mémoire collective de la gauche. La volonté de la gauche métropolitaine de refuser la mobilisation contre l’ennemi extérieur n’est pas le fruit du hasard. La société capitaliste mondiale est un ordre entièrement impérial, dans lequel le pouvoir et l’influence sont répartis de manière très inégale entre les différentes régions du monde. En conséquence, les États capitalistes centraux imposent leur rythme à la périphérie du marché mondial et déterminent généralement aussi les modèles d’interprétation hégémoniques. La guerre menée par les États-Unis contre le régime de Saddam Hussein en 2003 a également suivi ce scénario bien connu. Mais elle a également marqué un tournant historique. Les États-Unis et leurs alliés ont certes réussi à abattre militairement en un clin d’œil la dictature irakienne en voie de développement, mais la réorganisation politique a tourné au fiasco. La conscience de la mission idéologique avec laquelle l’Occident s’engageait encore dans ses « guerres des droits de l’homme » dans les années 1990 en tant que gendarme mondial autoproclamé s’est depuis lors profondément perdue.
Non pas que l’Occident ne soit plus en mesure d’imposer la suprématie de ses intérêts économiques à l’échelle mondiale. Sur ce terrain, les Poutine, Loukachenko et Erdoğan se gardent bien de défier les États-Unis et les pays de l’UE. Même les talibans victorieux se sont immédiatement transformés en quémandeurs après leur triomphe de l’année dernière et ont par exemple demandé une aide humanitaire au gouvernement allemand ; leur apparition sur le terrain de la politique identitaire est d’autant plus martiale. Les autocrates de tous bords prennent la pose de combattants anti-impérialistes et s’opposent bruyamment à toute tutelle occidentale, tout en essayant de faire des affaires avec l’Occident.
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Guerre de Poutine en Ukraine : quelques rappels, éléments de réflexion et de complexité
visuel de Nantes révoltée

⚫ À PROPOS DU CONFLIT UKRAINIEN

– Éléments de réflexion. Contre la guerre entre les peuples, pour la guerre entre les classes –

Alors que l’Ukraine est attaquée, que la propagande de guerre tourne à plein régime et que le monde est sous tension, quelques éléments de réflexion que vous ne lirez pas dans les médias dominants.

➡️Les crimes du pouvoir Russe. Commençons par une évidence : le régime de Poutine est criminel. Dans les années 1990, après l’effondrement de l’URSS, la Russie est un nouveau far west. Les biens publics sont vendus aux plus offrants, la famine est de retour, le nombre de milliardaires explose, l’espérance de vie diminue, la mafia règne dans les grandes villes. C’est dans ce chaos capitaliste que Vladimir Poutine, ancien agent de la police politique soviétique, s’empare du pouvoir en l’an 2000. Il a participé au pillage des richesses publiques, et s’est entouré de ceux qu’on appelle les « oligarques ». Il verrouille l’appareil d’Etat. Cela dure depuis 20 ans.

➡️Le régime russe tue des journalistes, emprisonne des opposants, torture nos camarades anarchistes, persécute les LGBT. Il empoisonne même parfois des personnalités gênantes avec des substances radioactives ou un produit terrifiant : le « Novishok ». En 20 ans, Poutine a réussi à éteindre la société civile, à réduire quasiment à néant les résistances. A l’extérieur, le régime réactive une politique impériale. Vladislav Surkov, stratège et idéologue du pouvoir estime que « l’empire doit s’étendre, sinon il périra ». Comment cela se manifeste-t-il ? En Biélorussie et au Kazakhstan, ces deux dernières années, les mouvement de protestation ont été écrasés avec l’appui de Moscou. En Syrie, ce sont les bombes russes qui ont massacré des centaines de milliers de personnes pour maintenir Bachar El Assad au pouvoir. En Afrique, c’est la milice Wagner, liée au pouvoir russe, qui intervient notamment au Mali. La Russie a tissé un nouveau réseau d’influence mondial, et veut préserver des États tampons à ses frontières. L’Ukraine est une zone tampon entre deux Empires.

➡️Des enjeux stratégiques. Pour l’Ouest comme pour l’Est, l’Ukraine représente des intérêts économiques. Le pays est un « grenier à blé » : une grande puissance agricole, avec l’un des meilleurs sols du monde, et 70% de sa surface en terres cultivables. Les meilleures terres sont près de la frontière russe, zones convoitées. L’Ukraine est aussi gorgée de ressources : réserves d’uranium, de titane, de minerais de fer... Elle possède un réseau de gazoduc stratégique, une industrie puissante. Comme souvent, il s’agit d’une guerre capitaliste : les enjeux sont stratégiques et économiques avant d’être « pour les droits de l’Homme » ou le « bien » de l’humanité. L’OTAN sème des guerres dans le monde entier depuis des décennies. L’Occident comme la Russie veulent garder l’Ukraine sous leur influence : c’est l’affrontement entre deux Empires.

➡️« La première guerre en Europe depuis 1945 » ? C’est ce que répètent depuis plusieurs jours tous les commentateurs médiatiques. C’est faux. Cette guerre entre la Russie et l’Ukraine dure depuis 2014, elle connaît actuellement une montée en intensité, mais elle a déjà fait des milliers de morts. Tout le monde semble avoir oublié le conflit des Balkans. 10 ans d’horreurs dans les années 1990. 130 000 morts, 4 millions de déplacés. Des crimes de guerre, des bombardements, des « nettoyages ethniques » à quelques heures de Paris. A peine plus loin, les guerres de Tchétchénie, menées par la Russie : des dizaines de milliers de morts et des villes rasées. Dans le reste du monde, de nombreux conflits ont lieu en ce moment même : Yémen, Palestine, Mali … souvent causées par l’Occident et ses alliés. La situation est déjà suffisamment grave, pourquoi cette dramatisation extrême du conflit ukrainien par les médias ?

➡️ L’Ukraine, les « gentils » de l’histoire ? La narration est presque hollywoodienne : le petit Etat démocratique menacé par l’ogre russe. Depuis la révolution ukrainienne de 2014, le pays est passé aux mains de gouvernements néolibéraux alliés des USA. Le président actuel, Zelensky, héros de l’Occident, applique une politique économique libérale, il est l’ami des ultra-riches, et par ailleurs cité dans le scandale des Pandora Papers. En Ukraine, les salaires sont faibles, les inégalités immenses. Comme en Russie, des médias et des journalistes y sont menacés. En 2021, sur décret présidentiel, trois médias qualifiés de « pro-Kremlin » sont privés de licence, à tel point que Reporters sans frontières « s’inquiète d’un usage abusif des sanctions » et appelle les autorités à « respecter leurs obligations internationales ». En 2015, le gouvernement vote une loi « interdisant l’utilisation de symboles et l’usage du terme communiste ». Le PC Ukrainien est interdit de fait : Amnesty International dénonce « un coup porté à la liberté d’expression ».

➡️Nazisme. Plus grave encore, le gouvernement ukrainien vote en 2015 des « lois mémorielles » qui réhabilitent les groupes nationalistes qui ont « combattu pour l’indépendance de l’Ukraine ». Parmi eux, des groupes armés nazis comme l’Organisation des nationalistes ukrainiens – OUN – violemment antisémite, et coupable de génocide. Chaque premier janvier depuis une dizaine d’années, des marches aux flambeaux fascistes ont lieu dans les villes du pays pour célébrer Stepan Bandera, collaborateur nazi, et chef de cette organisation pendant la seconde guerre mondiale. Le drapeau de l’OUN, deux bandes, rouge et noire, est encore présent dans la plupart des rassemblement de soutien à l’Ukraine. Dans ce pays, les néo-nazis défilent en uniforme en pleine capitale, et le mouvement « Svoboda » affiche un drapeau avec le logo de l’unité SS Das Reich. Cette unité responsable de massacres atroces de l’Europe de l’Est à la France. Le chef de de Svoboda, Andriy Parubiy, néo-nazi convaincu, a été président du parlement ukrainien entre 2016 et 2019. Et même reçu en France par le gouvernement Macron. Qui parle de ces nostalgiques du nazisme dans la rue, dans l’armée et au pouvoir ?

➡️Les groupes paramilitaires néonazis ont été en première ligne lors de l’insurrection de 2014, et sont désormais reconnus et armés par le gouvernement. Parmi eux, le bataillon « Azov ». Un régiment de 800 personnes avec ses propres véhicules blindés, son artillerie, sa compagnie de chars, validé par l’OTAN et le pouvoir. Le bataillon Azov est l’une des unités les plus efficaces au combat de l’armée ukrainienne. Enfin, le 27 février 2022, le compte officiel de la Garde Nationale ukrainienne diffuse des vidéos montrant un combattant qui trempe ses balles dans du porc, parce qu’une partie des soldats russes sont musulmans. La plupart des néonazis européens soutiennent l’Ukraine, ils y voient une guerre des civilisations entre l’Europe et l’Asie. Certains vont même y combattre. D’autres militants d’extrême droite, y compris français, se rangent derrière Poutine. Au Donbass, les supplétifs néofascistes de l’armée russe commettent des crimes de guerre. C’est un choc entre nationalismes.

➡️Brûlés vifs. Les tensions entre la minorité opprimée qui parle le russe, et la majorité qui parle ukrainien dans le pays sont meurtrières. En 2014, à Odessa, au sud de l’Ukraine, des nationalistes ukrainiens attaquent un rassemblement de communistes russophones, habitants de la ville. Ils incendient la maison des syndicats dans laquelle ils sont réfugiés, et brûlent vif des dizaines de personnes, femmes, adolescents, personnes âgées. Le massacre n’est quasiment jamais évoqué en Europe de l’Ouest. Quelques mois plus tard, des milices d’extrême droite tuent trois policiers devant le Parlement de Kiev lors d’une manifestation. Cette violence inouïe de groupes néo-nazis est tolérée et souvent protégée, car les milices sont utiles sur le front Est, face aux Russes.

➡️Racisme. Dans ce contexte, un racisme assumé s’exerce dans le pays. Ces derniers jours, les personnes noires habitant en Ukraine et tentant de fuir le conflit sont maltraitées et bloquées. De nombreux témoignages et vidéos montrent des soldats empêcher les non-blancs de monter dans les trains ou de franchir la frontière, n’hésitant pas à les menacer avec des armes. Le passage est réservé aux ukrainiens blancs. Un homme originaire d’Afrique de l’Ouest explique : « nous sommes réunis, les Marocains, les Arabes et les Noirs, et de l’autre côté, les ukrainiens. Un bus arrive toutes les 15 min pour les récupérer et nous toutes les 4h et ils choisissent qui va monter. Les frontières ne sont pas loin, elles sont à 100m à peu près ». Des femmes enceintes doivent dormir dehors par un froid glacial sans eau ni nourriture. Un tri racial par les forces armées.

➡️Poutine, le « méchant » du film. Celui qui est désormais l’ennemi absolu a pourtant des intérêts en France, et a été reçu avec les honneurs dans notre pays. Dès son arrivée au pouvoir en 2017, Macron organise une immense réception pour Poutine au château de Versailles : c’est son premier grand rendez-vous diplomatique. Durant l’été 2019, Poutine est reçu au Fort de Bregançon par le couple Macron. L’ancien bras droit de Macron, Benalla, travaille pour un oligarque russe. Comme François Fillon. Son collègue, le politicien Mariani, est un grand « ami » de la Russie. Des réseaux russes financent des partis d’extrême droite européens. Les intérêts russes sont partout chez les décideurs français, leurs alliances sont durables. En pleine guerre, le milliardaire français Bernard Arnault organise une somptueuse réception de LVMH à Moscou. La guerre est pour les peuples, pas pour les puissants. Dans ce contexte, dénoncer les rares qui prônent la paix de « soutien à Poutine » est absolument indigne.

➡️Le contrôle de l’information et propagande de guerre. L’Union Européenne vient d’interdire deux médias proches de la Russie. Comme si la population n’était pas capable de faire le tri. Comme si les autres médias étaient indépendants. L’information en Occident est sous contrôle politique. Au même moment, Poutine menace la presse russe, et lui interdit de parler de guerre mais plutôt « d’opération ».

➡️Comme en 1914 ou pendant la guerre froide, quiconque appelle à la paix dans un « camp » ou dans l’autre, est accusé d’être du côté de l’ennemi. Côté russe, il suffit de dire « non à la guerre » pour être arrêté et accusé de complicité avec l’OTAN. En Europe de l’ouest, il suffit de refuser l’escalade militariste pour être qualifié de « soutien de Poutine » voire de « collabo ». Plus aucune réflexion n’est autorisée. En 1914, Jaurès le pacifiste était décrit comme un « agent de l’Empire allemand » par la presse de droite parce qu’il refusait le conflit contre nos voisins. Il a été assassiné pour cela. La pensée binaire prépare le désastre.

➡️Pourtant, une certaine gauche, confortablement installée dans son canapé, participe à l’escalade belliqueuse. Ces gens si « bienveillants », si « modérés », si « démocrates » veulent la guerre totale. Les va-t-en-guerre de plateau télé aboient contre quiconque appelle à faire baisser la tension. Jusqu’aux écologistes, connus pour leur pacifisme bêlant, qui réclament l’envoi d’armes, totalement alignés sur la propagande atlantiste. De son côté, Macron est ravi, il va pouvoir se poser en chef de guerre et être réélu tranquillement. Fureur collective.

➡️Poutine : une stratégie sans issue. Le chef d’État russe est bien l’agresseur. Le semeur de guerre. C’est lui qui a fait le choix d’attaquer un pays. Mais sa stratégie est difficilement lisible. Veut-il occuper l’Ukraine dans la durée ? C’est quasiment impossible matériellement, et extrêmement coûteux. En est-il capable ? Va-t-il intensifier ses attaques ? Ce sera l’escalade. Et pour quel résultat ? D’ors et déjà, la Russie est exclue de certains marchés mondiaux et entre dans une crise économique profonde. Le peuple russe en est la première victime. Poutine joue son avenir politique, et pourrait faire courir des périls inimaginables s’il est acculé. En envoyant des armes, en bloquant l’économie russe, l’Europe est déjà, de fait, en guerre contre la Russie. La situation est donc très incertaine.

➡️Que faire ? L’Ukraine est un front d’une guerre mondiale que se mènent les puissances capitalistes. Derrière cette soi-disant mission de « maintien de la paix », c’est une affrontement entre empires qui se joue à l’est de l’Europe. Quelles prises avons nous sur les décisions des puissants ? Que faire face à la violence incommensurable des armes ? Comment agir face à la bêtise sanguinaire du militarisme et du nationalisme ? En Ukraine, des anarchistes appellent à combattre les russes, et ont déjà constitué des brigades, en prenant l’exemple Kurde. Il semble que la principale force à même de changer la donne est le peuple russe. Le Kremlin est terrorisé par sa population : des milliers de personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté ces derniers jours. Un soulèvement en Russie serait la meilleure option face au bain de sang.
Et à l’extérieur ? Des appels à saboter les intérêts impérialistes et à cibler les lieux du pouvoir russe circulent. Il faudrait surtout faire taire les nationalistes et les « va-t-en guerre » de tous bords qui nous mènent au précipice. Face au désastre écologique, économique et politique mondial, une guerre permet aux gouvernants en difficulté de consolider l’édifice social, de resserrer les rangs. L’urgence serait de démilitariser les Etats. Les puissants du monde sont des paranoïaques dangereux qui doivent être désarmés et mis hors d’état de nuire au plus vite, pour le bien des êtres vivants sur cette terre. Révolution ou barbarie.

(post de Nantes Révoltée)

Contre la guerre entre les peuples, pour la lutte radicale contre l’Etat-capitalisme

L’objectif de « guerre entre les classes » revient souvent à gauche.
Est-ce encore le bon mot d’ordre à l’heure où le capitalisme a étendu ses tentacules matérielles et idéologiques dans toutes les classes sociales ?
Est-ce que attiser la guerre entre les classes ne pourrait pas renforcer et légitimer l’existence des classes ainsi que l’ordre social délétère qui va avec ?
Attiser la guerre entre les classes sociales dans l’objectif, futur et ultérieur, de supprimer les classes, n’est-ce pas un peu paradoxal et hasardeux ?

Il n’y a plus de grande classe vouée à la révolution contre le capitalisme. Toutes les classes sont contaminées jusqu’à l’os par l’idéologie capitaliste, étatiste, productiviste, extractiviste, par le culte du progrès, du travail et de la croissance.
Dans les classes les plus exploitées comme dans les classes bourgeoises, la plupart des gens raisonnent dans le cadre de la civilisation industrielle (l’Etat-capitalisme) et ne visent que des aménagements pour défendre leurs intérêts, ils ne veulent pas détruire et remplacer la mégamachine, ils veulent la rendre moins « méchante », éthique et décarbonée (lol), avec une moins mauvaise répartition des « richesses » produites par la techno-industrie qui ravage l’ensemble des humains et des écosystèmes, et même le climat !

Donc ne devrait-on pas parler plutôt de l’alliance des révoltés anti-capitalistes et anti-Etats issus de toutes les classes ? Une alliance des personnes et des groupes qui veulent un véritable basculement.

La civilisation industrielle mène en permanence une guerre économique sans merci contre la nature et les humains. Par moment cette guerre économique et sociale sanglante se mue en guerre militaire épouvantable. La paix n’existe pas tant que règnent les Etats et le capitalisme.
Avec les catastrophes climatiques en cours et les pénuries d’énergies et de matières premières en vue, les guerres militaires en tout genre risquent bien de se multiplier si on ne lutte pas férocement pour changer radicalement de société. En effet, les Etats ayant des difficultés d’approvisionnement et disposant d’une armée puissante ne se priveront pas de l’utiliser pour annexer par la force militaire les ressources d’autres territoires si les voies de l’argent ne suffisent pas.
Les Etats et leurs arsenaux, comme il l’ont toujours fait, continueront de défendre leur existence sinistre via la guerre néo-coloniale, l’appropriation brutale, l’extermination, les carnages et la répression.

Aussi, si on veut éviter les éruptions spectaculaires des guerres militaires, il faut lutter contre la guerre économico-sociale permanente, et donc lutter partout pour la disparition des Etats et du capitalisme, que ce soit en tant de "paix" ou en tant de guerre militaire.
Etre pacifiste et pour la paix entre les peuples implique forcément de lutter pour la disparition des Etats et du capitalisme.
Tout autre discours est incohérent, mensonger ou manipulateur. Le discours TV du Roy Macron de ce mercredi 2 mars en est un bon exemple.
Les Etats, leurs armées, leurs armes fabriquées en masse par les industries capitalistes, leurs économies productivistes en concurrence qui ravagent tout, ne sont pas des solutions, ce sont le problème.

En Ukraine la guerre a été déclenchée par la tyrannie poutinienne, à présent c’est bien plus compliqué d’arrêter la machine à broyer et détruire. Et pourtant, au lieu de surenchère dans la guerre, il faudrait faire pression partout sur les Etats, gouvernements, dirigeants, systèmes économiques, intérêts matériels et financiers pour l’arrêt de la guerre, et aussi, en même temps, pour la mise au rebut de la civilisation industrielle. C’est une seule et même lutte.
Mais ce n’est pas facile bien sûr, car la mégamachine et ses technologies s’autonomise, les résistances sont minoritaires, la répression policière est vite féroce (et encore plus vite en Russie), les masses préfèrent fermer les yeux comme d’habitude ou se laisser bercer par les discours conventionnels des médias dominants et des gouvernements de tous les régimes en place (dictatures, régimes autoritaires, fausses démocraties telles que la france).
Les masses s’horrifient, à raison, de la guerre militaire et de ses conséquences humanitaires/écologiques, mais les masses ne semblent toujours pas vouloir s’horrifier des structures sociales qui préparent, appelent et causent toutes les guerres, à savoir les Etats et le capitalisme. Au contraire, les masses veulent continuer à voir le capitalisme comme indépassable et naturel, et les Etats comme des facteurs de sécurité et d’endiguement des (soit-disant) "excès" du capitalisme. C’est pourquoi on s’enfonce dans l’horreur et les destructions sans fin.
Car il est impossible de se sortir d’un problème en continuant de renforcer ce qui le cause.

Que les gouvernements, les haut-fonctionnaires d’Etat, les généraux, les oligarques, les fabriquants et vendeurs d’armes, les dirigeants et actionnaires de multinationales partent au front pour défendre l’Ukraine, qu’ils se battent les armes à la main pour tenter de "rattraper" les désastres qu’ils ont provoqués. Je n’irai pas à leur place, je n’ai aucune envie de tuer et de risquer de me faire tuer pour tenter de limiter l’ampleur du désastre qu’ils ont longuement et obstinément fabriqué contre ma volonté, je n’irai pas crever pour du gaz, des minerais ou du pétrole. Je me battrai sur d’autres fronts, ceux qui visent à rendre toute guerre d’ampleur impossible.

Et aussi, que les dirigeants et businessman puisent dans leur montage d’or pour aider les réfugiés, qu’ils prélèvent du fric dans leurs paradis fiscaux pour aider les blessés, les estropiés et enterrer les morts, qu’ils rendent l’argent qu’ils ont extorquée partout par la guerre économique ou militaire.
Exproprions- les, virons-les, détruisons leurs empires (autrement que par la guerre) pour que la machine de guerre mondiale s’arrête.

A.

- PS :
Ouvriers des usines Dassault et des autres industries d’armements : quand est-ce que vous lutterez pour le démantèlement des usines d’armes au lieu de lutter pour la hausse de vos salaires dans ces usines de mort ? (rappelons au passage que la dictature égyptienne, entre autre, est friante des avions Rafale...)

Les féministes russes contre la guerre de Poutine

- En Russie, les féministes descendent dans la rue contre la guerre de Vladimir Poutine - Le texte présenté ci-après est un manifeste de féministes russes unies contre la guerre et l’occupation en Ukraine. Dans la Russie contemporaine, le féminisme est l’un des rares mouvements d’opposition à ne pas avoir été détruit par les vagues de persécution menées par le gouvernement de Vladimir Poutine. À ce jour, plusieurs dizaines de groupes féministes militants sont actifs dans au moins 30 villes de Russie.
Dans ce texte, des féministes participant aux manifestations anti-guerre dans tout le pays appellent les féministes du monde entier à s’unir contre l’agression militaire déclenchée par le gouvernement de V. Poutine. La Résistance féministe anti-guerre est une campagne anti-guerre lancée par des féministes russes. Elle dispose d’un canal Telegram où sont disponibles de plus amples informations (en russe).

🇺🇦 QUEL AXE DU BIEN ? 🇺🇦

Depuis le début de la guerre lancée par Poutine, nous avons apporté notre soutien à la population ukrainienne et réaffirmé notre opposition à la guerre. Tout en rappelant que l’impérialisme européen et américain, via l’OTAN, était une partie du problème et qu’il porte des responsabilités dans cette escalade.
Nous constatons que l’élan de solidarité envers l’Ukraine est très large, et prend parfois la forme d’un soutien assez binaire présentant la Russie comme le mal absolu et l’Ukraine comme les gentils démocrates attaqués par la dictature.
Nous devons de fait, avant tout, rappeler que les interventions étrangères menées ou soutenues par les USA ou la France et suivies par le Royaume-Uni, l’Allemagne et leurs alliés ont tué des centaines de milliers de personnes, détruit des nations et contribuent à l’exil forcé de milliers de personnes.
Ces 4 pays représentent accessoirement les 4 plus grands vendeurs d’armes au monde.
De plus, la façon dont les pays du nord traitent les exilés en les laissant mourir en Méditerranée et en les enfermant dans des camps, de la Grèce aux Usa, et dont l’Occident asphyxie les pays d’origine dans le sud global ne lui donne aucun droit à donner des leçons d’humanité.
La vision du camp occidental comme “l’axe du bien” nous paraît donc assez peu réaliste.

Elle est surtout dangereuse car elle occulte une partie très sombre de la situation ukrainienne depuis plusieurs années.
En effet, si le pays n’est pas juste "un repère de nazis" comme essaie de l’expliquer Poutine pour justifier son injustifiable offensive militaire, il n’empêche que le racisme, et notamment l’antisémitisme et l’antitsiganisme, occupent une place importante et très inquiétante dans la société ukrainienne. Et plus particulièrement dans les forces capables de résister à l’invasion russe.
Parmi ces groupes il y a notamment le bataillon Azov, ouvertement néo nazi, qui s’est illustré en montrant il y a quelques jours une vidéo où ils enduisaient leurs balles de graisse de porc dans l’objectif de les tirer sur les soldats tchétchènes (musulmans)...
Ce groupe n’est pas marginal au sein de la société ukrainienne, il fait même partie intégrante de l’armée depuis 2014. Il soutient l’État d’Israël et aurait même obtenu l’appui de Tsahal.
Il essaye de se donner une image plus acceptable, mais ceci n’empêche pas ses militants de prôner la lecture de “Mein Kampf”, “du protocole des sages de Sion” ou de porter des insignes nazis.
Toutefois, l’alliance électorale d’extrême-droite, composée de Svoboda et du Secteur droit, a fait de faibles scores aux élections ukrainiennes. Contrairement à son voisin polonais où elle détient le pouvoir : la Pologne compte elle aussi des milices fascistes aux côtés de son armée régulière.
Ne minimisons rien.
Les nationalistes ukrainiens, idéologiquement inspirés par Bandera collaborateur du régime nazi et père du nationalisme ukrainien moderne, ont eu un rôle de terrain indiscutable durant la révolte de l’Ukraine.
Ils avaient même obtenu des sièges au gouvernement provisoire de l’après Maïdan dont la vice-présidence, les ministères de l’agriculture, de l’écologie ainsi que celui de la défense.
L’Ukraine et la Pologne constituent aujourd’hui deux des bases les plus importantes pour l’entraînement de toutes les branches les plus radicales de l’extrême-droite.
Les répercussions pourraient être désastreuses dans toute l’Europe à moyen et long terme, encore plus avec le soutien militaire de l’OTAN.
Nous avons également vu des images insoutenables de personnes voulant fuir l’Ukraine et qui se voyaient refuser de monter dans des trains ou de passer la frontière polonaise, pour la seule raison qu’ils étaient noirs...
Des étudiants indiens se sont vus infliger la même discrimination, les médias indiens en font état.
Ne pas visibiliser ces horreurs de peur de minimiser le soutien à une population attaquée, c’est la pire des stratégies, et un marqueur idéologique d’une Europe raciste.
In fine elle ne fera que renforcer le racisme et l’intolérance, que ce soit du côté ukrainien, du côté russe et même en Europe.
Nous nous devons de combattre les horreurs de la guerre tout autant que les horreurs liées aux impérialismes, plus particulièrement le racisme et ce peu importe d’où il émane.
Pour finir, gardons nous de considérer Poutine comme un antifasciste et gardons nous de toute indignation sélective : la compagnie de mercenaires nommée Wagner qui intervient dans plusieurs conflits à l’échelle mondiale pour le compte de la Russie est elle-même fondée et crée par un néo-nazi notoire : Dimitri Outkine.
Si le Kremlin est prêt à engager ce groupe pour faire le “sale boulot”, c’est tout aussi dangereux.

(post de Cerveaux non disponibles)

PROFITEURS DE GUERRE

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels  », écrivait Anatole France il y a 100 ans. Rien n’a changé.
Le journal économique Les Echos se félicite que des vendeurs d’armes français fassent exploser leur valeur en bourse : ce lundi, l’entreprise Thales a réalisé fortes hausses des transactions, avec un gain de 13%, et le fabriquant d’avions de guerre Dassault a fait +10%. Les marchands de canons sont boostés par la guerre en Ukraine. Pour le fabricant du Rafale, « c’est presque du jamais vu » selon les Echos.
Le journal cite, cyniquement, le dicton boursier « acheter au son du canon », en attendant le « vendre au son du clairon ». Faire des profits en temps de guerre et vendre ses actions lorsque la paix revient. Il ajoute : « l’heureuse période des dividendes de la paix est terminée, depuis longtemps ». Le capitalisme prédateur se régénère par la guerre.
De nombreux milliardaires ont augmenté leur fortune pendant la « guerre sanitaire » contre le Covid. D’autres vont faire des profits sur la guerre en cours. A chaque fois, ce sont les peuples qui paient le prix du sang et des larmes.

(post de Nantes Révoltée)

« La guerre et la construction de l’État en tant que crime organisé »

- « La guerre et la construction de l’État en tant que crime organisé »

Une des principales choses que la guerre en Ukraine fait ressortir — et dont, pourtant, mais sans surprise, personne ou presque ne parle — une des principales choses qu’elle devrait nous amener à réaliser et discuter, c’est que nous vivons toutes et tous dans des organisations sociales sur lesquelles nous n’avons essentiellement aucun contrôle. Ce n’est pas le peuple russe qui a déclaré la guerre en Ukraine, mais les autocrates à la tête de l’État russe. Ce n’est pas la population française qui a décidé d’envoyer des armes et du matériel militaire en Ukraine, mais les autocrates à la tête de l’État français ou de l’Union européenne. Etc. L’État est un type d’organisation sociale fondé sur la dépossession politique du plus grand nombre. À partir du moment où nous tolérons sans mot dire ou, pire, où nous nous réjouissons de vivre dans des organisations sociales dont l’échelle dépasse massivement la taille compatible avec la démocratie — la seule véritable démocratie, la démocratie directe —, dans lesquelles quelques poignées d’individus sont en charge de tout planifier, y compris nos existences, quel sens y a-t-il à déplorer leurs effets ? (La guerre, les inégalités et les injustices se rient des humains qui les déplorent tout en chérissant leurs causes).
Soit nous parvenons à démanteler ces organisations sociales démesurées, inhumaines, soit toutes sortes de maux vont continuer d’en jaillir.

« Si le racket en échange de protection représente la forme la plus manifeste du crime organisé, alors la guerre et l’État — quintessence de ce type de racket avec l’avantage de la légitimité — apparaissent comme les plus grands exemples de crime organisé. »

Et aussi

  • Solidarité anarchiste avec les ukrainien.ne.s piégé.e.s dans le conflit avec l’Etat russe et nos camarades sur place - La situation s’est particulièrement aggravée ces derniers jours poussant les habitant.e.s d’Ukraine à des choix terribles face aux troupes, aux bombardements des tanks et de l’aviation russe. Alors que la mobilisation générale a été décrétée par le président Volodymyr Zelensky, nos camarades sont en danger, de vivre la guerre, puis l’occupation.
  • Sur la guerre en Ukraine et la dépossession (...) Pour le dire autrement, tant que nous n’admettrons pas que le monde moderne nous dépasse largement, est massivement hors de notre contrôle, que plus rien, ou presque, n’est à la mesure de l’être humain, que la liberté dont on nous rebat les oreilles est une chimère, qu’à moins d’une refonte radicale, d’un démantèlement de l’organisation sociale planétaire dominante, d’un retour à des sociétés à échelle humaine, aucun des nombreux problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ne saurait être résolu, nous parlerons essentiellement pour ne rien dire.
    (...)
    Pour le dire encore autrement, le sentiment de liberté que certains peuvent ressentir découle de leur identification à l’État ou au développement technique, à la machine — aux puissances qui les dominent. Ce sont elles qui sont libres, pas nous.
  • Navire de combat russe, va te faire foutre ! - Action de solidarité avec le peuple ukrainien - Action de solidarité avec le peuple ukrainien ce matin devant l’ambassade de Russie.
  • Ukraine : que penser quand on déteste Poutine, l’OTAN, la guerre et nos dirigeants ? - L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe à l’initiative de Vladimir Poutine le 24 février dernier fait craindre un embrasement incontrôlé de l’Europe et fait resurgir le spectre d’une guerre totale sur le continent, voire d’une première guerre nucléaire d’ampleur. La classe laborieuse européenne et russe est malheureusement très concernée, malgré elle, puisque comme toujours, c’est elle qui se retrouve sous les bombes et c’est aussi elle qui est envoyée en chair à canon, bien qu’on ne lui demande jamais son avis avant le lancement d’aventures guerrières absurdes. D’ici, pas toujours facile d’y voir clair. L’occasion de prendre un peu de recul et de remettre un peu de contexte dans ce foutoir meurtrier.

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