Enfer climatique : la fin du monde plutôt que la fin du capitalisme

Au lieu des richesses, ce sont les désastres qui ruissellent

jeudi 21 août 2025, par Les Indiens du Futur.

Le capitalisme punitif et son monde totalitaire/productiviste n’en finit pas de nuire à tous les étages, avec par exemple en France 2 grosses canicules cet été, mais on trouve pourtant encore des personnes et des courants/partis qui espèrent s’en sortir en le verdissant, en le réformant à coup de planification, transition et autres énergies dites renouvelables ! Que d’impasses et d’énergies perdues...

Globalement, la civilisation industrielle consomme toujours autant d’énergies fossiles, l’augmentation des énergies dites « vertes » ne sert qu’à couvrir en partie l’augmentation de la consommation d’énergies (notamment électrique) pour faire tourner les machines.
On nous promet toujours que ça va s’améliorer, mais ce sera bien trop lent et trop tard pour le CO2 et le climat, d’autre part la mégamachine aurait largement le temps de flinguer la biosphère par d’autres biais que le réchauffement climatique (pollutions, déforestations, bétonisation, mines, monocultures, assèchements des nappes profondes peu/pas renouvelables...).

Enfer climatique : la fin du monde plutôt que la fin du capitalisme
Toujours plus d’énergies, et toujours autant d’énergies fossiles

Canicules, sécheresses, mégafeux, innondations, tempêtes, maladies "exotiques", achèvement d’êtres vivants (plantes et animaux) déjà bien détruits par la civilisation industrielle, risques sur le courant atlantique... le chaos climatique c’est maintenant, et ça va continuer d’empirer avec ce qui est déjà dans les tuyaux. Et bien pire encore si on laisse la mégamachine continuer, car elle ne peut que perturber gravement le climat et ravager la biosphère à tous les étages.

- Ca fait aussi une grosse motivation pour s’investir à fond dans le mouvement du "10 septembre".

  • Chronique de l’enfer climatique - Effondrement des courants océaniques, catastrophe climatique au Pakistan et mégafeux en Europe : « Les pays du Nord dépensent pour les guerres, pas pour sauver le Sud du changement climatique » (...) S’il s’agissait d’une menace terroriste ou d’une pandémie, celle-ci serait prise avec le plus extrême sérieux. S’il s’agissait d’une menace de guerre, des milliards d’euros seraient débloqués, les Français appelés à mobiliser leur épargne. Mais comme il ne s’agit « que » d’une menace d’effondrement climatique, rien ne se passe. La fin du monde, plutôt que la fin du capitalisme.
  • Canicule en août : un épisode de chaleur « exceptionnel » : Cette vague de chaleur est l’une des plus intenses que le sud du territoire ait vécu, et aussi la plus longue pour un mois d’août après la canicule d’août 2003, qui avait duré seize jours. Les pics de chaleur ont été remarquables dans le sud-ouest de la France avec des températures montant jusqu’à 41,6 °C à Bordeaux et 42,3 °C à Angoulême.
    « Le réchauffement climatique provoque une intensification et une multiplication des événements extrêmes comme les canicules, n’épargnant aucune zone géographique », précise le bilan de Météo-France. Avec deux épisodes caniculaires, l’été 2025 représente typiquement les conséquences du changement climatique en France
  • Maladies transmises par des moustiques : l’Europe enregistre un nombre de cas record - Le Centre européen de contrôle des maladies évoque 27 épisodes de transmission du chikungunya pour le moment en 2025. Changement climatique oblige, « une transmission plus longue, plus répandue et plus intense de maladies véhiculées par les moustiques devient la nouvelle normalité », selon sa directrice.
  • Les cigales rendues muettes par la chaleur - L’emblème sonore de la Méditerranée se fait discret depuis plusieurs semaines. Avec les vagues de chaleur, la cigale finit son cycle de vie en avance. À travers son silence, elle témoigne de la souffrance des insectes.
  • Le Brésil suspend un accord historique contre la déforestation

Pour le célèbre auteur Lewis Mumford, la civilisation n’est qu’un « véhicule gigantesque, lancé sur une voie à sens unique, à une vitesse sans cesse accélérée. Ce véhicule ne possède malheureusement ni volant, ni frein, et le conducteur n’a d’autres ressources que d’appuyer sans cesse sur la pédale d’accélération, tandis que, grisé par la vitesse et fasciné par la machine, il a totalement oublié quel peut être le but du voyage. Assez curieusement on appelle progrès, liberté, victoire de l’homme sur la nature cette soumission totale et sans espoir de l’humanité aux rouages économiques et techniques dont elle s’est dotée. »


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