Gaza : 83% des gazaouis assassinés sont des civils, flotille humanitaire menacée par les fascistes israéliens, soutien internationaliste à Gêne, jeunes Refuzik israéliens...

Le génocide israélo-américain continue sans pause

mardi 2 septembre 2025

Ce génocide en direct qui dure et s’éternise, qui rend là-bas la situation désespérée et insoutenable crée des plaies béantes.
Ne pas détourner le regard est le premier pas.
Renverser les régimes autoritaires et complices ici est le deuxième.
Un génocide concerne tout le monde, le mouvement du 10 septembre portera forcément Gaza dans son coeur. La colère et l’impuissance cumulées trouveront à s’exprimer pour dépasser la peur et le découragement, peut-être vers un mouvement puissant qui marquera l’histoire, qui sait ?

Gaza : 83% des gazaouis assassinés sont des civils, flotille menacée par les fascistes israéliens, soutien internationaliste à Gêne, jeunes Refuzik israéliens...

Les fascistes israéliens menacent la flottille pour Gaza, les dockers de Gênes promettent des représailles en cas de répression

Les membres de la flottille « regretteront d’être arrivés ici » menace Israël. « Si nous perdons le contact avec nos camarades, même pour 20 minutes, nous bloquerons l’Europe » répondent les dockers

Après avoir attaqué deux navires humanitaires dans les eaux internationales cet été, Israël fait face à une flottille pour Gaza composée de dizaines de navires, qui vont à leur tour tenter de briser le blocus imposé à l’enclave palestinienne. Cette armada nommée « Global Sumud Flotilla », qui prend actuellement la mer depuis l’Espagne, la Grèce, la Sicile et la Tunisie, est violemment menacée par les fascistes israéliens.

Le 31 août, une réunion à huis clos s’est tenue dans la résidence officielle de Netanyahou, pour réfléchir aux manières de stopper la flotte pour Gaza. Le ministre de la Sécurité nationale, le fasciste Itamar Ben-Gvir, souhaite utiliser l’arsenal anti-terroriste pour frapper les équipages des navires internationalistes. Il prône une « stratégie dissuasive » beaucoup plus dure que celle qui a visé les précédents navires, qui avaient pourtant été pris d’assaut par des soldats israéliens, qui avaient kidnappé et emprisonné toutes les personnes à bord.

Ben Gvir trouve que ce n’était pas assez : un court passage en cellule avant un rapatriement en avion était trop « doux » selon le ministre, qui préfère utiliser de véritables méthodes de terreur. Un journal israélien explique que le ministre veut « détenir les militants dans des conditions dignes de prisonniers terroristes – sans télévision ni radio, sans repas de qualité supérieure et avec une détention prolongée plutôt qu’une simple garde à vue d’une nuit ».

Les prisons citées par Ben Gvir sont décrites comme des « enfers carcéraux » par les détenus palestiniens qui y ont séjourné. Le ministre estime que « après plusieurs semaines dans les prisons [antiterroristes] de Ktzi’ot et Damon, ils regretteront d’être arrivés ici. Nous devons leur ôter la volonté de tenter une nouvelle fois leur chance ». Le ministre veut aussi créer un fichier de « chaque individu [membre de la flottille] ». Il menace donc ouvertement des ressortissants européens de détention inhumaine, certain de son impunité.

Le 31 août, le syndicat des dockers de Gênes a publié une vidéo virale dans laquelle il promet des représailles en cas de répression de la flottille. Un salarié du port italien, membre de l’USB – Union des syndicats de base – déclare : « Si nous perdons le contact avec nos bateaux, avec nos compagnons ne serait-ce que pendant vingt minutes, nous bloquerons toute l’Europe ».

« Je tiens à le dire clairement à tous » souligne le syndicaliste depuis une scène installée dans le port à l’occasion du départ de la flottille. « Vers la mi-septembre, ces bateaux arriveront près des côtes de Gaza » explique-t-il, en cas de répression, la réaction sera immédiate : « Avec notre syndicat USB, avec tous les dockers présents sur place, avec toute la ville de Gênes, 13.000 à 14.000 conteneurs quittent cette région chaque année pour Israël ; pas un seul clou n’en sortira ». « Nos filles et nos garçons doivent rentrer sans une égratignure » conclut le docker.

Les ouvriers portuaires sont un maillon crucial du commerce mondial, et ont plusieurs fois manifesté leur soutien à la Palestine. En juin, les dockers du port de Fos-sur-Mer, près de Marseille, ont empêché l’embarquement de 14 tonnes de pièces détachées pour fusils mitrailleurs destinées à Israël : « Pas question de participer au génocide en cours orchestré par le gouvernement israélien » avaient-ils affirmé. Le « conteneur rempli de maillons […] avait été mis de côté » et les ouvriers ne l’ont pas chargé sur le bateau expliquait un communiqué.

Le même navire devait ensuite accoster à Gênes, mais là aussi, les travailleurs locaux avaient pris le relais, en organisant un rassemblement à l’entrée du port. Dans cette ville, dès 2019, les dockers protestaient contre les cargaisons d’armes saoudiennes destinées à la guerre au Yémen. Depuis, les travailleurs du port se sont organisés en collectif et se mobilisent régulièrement pour refuser la complicité de crimes de guerre, ils ont déjà refusé de charger des conteneurs pour Israël en 2023.

L’été dernier, un gigantesque pétrolier militaire, battant pavillon des États-Unis et pouvant transporter 300.000 barils de carburant, sillonnait la Méditerranée pour se fournir et ravitailler l’aviation de guerre israélienne. En Espagne, le navire avait été empêché d’accoster à Gibraltar suite à la mobilisation de collectifs pour la Palestine. Le 30 juillet 2024, il n’avait pas pu s’arrêter dans le port.

Hors d’Europe, d’autres actions ont eu lieu. Le 20 avril dernier, à Tanger, grand port du nord du Maroc, 1500 personnes ont manifesté contre l’accostage d’un navire affrété par l’armateur danois Maersk : un porte-conteneur suspecté de transporter des pièces d’avions militaires vers Israël. Les dockers de Tanger ont refusé de charger le matériel.

La guerre repose avant tout sur la logistique : fabrication et fourniture d’armes, ingénierie, carburant, transport… Sans les travailleurs et les travailleuses, aucune opération militaire n’est possible. La grève et le blocage ont toujours été les meilleurs moyens d’empêcher les massacres militaristes et les génocides. Lorsqu’elle applique l’internationalisme, la classe ouvrière peut arrêter les guerres capitalistes et coloniales.

- source, avec liens : https://contre-attaque.net/2025/09/02/les-fascistes-israeliens-menacent-la-flottille-pour-gaza-les-dockers-de-genes-promettent-des-represailles-en-cas-de-repression/

- NOTE : ce geste fort des dockers de Gênes devrait être la « norme », et pas l’excpetion.« Rêvons » un peu : et si la classe ouvrière des dockers français bloquait tout à partir du 10 septembre dans les ports de marchandises, pour en même temps participer à Bloquons tout et faire pression sur la France et l’Europe par rapport à l’absence de sanctions visant Israël ? Ce serait grandiose !
Rêvons davantage, et si les dockers d’autres pays européens (Allemagne, Pays Bas...) bloquaient également leurs ports pour Gaza et pour soutenir la révolte en France ?

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⛵Déclaration des Dockers de Gênes🛑

[...] Si nous perdons le contact avec nos vaisseaux, nos camarades, même pendant 20 minutes, nous bloquerons l’Europe.
Avec le syndicat USB, avec tous les travailleurs portuaires, avec toute la ville de Gênes.
13 000 à 14 000 conteneurs quittent cette zone chaque année pour Israël.
On ne laissera pas un seul clou s’échapper.
On va lancer une grève internationale, on va bloquer les rues.
On va tout bloquer.
Nos filles et nos garçons doivent rentrer sans une égratignure, et tous nos biens, qui appartiennent au peuple, même la dernière boîte, doivent atteindre où ils devraient aller [...]
Des travailleurs portuaires de Gênes, après le départ vers Gaza des premiers bateaux de la flottille mondiale sumud.

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Gaza : 83% des morts sont civils selon l’armée israélienne elle-même

Et autres chiffres sur le génocide en cours

À Gaza, 83% des personnes tuées par l’armée israélienne depuis octobre 2023 sont des civils. Quelle est la source de ce chiffre accablant ? L’armée israélienne elle-même.

L’information provient d’une enquête du magazine israélien +972, de Local Call et du journal anglais The Guardian, basée sur les chiffres d’une base de données classifiée. Ce document interne à l’armée coloniale recense les morts de combattants palestiniens. En comparant ce chiffre au nombre total de morts recensés à Gaza, les enquêteurs ont calculé que plus de 8 morts sur 10 dans l’enclave palestinienne n’étaient pas des combattants.

Pour quiconque s’intéresse à la situation palestinienne et s’informe sur le génocide en cours à Gaza, ces chiffres sont une évidence, et ils sont très probablement sous-estimés, car ils se basent sur les décès recensées, alors que le système de santé et l’administration à Gaza ont été anéanties, qu’une grande partie des corps sont sous les décombres, enterrés dans des fosses communes par l’armée israélienne, et parfois même broyés sous les chenilles des chars.

Pour autant, un tel chiffre venant des responsables du massacre eux-mêmes démontre ce que personne ne peut plus ignorer : Israël extermine le peuple palestinien. Et une fois de plus, l’armée israélienne et des responsables gouvernementaux ont menti, en répétant dans leurs discours publics que le ratio entre civil·es et militant·s tué·es était de un pour un ou de deux pour un.

Pour autant, toutes les guerres actuelles tuent majoritairement des civils. Les opérations militaires ne tuent quasiment plus les soldats, et elles s’en prennent majoritairement à des populations désarmées, dans le cadre de conflits asymétriques dans lesquels l’écrasante majorité des victimes ne participaient pas au combat. Selon l’UNICEF, les morts civils des conflits armés étaient d’environ 5% au tournant du XXe siècle. Un rapport de l’Union Européenne paru en 2009 estimait déjà que « depuis 1990, les guerres ont coûté la vie à près de quatre millions de personnes, dont 90% de civils ».

Autrement dit, la nature de la guerre elle-même a changé, elle n’oppose quasiment plus les soldats, mais s’en prend directement aux peuples. À Gaza, Israël va plus loin, puisqu’elle y organise le premier génocide assisté par Intelligence Artificielle : des logiciels compilent des données de surveillance pour générer automatiquement des « cibles » de probables combattants, qui sont ensuite frappées par des drones et des avions de guerre. Ces bombardements tuent sans distinction tous les êtres vivants autour de ces « cibles » créés par l’IA.

Les journalistes de +972, à partir de cinq sources israéliennes issues des services de sécurité, révèlent aussi qu’Israël utilise la doctrine de la « double frappe ». Pour s’assurer d’assassiner une « cible », l’armée mène systématiquement un bombardement supplémentaire dans la zone visée une première fois, ce qui tue intentionnellement des ambulanciers, journalistes, et toute personne venue participer au sauvetage.

C’est ce qu’il s’est passé le 25 août. Un journaliste a filmé en direct une attaque israélienne contre des secouristes à l’hôpital Nasser. Ces derniers étaient venus aider des victimes d’un tir israélien qui venait de toucher l’hôpital, quelques minutes auparavant.

Autre cas similaire début juillet : la palestinienne Hala Arafat, âgée de 35 ans, avait été filmée alors qu’elle était coincée sous les décombres de sa maison dans le nord de Gaza. L’armée israélienne s’est assurée que personne ne puisse la sauver, en frappant une deuxième fois avec des drones sur toute personne qui s’approchait de la zone pendant plusieurs heures. Elle est décédée avec tout le reste de sa famille.

Un dernier chiffre terrifiant : depuis le 7 octobre, Israël a bombardé au moins 136 fois des hôpitaux, selon un décompte de l’ONU en décembre 2024. 90% des lieux de soin de Gaza ont été détruits, soit 34 sur les 38 qui existaient avant l’opération génocidaire.

- source, avec liens : https://contre-attaque.net/2025/08/27/gaza-83-des-morts-sont-civils-selon-larmee-israelienne-elle-meme/

Gaza : 83% des gazaouis assassinés sont des civils, flotille humanitaire menacée par les fascistes israéliens, soutien internationaliste à Gêne, jeunes Refuzik israéliens...

L’Association internationale des chercheurs du génocide, principal organe sur le sujet qui regroupe 500 spécialistes, a adopté lundi 1er septembre une résolution affirmant que les actions d’Israël à Gaza ont rempli tous les critères juridiques permettant de déterminer un génocide.
L’Association a appelé le gouvernement israélien à « cesser immédiatement tous les actes qui constituent un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre les Palestiniens de Gaza », y compris la famine, le blocage de l’aide et les déplacements forcés.

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Communiqué de refus de YONA : « chaque soldat est reponsable de ce crime »

« L’État n’a pas le droit de dicter ce qui est un crime et qui est un terroriste, alors qu’il commet lui-même le crime de tous les crimes. » Juive de 19 ans, elle refuse d’entrer à l’armée coloniale en Palestine occupée.

Alors que des centaines de soldatEs refusent de retourner au front, seulement un poignée de jeunes lycéeNEs appeléEs revendique leur geste publiquement, signant notamment une lettre de refus commune. C’est la cas de Yona, 19 ans, femme trans juive née en Palestine 48 (ISRAEL) qui vient d’entrer en prison. Elle explique son point de vue décolonial dépassant ainsi l’antiracisme et le narratif de paix, mettant l’antisionisme en action et son corps en jeu comme d’autres jeunes. Pour elle, se confronter à l’illégalité est la seule résistance possible dans un contexte où l’autorité d’un état d’apartheid n’est pas reconnue. Après Ella Keider Greenberg le 19 mars qui a été définitivement écartée de l’armée grace à la lutte, elle fait suite à une tradition des Refuzik dans la société coloniale qui pointe les paradoxes d’un système sécuritaire et génocidaire.
(...)
Un État doté de ces fondements est illégitime. Ses fondements constitutionnels sont vides, son système juridique n’a aucune validité et il n’a aucune autorité pour le faire respecter.
Il n’a pas le droit de dicter ce qui est un crime et qui est un terroriste, alors qu’il commet lui-même le crime de tous les crimes.
La résistance au meurtre et à l’apartheid est inévitablement mise hors la loi. Si nous voulons lutter contre eux, nous n’avons d’autre choix que d’enfreindre la loi. En raison de mon refus, je serai probablement envoyée dans une prison militaire pour plusieurs mois. Un emprisonnement politique n’est qu’un prix minime à payer pour résister au terrible crime de notre temps. Surtout face aux prisonnierEs palestinienNEs, qui sont eux et elles aussi détenuEs parce qu’aux yeux de l’État, iels ont menacé le système oppressif.
(...)
La reconnaissance réelle de la dimension de la destruction que notre État crée, dans la souffrance totale qu’il inculque à ses sujets, exige une action appropriée. Si vous voyez l’ampleur des atrocités et que vous vous considérez comme des personnes morales, vous ne pouvez pas continuer à faire comme si de rien n’était, malgré le coût, social ou juridique.

L’État d’Israël commet un génocide. Son autorité morale est réduite à néant pour chaque enfant qu’il enterre sous terre ; après des dizaines de milliers, il disparaît comme s’il n’avait jamais existé. Ses institutions sont peut être prospères, mais elles sont tachées par les rivières de sang qu’elles versent. Cet état ne commet aucun acte qui ne mérite pas d’être condamné, n’emploie aucun agent qui mérite d’être respecté, ne donne aucun ordre qui mérite d’être obéi et n’établit aucune loi qui ne mérite d’être enfreinte. L’État d’Israël commet un génocide et nous devons résister.

- article complet : https://paris-luttes.info/communique-de-refus-de-yona-chaque-19802?lang=fr

DIVERS


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