Europe : inondations partout, écologie et démocratie nulle part

Accroissement des événements extrêmes : inondations, canicules, incendies... : on était pourtant prévenu

jeudi 22 juillet 2021, par Les Indiens du Futur.

Des inondations et d’autres phénomènes extrêmes s’abattent un peu partout, ce n’est pas du au hasard ou à de simples variations naturelles ancestrales, l’accroissement de la fréquence et de la gravité des désastres est du aux dérèglements climatiques provoqués par la civilisation industrielle.

  • Inondations meurtrières : l’Europe sous le choc du changement climatique - Les cumuls de pluie observés en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en France et en Suisse sont exceptionnels pour la saison. Ces précipitations extrêmes sont une conséquence du changement climatique, et nous appellent à agir, souligne un climatologue auprès de Reporterre.
  • Inondations : ceci n’est pas une catastrophe naturelle - Daniel Tanuro 19 juillet 2021 - Le texte qui suit a été publié sur le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique). L’auteur, Daniel Tanuro, est ingénieur agronome, militant écologiste et anticapitaliste. Il a notamment publié L’impossible capitalisme vert (La Découverte, 2010), Trop tard pour être pessimiste (Textuel, 2020), ainsi que de nombreux articles pour Contretemps.
    (...) Au-delà de la solidarité impérieuse avec les sinistré.e.s, il faut tirer les leçons de la tragédie et la leçon N°1 est que l’heure est grave, qu’il n’y a plus une minute à perdre. Les mesures les plus énergiques doivent être prises d’urgence pour arrêter la catastrophe climatique, sans quoi cette catastrophe se transformera en cataclysme. La leçon N°2 est que nous ne pouvons faire aucune confiance aux gouvernements : cela fait plus de trente ans qu’ils nous disent agir pour le climat et ils n’ont quasiment rien fait. Ou plutôt si, ils ont fait beaucoup : leur politique néolibérale d’austérité, de privatisations, d’aide à la maximisation des profits des multinationales fossiles et de soutien à l’agrobusiness nous a conduit au bord du gouffre. « Nous sommes tous dans le même bateau », disent les décideurs politiques. Non : au Nord comme au Sud, les riches s’en tirent et s’enrichissent à travers les catastrophes dont ils sont les principaux responsables (les 10% les plus riches émettent plus de 50% du CO2 global). Les classes populaires paient la note et sont confrontées à la fois à l’aggravation du réchauffement et à l’approfondissement des inégalités sociales. Les plus pauvres la paient doublement, triplement quand iels n’ont d’autre solution que de migrer au péril de leur vie, dans l’espoir légitime d’une vie meilleure. Le changement climatique est une question de classe. La leçon N°3 est que toustes celles et ceux qui sont victimes de cette politique – les petit.e.s paysan.ne.s, les jeunes, les femmes, les travailleurs/euses, les peuples indigènes – doivent s’unir, par-delà les frontières. Rien ne distingue les pauvres gens qui pataugent dans l’eau à Pepinster ou à Verviers des pauvres gens qui pataugent dans l’eau à Karachi ou à Dacca (Un tiers du Bangladesh sous eau en 2020 suite à la perturbation de la mousson par le changement climatique !). Ne tombons pas dans le panneau du gouvernement, qui poussera le cynisme jusqu’à profiter des inondations pour détourner l’attention des sans papiers en grève de la faim à Bruxelles depuis plus de 50 jours, alors qu’iels sont en danger de mort.
  • Tout brûle déjà, et on se comporte en spectateur des désastres ? - Rester passif ou s’en remettre aux classes dirigeantes n’arrêtera pas les catastrophes
  • Climat et écologie : notre capacité de survie, d’adaptation et à courber l’échine risque d’entraîner notre perte - Paradaxolament, notre faculté de tenir bon face aux adversités devient un problème

Le dérèglement climatique catastrophique produit par la civilisation industrielle, les Etats et le capitalisme multiplie les événements extrêmes meurtriers.
Ces désastres n’ont rien de naturels même si des éléments naturels en sont les agents et le cadre.
La civilisation industrielle, les Etats et le capitalisme sont donc meurtriers ; les structures et personnes qui les défendent et les font durer sont donc complices de crimes.

A présent, les autorités ne peuvent plus tellement nier les graves problèmes, alors elles essaient de masquer les causes (discours vagues qui évitent de parler de la responsabilité du système culturel/économique en place : « c’est la faute de l’homme et de notre mode vie ») et de diriger les pays vers une voie suicidaire qui se contente de tenter de verdir le même système en changeant le discours et en mettant en oeuvre le mythe de la solution des énergies dites renouvelables industrielles.

Europe : inondations partout, écologie et démocratie nulle part
Des catastrophes mortelles ? vite accentuons ce qui les provoque : croissance, productivisme, hautes technologies numériques, agro-industrie, échanges marchands...

Catastrophes climatiques et écologiques en cours, et les dirigeants politiques et économiques font tout ...pour continuer le modèle à la source des désastres

L’urgence écologiste est à nos portes et les gouvernements ne font rien, car ils préfèrent faire plaisir à leurs amis lobbyistes... Quand leurs petits enfants commenceront à mourir personne ne viendra sécher leurs larmes de crocodiles !
Cette photo résume, à elle seule, le terrible désastre provoqué par les inondations en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg.
On compte environ 150 morts, plus de 600 blessés et toujours plus de 1000 disparus.
On parle d’environ 50 milliards de dégâts et de nombreuses années avant de tout reconstruire.
Impensable...

(post de FERME HAITZ ONDOA Larrea francis)

On préférerait avoir tort

En ce moment, on vit une bien piètre « satisfaction » : « on vous l’avait bien dit ! ».
Il y a des fois où on préférerait avoir tort.

Faut-il avoir le nez tout contre la merde pour sentir que ça pue ?

Faut-il s’étouffer et manquer d’oxygène pour comprendre que la civilisation industrielle (capitalisme, Etat, productivisme, progrès technologique, compétition, libéralisme...) est irréformable ?!
Faut-il en arriver à crever de famines pour comprendre que l’argent ne se mange pas ?

Comme on a été habitué à renoncer à tout pouvoir et à laisser faire autorités, capitalistes et élus, on fait la même chose ici ?
Faut-il se noyer dans une inondation pour comprendre que l’augmentation des températures due à l’effet de serre favorise les phénomènes extrêmes ?
Faut-il périr dans un torrent de boue pour comprendre que la déforestation et la destruction des sols vivants fait dévaler l’eau en furies ?
Faut-il mourir dans une canicule à 50° pour comprendre qu’on ne pourra pas s’adapter à des changements aussi importants, brutaux et destructeurs.
Comme on vit souvent dans une bulle technologique virtuelle, on ne perçoit plus rien, sauf quand un virus vient taper à la porte ?
Faut-il devoir fuir nos forêts en feu pour comprendre que le capitalisme est irréformable ?
Faut-il voir l’Etat instaurer en dernière minute une gestion martiale des désastres via rationnements et flicage numérique pour comprendre qu’il fait partie des problèmes, pas des solutions ?
Faut-il voir horrifié des milliards de morts pour comprendre qu’il aurait fallu se révolter ?

On est doté d’un cerveau capable de réfléchir, de se projeter, de sentir, d’imaginer et d’anticiper, on n’est pas obligé de se prendre un obus sur la tronche pour comprendre que la guerre ce n’est pas terrible et qu’il faudrait l’éviter.
On ne devrait donc pas être obligé de subir directement la violence des catastrophes climatiques et écologiques pour comprendre leur danger mortel et agir pour supprimer les causes de ces problèmes.
Malgré la propagande et notre propension à courber l’échine, il nous est donc possible de comprendre la nécessité d’agir maintenant, fortement et radicalement, pour démanteler la civilisation industrielle.

Les gouvernements font aussi partie du problème

En france, que fait le régime macroniste face aux catastrophes écologiques et climatiques (et donc sociales également) ?

  • Il édulcore complètement son machin de « convention citoyenne pour le climat »
  • Il contribue à perpétuer l’agro-industrie via la PAC, et laisse la destruction des petits paysans s’opérer
  • Il pourchasse partout les écologistes contestataires (cellule DEMETER, gazages, fichages, procès...) et renforces le système policier
  • Il se moque des idées écologistes en les réduisant à une volonté de vivre dans des grottes à la bougie ou en traitant de feignants
  • Il favorise les plus riches via l’impôt
  • Il distribue des masses d’argents aux pires entreprises
  • Il valorise les pires entrepreneurs et start-up adeptes de la croissance, de la compétition et du numérique
  • Il veut continuer d’imposer le modèle ruineux du nucléaire
  • Il relance la Croissance, ce qui ne fait qu’aggraver les émissions de gaz à effet de serre
  • Il favorise la voiture électrique, donc toujours plus de voitures, de routes, de matières premières et d’énergies utilisées
  • Il accentue partout le numérique et la 5G, secteurs hyper gourmands en énergies et matières premières
  • Il crée des lois pour favoriser les gros et petits projets inutiles
  • Il autorise les pesticides néonicotinoïdes, repoussent les interdiction du glyphosate et laisse les pesticides continuer
  • Il accentue la verticalité autoritaire et le système antidémocratique en place
  • Il favorise la concurrence et la destruction des biens communs et services publics, cette agitation de compétition multiplie les émissions de CO2
  • Il enferme dans les fausses solutions des énergies dites renouvelables industrielles, qui ne font que s’ajouter aux énergies fossiles (+ l’effet rebond, qui entraîne une surconsommation de l’énergie libérée) et consomment également énergies et matières premières
  • etc.

Même un meilleur gouvernement, écologiste et social, serait toujours pris dans les filets de l’Etat et du capitalisme. Ne comptons pas trop sur les élections, qui sont d’abord un obstacle à la démocratie et un moyen de sélectionner des candidats compatibles avec le système en place.
Seules des actions de rupture portées par les populations pourraient sortir de ce cercle infernal.

Europe : inondations partout, écologie et démocratie nulle part
On savait, tout le monde sait, mais en réalité qui veut vraiment savoir, qui veut être touché par ce qu’il sait, qui veut se révolter ?

CHRONIQUE D’UN SUICIDE COLLECTIF

« Les émissions mondiales de CO2 devraient atteindre un niveau jamais vu en 2023 et continuer de croître par la suite, au vu de la faible part consacrée aux énergies propres par les plans de relance post-Covid, alerte mardi l’Agence internationale de l’énergie »

Les historiens du futur, s’il y en a, s’interrogeront sur cette civilisation qui a préféré se suicider pour satisfaire l’égoïsme immédiat d’une infime minorité. Ils se demanderont aussi comment la population, consciente et informée de ce suicide, a préféré obéir aux règles du jeu imposé par cette minorité, et a préféré mourir plutôt que de passer pour des « radicaux irresponsables », des « violents » ou des « ultras ».

Les gouvernants du monde ont parfaitement conscience du désastre en cours. Ils n’ont absolument aucune intention de régler les problèmes écologiques ou sociaux. Au contraire, ils accélèrent à pleine vitesse. Leur option, leur stratégie, c’est de faire tenir l’édifice social qui s’effondre par une police ultra-violente et des moyens de contrôle totalitaires. Leur choix, c’est la dictature pour gérer la catastrophe. Voilà vers quoi nous allons sans révolte généralisée.

(post de Nantes Révoltée)

(NOTE : augmenter à fond les énergies dites propres pour remplacer les énergies fossiles n’est a priori pas possible, de plus ces énergies ne sont pas si propres, et elles servent comme les autres à alimenter un système techno-industrielle qui produit pollutions et désastres et réclame toujours plus d’énergies et de matières premières)

Europe : inondations partout, écologie et démocratie nulle part
Les sociopathes au pouvoir ne veulent évidemment pas saborder le système qui les starifie, les enrichit et les gave de puissance

#Inondations ?

Destruction des zones humides.
Enrésinement des fagnes.
Bétonnage intensif sous formes de zones commerciales et industrielles, inutiles et mégalomanes.
Lotissements systématiques dans les fonds de vallée et les zones inondables.
Démembrement des campagnes ( qui fut à l’époque appelé « Le Remembrement », Orwell avant la lettre.)
Agriculture industrielle qui rend la terre incapable d’aborber l’eau.
Etc...
Mais soyez sûrs qu’ils vont tous mettre l’accent sur le CO2...
En passant sous silence qu’il s’agit d’un changement climatique irréversible, même à « zéro CO2 »

(post de Michel Donceel)

Europe : inondations partout, écologie et démocratie nulle part
Avant un gigantesque orage de grêle à Milan, 2021

🇨🇳APOCALYPSE🔥🌪️

Scènes totalement apocalyptiques en Chine dans la ville de Zhengzhou qui connaît des inondations terribles, ayant déjà tuées plus de 25 personnes. Il est tombé en deux jours l’équivalent d’une année normale de pluie dans la région. Les inondations ont provoqué d’autres catastrophes, notamment l’explosion d’une usine (en vidéo de vidéo) où encore des éboulements et affaissement de terrain.

(post et VIDEO sur Cerveaux non disponibles)

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Vu qu’on va avoir de plus en plus de mal à s’adapter aux conséquences qui vont aller crescendo, quand est-ce qu’on s’attaque pour de bon aux causes ??!


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