Crest, la vitrine de la mutuelle Aésio couverte de peinture et de tags.

samedi 23 janvier 2021

Qu’est-ce qui a valu à la mutuelle Aésio d’être pris pour cible dans la nuit de jeudi ?

En passant vendredi matin sur les quais de Crest en direction de la gare, j’ai vu une personne nettoyer une vitrine qui était couverte de peinture et de tags. Au début je n’ai pas compris car la devanture est celle d’une mutuelle (qui s’appelle Aésio), et les tags disaient « voleurs » et « non à la privatisation ». Intrigué par cet acte, j’ai fais quelques recherches en rentrant chez moi sur cette fameuse mutuelle, pour essayer de comprendre pourquoi des personnes s’en étaient pris à ce lieu... Je n’ai pas trouvé grand chose, mais suis tombé sur un communiqué qui a l’air d’avoir un rapport..?

Celui-ci fait un lien direct entre le contexte de covid actuel, l’accès aux soins dans les hopitaux et la privatisation du service public par des entreprises privées telles que la mutuelle Aésio.

Voici quelques extraits du communiqué en question :
Un an.
Un an bientôt que nous vivons enfermé.e.s, isolé.e.s, contrôlé.e.s. Un an bientôt que pour une guerre contre un ennemi invisible nous subissons des consignes sous le poids de la peur, la culpabilité. Pour les plus précaires, sous la menace de se voir couper le budget bouffe mensuel, pour un masque mal mis ou une absence d’attestation. Pour les habitant.e.s des banlieues, sous la menace d’une sortie qui peut se transformer à tout moment en bavure.

Mais la responsabilité de cette crise ne peut être imputée à un conflit de génération. Depuis des décennies se succèdent les gouvernements libéraux qui dévorent peu à peu les acquis sociaux du dernier siècle.

Les « soignant.e.s », envoyé.e.s en ligne de front dans cette guerre, luttaient déjà avant la crise pour conserver leurs emplois et contre la gestion entrepreneuriale imposée aux hôpitaux publics par les dirigeant.

(A cette époque, on voyait peu de monde sur les balcons pour applaudir les infirmier.e.s et médecins en lutte).

Derrière les mesures d’austérité visant à nous faire perdre peu à peu les acquis sociaux et notamment ceux des hôpitaux publics, on trouve les lobbyings financiers qui cherchent à s’emparer de ce marché juteux. Ces monstres avancent leur pions prétextant la nécessité de rembourser la « Dette Éternelle ».

Aésio, par exemple, qui est le nouvel avatar monstrueux de la mutuelle Adrea, essaye depuis un an de vendre la clinique mutualiste de Grenoble pour la faire basculer dans le privé. L’objectif des intérêts privés étant de permettre le dépassement d’honoraires, à charge du patient, supprimer tous les actes les moins rentables tel que le service des urgences, ceux de cancérologie ou ceux de maternité.

Vous pouvez lire la suite sur le lien du site ci-dessous. Ce site semble, quand à lui, répértorier les sabotages contre les infrastructures capitalistes et étatiques.
https://attaque.noblogs.org/post/2021/01/22/crest-drome-pourquoi-avons-nous-recouvert-de-peinture-et-dhuile-vidange-la-vitrine-de-la-mutuelle-aesio/
Si vous en apprenez plus sur cet acte n’hésitez pas à écrire la suite dans les commentaires...


2 Messages

  • Crest, la vitrine de la mutuelle Aésio couverte de peinture et de tags. Le 30 janvier à 18:00, par Paul B

    Excellentissime ! Bravo, ne faisons pas de quartier à ces organismes gavés par notre argent qui cherchent à détruire les hopitaux publiques et a les privatiser.

    Répondre à ce message

  • Crest, la vitrine de la mutuelle Aésio couverte de peinture et de tags. Le 25 janvier à 13:08, par simon 1

    Débarqué puis... réembauché par Malakoff-Médéric, le bon deal de Guillaume Sarkozy
    10h07, le 08 novembre 2019 , modifié à 16h16, le 08 novembre 2019
    Frère de l’ancien président de la République, Guillaume Sarkozy aurait perçu entre un et deux millions d’euros d’indemnités au moment de son éviction de la tête du groupe de retraite et de prévoyance Malakoff-Médéric en 2015. Ce qui ne l’a pas empêché ensuite de continuer à toucher une confortable rémunération comme délégué aux affaires sociétales du groupe et président d’une fondation interne.

    Guillaume Sarkozy, le frère de l’ancien président de la République, a touché entre un et deux millions d’euros d’indemnités de départ, au moment de son éviction de la tête du groupe de prévoyance Malakoff-Médéric en 2015 après son échec dans un projet de rapprochement stratégique avec un groupe d’assurance. C’est ce que révèle le journaliste François Charpentier dans son livre Une nouvelle Sécurité sociale... De Bismark à Macron (éditions Economica).

    Comble de l’histoire, après avoir été remercié, il est resté dans l’entreprise avec une confortable rémunération comme délégué aux affaires sociétales et président de la Fondation Malakoff-Médéric Handicap.
    Il aurait continué à percevoir un salaire de 650.000 euros par an

    François Charpentier explique qu’il a ainsi continué à percevoir un salaire de 650.000 euros par an garanti jusqu’à l’âge de 70 ans. Sans parler de l’attribution d’une voiture de fonction.

    La pratique des gros parachutes ne se limite donc pas aux dirigeants des grands groupes du CAC 40. On en trouve aussi quelques exemples dans l’univers de la protection sociale dont la gestion est pourtant assurée de façon paritaire par les syndicats et le patronat. « Un à deux millions d’euros, vous voyez l’effet que ça peut faire dans un milieu comme celui de la protection sociale, en particulier dans la retraite, où on demande aux gens de faire des sacrifices aujourd’hui », souligne François Charpentier au micro d’Europe 1. « C’est sûr que ça choque. »

    La rédaction d’Europe 1 a cherché à joindre Guillaume Sarkozy. Il ne souhaite pas s’exprimer, mais le groupe Malakoff-Médéric-Humanis - que nous avons pu avoir - dément la somme et assure que la rémunération de Guillaume Sarkozy aujourd’hui est « sans rapport » avec ce qu’il percevait comme patron du groupe avant son éviction en 2015. Rémunération qui, comme ses indemnités de départ, ont été « discutées et validées » par le comité de nomination et de rémunération, précise le groupe.
    Europe 1
    Par Olivier Samain
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