Film docu­men­taire critique sur les éner­gies vertes, propres ou renou­ve­lables

Planète des humains ou Comment le capi­ta­lisme a absorbé l’éco­lo­gie (par Michael Moore, Jeff Gibbs, Ozzie Zehner)

samedi 25 avril 2020, par Les Indiens du Futur.

- Planète des humains ou Comment le capi­ta­lisme a absorbé l’éco­lo­gie (par Michael Moore, Jeff Gibbs, Ozzie Zehner)

https://youtu.be/ycN3mVW1fow

Nous vous propo­sons une version sous-titrée en français du film docu­men­taire Planet of the Humans (« Planète des humains »), dont Michael Moore est le produc­teur exécu­tif, Ozzie Zehner un copro­duc­teur, et Jeff Gibs un autre copro­duc­teur, et le réali­sa­teur. Un docu­men­taire qui expose des réali­tés très rare­ment discu­tées concer­nant les soi-disant « éner­gies vertes », « propres » ou « renou­ve­lables », mais des réali­tés que les lecteurs de notre site connaissent déjà, très certai­ne­ment, étant donné que nous avons publié de nombreux articles sur le sujet.

Ozzie Zehner est un cher­cheur états-unien, auteur d’un livre inti­tulé Green Illu­sions : The Dirty Secrets of Clean Energy and the Future of Envi­ron­men­ta­lism (« Les illu­sions vertes : les sales secrets des éner­gies propres et le futur de l’éco­lo­gisme »), publié en 2012, sur le sujet, vous l’au­rez compris, des mensonges massi­ve­ment colpor­tés par les médias de masse concer­nant les éner­gies vertes-propres-renou­ve­lables. Nous avons d’ailleurs publié, sur ce site, une traduc­tion d’un entre­tien qu’Oz­zie Zehner a accordé à un jour­na­liste du site Truth-out. Jeff Gibbs a produit ou co-produit plusieurs des films docu­men­taires de Michael Moore (dont Fahren­heit 9/11 et Bowling for Colum­bine). Et Michael Moore, on ne le présente plus.

- Suite de la présentation, avec de nombreux articles complémentaires intéressants

Les ONG : des insti­tu­tions néoli­bé­rales

- Extrait de l’article de présentation :

Si les éner­gies « renou­ve­lables » déve­lop­pées par les États, promues par les orga­nismes inter­gou­ver­ne­men­taux onusiens (le GIEC), et déployées par les multi­na­tio­nales de l’éner­gie ne sont pas souhai­tables, c’est parce qu’elles sont indus­trielles. Parce qu’elles s’ins­crivent dans le cadre de la société techno-indus­trielle. La caté­go­rie « éner­gies renou­ve­lables » désigne en réalité de nombreuses tech­niques extrê­me­ment diverses. Elle comprend aussi bien la combus­tion dans un poêle de bois mort ramassé en forêt que le fonc­tion­ne­ment de la méga-centrale ther­mique à biomasse de Gardanne qui englou­tit des hectares et des hectares de forêt chaque jour  ; le moulin à eau utili­sant le courant d’une petite rivière aussi bien que le barrage des Trois-Gorges en Chine, respon­sable de l’inon­da­tion de 600 km² de terres agri­coles et de forêts, et du dépla­ce­ment (l’ex­pul­sion) d’1,8 millions de personnes  ; l’ac­tion du vent capté par des moulins low-tech aussi bien que l’ex­ploi­ta­tion indus­trielle du vent par des aéro­gé­né­ra­teurs construits prin­ci­pa­le­ment avec béton et acier.

C’est-à-dire qu’il est possible d’uti­li­ser le vent, le soleil ou la force des rivières ou des fleuves de manières soute­nables. Ce que l’hu­ma­nité a fait pendant des millé­naires. Cela étant, l’idée n’est pas de cher­cher à retour­ner dans le passé, c’est impos­sible, absurde, mais de savoir distin­guer ce qui peut être soute­nable, ce qui ne peut pas l’être, ce qui est dési­rable, et ce qui ne l’est pas. Ainsi que Bertrand Louart le formule :

« Si on veut bâtir une société réel­le­ment démo­cra­tique et écolo­gique (et je pense que les deux vont néces­sai­re­ment de pair, ils s’im­pliquent l’un et l’autre), je suis convaincu qu’il faut reve­nir en arrière. Non pas à un moment du passé qui serait défini comme idyl­lique et parfait – il n’y en a pas et je n’ai pas inventé la machine à voya­ger dans le temps  ! – mais à des formes d’or­ga­ni­sa­tion tech­niques et sociales plus simples, plus à la portée de la maîtrise et compré­hen­sion de chacun. Lewis Mumford avait déjà eu le courage de dire ça dans les années 1960 : “Les avan­tages authen­tiques que procure la tech­nique basée sur la science ne peuvent être préser­vés qu’à condi­tion que nous reve­nions en arrière, à un point où l’homme pourra avoir le choix, inter­ve­nir, faire des projets à des fins entiè­re­ment diffé­rentes de celles du système.” » (“Tech­nique auto­ri­taire et tech­nique démo­cra­tique”, Discours prononcé à New York, le 21 janvier 1963)

Ce que nous ne voulons pas, ce sont ces éner­gies renou­ve­lables indus­trielles essen­tiel­le­ment basées sur l’ex­trac­ti­visme (l’ex­ploi­ta­tion massive des ressources minière de la Terre). Ce que nous ne voulons pas, ce sont ces machines gigan­tesques rava­geant les terri­toires et les paysages, ces tech­no­lo­gies complexes et donc inap­pro­priables par une commu­nauté véri­ta­ble­ment démo­cra­tique, loca­le­ment, ces tech­no­lo­gies connec­tées à diffé­rents macro-systèmes tech­niques, y compris inter­na­tio­naux, dont la gestion repose sur et appelle néces­sai­re­ment un appa­reil gouver­ne­men­tal, une orga­ni­sa­tion sociale struc­tu­rel­le­ment anti­dé­mo­cra­tique.


2 Messages

  • Film docu­men­taire critique sur les éner­gies vertes, propres ou renou­ve­lables Le 1er mai à 22:54, par Indiens du Futur

    LE DOCUMENTAIRE AUSSI BIENTESTÉ PAR LA DROITE QUE PAR LA GAUCHEDIATIQUES

    La gauche lui reproche de dénigrer les technologies productrices d’énergies dites renouvelables, vertes et propres, au motif que ces dernières ne cessent de s’améliorer, de gagner en efficacité, etc., preuve que la gauche n’a rien compris. La droite lui reproche d’encourager l’idée de décroissance, de nous emmerder avec l’écologie, les petits oiseaux, les arbres, etc., preuve que la droite n’a rien compris.

    La critique de droite, passons. Mais quelques remarques sur les réactions de la gogauche. Quelques raisons pour lesquelles affirmer que le film est nul parce que de meilleures technologies industrielles de panneaux solaires photovoltaïques et d’éoliennes existent, plus efficientes, plus durables, est une belle imbécilité :

    1. Parce que l’important n’est pas de trouver une nouvelle source d’énergie plus bio pour alimenter la civilisation industrielle qui détruit la planète, mais de la démanteler, de la mettre hors d’état de nuire, au plus vite.
    2. Parce que la production de ces panneaux et éoliennes repose sur l’esclavage salarial qu’imposent l’État et le capitalisme (mais ça, ceux qu’ont voit déverser leur mépris sur le film, à gauche, s’en cognent, c’est pas eux qui sont condamnés aux boulots les plus ingrats de la société industrielle, dans les mines, les usines, etc.).
    3. Parce que la production de ces panneaux et éoliennes repose intégralement sur l’utilisation de combustibles fossiles et/ou du nucléaire (ce que le documentaire expose largement, ce que la gauche ignore superbement).
    4. Parce que l’énergie soi-disant verte ainsi produite par ces panneaux, éoliennes, etc., ne sert qu’à alimenter en énergie d’autres appareils — futurs e-déchets — eux aussi issus du système industrielle capitaliste qui détruit la planète et asservi les humains. Il n’y a rien d’écologique là-dedans, rien qui bénéficie au monde naturel.
    5. Parce qu’une civilisation industrielle capitaliste un peu moins destructrice, un peu plus bio, même si c’était possible, ça resterait une civilisation industrielle capitaliste destructrice. « Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal » (Hannah Arendt).
    6. Parce qu’il s’agit de hautes technologies, de technologies complexes, dont la production appelle donc assez inéluctablement une société structurellement très complexe, hiérarchique, autoritaire (Cf. : https://www.partage-le.com/…/de-la-cuillere-en-plastique-a…/)

    Plus de 39 000 vues en une semaine, c’est pas mal, n’hésitez pas à le faire circuler — les célébrités écolos françaises (les écolos médiatiques) ne nous y aideront pas, bien évidemment, vu que leur fond de commerce consiste bien souvent à promouvoir toutes les idioties vertes listées ci-dessus. Pendant quoi les parcs éoliens (onshore et offshore) et les centrales solaires et les centrales à biomasse etc. métastasent un peu partout, au détriment du monde naturel.

    (post de N. Casaux)

    Répondre à ce message

  • Film docu­men­taire critique sur les éner­gies vertes, propres ou renou­ve­lables Le 25 avril à 17:52, par PapyWeb

    Ah... la claque ! merci les indiens pour cette belle déprime... allez je zappe sur blanche neige... ;-)

    Répondre à ce message

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