Deuxième tour présidentielles, le débat continue - Après la rage, l’émotion et le désarroi on fait quoi ?

Simple moment d’émotion passagère ou amorce d’une volonté profonde d’engagement ?

samedi 23 avril 2022, par Auteurs divers.

Beaucoup de personnes ont la rage, sont dans le désarroi complet face au fonctionnement toujours plus désastreux du système anti-démocratique en place, face à l’extrême-droitisation des esprits, face à l’impasse des élections et des candidats en lice, face au verrouillage général, à l’éviction des problèmes de fond, à la fuite en avant.
Le dégoût profond pour le système en place et pour les deux candidats du 2e tour remonte à la surface.
Simple moment d’émotion passagère, vite refoulé comme souvent, ou amorce d’une envie d’agir, d’une volonté profonde d’engagement pour imposer et construire une autre voie, soutenable et vivable, solidaire et désirable ?
Simple retour de déception ou déclic d’une révolte profonde et durable contre la dépossession de tout et contre les ravages croissants du techno-capitalisme ?
Angoisse passagère étouffée bientôt par d’autres espoirs illusoires ou bouleversement intérieur réel menant à des luttes et des alternatives radicales ?

Voter Macron pour faire barrage ?
Voter Le Pen pour faire barrage ?
S’abstenir ? (ou blanc ou nul, ça revient au même au final)
Rejoindre les révoltes et les luttes pour ne plus avoir un jour ce « choix » de merde ni le système anti-social qui va avec ?

On continue à laisser se démerder les poignées de militants et activistes qui demeurent, on continue à se défausser sur les politiciens et autres, on croit que nos écogestes et nos aumônes vont suffire, on pense qu’il suffit d’être gentil dans son coin pour que tout s’arrange, ou on prend vraiment nos vies en main ?

QUE FAIRE DU "TOUT SAUF MACRON" ?

Ces derniers jours j’ai dû convaincre plusieurs de mes proches, pas fachos pour un sou, n’ayant jamais tenu un propos raciste, ayant voté à gauche toute leur vie, de ne pas voter Le Pen. Certains et certaines le comprendront et le souligneront sûrement, je viens des classes populaires blanches sinon ce choix ne serait sûrement en aucun cas envisagé, mais ces gens existent et ils sont nombreux. Le système politique et médiatique sous-estime incroyablement la colère de notre classe. Ce n’est pas à défaut de leur en avoir fait quelques spectaculaires démonstrations au cours des dernières années.

Mais les membres de la classe politique et médiatique pensent qu’il suffit, le sourire jusqu’aux oreilles, comme Fabien Roussel, ou au milieu d’hurlements de joie et d’applaudissements obscènes comme Yannick Jadot, d’appeler à voter Macron pour que nous nous précipitions pour le faire. Et ce n’est vraiment rien comprendre à la haine que suscitent Macron, son quinquennat et ce qu’il incarne, haine parfaitement légitime par ailleurs.

Le Pen l’a bien compris et l’a écrit sur son tract « l’abstention c’est réélire Macron ». C’est le contraire de ce que radotent les éditorialistes aussi ignares en sociologie électorale qu’ils le sont en tout : mais c’est bien elle qui a raison. Car les franges les plus abstentionnistes ont les mêmes caractéristiques sociales que celles qui votent le plus Le Pen : ouvriers, employés…et une partie non négligeable des jeunes.

Forcez ces gens à voter et vous serez surpris du résultat. Disons le autrement : parfois inciter plutôt à ne pas voter fait le travail antifasciste parce que sinon beaucoup voteraient Le Pen. Mélenchon, dont les injures de la totalité du système médiatique et politique le suivront visiblement jusqu’au cercueil, l’a bien compris. Oui, comme le répètent les éditocrates et les intellectuels au rabais, « pas une voix pour Marine Le Pen » permet l’abstention, mais l’abstention permet d’éviter les reports vers Le Pen. Car c’est pour beaucoup le maximum que l’on peut exiger.

Les bourgeois sont beaucoup trop bêtes pour le comprendre, pour la simple raison que la réélection de Macron ne changera rien à leurs vies, contrairement à nous, ils ne la subiront pas dans leur chair. Elle n’est donc qu’un énième sujet de discussion, un enjeu moral dans lequel l’important est d’être du bon côté de la posture, celle qui permet de « défendre la république » à peu de frais. A peu de frais pour eux.

Oui, beaucoup d’entre nous seraient prêts à avoir Le Pen pendant 5 ans juste pour le plaisir furtif de leur faire fermer leur claque-merde pour quelques heures, le temps d’une soirée, juste pour enlever de leurs faces ce sourire colgate autosatisfait et indigne qui ne les quitte jamais. Parce que c’est ça le maximum de joie que nous promet la vie démocratique de ce pays rance. Et comment le leur reprocher totalement ? La faute à qui si l’unique moyen que nous avons est celui parfaitement médiocre du vote ? Si toute la vie politique est résumée à un choix binaire entre deux mauvaises options et avec la sensation que rien d’autre ne nous est permis ?

Mais voilà : notre histoire et la pluralité de notre classe nous oblige, et nous en prendre à plus précarisés que nous, à ceux qui sont encore plus dans la merde que nous, – les musulmans, les immigrés, les racisés, pour ne pas les citer – ne nous vengera pas de Macron. Les macronistes s’inquièteront de ce que fera Le Pen avec l’Europe (rien) mais se satisferont tout à fait de la xénophobie de l’extrême droite. Bien mauvais calcul donc.

Le traitement médiatique contre Le Pen ne signifie par ailleurs en rien qu’elle serait l’ennemie de la classe dirigeante. Ce n’est finalement que depuis ce second tour que les médias se réveillent et cela n’a rien d’un hasard, eux qui ont tant œuvré à nous imposer ce duel. De notre côté nous n’avons pas attendu le second tour pour informer de son programme antisocial, obsédé par le remboursement de la dette et les politiques d’austérité que cela promet, et de son projet autoritaire et xénophobe. Dès l’instant où Le Pen serait élue, cette même classe qui s’est accommodée de ses thèmes, se retournerait entièrement en sa faveur et tout recommencerait comme avant. Sûrement en pire.

Personne n’a à vous dire quoi faire et certainement pas ceux qui ont organisé ce choix et qui, jubilant, attendent de vous que vous vous soumettiez avec entrain ou résignation au leur. Pour voir combien de fois nous leur obéirons sans broncher.

Mais voilà ce que je ferai et voilà ce que je conseille : je fait partie de celles et ceux qui n’ont pas fait barrage à Macron en 2017 et chaque tué par la police, chaque oeil énucléé, chaque main arrachée, chaque tente de migrants éventrée, chaque débat sur la réhabilitation de Pétain ou sur l’islamo-gauchisme a l’université nous a donné raison. Nous n’avons donné aucune sorte de caution à cela. Contradiction dans les termes : on ne fait pas vraiment barrage à l’extrême droite en votant pour une autre forme d’extrême droite, eut-elle la gueule plus aimable, plus propre sur elle, plus acceptable, d’un banquier énarque.

De la même manière, je ne ferai pas barrage à Macron et je ne donnerai aucune caution à ce que ferait Le Pen si elle est élue. Je n’ai pas voulu de ce choix, la plupart des Français n’en ont à vrai dire pas voulu non plus. En nous abstenant nous ne nous y soumettrons pas car nous le refusons, car cette élection n’est pas la démocratie, c’est son contraire.

A partir de là sera élu qui sera élu, je n’en porterai aucune responsabilité, si ce n’est celle d’avoir déconseillé de voter Le Pen. Cette élection ne concerne plus notre camp social, laissons-les se démerder entre eux. Nous couperons notre TV et nous nous efforcerons de passer un bon dimanche, de nous reposer, car, le lendemain, nous devrons retrouver notre énergie et notre rage intactes pour défaire les plans du prochain candidat du capital.

https://www.frustrationmagazine.fr/voter-le-pen/

- Oui, on va voter Macron. Sinon, NOUS, on crève.
Nous avons décidé de partager un texte que nous avons fait tourner à plusieurs réseaux militants de notre université (P7). Nous pensons que nos problématiques sont secrètement partagées par plus de monde que « la gauche » veut bien le penser. Si nous partageons ce texte, c’est pour amener un contre-discours afin de renverser un avis qui se veut hégémonique, et qui joue avec la vie des personnes précaires et visées directement par le fascisme. C’est pour cette raison que nous nous sommes rassembléEs en non mixité queer et/ou racisée après notre déception face à une AG coordonnée encore et toujours par les branches trotskystes et totos (les premières jouant aux pti’s chefFes, les autres nous mettant en danger en conduisant des personnes mineurEs en blocage).

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Essayer la bombe atomique, juste pour voir ? (Poutine est pour)
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Les gilets jaunes mutilés par la police d’extrême droite lepéniste ne se laissent pas embrouiller par la haine légitime du macronisme
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« Pas une voix pour Le Pen. »

- « Ah oui mais c’est pas clair, en fait tu appelles à voter Macron, tu penses que Macron c’est mieux ? »

- « Ah oui mais c’est pas clair, en fait tu n’appelles pas à voter Macron, tu penses que Le Pen n’est pas fasciste ? »

Bienvenue dans le désert du réel.

Ça discute, ça polémique, ça s’insulte.
Tu portes la responsabilité historique de l’avènement du fascisme.
Tu portes la responsabilité historique de la banalisation du macronisme.

Rien que ça.
Alors en fait : non.
Par quoi commencer ? Le plus simple peut-être, le plus important sûrement : Macron et Le Pen ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet. Le Pen, le fascisme, ce n’est pas Macron, même en pire. Pas toujours simple à entendre, mais cher·e ami·e, cher·e camarade, il faut vraiment que tu te dises que ça n’a rien à voir.
Faites ce que vous voulez mais ne votez pas Le Pen.
On a perdu collectivement certaines références, mais le programme de l’extrême droite aujourd’hui c’est : la destruction de ce qui reste de vagues bribes de démocratie ; un écrasement sans précédent de tout ce qui reste de maigres droits aux étranger·e·s ; la présomption d’innocence pour la police tueuse ; la fin des allocations pour les personnes étrangères ; l’interdiction du voile dans l’espace public ; la fin des subventions pour les associations antiracistes, féministes, LGBTI ; et à la fin, tu l’auras bien compris (ou il serait temps que tu le comprennes) : la fin de tous tes droits.
L’accession de l’extrême droite au pouvoir libèrerait, dans la société, des forces dont on mesure mal, aujourd’hui, les dégâts qu’elles pourraient faire.
On a perdu collectivement certaines références, mais l’extrême droite c’est : un projet de destruction d’absolument tout ce qui ressemble à du collectif. Et la mise au pas violente de tout ce qui ne rentre pas dans le rang.
Comme les autres ? Pas vraiment. Pas du tout.
Ces gens sont la lie de l’humanité. Il ne faut jamais qu’ils accèdent au pouvoir.
« On n’a jamais essayé ».
Si.
Ça s’appelle Mussolini, Hitler, Salazar, et quelques autres. Ouvre un bouquin. Et tu verras que toi qui as des doutes, tu serais déjà en prison. Ou mort.
Ah non c’est pas pareil.
Ah bah si en fait.
Tant qu’ils ne sont pas au pouvoir ce n’est pas pareil. Quand ils sont au pouvoir c’est trop tard. Quand tu vois ce qu’ils mettent dans leur programme, imagine ce qu’ils font quand ils ont gagné.
« Ça va faire bouger les choses. »
Une chose est sûre, si ça se produit, tu ne vas pas bouger longtemps.
Faites ce que vous voulez mais ne votez pas Le Pen.

Oui mais Macron ?
Oui mais Macron.
Macron a pété nos vies, nos manifs, nos mains, nos yeux, nos ami·e·s, nos camarades. Macron a insulté notre classe, notre camp, tous les jours, avec son petit sourire de trader satisfait, avec sa petite gueule de premier de la classe raté, son arrogance. Et d’ailleurs il le dit : je vais continuer.
Macron. L’ennemi. La honte. La haine.
Tu ne veux pas voter pour lui.
Moi non plus.
Tu penses que cinq ans de plus avec lui ça va être l’horreur.
Moi aussi.
Tu penses que le fascisme est déjà là.
Pas moi.
Ça n’a rien à voir, cher·e ami·e, cher·e camarade.
Rien.
Faites ce que vous voulez mais ne votez pas Le Pen.
Quand on te dit Mussolini ou Hitler, tu te dis que c’est pas pareil.
Ça ne peut pas se reproduire.
Tu te dis que c’est différent.
Et tu as raison. Un peu.
Mais tu as tort. Beaucoup.
Allez on tente, juste pour voir : quand tu vois un meeting de Macron sur les chaines d’info et quand tu vois un meeting de Zemmour, tu sais parfaitement que ce n’est pas la même chose. Violence dans les mots, violence dans la salle, violence dans les actes. Et tu as raison.
Alors imagine ce que ça donnerait s’ils gagnaient...
« Ah oui mais alors tu penses que Macron… »
Non.
Macron c’est l’ennemi, l’arrogance de la bourgeoisie, la violence de la haine de classe. Nous aussi on a slalomé entre les projectiles de LBD. Et on ne les a pas toujours évités.
Alors oui, c’est clair, là, on n’a pas envie de voter Macron, et on n’a pas envie d’appeler à voter Macron.
Et c’est bien compréhensible.
Alors :
Tu veux voter Macron pour « barrager » la fasciste ?
Tu as raison.
Tu n’arrives pas à voter à Macron car tu te dis qu’il est le meilleur allié de la fasciste ?
Tu as raison.
Par contre :
Faites ce que vous voulez mais ne votez pas Le Pen.

Et peut-être que maintenant, une fois que cette chose très claire est dite (et redite), on peut se le dire entre nous : on ne sait pas quoi faire dans cette situation de merde.
On ne l’a pas provoquée. On ne l’a pas cherchée. On a fait ce qu’on a pu. Mais on n’a pas réussi, à ce stade.
Alors à défaut d’avoir des idées intéressantes on s’insulte.
Tu portes la responsabilité historique de l’avènement du fascisme.
Tu portes la responsabilité historique de la banalisation du macronisme.
Cool.
C’est bien noté.
Et sinon on fait quoi ?
Que tu votes Macron ou pas, en vrai je n’en ai rien à faire.
Ce que je sais, ce que j’espère, c’est que tu seras convaincu·e et que tu convaincras un maximum de gens de :
Faites ce que vous voulez mais ne votez pas Le Pen.
Et à toi qui penses que ce n’est pas suffisant de dire ça, ou en-deçà, ou une forme de traitrise, un truc pas assumé, une feinte, une esquive, je ne sais pas quoi, on va se le dire :
Appeler à voter Macron n’est pas nécessairement le meilleur moyen de faire perdre Marine Le Pen.
Tu n’imagines même pas à quel point ça peut encourager des gens à verser dans le pire.
Je « cède à la pression » ?
Tsss.
Chacun sa pression.
Réfléchis à la tienne, elle n’est pas plus souhaitable que la mienne.
Tu n’imagines probablement pas à quel point un « front républicain » — malgré lui — derrière Macron peut exercer une pression qui encourage les gens à voter Le Pen.
Tu n’imagines même pas à quel point dans de nombreux milieux et secteurs sociaux — parfois inattendus — la tâche prioritaire est de convaincre les gens de ne pas voter Le Pen et qu’appeler à voter Macron n’est certainement pas le moyen de les convaincre, bien au contraire.
Alors tu peux bien évidemment faire campagne pour dire qu’appeler à voter Macron est le minimum syndical de l’antifascisme aujourd’hui. Je ne suis pas d’accord avec toi. Mais je ne te critiquerai pas.
Car mon problème, notre problème, n’est pas de cliver sur l’appel au vote Macron mais sur le vote Le Pen et sur la nécessaire construction, au-delà des questions électorales, d’un mouvement antifasciste, intégrant la lutte contre ce qui favorise le fascisme, mouvement qui n’a pas attendu le deuxième tour et qui ne s’arrêtera pas après.
Et contrairement à ce que tu fais parfois, je ne t’insulterai pas, et je ne te mettrai pas devant tes « responsabilités historiques », avec l’histoire qui va juger et compagnie.
L’histoire ne juge rien. L’histoire ne fait rien. L’histoire, c’est nous qui la faisons, et si tu penses que l’histoire est faite d’appels au vote, qui vont être « jugés », c’est ton problème, pas le mien.
On revient aux vraies choses sérieuses entre nous ? L’extrême droite est à plus de 30% au premier tour, elle est aux portes du pouvoir après 40 ans de politiques antisociales et racistes, et on va expliquer que le basculement « définitif » va être la faute de militant·e·s antifascistes qui, en bout de chaîne, ne veulent pas faire, collectivement, un appel au vote explicite à Macron car ils et elles pensent que ça sera contre-productif ?

On veut empêcher Le Pen de gagner. C’est clair ou pas ?
« Pas une voix pour Le Pen », c’est une campagne, pas une posture. C’est essayer d’éviter le pire en partant de la situation concrète — merdique, de ses contradictions — désastreuses — et de nos capacités d’intervention — limitées.
Faire baisser le nombre de voix pour l’extrême droite. Quel antifasciste peut être contre ça ?
Soyons d’accord : l’arrivée de Le Pen au pouvoir serait une catastrophe absolue, qui serait qualitativement différente du néo-libéralisme autoritaire de Macron. Et qui serait une saut qualitatif dans la violence contre les étranger·e·s, les musulman·e·s, les personnes LGBTI.
Enfin j’espère qu’on est d’accord.
Et on fait le job, chacun·e à notre façon. Pour empêcher cette catastrophe.
Alors faites ce que vous voulez mais ne votez pas Le Pen.
Et faites ce que vous voulez mais arrêtez de faire porter la responsabilité du développement du fascisme sur les antifascistes. Vous vous retrouvez avec des alliés bizarres à dire ça.
Et faites ce que vous voulez mais ne pensez pas que les gens qui essaient de convaincre, sans appeler à voter pour le détesté Macron car ça peut dans bien des cas s’avérer contre-productif, de ne pas voter Le Pen, en expliquant ce que sa victoire entrainerait comme catastrophe, sont en train de préparer l’avènement du fascisme et ont perdu tous leurs repères.

Et aussi :
Va falloir se parler, s’organiser, resserrer les rangs, reconstruire du collectif, de la bienveillance et de la solidarité.
Parce que le pire n’est jamais certain mais on n’est pas obligés d’y sauter l’un·e après l’autre à pieds joints.

(post de Julien Salingue)


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